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JUDAS PRIEST : Les Défenseurs de la Foi (2010)





Auteur : Neil Daniels
Traduction : David Perez
Langue : français
Maison d'édition Française : Camion Blanc
Nombre de pages : 514
Genre : Biographie
Dimension : 15 x 21 cm
ISBN-13 : 9782357790827









Quoi de plus naturel, pour le fan de JUDAS PRIEST, que de se plonger dans la lecture de JUDAS PRIEST – Les Défenseurs de la Foi ? … Avec un titre aussi approprié et faisant référence à l’album culte de 1984, aucun admirateur du groupe de Birmingham ne peut résister à cet ouvrage de Neil Daniels. Ce bouquin là se lit d’une traite et se relit sans aucune lassitude. Pourtant, à l’aube d’écrire ces quelques 500 pages dédiées au plus grand groupe de Heavy Metal du monde (ben oui, c’est comme ça et puis c’est tout), Neil Daniels a été confronté à un obstacle de taille : le refus catégorique du management du PRIEST à voir ses membres participer ne serait-ce que pour quelques lignes. Pas d’interview, pas de révélations, rien venant de la part d’Halford, Downing et consorts.
Loin de se démonter, Daniels n’a pas hésité à solliciter plusieurs pros de la presse spécialisée, un nombre incalculable de musiciens du circuit (citons Jeff Waters d’ANNIHILATOR, Roger Glover de DEEP PURPLE, Joe Lynn Turner, Wolf Hoffmann d’ACCEPT, Scott Ian d’ANTHRAX, ou encore Kevin DuBrow de QUIET RIOT), mais surtout la quasi-totalité des ex-membres de JUDAS PRIEST. Et c’est là que Les Défenseurs de la Foi présente tout son intérêt. Car une biographie contrôlée voire remaniée par le PRIEST et ses managers se serait révélée bien trop consensuelle. Voilà bien des années que tout paraît trop propre autour de JUDAS PRIEST. Du coup, les anecdotes ont un goût savoureux et, on aurait du s’en douter, au pays du PRIEST, on reste bien loin des Bisounours …
On découvre dès le départ un groupe ambitieux, faisant peu dans les sentiments. Et si la persévérance de JUDAS PRIEST (le faux-départ du groupe, les tournées sans relâche, les line-ups constamment remaniés) est unanimement saluée, la méthode et les coups bas utilisés pour y arriver peuvent laisser sceptiques. De l’éviction du batteur John Hinch (juste avant l’enregistrement de Sad Wings Of Destiny) qui s’occupait de toute la logistique, jusqu’au renvoi de leur premier et dévoué manager Dave Corke, les faits exposés décrivent un groupe glacial et sans scrupule. Rob Halford est présenté comme un être lunatique, Glenn Tipton comme un leader naturel mais caractériel, se chamaillant constamment avec K.K. Downing pour savoir qui prend en charge tel ou tel solo. Quant à Ian Hill, c’est sans aucune surprise qu’il apparaît comme un type débonnaire et sans histoire, un peu effacé, à l’image de ses parties de basse d’ailleurs … En un sens, la franchise avec laquelle Neil Daniels aborde Les Défenseurs de la Foi fait du bien. Elle démontre que les sacrifices et les coups durs sont nombreux avant qu’un quelconque groupe puisse accéder à la renommée et la reconnaissance. Bien sûr, certains détails dérangent grandement. La rivalité avec IRON MAIDEN, digne de conflits puérils, qui s’éternise pendant des années (K.K. Downing : « je ne les aime pas et je ne les aimerai jamais »). La froideur avec laquelle ils accueillent et rejettent un Roger Glover censé produire Sin After Sin (1977), passant pour des petits cons prétentieux … Avant que Glover ne leur sauve la mise. La présence d’un « percussionniste » nommé Jonathan Valen, même pas crédité, sur la tournée de Turbo, pour appuyer la batterie de Dave Holland. Ce dernier est d’ailleurs remercié au bout de dix années de bons et loyaux services, juste après Ram It Down, et remplacé par un adepte de la double grosse caisse (Scott Travis), alors que le groupe avait dégagé Les Binks après Unleashed In The East pour travailler avec un batteur au jeu plus « direct ». Allez comprendre. Mais finalement, les histoires de ce type ont permis à chaque fois de JUDAS PRIEST de franchir un nouveau palier.
Et si Halford, Titpon, Downing et Hill en prennent pour leur grade, ils n’en restent pas moins humains et perfectibles (et donc attachants). Leur cruelle déception à l’écoute de la version définitive de Rocka Rolla, scène pathétique au demeurant, nourrit davantage leur rancœur vis-à-vis des producteurs, et les pousse à réaliser un futur album culte. Leur obstination à conquérir le marché américain, qu’elle soit subtile (certains titres dits accessibles sur Screaming For Vengeance et Defenders OF The Faith) ou grossière (Point Of Entry en 1981 et Turbo en 1986), les force à délaisser l’Europe, ce que JUDAS PRIEST paiera au prix fort, à l’inverse d’un IRON MAIDEN qui n’a jamais cessé de tourner dans les pays européens (et notamment en France) dès qu’il en avait l’occasion. Voilà pourquoi la Vierge de Fer bénéficie d’une côte de popularité très élevée, alors que le PRIEST n’y représentait plus rien à la fin des 90’s …
On apprend aussi que le PRIEST a été invité à participer à la B.O. du film « Top Gun » avec Tom Cruise, mais a préféré décliner l’offre. Pour un groupe souhaitant à tout prix réussir aux USA, voilà une stratégie quelque peu déconcertante. Mais JUDAS PRIEST, c’est ça : un groupe plein de contradictions, professionnel stéréotypé que rien n’arrête, très British dans la mentalité (ce que toutes leurs premières parties soulignent avec respect), tantôt innovant (posant les bases du Heavy Metal et adoptant le look cuir et clous), tantôt plagieur (se prenant pour un groupe de Hair Metal pendant l’époque Turbo), et bien souvent évoluant à contre courant (adoucissant le ton de Point Of Entry en pleine New Wave Of British Heavy Metal, pondant Turbo en pleine explosion du Thrash Metal). Et ce qu’il y a de formidable avec Les Défenseurs de la Foi, c’est qu’aucun passage de la vie du groupe n’est omis : le départ de Rob en 1992 et son retour en 2003, « Jawbreaker » et ses paroles connotées « gay », le procès des messages subliminaux, la conception inédite de British Steel (les fameux couteaux et fourchettes), le coming-out d’Halford, l’intégration de Tim « Ripper » Owens, etc …
Pour qui adore la période des 70’s, le travail d’archive effectué par Neil Daniels sur les balbutiements de JUDAS PRIEST s’apparente à un exploit. Est-il bon de rappeler qu’à la base, ni Halford, ni Tipton ne faisaient partie du PRIEST ? La fondation du groupe a réellement lieu en 1969, sous l’impulsion du chanteur Alan Atkins, et, pour la petite histoire, la première audition de Kenneth Downing n’a rien de satisfaisante !!! Ce tout jeune groupe se prétend Rock, progressif et psychédélique, vouant un certain intérêt à la musique très lourde pratiquée par les dénommés BLACK SABBATH, tentant à plusieurs reprises d’embaucher ce soliste raffiné du FLYING HAT BAND, un certain Glenn Tipton. Et comme il côtoie au quotidien des combos nommés TRAPEZE, THIN LIZZY, TASTE (avec Rory Gallagher), ou encore SLADE, on comprend un peu mieux le parcours de ce futur géant et les motivations qui l’ont encouragé à emprunter le chemin du Metal lourd.
Si la traduction laisse par instants à désirer, et si certains passages trahissent une subjectivité excessive (exemple : les critiques sur chaque morceau du groupe) de la part de Neil Daniels, ils prouvent que de toutes façons, les mots « JUDAS PRIEST » entraînent de façon irrémédiable les débats les plus passionnés. Heavy Metal, albums cultes, passion et controverses, voilà qui ne pouvait mieux résumer le PRIEST, alors merci Monsieur Daniels de vous en être chargé. Un vrai régal.


Ajouté :  Jeudi 01 Mars 2012
Chroniqueur :  NicoTheSpur
Score :
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