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THE VERY END (de) - Mercy & Misery (2011)






Label : SPV
Sortie du Scud : 14 janvier 2011
Pays : Allemagne
Genre : Death / Thrash Metal Mélodique
Type : Album
Playtime : 12 Titres - 41 Mins





Il est encore dommage que des groupes talentueux et inventifs peinent à s’imposer dans une scène fourmillant de copies génériques, et ce, même en ayant récolté une majorité de critiques encourageantes à la sortie d’un premier album, dont émanait clairement le potentiel futur du groupe. THE VERY END se trouve exactement dans ce cas-ci, mais n’abandonne pas pour autant le style efficace de Vs. Life pour des sonorités plus aguicheuses et en vogue, persévérant à approfondir davantage l’étalage des horizons musicaux qu’ils sont capables de mettre en forme. Et c’est avec les services de Waldemar Sorychta, en tant que producteur, que le groupe réalise Mercy & Misery.
Si le premier album n’était pas simple d’assimilation, il se montre, avec du recul, pourtant extrêmement abordable en comparaison de ce nouvel opus. En effet, le titre d’intro, « Memento », débute en acoustique sur un air des GUNS N’ ROSES (« Paradise City ») ; pourtant, ce n’est pas à du Heavy que l’on a affaire, mais plutôt à un Thrash Metal sévèrement burné et varié, comme le prouvent les percussions dévastatrices assénant leur rythme sur la mélodie des guitares. Ainsi, Lars Janosch réitère sa présence colossale, ancrant, dans chaque composition, des impacts dévastateurs, intensifiés par l’aspect plus claquant de la production. Profitant d’une mise en avant notable, il assène des rythmiques impulsives et martèle chaque titre sans concession, à l’instar de « Ball And Chain » qui dispose également d’un break chaotique déroutant. Ses structures se montrent à la fois groovy, et techniques, mais restent toujours énergiques et opprimantes. Il n’hésite pas à diversifier son jeu, passant d’une rythmique Metalcore, à une effrénée, purement Death Mélodique, sur « Letters To The Living ». Un titre qui montre, d’ailleurs, la parfaite harmonie du talent musical des Allemands, autant dans la mélodie que la maîtrise. Débutant sur cette intonation complètement Metalcore, alourdie par la basse ronde, le titre revient vers une optique plus extrême par la suite, chant hurlé et tempo soutenu en prime. Puis, balayant la lourdeur de l’instrumentation, un somptueux refrain inattendu débarque, simplement en acoustique et avec un sublime chant clair blindé d’harmonies. Sa seconde apparition dévie le titre vers un pont où les riffs accrocheurs donnent lieu à un solo technique. Ce morceau intense, détourné en toute ingéniosité, prend fin sur un refrain, cette fois hurlé, mis à sec par un blast beat, pour finalement revenir sur sa rythmique imposante.
La basse n’est pas anodine à cette profondeur palpable et marquante. Marc Beste sort, de ses cordes vibrantes, des accords écrasants (« A Hole In The Sun », « Vultures ») qui ne font que renforcer l’aspect chaotique des compositions. Son accompagnement des percussions est impeccable et permet de rendre la rythmique plus présente et brutale. Quelques schémas dissociables des formels auraient toutefois été bienvenus pour mettre l’instrument plus en avant. Heureusement, la production est nette, davantage que sur Vs. Life, même si elle semble parfois trop mécanique. A noter, également, le raccourcissement, dans la durée, des compositions, ce qui ne les empêche pas d’être relativement bien développées et d’éviter généralement la répétition.
Il faut dire que les guitaristes, Rene Bogdanski et Voler Rummel, exposent un maniement des cordes des plus convenables, délivrant tantôt des jeux modernes aux riffs ravageurs (« For All Things Undone ») et leads mélodiques soignés (« Dead Is The New Alive »), alternés avec des sections old school, notamment lors des démonstrations techniques, comme sur « The Leper » ou « A Hole In The Sun », que l’on aurait, néanmoins, appréciées avec une virtuosité plus prononcée pour les solos qui, bien que tout à fait maîtrisés, manquent légèrement de feeling. Les mélodies brutes et non lissées prouvent, par contre, que leur efficacité résulte d’un agencement minutieux des différentes lignes instrumentales, à l’exemple de « Three Zero Nine », qui profite de la dextérité des guitaristes à créer des mélodies évolutives. L’acoustique qui introduit l’album n’est pas un simple élément de style, puisqu’elle refait surface lors d’un pont, sur « Rat Nation », se parant d’intonations ibériques, pour finalement se poursuivre en un superbe solo harmonisé, dans la parfaite continuité du morceau. Une autre de ces envolées qui s’intègre sans mal au titre a lieu sur une reprise qui n’en bénéficiait pas à l’origine ; celle de « Immigrant Song », de LED ZEPPELIN, où la structure principale et groovy du titre a juste été rendue plus extrême, et les lignes de chant parfaitement réinterprétées par Björn Gooßes qui, même s’il n’imite pas les montées dans les aigus de Robert Plant, insuffle une énergie notable au morceau de par quelques hurlements pour coller à la sonorité de son groupe, et parvient à conserver une bonne intonation Heavy sur sa voix claire, qui laisse ressentir la diversité des inspirations de THE VERY END.
Le frontman est, d’ailleurs, un chanteur remarquable, disposant d’une palette vocale extrêmement large et apportant principalement la variété au sein de la formation allemande. Sur l’ensemble de l’album, les vocaux restent essentiellement conventionnels pour du Metal moderne, c’est-à-dire qu’ils sont hurlés lors des couplets et clairs à l’arrivée des refrains. Seul « Blacklisted » fait exception à la règle, terminant, de ce fait, excellemment le disque. Au sein d’une rythmique explosive et fourmillante, et de cordes incisives, le refrain se révèle ultime, transcendé d’un riff dévastateur et, pour la seule fois de l’opus, en chant hurlé. Plus loin, la relance prend une ampleur démesurée, partagée ente growl abyssal, mélodie irrésistible, et groove imparable. Un solo final, d’abord Heavy, achève l’auditeur en une boucle harmonieuse infinie. En considérant le rendu infernal de ce titre, on ne peut que regretter que d’autres pistes n’aient pas eu le même traitement de faveur sur les lignes vocales. Néanmoins, l’album précédent était déjà constitué comme tel, et cela permet d’intensifier l’impact du morceau concerné. Si les diatribes de Björn se font moins hargneuses qu’il y a trois ans, elles n’en sont pas moins suffisamment puissantes pour satisfaire le besoin des compositions, et commencent également à se nuancer davantage, oscillant entre un chant hurlé guttural, ou plus écorché. Mais la réelle hétérogénéité, et évolution, vocale provient de ses passages en voix claire qui se teintent de multiples sonorités. Il emprunte donc des timbres de différents registres musicaux, soit simplement grave (« Dead Is The New Alive »), davantage Thrash (« A Hole In The Sun »), dans une optique Heavy (« The Leper »), ou encore vraiment mélodique (« Letters To The Living »), sans oublier la présence de plusieurs overdubs, notamment sur les couplets, ou même le refrain scandé de « Three Zero Nine ». Toutes ces tonalités apportent ainsi de la nuance aux titres. On remarque, qui plus est, certaines ressemblances entre le chant clair de Björn et celui d’Eike Freese, son compatriote de DARK AGE, ainsi qu’avec Serj Tankian, le temps du pont de « For All Things Undone ». Toutefois, malgré ces qualités, et ce n’est pas à proprement parler un défaut, mais ce qui entache l’accessibilité première de Mercy & Misery provient de la mélodie insufflée par la voix qui, avec une accroche supplémentaire, sublimerait tous les titres.
Enfin, les acquéreurs auront, comme piste bonus, une reprise intense du tube de Synthpop « Maniac », originellement de Michael Sembello. Bien qu’étant un genre radicalement opposé, THE VERY END n’a peur de rien et montre plutôt sa diversité musicale remplaçant les synthés par des riffs psychédéliques, les beats accrocheurs par des percussions groovy et déployant un chant rocailleux aux harmonies respectant l’air du titre. Le refrain, en voix plus claire, magnifié par des vocaux arrachés en soutien, ravive toute la saveur de celui de 1983 et apporte, en compagnie des guitares reproduisant les mélodies édulcorées et, à merveille, le solo ultra mélodique avec une dextérité impressionnante, une touche dansante à cet ensemble extrême.
THE VERY END confirme, avec ce nouvel opus, son incroyable potentiel de création. En dépit de ses compositions difficilement assimilables, de prime abord, la versatilité étendue de ses sonorités, ainsi que l’exécution irréprochable d’une rythmique implacable, mais organique, et de mélodies modernes et old school calibrées au millimètre près, font de Mercy & Misery un album résolument riche. S’éloignant quelque peu de leurs racines Death Mélodique aux codes classiques, les Allemands se montrent éclectiques, enrichissant définitivement leur musique de leurs nombreuses influences, et parvenant, ainsi, à se définir un univers sonore singulier. Après une telle démonstration, on espère sincèrement que la formation teutonne parviendra à gagner la reconnaissance qu’elle mérite.



Ajouté :  Jeudi 31 Mars 2011
Chroniqueur :  CyberIF.
Score :
Lien en relation:  The Very End Website
Hits: 6840
  
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