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CORTEZ (ch) - Phoebus (2013)






Label : Get A Life! Records
Sortie du Scud : 26 janvier 2013
Pays : Suisse
Genre : Noisy Post Hardcore
Type : Album
Playtime : 10 Titres - 50 Mins





Après un split très remarqué avec PLEBEIAN GRANDSTAND, les suisses de CORTEZ reviennent au premier plan nous prouver qu’un power trio peut parfois faire plus de bruit qu’un quintette bien armé.
Et huit ans après leur premier LP très judicieusement intitulé Initial, Phoebus vient à point nommé prouver la bonne santé de la scène suisse Post Hardcore.
Mais posons d’abord quelques jalons.
Phoebus n’apportera pas la lumière à ceux qui pensent que le Post Hardcore n’est qu’une accumulation de riffs sans queue ni tête, emmenés par une voix éraillée et quelques sobres variations de tempo à peine perceptibles.
Il y a plus de vingt ans, NEUROSIS a posé les bases d’un genre nouveau, héritage légué à des centaines de formations qui s’évertuent à propager le message, en le déformant, l’adaptant, le modulant selon le propos et l’effet recherché.
Et cet album ne déroge pas à la règle.

Je pourrais essayer de vous convaincre de la pertinence d’une telle démarche, de son côté cathartique, mais tout ceci serait vain.
Alors, réfractaires, cette chronique ne sera pas une tribune, il n’y aura pas de débats, et je vous laisserai avec vos arguments pétris de certitudes.
Quant aux autres… Si vous êtes là, en ce moment même, c’est que vous savez bien pourquoi. Et c’est donc à vous que je m’adresserai.
Commencez – une fois n’est pas coutume – par le dernier morceau du disque. Vous comprendrez de quoi je parle lorsque son chaos fera pression sur votre crâne. Après une longue intro progressive, la litanie bruitiste syncopée se met en place et se développe, avant qu’une interminable coda finale un peu branlante ne vous achève, sorte de mantra hypnotique coincé sur la même note pendant plusieurs minutes.
Ce qui, pour le commun des audiophiles ressemblera à une longue séance de torture, sera une épiphanie de plus pour les fans du genre.
Démarquage très intelligent et personnel du « I Want You (She’s So Heavy) » de Lennon, qui avait posé en son temps les bases du morceau long au final répétitif et pesant (dérangeant était le mot en vogue à l’époque), « Borrelia » est l’archétype du final impeccable refermant la page d’un livre condensé.

Mais il n’est pas le seul point fort de cet album.

« Temps-mort », son exact opposé diamétral, est du même calibre. Avec une entrée si longue que la piste d’un instrumental reste la plus judicieuse, le morceau explose soudain dans un fracas de percussions hystériques, de guitares furieusement abrasives, avant qu’une voix possédée venue du lointain ne vienne déchirer sa structure trop évidente.
Illustration sonore de la furie la plus débridée, cette chanson est un témoignage de l’évolution au travers du temps de pierres angulaires comme « To Crawl Under One’s Skin » qui glosait sur le même thème il y a de nombreuses années.
Et il est rassurant de constater que le legs a été pérennisé, et que les leçons d’antan sont toujours valables aujourd’hui.

Outre la dissonance utilisée de manière quasi systématique, la musique de COIRTEZ se caractérise par une utilisation à contre temps de la rythmique, qui vient déstabiliser les structures pour mieux nous perdre dans un labyrinthe d’émotions, labyrinthe dans lequel le trio s’aménage parfois de petites portes de sorties, à travers lesquelles des arrangements inquiétants arrivent à se faufiler, et « Au dela des flots » en reste le meilleur exemple.
Avec ses chœurs à mi parcours hurlés, son riff de pont bancal et sa batterie hésitante, il illustre de manière parfaite tout l’inédit qu’apportent les suisses à leur musique de prédilection.
Et cet inédit s’illustre souvent par une science indéniable de la concentration et de l’opacité, comme si le trio atypique essayait sans cesse de déconstruire son art au sein d’une structure courte (« Sulfure »), et de fait, de nous offrir le maximum de thèmes dans un laps de temps très court.

On pourrait même y voir l’incorporation d’un Hardcore moderne dans un cadre débordant sur les hallucinations distordues Post Rock, tant le fantôme de bien des formations NYHC plane sur les digressions à la ISIS. Bien loin de la note tenue coûte que coûte sur une bonne dizaine de minutes, CORTEZ heurte les sons, les fait s’entrechoquer comme des électrons en perdition, avant de resserrer les rangs et de se concentrer sur un tir de barrage époustouflant de puissance.

Avec PLEBEIAN GRANDSTAND et COILGUNS, CORTEZ incarne le renouvellement d’un style, à tel point qu’on pourrait presque leur attribuer la paternité d’un nouveau, tant leur transfiguration de codes est personnelle.
Et à ce niveau de mutation, il devient inutile de se porter garant d’une pertinence que les plus obtus continueront à tourner en dérision.
Il faut juste être heureux de s’en être aperçu, et continuer à admirer l’évolution d’une musique qui un jour nous a conquis au détour d’une ligne de guitare non conventionnelle.

Après tout, les groupes cultes et vénérés par une poignée de fans sont légion.



Ajouté :  Mercredi 15 Mai 2013
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Cortez Website
Hits: 5556
  
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