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DEATH (usa) - Human (1991)








Label : Relativity Records
Sortie du Scud : 22 octobre 1991
Pays : Etats-Unis
Genre : Death Metal technique
Type : Album
Playtime : 8 Titres - 34 Mins





Il y a des groupes que personnes ne connaîtra jamais. Il y a des groupes anecdotiques, d'autres qui laissent une petite trace dans l'histoire de la musique, d'autres avec une discographie exemplaire, et puis, il existe aussi une catégorie très restreinte qui ne comprend que les exemples, les meneurs, ceux qui ont influencé tant de monde que leur importance ne supporte aucun doute, aucune remise en question. Des groupes qui pourtant au départ ne laissaient rien présager de tel, qu'on évoquait avec distance, avec un intérêt poli, mais dont le talent de visionnaires était tel qu'un jour, on a compris à quel point leur existence était cruciale. Au delà même de leur cercle d'origine parfois.

L'histoire que je vous raconterai aujourd'hui à commencé au milieu des années 80, lorsque le batteur Kam Lee, le guitariste Rick Rozz et le guitariste/chanteur Chuck Schuldiner fondèrent MANTAS, pas loin d'Orlando. Le but de ce trio était de proposer la musique la plus crue, la plus agressive qui fut, en puisant dans leurs influences communes, subtil mélange de traditionalisme européen Heavy, de bizarreries du même continent (MERCYFUL FATE, HELLHAMMER, VENOM) et de ce style brutal émergeant aux USA, furieusement illustré par METALLICA, SLAYER et consorts. Encore lycéens mais passionnés de musique, ils se lancèrent à corps perdu dans une aventure qu'on sait aujourd'hui unique et chaotique, mais qui n'était rien de plus pour eux que le parcours lambda d'un groupe en devenir.
Alternant les longues répétitions destinées à affiner leur style, les rares concerts éprouvant leur répertoire d'originaux et de reprises, ils finirent par adopter le patronyme définitif - dans tous les sens du terme - de DEATH. Leur première démo, Mutilation, attira alors l'attention du label Combat records, et un deal fut signé.
Ne désirant pas quitter leur chère Floride, Kam et Rick (qui formeront un peu plus tard MASSACRE) seront abandonné par Chuck qui partit pour San Francisco, en prenant soin de recruter deux remplaçants, Chris REIFERT et John Hand (ce dernier ne resta que très brièvement et ne participa à aucun enregistrement, malgré tout, sa photo se retrouvera bizarrement sur le verso du premier album).

Ce deal déboucha le 25 main 1987 sur la sortie de Scream Bloody Gore dans les bacs, et rarement un premier album aura connu un tel rayonnement, même si son importance ne fut réellement appréhendée que de nombreuses années après sa parution.

Le choc fut terrible. Personne n'avait jamais entendu une telle déflagration, des vocaux aussi graves et rauques, une telle débauche de violence. Chuck traumatisa la planète entière sans vraiment s'en rendre compte, et atteignit son but de la plus bruyante des manières. A tel point que le nom de sa créature devint l'emblème d'un style musical à part entière, qui contamina sa Floride natale, puis le reste du monde. Et même si cette paternité peut encore de nos jours être contestée (en effet, le premier groupe à avoir employé cette dénomination dans un titre de chanson fut POSSESSED, et il faut admettre que son Seven Churches peut être considéré musicalement parlant comme le véritable premier LP de Death Metal, mais jamais POSSESSED ne connut le rayonnement de DEATH), Scream Bloody Gore reste encore aujourd'hui le faire part de naissance officiel de cette créature difforme qui poussait alors ses premiers cris.

Suite à la sortie de ce séminal LP, Chuck fit encore le ménage et vira Chris Reifert (qui restera en Californie pour fonder le cauchemardesque AUTOPSY, responsable d'un des plus grands disques du style, le glauque Severed Survival), avant de retourner en Floride rafraîchir son line-up, et récupérer les trois quarts de MASSACRE, soit Terry Butler (basse), Bill Andrews (Batterie) et son ancien comparse à la frange qui rend aveugle Rick Rozz (guitare).
Le quatuor enregistra Leprosy, encore plus puissant que son prédécesseur, avec une production de Scott Burns épaisse et claire, qui affirma encore un peu plus son potentiel.

Butler et Andrews résisteront un album supplémentaire, puisqu'on les retrouva sur Spiritual Healing, avec le surdoué "Sans Groupe Fixe" James Murphy à la guitare, qui marqua une nette évolution stylistique. La musique se voulait plus précise, plus raffinée si je puis me permettre, et faisait montre des ambitions gigantesques de son auteur, bien décidé à ne pas être catalogué comme un vulgaire bourrin sans âme et uniquement capable de pousser le bouchon de la violence de plus en plus loin. Las, la production aseptisée ne rendit pas hommage aux morceaux (même si l'énorme soufflante bronchique sur le titre éponyme avait de quoi terroriser...), et le jeu passe partout et stérile de Murphy firent passer cette transition majeure pour une simple pause et/ou accalmie. Mais il ne faut pas s'y tromper, ce fut le premier signe de la transformation majeure à venir...

Mais une fois de plus, Chuck, incapable de déléguer quoi que ce soit, et exigeant toujours plus de ses musiciens sans leur accorder une once de liberté, vira une fois de plus tout le monde et se retrouva fort seul. Il songea même à ce moment là à mettre sa chose en terre. Mais il changea d'avis, et il recommença son recrutement, et sans le savoir, constitua le meilleur line-up que le groupe ait connu à ce jour. Il est vrai qu'à l'époque personne (ou quasiment) ne connaissait encore Sean Reinert et Paul Masvidal. Seuls les fidèles de l'underground savaient que les deux compères sévissaient ensemble dans un projet encore en gestation, qui lui aussi, deux ans plus tard, allait faire grand bruit, CYNIC. A la basse, Schuldiner accorda sa confiance à Steve DiGiorgio, des monstrueux SADUS, un des rares bassistes de Death à partir en vrille au lieu de se contenter de suivre les lignes rythmiques des guitares. Ainsi entouré, Chuck s'enferma aux Morrisound Recording studios, bien décidé à graver les huit meilleures compositions de sa carrière.
Et c'est exactement ce qui arriva.

Pour certains, Scream Bloody Gore représente la quintessence de DEATH, de par son caractère originel. Pour d'autres, il s'agit d'Individual Thought Patterns, à cause du jeu de Gene Hoglan. Et pour quelques rares initiés, The Sound of Perseverance reste LE chef d'œuvre de Chuck, pour sa technicité poussée à l'extrême et à parce qu'il fut le dernier enregistrement studio du leader. Soit, je ne les contrarierai pas.

Mais selon moi, l'achèvement définitif de DEATH a toujours été Human. Parce qu'il incarne à merveille l'équilibre entre la brutalité, la technique, l'expérimentation et la puissance, parce que les thèmes traités sont les plus personnels qu'ait pu écrire Chuck, parce que la symbiose entre les quatre musiciens était parfaite, et parce que même si Schuldiner signe de sa seule main tous les titres, on peut ressentir l'influence de Masvidal et Reinert sans avoir besoin de tendre l'oreille. En sus, le jeu de DiGiorgio est une merveille. Que voulez vous de plus ?

Le lien invisible reliant DEATH à tous les groupes qu'il a pu influencer est si tangible, qu'on a parfois le sentiment d'écouter un album collectif. Un genre de bœuf divin entre l'inspirateur, l'influencé surdoué (SADUS), et le converti paisible (CYNIC). Une simple écoute au délicat "Cosmic Sea" suffit à mesurer l'importance de la participation de Masvidal à ce projet, lui qui chérit tant ces ambiances cosmiques zen, suscitant l'introspection et les questions existentielles. La mort d'accord, mais pourquoi ? Quand ? Comment ? Human tentait d'apporter quelques réponses à ces légitimes interrogations. Le choix de ce titre était même un aveu de la part de son concepteur. Chuck à partir de là, ne voyait plus son groupe comme une fin en soi, mais comme un développement, comme le vecteur expressif de ses propres énigmes. En 1991, il offrait au monde le disque le plus humain de sa carrière.

Alors bien sur, on pourrait disserter des heures sur les qualités intrinsèques de chaque morceau. Ils peuvent tous servir de base à une profonde analyse, tant musicale que conceptuelle.

On pourrait parler de la rythmique époustouflante de "Secret Face", scellant la complicité entre un batteur hors norme - et peut être même le plus subtil du genre, sorte de pendant brutal à Simon Phillips - et un bassiste incroyable, utilisant toute la gamme de leur instrument pour enrichir un titre à la base si simple. De la progression de "Lack of Comprehension", toute en tension intérieure, qui eut même les honneurs d'un clip (tout comme "The Philosopher" un peu plus tard). De la brutalité déguisée de "Suicide Machine", le lien le plus évident avec le passé et les tourmentes d'antan. Mais à quoi bon ?
Il convient tout de même d'insister sur la séparation invisible mais bien tangible des huit morceaux de l'album. Et de préciser qu'à partir de "See Through Dreams", la musique n'a plus grand rapport avec le Death, tant les lignes conductrices deviennent trop progressives, et les mélodies bien trop présentes. A tel point que Focus, le premier album de CYNIC pouvait s'envisager en 1993 comme la suite logique de cette fin de disque.

Cette structure est sans doute en grande partie la composante qui rendait cet album si unique. Ce fut je crois la première fois qu'un disque aussi foncièrement brutal tutoyait de façon aussi flagrante la beauté la plus pure. En a peine quatre ans, et autant de LP's, Schuldiner avait plus progressé que n'importe quel groupe de Metal de la création, METALLICA y compris. Il était – et l'est sans doute encore – le seul musicien à avoir fait passer une telle pilule d'agressivité avec autant de technique, sans jamais paraître égocentrique ni démonstratif. Human, tout en étant l'œuvre créative d'un seul homme, résultait d'un véritable effort collectif pour lequel chacun apporta une contribution aussi importante. Ce fut d'ailleurs le seul témoignage discographique de DEATH qui faisait apparaître l'entité comme un union réelle, et non un simple assemblage de pièce rapportées. Ce fut le disque sur lequel la magie était telle, qu'on en oubliait les clivages de style, et aujourd'hui encore, je serais bien incapable de lui coller une étiquette quelconque. Et ce fut aussi l'intersection la plus absolue entre la violence instrumentale et la délicatesse harmonique.

Les fans ne s'y trompèrent pas et réservèrent d'ailleurs un accueil triomphal à Human, qui devient le disque le plus vendu de DEATH, et celui le plus souvent cité comme étant le magnum opus de Chuck. Et même si mon morceau favori restera pour toujours "The Philosopher", qu'on trouve sur Individual Thought Patterns ("You know so much about nothing at all", un de mes vers préféré...), Human est une histoire d'amour qui me liera à jamais avec ce guitariste chanteur qui n'en finira jamais de revivre à travers son travail et toutes les émotions qu'il aura procuré.
Chuck n'est plus des nôtres, malheureusement. Un sale cancer aura eu raison de lui. Mais il se sera battu jusqu'au bout, dans la vie, comme dans la musique, il y aura cru, et plus qu'un musicien, il est en 2014 l'ami de toujours pour les gens de ma génération. Il avait ses défauts, mais il était humain. Human after all... Aujourd'hui encore, sa musique est jouée sur scène, par les groupes qui reprennent ses titres, mais aussi par ce collectif DEATH TO ALL, constitué d'anciens collègues.

Là où tu es aujourd'hui Chuck, tu dois bien te marrer. Toi qui avait osé regarder la mort en face en appelant ton groupe de son nom et en l'affrontant courageusement, tu es finalement devenu immortel. Quelle ironie...



Ajouté :  Lundi 02 Février 2015
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Hits: 2866
  
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