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IRON MAIDEN (uk) - The Book Of Souls (2015)








Label : Parlophone
Sortie du Scud : 4 septembre 2015
Pays : Angleterre
Genre : Heavy Metal
Type : Album
Playtime : 11 Titres - 92 Mins





Cinq ans que nous étions sans nouvelles de nos anglais préférés, mis à part quelques entrefilets peu rassurants sur la santé de Bruce "Air Raid Siren" Dickinson, qui souffrait d'une tumeur à la langue. Après un traitement adéquat, le fantasque vocaliste s'est bien remis, et a pu reprendre la composition et l'enregistrement de ce seizième album avec ses complices, album prévu pour début septembre, histoire de commencer la rentrée en fanfare.
Outre ce long silence inhabituel de la part du sextette, une autre anecdote vient se greffer à la particularité de ce nouvel effort, puisqu'il s'agit du premier double album studio de MAIDEN, qui aura donc attendu la bagatelle de trente cinq ans avant de se lancer dans l'aventure.
Steve a bien précisé qu'il ne s'agissait pas d'un concept, même si la mort et l'étape finale émaillaient les précédents disques, thème qui aurait pu trouver sa conclusion ici, ce qui lui est offert en partie, mais pas seulement.

En dehors de ces considérations, je m'inquiétais de me charger de la chronique de cet album. Après tout, IRON MAIDEN est un symbole, un morceau d'histoire, un monument au pied duquel les fans déposent régulièrement des gerbes d'admiration et de louanges. Et je l'avoue, il y a longtemps que j'ai abandonné le navire, me désintéressant progressivement de la vierge de fer, dont le dernier album ayant titillé mon intérêt fut Brave New World, et encore, plus par nostalgie et curiosité dues au retour au bercail de Bruce et Adrian.
En tant que fan pur et dur du Maiden 80/88, avec toutefois une exception pour le tiède Piece Of Mind, je ne reconnaissais plus les musiciens aventureux que j'avais tant aimé, et qui étaient en grande partie responsables de mon amour pour le Heavy Metal.

Ce qui me fascinait chez le MAIDEN de cette époque glorieuse, c'était son côté imprévisible, cette façon de partir dans tant de directions différentes qu'il était impossible d'anticiper leurs changements d'orientation. Après une entame Heavy à l'énergie Punk, une tendance Hard violent sur The Number Of The Beast, de l'emphase et de la grandiloquence sur Powerslave, du futurisme mélodique sur Somewhere In Time et Seventh Son of a Seventh Son, la cruelle débâcle pseudo Hard basique de No Prayer for the Dying m'avait tellement déçue qu'il était temps pour moi de passer à autre chose. Ayant complètement occulté la période Blaze, j'avais retrouvé en 2000 le MAIDEN de tradition, mais les albums suivants sentaient tellement la redite réchauffée que j'avais tiré un trait définitif sur ma passion. Et il faut admettre que depuis ce retour en fanfare, le groupe tournait en rond et ne prenait plus aucun risque.

Soyons clair, MAIDEN n'a jamais sorti de mauvais album. Et malgré ces critiques, je ne me permettrai jamais de médire sur leur travail, tant celui ci est crucial, fondamental et mérite le plus grand des respects. The Final Frontier était loin d'être désagréable, mais les riffs, les structures, l'interprétation et la production s'abreuvaient à la fontaine du passé, alors qu'on attendait le magnum opus, celui capable de rivaliser avec le chef d'oeuvre des chefs d'oeuvres, Powerslave.
Mais l'héritier n'est jamais venu. Je l'ai attendu, j'ai espéré, en vain. Jusqu'à aujourd'hui. Certes, je me dois de modérer mon propos, car The Book Of Souls malgré sa richesse n'a pas l'envergure des masterpieces des 80's, mais il incarne - et de très loin - ce que les anglais ont proposé de meilleur depuis au moins 2000, voire 1988, selon vos inclinaisons.
Oui, malgré son volume ambitieux, malgré ses nombreuses pièces interminables, et malgré ses tics de compositions inévitables, il pourrait s'agir du meilleur album de MAIDEN depuis vingt sept ans, quinze si l'on est plus tatillon.
Et surtout, c'est le premier double. Et à partir de là, le sextette n'avait pas le droit à l'erreur.

Cinq ans d'absence, quatre vingt dix minutes de musique, trois pièces au delà des dix minutes, dont une approchant les vingt, on ne pourra pas reprocher au groupe de ne pas être allé jusqu'au bout. Une poignée de morceaux plus compacts, un hommage poignant et sincère à Robin Williams, et l'affaire est emballée, et bien pesée.

Toutefois, pas d'avancée majeure. Mis à part quelques connotations légèrement atypiques, MAIDEN est resté MAIDEN, et il n'est pas interdit de voir en The Book Of Souls le plus parfait résumé de leur longue carrière. Un résumé sincère, honnête, et surtout, plein d'envie et de conviction.
Tout commence par une intro inquiétante, avec des synthés éthérés mais sombres, que la voix de Bruce souligne de ses accents dramatiques. "If Eternity Should Fall" n'est sans doute pas l'entame la plus franche de leur parcours, elle rappelle bien des chapitres du passé, mais le plaisir de retrouver cette rythmique unique Harris/McBrain, plus soudée que jamais est toujours rassurant. Une légère accélération à la "Aces High" vient compléter le travail, avant que le thème principal ne clôture le tout.

Nous avions eu le privilège de découvrir "Speed Of Light" en avant première, et tout a déjà été dit à son sujet. Malgré ses cinq minutes, c'est un quickie/burner comme MAIDEN en lâche de temps à autres sur ses albums, aux accents très Hard Rock, et qui rappelle le diptyque No Prayer For The Dying/Fear Of The Dark en plus inspiré. C'est efficace, direct, et c'est tout ce qu'on lui demande. D'autant plus que les segments similaires sont rares sur l'album. "The Great Unknown" reprend les choses sérieuses, développe son emphase lourde et plombée, et rassure quant aux capacités vocales de Bruce, qui n'ont aucunement été endommagées par les traitements qu'il a subis. Il se lâche même superbement sur le refrain, qui s'envole d'un lyrisme aérien, avant qu'un mid tempo appuyé ne vienne rompre la lente marche écrasante. Un superbe solo plus tard, puis un break, puis un autre solo, et le final à même quelques allures déguisées de la longue litanie instrumentale de "Hallowed Be Thy Name", toutes proportions gardées. Retour aux arpèges étouffés de l'intro, pour un superbe morceaux qui rassure, et se hisse au niveau de la meilleure inspiration des anglais.

Premier gros pavé du LP, "The Red And The Black" démarre sur des vrombissements de basse digne d'un flamenco funèbre, avant que le tempo systématique des morceaux les plus épiques de MAIDEN ne prenne le dessus. On a vraiment le sentiment que la machine va remonter le temps, tant les embruns maritimes de "Rime Of The Ancient Mariner" viennent nous chatouiller les oreilles, cette brise d'antan qu'on retrouve même sur les choeurs à l'unisson, lançant vers l'horizon des "Hoho, hohoho" qui ne trompent guère. Le morceau reste assez stable jusqu'à son milieu, avant que la vitesse de croisière ne gagne en noeuds, et laisse les guitares d'Adrian, de Janick et Dave souffler dans les voiles, pour un duel trilatéral, et ces fameuses harmonies à la tierce que l'on chérit tant. Nostalgique sans l'être, c'est un pari gagné haut la main, qui nous enfonce un peu plus dans le coeur d'un LP qui jusqu'ici a évité toutes les facilités.

"When The River Runs Deep" et son martelage véloce permet à Bruce de donner du gosier et de partir à la recherche des notes les plus aigues de son répertoire, et se veut osmose entre "Aces High" et "Be Quick Or Be Dead", sans pour autant oublier de ralentir le rythme pour appuyer le discours. C'est carré, une fois de plus illuminé par les interventions des guitaristes qui restent concis et concentrés, et c'est un morceau qui aère ce premier CD, pour que l'on puisse repartir de plus belle.

Deuxième pièce de choix, "The Book Of Souls" vient terminer ce premier volet en laissant la délicatesse de quelques arpèges acoustiques s'évaporer dans l'espace. On sent de suite que l'atmosphère va changer, grâce à des arrangements subtils, qui permettent au silence de reprendre quelque peu ses droits. Pour un court instant puisque dès la minute passée, les instrumentistes rentrent dans le vif, pour plaquer un motif que LED ZEP n'aurait pas renié sur Physical Graffiti. Les riff sont plus prononcés, mais aussi plus libres, et ce thème principal terriblement accrocheur est un moteur énorme pour une compo qui une fois de plus piétine les dix minutes. Avec ce morceau éponyme, MAIDEN prouve une fois de plus qu'il est un combo à l'aise avec toutes les ambiances, et il pourrait presque se poser en synthèse parfaite de tout ce que les anglais ont développé depuis leurs débuts, à l'exception peut être de la crudité Punk des deux premiers efforts.

Second CD, et inspiration toujours au rendez vous avec une pure tranche de Heavy puissant et lyrique, "Death Or Glory", qui suit la ligne du parti telle qu'elle a été dessinée depuis le comeback de Dickinson et Smith. "Shadows Of The Valley" ne surprend pas plus, mais fait encore une fois montre d'une conviction et d'une implication totale des six musiciens, qui se jettent à corps perdu dans une pièce classique bourrée à craquer de clins d'oeil et de trouvailles qui impliquent totalement les fans. C'est agressif, rappelle par moments le fabuleux "The Duellists" mâtiné de "Alexander The Great", mais qu'est ce que c'est bien fait...

"Tears Of A Clown", le titre le plus court de l'album rend un dernier hommage à Robin Williams, le clown triste qui a fait son dernier tour de piste, mais loin de tomber dans la révérence lacrymale que l'acteur aurait sans doute détestée, leste son propos d'une gravité de circonstance, tout en contrôlant une mélodie sobre. Loin de handicaper le projet en étant hors propos, cette chanson s'inscrit parfaitement dans la logique choisie, et pourrait même s'en avérer un des points forts.
Avant de s'immerger dans le final homérique, "The Man Of Sorrows" développe quelques idées supplémentaires, brouille un peu les pistes, mais garde cette patine délicatement ombrée, et se permet quelques envolées éthérées bien senties, au son de trois guitares qui tissent une toile cristalline en arrière plan.

Et puisque la route nous y mène directement, nous voici donc arrivés à l'épilogue de ce double LP, prêts à affronter les dix huit minutes de "Empire Of The Clouds", qui avant même de démarrer entre dans la légende comme le morceau le plus long jamais composé par MAIDEN, et à fortiori par Dickinson seul, là ou l'exercice sied mieux à son bassiste.
Basé sur un l'accident mortel du ballon dirigeable R101, qui s'écrasa à Allonne, en France en 1930, tuant près d'une cinquantaine de passagers, c'est un exercice de style brillant, qui concourt rappelons le dans la catégorie "Meilleur titre épique d'IRON MAIDEN", affrontant de fait "Rime Of The Ancient Mariner", l'ancienne pièce la plus longue des anglais.
Seul le temps rendra son jugement, mais tout ce qu'on peut dire, c'est que sur ce morceau à part, MAIDEN joue son va tout, et tombe dans des excès grandiloquents encore plus emphatiques que par le passé, tout en restant sobre au niveau de l'interprétation. Violons, piano martelé par Dickinson, dont le chant passe par toutes les émotions, tout repose sur un leitmotiv mélodique de quelques notes, qui sonne comme une litanie. Mais loin de s'en contenter, le groupe la transcende, et multiplie les changements, les digressions, sans avoir l'air de les glisser au chausse pied. Premier changement notable à huit minutes du départ, pour une harmonie discrète qui se laisse apprivoiser de longs instants, avant que tout n'évolue une fois de plus vers un up tempo martelé par la batterie de Nicko et la basse de Steve.
Le final prend des airs d'opéra de poche, et finalement, on se rend compte que le morceau est bâti sur une progression en crescendo, qui devient plus dramatique au fil des minutes qui passent, avant que le piano d'introduction ne revienne, pour apporter sa conclusion. Aventureux, inspiré, émouvant, peut être pas le meilleur morceau à tiroir de MAIDEN, mais une franche réussite quand même...

Une accroche qui pourrait aussi définir ce sixième album studio. Prises indépendamment, les pistes sont toutes de qualité, avec un détachement de certaines bien sur, mais assemblées, elles forment un gigantesque voyage dans le coeur de la bête, et le tout synthétise le voyage dans lequel nous a embarqué IRON MAIDEN depuis l'arrivée au chant de Bruce Dickinson. Nullement déstabilisant, ce pavé en deux chapitres se vit comme une aventure intérieure, constellé de clins d'oeil, de flashbacks indirects, tout en poursuivant la marche en avant des anglais que rien ne semble pouvoir arrêter. Peut être pas le meilleur album du groupe - mais comment cela serait il possible après tout ce temps - mais assurément un des plus constant, des plus inspiré, et surtout, sincère jusqu'au bout des sillons. Et joué avec le coeur, de bout en bout.

IRON MAIDEN... Combien de vocations métalliques sont nées grâce à leur style unique, à leurs morceaux flamboyants, combien de Heavy Metal Kids ont découvert la passion d'une vie grâce à eux ?

Des millions sans doute, et j'en fais partie. Respect total pour cette légende, toujours aussi pertinente et seule sur son piédestal depuis plus de trente ans.
The Book Of Souls. Rétrospectivement quel titre bien choisi. Car cet album n'est rien de moins qu'un livre ouvert sur l'âme des musiciens qui font vivre cette histoire depuis tant d'années... Et une réussite presque totale, en espérant qu'il ne soit pas l'épilogue tant craint...

Mais les légendes ne peuvent pas mourir...

Discographie Complète de IRON MAIDEN :
Iron Maiden (Album - 1980), Killers (Album - 1981), The Number Of The Beast (Album - 1982), Piece Of Mind (Album - 1983), Powerslave (Album - 1984), Live After Death (Live - 1985), Somewhere In Time (Album - 1986), Seventh Son of a Seventh Son (Album - 1988), No Prayer For The Dying (Album - 1990), Fear Of The Dark (Album - 1992), A Real Live Dead One (Live - 1993), The X Factor (Album - 1995), Virtual XI (Album - 1998), Brave New World (Album - 2000), Dance Of Death (Album - 2003), Death On The Road (Live - 2005), An All-Star Salute To Iron Maiden (Tribute - 2005), A Matter Of Life And Death (Album - 2006), Flight 666 (Album - 2009), The Final Frontier (Album - 2010), The Book Of Souls (Album - 2015)



Ajouté :  Samedi 09 Janvier 2016
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Iron Maiden Website
Hits: 3394
  
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