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SLIPKNOT (usa) - .5: The Gray Chapter (2014)








Label : Roadrunner Records
Sortie du Scud : 21 octobre 2014
Pays : Etats-Unis
Genre : Metal
Type : Album
Playtime : 16 Titres - 74 Mins





Le propre des véritables sagas modernes, c'est qu'elles sont écrites comme ces tragédies grecques antiques. Longues, parsemées de coups du sort, en trajectoire oblique, niant tout raccourci ou ligne droite, et dotées d'une issue imprévisible, arrivant parfois plus tôt que prévu.
Pourtant, parfois, on a le sentiment que le mot fin, bien que non lu ni écrit est finalement tombé comme le rideau du destin sur une aventure incroyable qu'on aurait souhaitée plus longue, sinon éternelle.
Mais je le disais, les tragédies n'aiment ni les raccourcis ni les lignes droites. C'est ainsi.

C’est un fait, en 2008, beaucoup pensaient que All Hope Is Gone serait le dernier chapitre du livre de Des Moines, à commencer par ses auteurs. On vendait la peau de l'ours, pour pas cher qui plus est. Certains la voulaient d'ailleurs cette peau, pour prouver une bonne fois pour toutes que cette supercherie bruitiste n'avait pas lieu d'être, que ces masques grotesques peinaient de plus en plus à dissimuler l'arnaque musicalo-mercantile de cette fin de siècle. Du bruit pour les jeunes sans idéal, un exutoire cheap et looké à l'extrême, une non crédibilité outrancière qui méritait de finir dans les abîmes, à nu, pour que tout le monde comprenne. Et le destin, cruel, semblait se ranger aux côtés de ces esprits chagrins. D'abord en poussant Paul Gray à prendre trop de méthadone, puis en séparant les routes de Joey Jordison et des autres. Overdose, départ avec pertes et fracas, deux des figures emblématiques de la bête n'étaient plus dans le giron. Deux compositeurs, deux âmes. Qu'allait-il advenir des autres numéros? La question restait en suspens, et les années passaient.

Player (#1) just left the game
Player (#2) just left the game.
Game Over?


Mais le jeu n'était pas fini. Tel un jigsaw virtuel, l'hydre était à terre, mais refusait de mourir.

"I was just hoping that no one in the band was going to get caught up in the raw emotion of the moment and make any kind of grand statement, like, ‘I will not go on without Paul.’ You say something in the heat of emotion, and sometimes later when you settle down, you think, Maybe I should take that back" (Mick Thomson, Guitar World, 2014).

Mais on le sait, l'acharnement thérapeutique maintenant en vie un corps mort, n'est rien de plus qu'une volonté dérisoire de continuer à croire, malgré la fatalité, et n'apporte rien de positif. Qu'allait pouvoir faire cette entité sans deux de ses extensions les plus emblématiques ? Il fallait juger sur pièces, objectivement, et attendre... Et l'attente fut longue, très longue. Le silence pesant plombait les derniers espoirs, jusqu'à ces quelques déclarations, évoquant un retour possible. Mais rien de concret. Et puis un beau jour, un titre lancé comme ça, pour voir. Les nouveaux masques révélés. Et enfin, le retour en studio. Et six ans après, six ans après ce 26 août 2008, il apparaît enfin. Et d'espoir, de rumeur, passe au statut de fait. Il est là sous mes yeux, et dans mes oreilles depuis plusieurs jours. Je l'écoute en boucle, sans m'arrêter.

SLIPKNOT - .5: The Gray Chapter.

L'ultime dédicace d'un groupe, l'adieu à l'ami. Et comme un ciel de mise en terre, il est sombre. Comme toute colère d'incompréhension, il est violent. Et comme toute émotion post disparition, il est nostalgique, triste.

"We are a very tight brotherhood, but we never know what we’re going to do." (Jim Root, Guitar World, 2014)

Et nous non plus ne savions pas à quoi nous attendre de la part des membres restant. Aucune information sur les remplaçants de Joey et Paul, un single opaque, qui ne ressemble à rien de ce que nous semblions connaître. Et au final, l'album est familier, les sons nous ramènent loin en arrière, tout en nous propulsant loin devant. Et après la courte intro de rigueur ("XIX"), le cauchemar commence.

Ils l'ont dit eux mêmes. Ils voyaient cet album comme un croisement entre la brutalité d'Iowa, et la structure versatile de Subliminal Verses. Et c'est très palpable, parfois au sein d'un seul et unique titre. Prenons pour exemple "AOV" qui cavale comme le bonus track "Get This" en hurlant les mélodies de "Snuff", qui ressemble à "My Plague", tout en tirant du côté de "Dead Memories". Vous me direz qu'au final, c'est un morceau qui semble résumer toute la philosophie du groupe, et non deux albums seulement... Et vous aurez raison. Tout simplement parce que chaque disque de SLIPKNOT n'est qu'un résumé de la personnalité de ses auteurs, ce qui valide donc le postulat de départ.
On peut aussi voir en .5: The Gray Chapter l'extension logique de All Hope Is Gone. Beaucoup de choses sont familières, certaines surprenantes. Pas plus que d'habitude. Comme d'habitude. Mais peut être un peu plus sincères, je ne sais pas...

"Goodbye" sent l'adieu à plein nez, et la voix apaisée de Corey plaquée sur le tapis d'arrangements de Sid a l'émotion trouble des sentiments qui peinent à déborder des yeux. On connaissait la capacité du groupe à partir dans l'introspection, et certains y voyaient même une forme de mièvrerie larvée. Il leur sera impossible ici de remettre en cause la tristesse et la colère qui se dégagent sous la forme d'une mélodie superbe qui explose soudain en un torrent de questions sans réponses. Déchirant comme un dernier cri, et beau comme l'amitié, la vraie.

"Custer", étrange éclaireur lancé dans l'obscurité qui s'amuse avec nos nerfs, qui tance, mais ne marque jamais, qui provoque, mais qui ne franchit jamais la ligne. Avec sa structure difficilement analysable, c'est un ovni dans la discographie de SLIPKNOT, avec son riff pas vraiment franc et ses bruitages stridents. Seule sa violence est coutumière, mais une fois de plus, traitée d'un autre regard. Même le chant de Corey déstabilise par son insistance à ne jamais vouloir se fixer sur une humeur.

"If Rain Is What You Want", longue plainte déchirante, sourde, grondante, aux atours presque Pop, qui monte, monte, portée par la voix de Taylor qui s'époumone comme jamais avant de se reprendre tout en douceur. Choeurs en arrière plan, riff discret mais noir comme la nuit, rythmique presque oubliée en route, ce morceau ressemble au plus intime STONE SOUR, replacé dans un contexte 90's, à la ALICE IN CHAINS.

"The Devil In I" faussement simple et entièrement amère. Couplets subtils, refrain qui jaillit du fin fond du ressentiment, efficace comme une thérapie Janovienne, c'est encore une fois un cri cathartique, accompagné d'une salve de blasts, contrebalançant la ligne rythmique sobre, et brisant la dualité acoustique/amplifiée qui mène la danse.

On savait que l'une des caractéristiques du groupe était de placer en ouverture un titre phare, fort, et inoubliable. C'est une tradition qui a été entamée dès Slipknot, et une fois de plus, 5 ne déroge pas à la règle. Ainsi, après "(SIC)", "People=Shit", "The Blister Exists" et "Gematria (The Killing Name)", c'est "Sarcastrophe" qui fait office de déclencheur, et qui synthétise quinze ans d'ouvertures choquantes avec une rage assez effrayante qui en effet semble marcher sur les traces de Subliminal Verses. Et finalement, c'est peut être le morceau le plus classique du lot, en tout cas, celui qui perturbe le moins. Mais il fallait bien rassurer avant d'aller plus loin, et la suite va beaucoup plus loin.

On savait que .5: The Gray Chapter jouait gros. Le moindre faux pas, et tout le monde allait se faire une joie d'enterrer SLIPKNOT avec feu son bassiste et son propre passé. Après tout, que pouvait encore avoir à dire un groupe après six ans de silence qu'il n'ait déjà dit, et mal pour certains ?
Le discours est resté le même, la façon de l'énoncer a à peine changé, et pourtant, à l'écoute de ce cinquième chapitre, on constate à quel point les six musiciens restant ont mûri, ont traversé les épreuves de la vie, en ont tiré des leçons, sans pourtant essayer de nous en donner. Seul le temps dira s'il s'agit là du meilleur album de SLIPKNOT, ou juste d'une étape de plus dans son évolution, si évolution il y a. Il a les moyens de relancer la machine pour quelques années de plus, tout comme il peut en représenter son point final. Espérons que non.

Mais au delà de tout ce qu'il représente, il est un formidable album de plus pour un groupe qui restera unique jusqu'au bout. On peut se moquer des masques, des déclarations choc, mais .5: The Gray Chapter est encore une preuve de la créativité de Corey, Sid, Mick, Craig, Shawn, Chris et Jim. Avec tout leur barnum, ces mecs ont plus apporté à la musique moderne extrême que bien d'autres abrutis jugés plus "crédibles". Mais nous les fans, le savons. Et en nous donnant ces quelques nouveaux morceaux de musique, SLIPKNOT a rendu le plus bel double hommage qui soit. Un hommage destiné à son public, et à son ami de toujours, qui au travers de ces mélodies et ces bourrasques est plus vivant que jamais.

RIP Paul Dedrick Gray (April 8, 1972 – May 24, 2010).

Discographie Complète de SLIPKNOT :
Mate.Feed.Kill.Repeat (1996), Slipknot (1999), Iowa (2001), Vol.3 : The Subliminal Verses (2004), 9.0 : Live (2005), Voliminal: Inside The Nine (DVD - 2006), La Monstrueuse Parade (BOOK - 2006), All Hope Is Gone (2008), .5: The Gray Chapter (2014)



Ajouté :  Mardi 03 Février 2015
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Slipknot Website
Hits: 4150
  
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