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HELLFEST OPEN AIR (FRA) - Clisson (18-19-20/06/10)


Date du Festival : du 18 au 20 juin 2010
Lieu du Festival : Open Air (Clisson, France)
Photos du Festival par Le Patriarche / retouches par Ludopix.com
Live reports des autres éditions : Fury Fest 2004, Fury Fest 2005, Hellfest 2009, Hellfest 2010, Hellfest 2011, Hellfest 2012, Hellfest 2015, Hellfest 2016

Il faut que cette cinquième édition du Hellfest tienne toutes ses promesses, car le moment n’est pas à l’euphorie avec l’annonce du report de l’âge de départ à la retraite, pour le quinquagénaire que je suis, et le commentaire du match de foot de la coupe du monde France-Mexique que nous écoutons dans la voiture, sur la RN 10, direction Clisson.
France : 0, Mexique : 2, la cata. Et c’est vraiment gerbant tout ce cirque… Il faut donc que cette édition 2010 soit une réussite et ainsi étouffer, réduire à néant tous les propos de Philippe de Villiers (le fou du puy), et Christine Boutin, qui n’a pas hésité en mars à prendre sa belle plume pour écrire au PDG de Kronenbourg en déplorant leur partenariat. N’en déplaise à la reine Christine, la bière continuait à couler à flot, ce n’est pas elle qui a le pouvoir de fermer les robinets. Ne pas oublier, non plus, que les festivaliers font honneur aux producteurs locaux de Muscadet, et j’en suis, avec modération, il va de soi…

Vendredi 18 juin :

GOROD (France-Death Metal Progressif) :
C’est avec ce groupe bordelais que s’ouvre pour moi les trois jours du Hellfest. Les fans venus en voisin sont là pour soutenir le groupe et surfer sur l’album « Process Of A New Decline » alliant technique, ligne mélodique et vitalité. Les deux guitaristes, par leur jeu, séduisent le public matinal, encore parsemé, le chanteur Guillaume sait faire partager son énergie, belle entrée en matière donc. Ce groupe va se produire cet été sur les scènes italiennes, espagnoles, portugaises… et porter ainsi nos couleurs au-delà des frontières… GOROD, à suivre.





69 CHAMBERS (Suisse-Rock/Grunge) :
Charmante rencontre avec ce tout nouveau groupe de 2007, captivés que nous sommes par Nina Treml, guitariste chanteuse, blonde platine, tout de cuir vêtue… On se calme : son mari est juste à côté, vous savez, Tommy Vetterli (ex. CORONER), qui accompagne à la guitare dans la plus grande discrétion.
Il ne faut pas oublier Maddy Madarasz, la brune, qui assure bien à la basse et dans les accompagnements vocaux. La parité homme/femme est bien respectée dans ce quatuor… respect des quotas... Ils sont comme ça du côté de Zurich.
J’ai failli attraper au vol l’un des CD lancé au public par Nina pour promouvoir l’album War On The Side de 2009. Raté, j'ai préféré faire preuve de courtoisie envers mon voisin de 1m90 et 100 kgs.

SWALLOW THE SUN (Finlande-Doom/Dark Metal) :
Groupe d’une dizaine d’années, composé de plusieurs membres de FUNERIS NOCTURNUM. Une ambiance bien plombée, chaque membre du groupe est bien en phase avec cet univers sombre, et tout particulièrement le chanteur Mikko Katamäki que l’on sent imprégné des textes qu’il nous interprète, une attitude très fusionnelle avec les compositions. Les riffs entêtants provoquent les premiers headbanging de la matinée sur la Mainstage 02. A noter, dans les enregistrements précédents du groupe, les participations de Jonas Renkse de Katatonia, et Tomi Joutsen d’AMORPHIS, et cela vous donnera un petit aperçu de leurs fréquentations.





EVILE (Royaume-Uni-Thrash) :
Il est midi, le soleil approche du zénith, quand arrive EVILE, groupe leader de la nouvelle scène Thrash britannique, le rendez-vous raté de 2009 a bien lieu cette année, l'album Infected Nations sorti l'an dernier va pouvoir bénéficier de la promotion attendue, les frères DRAKE sont en super forme et nous plonge dans un déluge de riffs et une hargne digne des maitres du Thrash: ANNIHILATOR, EXODUS,....Ol Drake, lead guitar, capte nos regards, en arpentant la scène, nous invitant à partager cette énergie libérée sans compter. Le bonhomme ne manque pas d'humour, avec ses mimiques à l'attention des fans du premier rang. Bel hommage à Mike Alexander, bassiste du groupe, décédé le 05/10/2009 emporté par une embolie pulmonaire. Ben Carter, le batteur costaud, assure une rythmique implacable. La prestation d'EVILE donne le ton à cette cinquième édition du Hellfest… et on n’a pas tout vu. Je suis rassuré. La retraite peut attendre, et l'équipe de France peut aller se rhabiller…





SIGH (Japon-Black Progressif) :
C'est bien après le soleil levant, que les japonais de SIGH apparaissent à 13h00 sur la scène de la Terrorizer Tent. Vision du Yin et du Yang, de la belle et de la bête, de l'ange et du démon en la personne de Mirai Kawashima tout de noir vêtu, et de la belle Dr. Mikannibal, l'ingénue, au visage maculé de sang mais parée de ses ailes blanches – un peu kitsch tout cela –, le Grimoire qui s'enflamme à sa simple lecture… Gros efforts de mise en scène… Mirai Kawashima ne lésine pas, il a l'esprit fécond, à en croire ses orchestrations nombreuses et variées. Le public semble acquis à ce groupe de 20 ans d'âge, qui explore maints chemins entre Heavy, Black, psychédélique, symphonique... Cela pourrait nous dérouter, mais au contraire cela suscite notre curiosité. L'emploi du saxophone, entre autres, est révélateur de la démarche expérimentale du groupe, la créativité de Mirai Kakannibal semble sans limite, il ne s'interdit rien, suivons-le dans son univers… Et quel plaisir de retrouver au carré VIP Mirai et Dr. Mikannibal qui se prêteront au jeu des questions et des photos avec beaucoup de gentillesse et patience.





MASS HYSTERIA (France-Nu Metal) :
Rendez-vous à tous les furieuses et furieux présents devant la Mainstage 01, avec un Mouss qui annonce la couleur en évoquant la croisade des de Villiers et Boutin, se mettant ainsi tout le public dans la poche, sans parler des joueurs de l'équipe de France de foot, qui a droit aux honneurs en cas de victoire et au déshonneur en cas de défaite, que de tartes à la crème à balancer, et que de fric pour tout pourrir. Je vous le disais la couleur est annoncée, Mouss fidèle à son phrasé rap, est appuyé par les guitares offensives de Yann et Nico. Après la sortie de l'album Failles en septembre 2009, j'étais curieux, à l'image de deux de leurs titres, d'« Aller plus loin » et de voir « Comme on danse »... Pas déçu… Pendant 45 minutes MASS HYSTERIA et le public font corps, adhésion totale, avec des titres bien rentre-dedans, et quel plaisir, à l'issue du concert, de voir Mouss nous rejoindre au premier rang, pour se prêter avec beaucoup de convivialité aux photos des amateurs que nous sommes. Merci pour cette grande disponibilité.





KMFDM (Allemagne-Indus) :
Avant de venir au Hellfest, j'avais écouté du OOMPH : j'étais donc prédisposé à revenir aux sources avec KMFDM qui roule sa bosse depuis 1984, et qui en a inspiré plus d'un dans cette tendance Indus. Le couple Sazscha Konietzko et Lucia Cifarelli nous hypnotisent sur scène, avec cette rythmique mécanique et froide, implacable. Force est de reconnaître à Sascha Konietzko que son empreinte est capitale et vitale dans cet univers qu'il a su créer au fil de ces années, traduisant les vicissitudes du monde moderne, industriel, avec le relent des confrontations des blocs Est-Ouest. Le fan de culture latine peut être fermé à ces ambiances, cette rythmique de métronome qui fait bien headbanguer les premiers rangs. Le synthé, par moments, libère de belles nappes de notes, aux sonorités dansantes... Eh oui ! Une belle programmation sur la Mainstage 01, mais à une heure peu favorable à l'atmosphère créée et véhiculée par les compositions de Sazscha Konietzko.





HYPOCRISY (Suède-Death Metal) :
Peter Tägtgren est présent au Hellfest, non pas avec PAIN, mais avec HYPOCRISY, et cela ne se loupe pas, Peter étant considéré comme le chef de file de la scène Metal scandinave. Et on le sait exigeant le monsieur.... On se souvient de son caprice, quand mécontent de son enregistrement de l'album Catch 22, il décidait en 2008 de le réenregistrer entièrement. Les réglages techniques du concert et la prestation du trio sont à la hauteur de cette exigence. Les riffs sont envoyés et joués au millimètre, le public est acquis, le duo basse/batterie renforce la rythmique de ce Death Metal qui a su nous réserver quelques petits moments mélodique/bluesy. Peter Tägtgren témoigne aussi de l'importance qu'il accorde au visuel, en ayant déployé sur le fond de la scène un grand backdrop reprenant l'illustration de la pochette du dernier album A Taste Of Extreme Divinity réalisée avec son comparse Denis Goria qui collabore également pour les illustrations du groupe PAIN.

MONKEY 3 (Suisse-Stoner Progressif) :
Je me décide à jeter un coup d'oeil à la Terrorizer Tent où se produit MONKEY 3, groupe de Lausanne, et là j'ai trouvé mon karma, après avoir vibré l'an dernier avec KARMA TO BURN, je découvre le Stoner instrumental progressif de MONKEY 3 qui m'entraîne dans le délire psychédélique de la guitare de Boris, appuyé par le charismatique Picasso à la basse. Des titres comme « Motorcycle Broer », « Electric Mistress » nous entraînent dans un monde musical qui nous transcende, souhaitant que ce rythme obsédant dure, dure… nous berçant et conduisant notre conscience vers une certaine insouciance. L'éclairage saturé dans les teintes jaune/orange, et l'espace enfumé ont participé à la magie du moment. Le combo est né en 2001 et gagne à être connu par tous les aficionados du genre, portant ou non le chapeau de Picasso, je parie qu'il doit dormir avec… Cette prestation au Hellfest va m'inciter à me replonger dans cette ambiance via le DVD Live At Aventicum enregistré en 2009.

LOUDBLAST (France-Death Thrash Metal) :
En voiture sur l'A10, nous avons été bercé par le live The Time Keeper de LOUDBLAST, et cela sans nostalgie car on sait que le combo est bien là, et toujours là, surtout qu'un nouvel album est prévu pour 2011. Avant la tombée de la nuit, et l'arrivée des poids lourds SEPULTURA, FEAR FACTORY sur la Mainstage 01, rendez-vous à la RockHard Tent pour découvrir Stéphane Buriez, avec une nouvelle coupe de cheveux qui dégage bien les oreilles. Mais je me dispenserai bien d'aller le chahuter sur ce point… et comme j'ai perdu quelques kilos, ma carrure n'a rien d'impressionnante.
Belle concentration et dextérité de sa part quant au jeu très technique à la guitare, imposé par le choix des titres interprétés. LOUDBLAST peut compter sur son public, qui sait se faire entendre et apporter son soutien aux autres membres du combo, Drakhian, à la guitare, Alexandre à la basse et Hervé aux drums, qui assurent tant au niveau des titres speed/direct que groovy sur la fin du concert. LOUDBLAST reste un leader de la scène française, et le fait de penser qu'en 1989, ils ouvraient pour des groupes comme CORONER… Eh oui, vous me voyez venir car vous savez peut-être déjà que CORONER est annoncé pour l'édition du Hellfest 2011…

SEPULTURA (Brésil- Thrash Death Hardcore) (Le Compte de la Crypte) :
SEPULTURA, une formation que l’on ne présente plus et qui, pourtant, mériterait qu’on la représente depuis le départ des frères Cavalera car si ces derniers ne sont plus là, c'est ici que vit encore l’esprit de SEPULTURA, non dans un CAVALERA CONSPIRACY poussif et zozotant à l’image de Max. Pour mettre tout le monde d’accord sur les potentiels que renferme encore le groupe, les Brésiliens commencent en nous balançant les deux premiers titres de leur dernier-né A-Lex et après le menaçant instrumental « A-Lex 1 », l’orage éclate avec « Moloko Mesto ». Derrick Green est impressionnant, pour ne pas dire intimidant. Ça joue carré, précis, puissant… et vite. Les classiques s’enchaînent, la frénésie s’empare de moi : je me livre à mon premier slam. Que du bonheur ! La barre est placée très haute et, pour ma part, je suis encore à faire le funambule dessus quand ARCH ENEMY débute son show : j’attendais leur prestation avec impatience, car j’ai toujours eu un faible pour Angela (bon, c'est vrai que les riffs des frères Amott valent aussi le détour), mais, et c'est un comble tout cela me paraît bien mou et linéaire comparé à la déferlante brésilienne qui les a précédés.

FEAR FACTORY (Etats-Unis-Metal Indus) (Le Compte de la Crypte) :
J’avais découvert le groupe en live, lors d’un concert qu’ils avaient donné au Canada avec SLAYER en 1998. J’avais tout de suite accroché à leur mélange de Metal et d’Indus, à travers les samples, mais surtout à la voix de Burton C. Bell. Bien que n’étant pas un adepte de l’alternance vocaux clairs et growls, j’ai toujours trouvé qu’il le faisait avec un talent certain mais aussi une certaine dramaturgie propre à des albums déclinant bien souvent des concepts relatant l’opposition de l’homme à la machine. Avec ses problèmes de line-up, FEAR FACTORY avait fini par quitter le devant de la scène au début des années 2000 mais c'était sans compter sur la contagion des reformations. Dino Cazares (guitares) est de nouveau de la partie. Et les Américains sont là pour défendre leur dernier album en date, Mechanize, qui est loin d’être un simple alibi puisque le résultat est de qualité. A les voir sur scène, une chose est sûre : ils ont mangé à leur faim pendant toutes ces années d’absence. Nous voilà rassurés. La prestation est propre, on l’aurait peut-être souhaitée plus hargneuse. Mais d’un autre côté, ne faites pas attention à ce que je dis : je n’ai pas encore digéré SEPULTURA…

THE DEVIL'S BLOOD (Pays-Bas-Psychedelic Rock) :
Je laisse à d'autres le soin de chroniquer FEAR FACTORY et je vais jeter un coup d'oeil à cette curiosité qu'est THE DEVIL'S BLOOD qui se produit à minuit sous la Terroizer Tent et pour notre plus grand bonheur, aux douze coups de minuit, l'ensanglantée F « The Mouth Of Satan » ne se transformera pas en Cendrillon, car l'univers de THE DEVIL'S BLOOD n'a rien d'une fable, et nous sommes plutôt invités à entrer dans le chaos. En 2008, en découvrant ce groupe, je pensais à une nouvelle copie de LORDI, une nouvelle provocation pour Michel Drucker et l'Eurovision. Les premières photos de Selim « SL » Lemouchi et de sa soeur F, me faisaient cataloguer ce combo dans le Black Metal. Mais à l'écoute, belle surprise, étant old-school, j'ai tout de suite adhéré au côté Rock'n Roll comme le qualifie lui même SL : « nous ne faisons pas du Doom, ni du Horror Soul, ni du Proto Heavy Metal mais du Rock'n Roll ». Nous retrouvons les influences de BLACK SABBATH, THIN LIZZY…
Sur scène, THE DEVIL'S BLOOD nous offre un rituel d'1h40, et non pas un concert : concernant ce groupe, il faut adapter notre vocable… Les lumières, les nombreuses bougies réparties sur les amplis contribuent à l'atmosphère satanique favorisant l'ambiance qui permet à Selim de semer ses graines de révolution et de révélation et à s’emparer de l'énergie du public et à ce dernier à communier dans cette démarche spirituelle. Pas moins de neuf musiciens et choristes pour servir la messe, ensanglantés ou vêtus d'une bure de moine. Les morceaux joués en live sont plus longs, développant ainsi les sensations voulues par le travail d'écriture de Selim. Le public headbangue à l'unisson et ne semble pas déconcerté par le mélange de NWOBHM, de Hard Rock 70's, de Psychédélique… Le titre « Christ Or Cocaïne » clôt le rituel, comme le 4 octobre 2009 au Glaz'art, à Paris, en première partie de PENTAGRAM. Par la durée de sa prestation, ses duels de guitares, les lumières, les décors, THE DEVIL'S BLOOD a su nous subjuguer et nous entraîner dans son univers, je ne sais si c'était la fatigue de la journée, mais j'en suis ressorti sur les genoux, avec des riffs plein les oreilles.

BIOHAZARD (Etats-Unis-Hardcore) (Le Compte de la Crypte) :
Il fallait oser programmer les New-Yorkais en toute fin de journée, soit de 1h à 2h du mat’ (je me ferai la même réflexion le lendemain avec CARCASS). BIOHAZARD reste un des seuls groupes de Hardcore que j’écoute avec plaisir. Je les avais découverts en 1994 à travers State of the World Address, avant de me pencher sur Urban Discipline (1992), pour les quitter avec Mata Leao (1996) que j’avais trouvé moins réussi, moins inspiré, moins revendicatif. La faute sans doute au départ du guitariste Bobby Hambel. En 2005, le groupe annonçait que Means to an End serait leur dernier album tandis que le chanteur tatoué Evan Seinfeld se tournait vers une carrière d’acteur (on l’a notamment vu dans la série OZ). Mais l’heure de la reformation a sonné et les voilà tous réunis sur scène ce soir. Pour ceux qui seraient hermétiques au phrasé Rap, peut-être serez-vous sensibles au timbre rugueux d’Evan Seinfeld L’accueil du public fut d’ailleurs chaleureux et mérité pour une set-list essentiellement orientée sur les premières productions du combo. M’en voilà rassuré et satisfait pour les Américains. Et moi, heureux d’avoir pu m’époumoner sur des « We’re brothers of blood, We share the knife, And now we’ll see who is down for life »…

Le tiercé gagnant du Patriarche :
La valeur sûre du jour : EVILE
La valeur sûre à confirmer : THE DEVIL'S BLOOD
Le outsider prometteur : MONKEY 3

Le tiercé gagnant du Comte de la Crypte :
La claque du jour : SEPULTURA
La déception du jour : HYPOCRISY (en raison d’un son jugé déplorable : comme quoi, c'est vraiment chacun son festival)
La découverte du jour : le slam (il n’est jamais trop tard)

Samedi 19 juin :

Arrivée sur le site sous quelques gouttes, les capes de pluie commencent à sortir ici et là. Le public clairsemé du matin implore le dieu solaire Râ, qui est aussi celui de la musique, sa tête de faucon portant un disque en guise de coiffure… Et ça fonctionne : soleil pour le restant du week-end. Il suffit de demander...





TAMTRUM (France-Electro Goth) :
Je vous avoue que je ne savais pas ce qui m'attendait...et en seulement 30 minutes, TAMTRUM va nous en mettre plein les yeux et les oreilles. La musique du combo lorgnant sur l'Indus, et encouragé par la prestation de KMFDM d'hier, je suis allé jeter un coup d'oeil. L'arrivée du trio sur scène ne passe pas inaperçue, avec un Benoit Sixteen pêchu à souhait, et ses comparses aux cheveux hirsutes, badigeonnés de suie. Si nous sommes plusieurs à être, au début, déconcertés par cette musique, mélange de Punk, Techno Rock, Black, Indus,… force est de constater que la mayonnaise prend bien, l'espace devant de la Mainstage 02 se transformant en dancefloor. Sylvicious n'hésitera pas à vider un extincteur à mousse sur les premiers rangs. Les deux strip-teaseuses arrivant par la suite vont aiguiser les appétits, on approche de midi, positions suggestives, massage sensuel au lait… On n’en restera pas là, car ces demoiselles se font également cracheuses de feu, ajoutant aux effets pyrotechniques de l'arrière scène. Le rythme martial, et les propos décadents et provocateurs véhiculés par les différents titres nous assurent un set de qualité d'autant plus qu'il était, pour moi du moins, complètement inattendu. Une belle surprise, à recommander à votre meilleur ami, celui qui est porté sur le sexe.





DELAIN (Pays Bas-Power Metal Symphonique) :
Oui, je sais après le passage de TAMTRUM, nous avons tous envie de protéger la jolie et candide Charlotte Wessel de tous ces obsédés qui rôdent...Nous retrouvons l'ambiance, la délicatesse des groupes tels que EPICA, WITHIN TEMPTATION. Les fans sensibles au Metal Symphonique sont séduits par la prestation, en situation festival, le côté épique est moins valorisé certes, mais la rythmique entêtante est là. Les compositions de Martijn Westerholt, axées sur le dernier album du groupe April Rain bénéficient d'une interprétation plus dépouillée, et un plaisir manifeste d'être au Hellfest. Les titres sont bien servis par la voix de Charlotte, qui connaît peu de limites dans la gamme des aigus et il faut reconnaître que nous avons aujourd'hui une belle représentante du Metal Female Voices.





Y&T (Etats-Unis-Hard Rock) :
L'existence de ce groupe remonte à 1974, avec aujourd'hui à son actif 18 albums, et 4 millions vendus à travers le monde. Pour vous dire que Y&T n'a rien à prouver aujourd'hui, les fans sont acquis, et c'est avec bonheur que nous retrouvons les deux membres originels que sont Dave Meniketti, lead guitare et vocal, et Phil Kennemore à la basse. Sur la scène, le technicien qui se prend une gamelle en venant faire un réglage micro de dernière minute amuse tout le monde et donne le ton: ambiance et décontraction, plaisir d'être ensemble. Le combo est venu nous présenter quelques extraits de son dernier skeud Facemelter. Nous retrouvons le Heavy groove, les lignes mélodiques, et le mid-tempo qui font de Y&T notre compagnon de route depuis presque 40 ans, et un des premiers nés de la Bay Area's. Toute leur énergie se retrouve sur scène, celle qui a été partagée avec des groupes comme MÖTLEY CRÜE, AEROSMITH, AC/DC,... dans des tournées précédentes. 40 minutes pour résumer une telle carrière c'est trop peu, mais nous n'allons pas bouder notre plaisir, un bon moment de rock 70's.

RAVEN (Grande-Bretagne-Heavy Metal) :
Alors là, la claque. Les frères Gallagher, Mark et John, ainsi que Joe Hasselvander à la batterie, nous ont soufflés avec ce déluge d'énergie, ce trio de Newcastle nous démontre que les années ne sont pas là pour ternir la vitalité d'antan, au contraire car dans le cas de RAVEN, le temps ravive leur côté sauvage et spontané tel qu'il était déjà dévoilé en 1984 avec le premier double live Live At The Inferno à l'époque des tournées avec METALLICA.
On apprécie d'autant plus ces instants que l'on se souvient du terrible accident de Mark il y a dix ans, les jambes broyées sous un mur écroulé, trois ans de rééducation pour remarcher.
Au cours du set, Mark, adresse un clin d'oeil aux fans français en improvisant la Marseillaise à la guitare. Et pour les fans qui revendiquent le Heavy Old School, nous sommes comblés, les solis de Mark Gallagher y sont pour beaucoup, et nous sommes tout prêt à accompagner RAVEN pour « Walk Through Fire » et marcher à leur côté pour encore un sacré bout de temps...





ANVIL (Canada-Heavy Thrash Metal) :
Nous n'allons pas revenir sur le film de Sacha Gervasi The Story Of Anvil qui rafle toutes les récompenses et qui a fait renaître de leurs cendres les inséparables Steve « Lips » Kudlow et Robb Reiner car depuis la fin des années 80 nous les avions oubliés. Que de chemin parcouru depuis leur première participation aux Monsters Of Rock de Castle Donington en 1982, sous la pluie et en se faisant accueillir par des boules de boue lancées par le public. Aujourd'hui à Clisson, c'est soleil, public sympa, muscadet et galette saucisse...et c'est bien du Hard'n'Heavy que nous retrouvons en faisant le grand écart entre « Metal On Metal » et « This Is Thirteen ». Steve nous réserve une petite gâterie en utilisant un accessoire qui devient familier lors de ses prestations scèniques, à savoir le vibromasseur pour caresser les cordes tendues de sa guitare avec sa mimique qui le rend si sympathique...for the devil. Le power trio va donc nous entraîner vers un speed metal, pour notre plus grand plaisir et une intro du set avec un solo de Lips à se pincer pour y croire. On vient de vivre un grand moment festif, il suffit de voir les mines radieuses du public. Rock'n'Roll.





AIRBOURNE (Australie-Hard Rock) :
C'est bien simple, à voir Joel O'Keeffe, s'exploser ainsi sur scène, sautant, à droite, à gauche, grimper, descendre... J'ai dû prendre ma Ventoline, le souffle coupé. David Roads, à la guitare, Justin Street à la basse et Ryan O'Keefe nous noient sous un tsunami de rythme heavy à souhait, et d'une frappe implacable. Joel s'explosant des canettes sur la tête, on se dit qu'il donne vraiment tout sur la scène et toutes les interprétations live des titres studio donnent une puissance décuplée. Pendant le titre « Girls In Black », il fait encore plus fort qu'en 2008, car là (pas Bruni) il se paye le luxe de grimper au sommet de la structure pour y jouer son solo. Je ne voudrai pas être le monsieur Sécurité du Hellfest... mais les risques pris par Joel O'Keeffe, son dépassement de soi au niveau physique, témoigne de son envie de tout donner à son public. Joel n'hésite pas non plus à s'approcher des barrières de sécurité pour le plus grand plaisir des photographes amateurs des premiers rangs. La vitesse d'exécution des musiciens est à l'image de l'énergie délivrée par ce front man exceptionnel. AIRBOURNE s'éloigne du premier cliché de groupe Tribute To AC/DC pour gagner une personnalité, un style qui va petit à petit s'écarter du modèle. Il suffit pour cela de constater le public du Zenith en mars 2010 à Paris, beaucoup plus éclectique, c'est l'amorce d'un intérêt élargi, et non plus limité aux seuls fans d'AC/DC. Pour les prochains concerts, il conviendra aussi de choisir son voisin, ou sa voisine, Joel O'Keeffe, prenant un malin plaisir de nous demander de porter sur nos épaules notre voisin, je recherche donc dés à présent un petit hardos de 45 kgs tout mouillé. C'est avec « Running Wild » que l'on se quitte, tous conquis. Je suis obligé de me faire une deuxième inhalation de Ventoline.





NEVERMORE (US-Power Thrash Progressif) :
Mon attente était forte pour cette prestation, peut-être trop....avant le Hellfest, j'avais visionné à plusieurs reprises le DVD live Year Of The Voyager et le considérais comme un don ultime de NEVERMORE à ses fans tellement la rumeur de split était forte et corroborée par le départ de Steve Smyth, et un nouvel album qui tardait à paraître… Il aura fallu attendre 5 ans. The Year Of The Voyager de NEVERMORE s'inscrivait donc pour moi dans la lignée du regretté SENTENCED Buried Alive. Retrouver NEVERMORE au Hellfest, avec The Obsidian Conspiracy était donc inespéré. Bizarrement, ça n'a pas fonctionné, j'ai dû trop sublimer cet instant. Je vais faire réagir en disant que je n'ai pas trouvé Warrel Dane au mieux de sa forme, et physiquement marqué, comme quelqu'un traité à la cortisone. Jeff Loomis reste incontournable, son orientation dans The Obsidian Conspiracy se retrouve par des morceaux autrement structurés qui se veulent plus courts, plus percutants, les rendant plus mémorisables car plus groovy. La nouvelle recrue de 24 ans, Attila Voros est parfaitement intégré au combo, Van William à la batterie assure une rythmique imparable, avec un Jim Sheppard, à la basse, toujours fidèle au poste. Warrel a été secoué par les turbulences qui ont touché le groupe après This Godless Endeavor, et il en a fait sa principale source d'inspiration pour ses derniers textes. L'album Dead Heart In A Dead World était bien présent dans la set list, et les fans ont été aussi ravis d'entendre « Born », morceau bien Thrash. Je lâche NEVERMORE pour rejoindre le public de SLASH qui est déjà amassé devant la Mainstage 01, les places sont chères.





SLASH (US-Hard Rock Heavy) :
Cette image, chevelure frisée sous le chapeau haut de forme, domptant sa Gibson, fait de SLASH une figure incontournable et unique. Le public est là et bien là, de nombreux fans sont amassés depuis une heure, voulant être aux premières loges. Leur attente, on le sait, est avant tout pour écouter les titres de GUNS N' ROSES (beaucoup) VELVET REVOLVER (un peu) et SLASH solo (à voir). Saul Hudson alias SLASH va nous combler avec son jeu chromatique, sa marque de fabrique. Ses doigts, sur le manche, alignent des notes fluides avec un style toujours aussi ciselé, SLASH n'est pas guitar hero pour rien. Le choix de Myles Kennedy au chant s'avère le bon, désertant pour la tournée son groupe ALTER BRIDGE, il s'impose comme le frontman de circonstance, ses capacités vocales le rendant à l'aise dans l'interprétation des répertoires du sieur SLASH. « Paradise City » termine le set en beauté, l'énergie délivrée par ce titre enchante le public, et fait de cet instant un des moments forts du Hellfest, 5éme édition.





ANNIHILATOR (Canada-Thrash Metal) :
Jeff Watters, cheveux courts, leader d'ANNIHILATOR, accompagné de Dave Padden, nous donne rendez-vous à la Mainstage 02 pour une heure de Thrash. Après tous les déboires avec les différents labels, nous sommes soulagés de retrouver ANNIHILATOR avec son dernier album éponyme. Jeff Watters, ne se considère jamais au bout des choses, il le prouve en se surpassant à chaque fois. Il enchaîne les soli de guitare pour notre plus grand plaisir. Jeff a envie de renforcer l'influence de son groupe en France, et le Hellfest est l'occasion de jouer des anciens morceaux, ainsi que ceux de Metal et du dernier-né. Jeff profitera de sa présence sur le site pour assister à plusieurs concerts dont celui de NEVERMORE. En attendant c'est bien lui qui officie, et les thrashers sont immergés dans cette musique qu'ils affectionnent dans la lignée aussi des MEGADETH,...et ça bouge bien dans le pit. Que de chemin parcouru depuis Alice In Hell en 1989!

CANDLEMASS (Suède-Doom Metal) :
L'ambiance plus confinée de la Rock Hard Tent est tout indiquée pour la grand'messe de CANDLEMASS. Si une image s'impose à nous pour représenter ce groupe, c'est Robert Lowe, le front man charismatique aux yeux révulsés et à la voix venue d'outre-tombe. Mais tout cela ne serait rien sans le leader incontesté Leif Edling, coupable de cette musique plombante mettant en lévitation tout le public, bel exploit. La communion est totale avec des titres comme « Hammer Of Doom ». Le dernier album Death Magic Doom n'est pas oublié, il nous permet de découvrir en live, « If I Ever Die » entre autres....l'apothéose, en clôture, avec le titre « Solitude »… et là, on se sent en effet bien seul quand les dernières notes du morceau sont jouées.

IMMORTAL (Norvège-Black Metal) (Le Compte de la Crypte) :
C'est la première fois que je vois les Norvégiens se produire sur scène : ils sont déjà venus à Clisson en 2007, mais je ne suis un fidèle du Hellfest que depuis 2008. Pour un groupe de Black Metal qui, qui plus est, vient de Norvège et nous sort des albums au titre évocateur : Blizzard Beasts, At The Heart of Winter, Sons of Northern Darkness, on pourrait légitimement s’attendre à un show glacial et violent. Le rendu m’apparaît plutôt ridicule : question maquillage, c'est du lourd, de l’épais (on est loin de la finesse de celui des Français d’OTARGOS qui m’avait assez bluffé vendredi) ; question attitude, la démarche de cow-boy… C'est ça de jouer aux malins avec le Malin… Et franchement, faire deux breaks sur le titre « Tyrants », un de ceux que j’attendais réellement, c'est moi qui ai eu mal au cul pour le coup.





ALICE COOPER (Etats-Unis- Hard Rock) :
Alice COOPER, la machine à remonter le temps. Je me retrouve au concert donné le 13 novembre 2002 au Zenith à Paris. J'y retrouve tous les ingrédients : la guillotine, la potence, la camisole de force, sa fille Calico, en infirmière maltraitée… Une mise en scène théâtrale qu'il faut saluer ce soir, car il est bien plus difficile de la mettre en oeuvre dans le cadre d'un festival. Tout est hyper huilé, très pro. Comme toujours. Nous assistons à un super show réglé au millimètre, alliant humour, causticité… Sur « Dirty Diamonds », des colliers de perles sont lancés dans le public, sur « Billion Dollar Babies » les billets embrochés sur l'épée sont jetés en pâture aux premiers rangs… Le public n'en demande pas tant. Le titre « Poison » est repris par la foule, quel plaisir pour moi d'entendre « Under My Wheels », ma madeleine Proust de la soirée. La set-list va privilégier les anciens comme moi, avec un « School's Out » qui va introduire le show et le clore. La boucle sera ainsi bouclée. Arrivant tout de noir et de cuir vêtu, il nous quittera, avec sa classe habituelle, tout en blanc avec chapeau haut de forme (il nous démontre ainsi qu'il y a plusieurs façons de le porter, après avoir vu SLASH), et une canne, qui n'est pas une canne de vieillesse, le « jeune homme » étant encore bien fringant. Et quand je parle de classe, j'évoque également son attitude vis à vis de ses musiciens, s'éclipsant pour permettre au batteur Jimmy De Grasso, ex. MEGADETH, de nous montrer de quoi il est capable, sans oublier Chuck Garric à la basse. En parlant d'humour, nous avons apprécié l'interprétation du titre disco « From The Inside ». 40 ans viennent d'être survolés, de nos premiers vinyls aux derniers CD plus Heavy, toujours dans l'actualité, ALICE COOPER se refusant d'être figé dans la cire du musée Grévin. Cette nuit, il a mis le feu et nous avons besoin de nous réchauffer à ses flammes car, pour votre information, à la fin du set, à 1h du matin, la température au thermomètre est de 7°.

CARCASS (Grande-Bretagne-Grind Death Technique) (Le Compte de la Crypte) :
Avant que le groupe n’arrive sur scène, je n’attends rien de particulier. Certes, il s’agit d’une formation culte mais que je n’ai véritablement découvert qu’en 2008 sur cette même scène, sans que ces derniers ne m’aient laissé un souvenir impérissable. La vidéo se met en marche, se succèdent des photos de pénis en sale état, auxquelles viendront s’ajouter des photos de dissection… Peu ragoûtant… Et là, la musique commence. Il est 1h du matin, il fait froid, on est fatigués mais on oublie tout à l’écoute de ce Grind Death Technique de haute volée, exécuté avec précision. Les nombreux breaks sont affolants, ils nous laissent hagards : le public est conquis, hypnotisé. Une bien belle manière de conclure cette deuxième journée…

Le tiercé gagnant du Patriarche :
Mon coup de cœur : RAVEN
Ma valeur sûre : ALICE COOPER
Ma déception du jour : NEVERMORE
Celui que j'inviterais pour escalader la Tour Eiffel : Joel O'Keefe.
Celui que j'inviterais à faire rire les enfants au concours de grimaces : Steve « Lips » Kudlow.

Le tiercé gagnant du Comte de la Crypte :
Mon coup de cœur : TAMTRUM (après réflexion, est-ce bien le cœur qui a parlé ?)
La claque du jour : CARCASS
La déception du jour : IMMORTAL (je m’attendais à un groupe de Black : j’ai vu Guignol)

Dimanche 20 juin :

Et un, et deux, et trois… Troisième belle journée ensoleillée pour cette édition n°5, comme du Chanel, parce qu'on le vaut bien...
Jour de la Fête des pères, et un pass 3 jours fut pour moi un magnifique cadeau.





SABATON (Suède-Power Metal) :
SABATON a bien décidé à se faire connaître dans nos contrées. Le groupe devrait se produire sur plusieurs dates en France en 2011 avec son nouveau label Nuclear Blast. Les pantalons treillis sont de sortie, avec T.Shirt noir, agrémenté de quelques plaques métalliques pour Joakim Brodén au Chant. Le groupe est en formation, et va déployer son plan de bataille pour lancer son dernier skeud Coat Of Arms. Mais que ce soit clair, SABATON ne fait pas l'apologie de la guerre, les paroles écrites par Joakim et par Pär Sundström s'inspirent des conflits actuels ou passés. Les fans sont solicités pour suggérer des idées comme ce fut le cas dans l'album précédent The Art Of War. Source d'inspiration donc, pour mieux affirmer leur passion pour le Heavy Metal, leur seul et véritable cheval de bataille…. Le Power Heavy Metal nous est délivré au travers de morceaux courts, qui laissent une certaine part aux claviers. Le groupe trouve son inspiration chez des aînés comme ACCEPT et SAVATAGE. « Metal Machine » clôt le set d'une belle manière pour célébrer le Heavy Metal que nous sommes venus partager, il n'est que midi, c'est un beau début dominical. Une petite pensée à Christine Boutin qui doit tout juste sortir de la messe.





FREAK KITCHEN (Suède-Hard Rock/Metal Progressif) :
Chris Ötefors, le bassiste avec son casque de moto vissé sur la tête et aux bras aux multiples tatouages ne passe pas inaperçu lors de son entrée sur scène. Mattias IA Eklundk, guitare, chant, semble avoir retrouvé sa voix depuis son dernier concert à Bordeaux en février. Bonne humeur chez ce trio, Mattias se risque à quelques plaisanteries dans la langue des autochtones, à partir des indications en français du GPS pour rejoindre Clisson. Une prestation classique dans son genre, quelques soli bien sentis, quelques accélérations pour pimenter la prestation que nous livre FREAK KITCHEN en guise d'apéritif.





PRIMAL FEAR (Allemagne-Heavy Metal) :
C'est labellisé « Made in Allemagne » et c'est du Heavy Metal. On a tout dit. Et le combo tourne, tourne, nombreux seront les festivals, cet été, avec PRIMAL FEAR à l'affiche pour promouvoir leur dernière livraison CD/DVD… que du live… Ralf Scheepers, que tout le monde connaît comme chanteur originel de GAMMA RAY, capte les regards avec son crâne rasé, et sa tenue noire, aucune fantaisie, c'est carré et puissant avec une voix suraïgue reconnaissable. L'album 16.6 est bien représenté, plusieurs titres seront interprétés, avec son lot de riffs et de refrains entêtants. Les soli de guitares sont bien sûr au rendez-vous. Matt Sinner sait aussi nous écrire du bon power mélodique, et on a plaisir à le revoir sur scène suite à son projet solo. Certes, pas d'originalité, mais de la qualité avec sobriété. Reprenons tous en choeur « Metal Is Forever ».

SAVIOURS (Etats-Unis-Heavy Thrash Metal) :
Il n'était pas prévu que je traîne du côté de la Terrorizer Tent, mais c'était l'heure de la galette saucisse. Des bribes de Thrash, de Stoner me parviennent aux oreilles, des sonorités très Old School, et là je tombe sur les Américains de SAVIOURS. Ce groupe californien voit le jour en 2004. On retrouve du HIGH ON FIRE dans ce set. La voix d'Austin Barber n'est pas trop en avant, bien placée, et en parfaite harmonie avec le jeu guitare/basse qui nous délivre une rythmique basique sans fioriture sur laquelle les fans prennent leur pied : il suffit de voir les têtes bouger et les poings partir dans le vide pour accompagner cette frappe. Encore une belle surprise du Hellfest, qui favorise ce type de rencontre dans le cadre de la promotion du Accelerate Living assurée aujourd'hui par SAVIOURS avec un petit côté Rock'N'Roll à l'ancienne bien festif et jouissif. En parlant de jouissance, j'étais venu au départ pour m'acheter une galette saucisse....

ENSIFERUM (Finlande-Viking Metal) (Le Compte de la Crypte) :
Après une prestation en demi-teinte à mon goût de FINNTROLL, c'est au tour de leurs compatriotes d’ENSIFERUM de nous livrer leur Folk/Viking Metal. Décidément, ces programmations nous rappellent une fois de plus le caractère éclectique du Hellfest qui nous offre un vaste panorama de la scène Metal, du Heavy au Grind en passant par le Folk et le Stoner… De quoi satisfaire tout le monde… Même sans connaître particulièrement leur discographie, le style des Finlandais est rapidement accrocheur. C'est aussi cela le Metal : nous sommes tous frères et sœurs autour d’une corne de bière.





U.D.O. (Allemagne-Heavy Power Metal) :
Udo Dirkschneider faisait il y a quelque temps cette déclaration : « Le meilleur public au monde est le public Metal. Mais attention, il ne te reste fidèle que si tu ne changes pas d'orientation musicale ». C'est plein de clairvoyance ce constat : l'évolution chez U.D.O. est en effet à la marge, un son plus moderne depuis Mastercutor qui annonce l'abandon de l'analogique au bénéfice du format digital. Udo se présente à son public, avec son inséparable treillis et ses 55 ans, et cette voix toujours aussi caractéristique. On regrette bien sûr cette re-formation ratée d'ACCEPT en 2005, mais on se réjouit de retrouver Udo, continuant à tracer la route. Le public sera comblé par le panachage des titres ACCEPT/U.D.O. proposés, avec quelques soli bien placés. Le combo nous servira comme à son habitude en fin de set ou rappel, les deux titres « Metal Heart » et « Balls To The Wall ».





SAXON (Grande-Bretagne-Hard Rock /Heavy Metal) :
Faites le compte, 1er album Saxon, année 1979, dernier album Into The Labyrinth, année 2009, et Biff Byford n'a pas réussi à nous perdre dans ce labyrinthe car nous sommes toujours là, et bien amassés devant la Mainstage 01 pour 50 minutes de Heavy mélodique. Je dirais même que nous avons fini par adopter Biff puisqu'il réside en Normandie et qu'il a même obtenu sa carte vitale en France… c'est pour dire… L'affiche de ce soir au Hellfest fait également un sacré clin d'oeil au temps passé, puisque en novembre 1979, SAXON tournait avec MOTÖRHEAD sur le Bomber Tour.
Comme l'indique Biff Byford, il est toujours difficile en concert de placer nos nouveaux titres, il suffit pour cela d'entendre la réponse que lui fait le public à cette question, et pour notre plus grande satisfaction, on se délecte de titres comme « Heavy Metal Thunder », « Motorcycle Man », « Crusader ». Les musiciens sont toujours aussi performants en concert, Paul et Doug nous alignent riffs et soli dans la plus pure tradition Heavy. Un bel hommage à Ronnie James Dio avec la chanson « Denim And Leather », et avec émotion, nous avons été plus d'un à se remémorer le privilège que nous avons eu, ici à Clisson, le vendredi 19 juin 2009 d'entendre Ronnie avec HEAVEN AND HELL. Les regards se portent vers le ciel, et si en 2007, Ronnie James Dio, accompagné de Slash, au Rockwalk de Guitar Center immortalisait ses empreintes de devil horns dans le ciment, cette nuit, des milliers de fans réunis à Clisson lui adressent leurs devil horns faisant clignoter mille étoiles.

DEVIN TOWNSEND PROJECT (Allemagne-Heavy Power Metal) (Le Compte de la Crypte) :
J’ai toujours suivi d’une oreille discrète la carrière de Devin Townsend, sans pour autant ignorer le caractère prolixe et halluciné du bonhomme, capable de nous construire un concept album autour d’un extraterrestre, Ziltoid, prêt à détruire notre planète s’il ne lui est pas servi la meilleure tasse de café qui soit. J’étais curieux sans pour autant impatient de découvrir le Canadien sur scène. Et ce n’est pas un Canadien que je vois se produire aujourd'hui mais un être hybride, mi-homme mi-génie. Devin – je l’appelle par son prénom car une telle chaleur et une telle humanité se dégagent de sa personne que toute distance entre lui et nous semble aboli – joue comme il respire : toutes ses notes, ses intonations de voix sortent avec un naturel déconcertant. Les traits du visage de Devin traduisent quant à eux la sincérité du personnage : Devin est indiscutablement habité par sa musique. La qualité musicale est au rendez-vous, mais c'est la qualité émotionnelle qui se révèle impressionnante. En un seul mot : conquis.

EXODUS (Etats-Unis-Thrash) (Le Compte de la Crypte) :
J’ai été initié au Thrash par deux albums : The New World Order de TESTAMENT et Bonded By Blood d’EXODUS. Savoir que ces derniers nous offriraient l’intégralité de cet album pour leur performance au Hellfest était plus qu’alléchante. Et un album culte pour une formation de légende, forcément ça déménage. Sur scène, le groupe se donne à fond ; dans la fosse, les mosh pits n’arrêtent pas, à un point tel qu’on en oublierait presque les musiciens. Trois-quatre bobos semblent être venus là pour s’encanailler et se filmer parmi la plèbe métalleuse : Mouss a beau nous avoir parlé de respect il y a deux jours, nous sommes à plusieurs à vouloir leur faire mordre la poussière. Le mosh aura raison d’eux. Pendant ce temps, je m’envole sur de nouveaux slams. A moi, la Denrée… j’hallucine !





MOTÖRHEAD (Grande-Bretagne-Hard Rock/Heavy Metal) :
Avec MOTÖRHEAD, ce serait comme dans un restaurant familier, on refuse de la main la carte que l'on nous présente : « non, merci, je suis un habitué, je prendrai comme d'habitude ». Alors bien sûr, et avec toujours le sourire, on nous livre « Doctor Rock », « Killers », « Sacrifice » (vous prendrez un solo de batterie ou un trou normand avec sa glace à la pomme, calva ?), « Killed By Death » avec ou sans la danseuse orientale, « c'est selon que vous êtes pressé ou pas », et bien sûr au dessert « Ace Of Spades » et « Overkill », à chaque fois on se dit que l'on devrait prendre autre chose, mais c'est vrai aussi que l'on n'est jamais déçu. Lemmy, en chef cuistot, supervise tout cela, la tête levée par ce micro toujours haut perché, et Phil, toujours impassible, fidèle, appliqué sur ses cordes, avec lui on sait que le service sera assuré en salle, quant à Mikkey Dee, c'est sûr qu'on l'entend avec sa batterie de cuisine, de peur qu'on l'oublie, mais tout cela ça fonctionne de feu de Dieu, toujours servi à température, pas le temps d'attendre. Ils ont bien mérité leurs étoiles au guide Michelin, ces petits gars. Sûr, que quand on repassera dans le coin, on s'arrêtera, à l'auberge « Chez Lemmy », il fait aussi casse-croûte, bière à toute heure.

NILE (Etats-Unis-Brutal Death Technique) (Le Compte de la Crypte) :
Avec le pass VIP, on peut se permettre de faire le blasé : « Quoi ? MOTÖRHEAD ? SLAYER ? Ouais, c'est sympa, c'est carré, mais je les ai déjà vus plusieurs fois, c'est un peu toujours la même chose. » Cela n’enlève rien à la qualité de leurs prestations, mais en ce dimanche soir, j’ai envie de neuf. Je me dirige donc vers la RockHard Tent où se produit NILE. Aucun béotien dans le coin qui trouve encore le moyen de dire que le Metal, ce n’est que du bruit ? Car les Américains de NILE auraient une bonne leçon à lui donner, d’autant qu’on ne parle pas simplement de Metal ici, mais de Brutal Death Technique. Et question technique, quelle technique ! Quel professionnalisme aussi ! L’accent est mis sur le dernier album en date : Those Whom The Gods Detest. C'est joué au millimètre, à une vitesse démentielle. Perfection de l’enregistrement studio multipliée par l’aura du live égalent efficacité et brutalité décuplées.





KISS (Etats-Unis-Hard Rock) (Le Compte de la Crypte) :
Je suis SLAYER (du verbe suivre, car même si je possède tous leurs albums, je n’en suis pas à ne vivre que par eux) de loin pour m’assurer une place de choix pour le show – quel autre mot conviendrait ? – de KISS. Je crains qu’à l’instar de MÖTLEY CRÜE, qui s’étaient produits en 2009, ils ne se croient en terrain conquis, estimant qu’on se doit de leur dérouler le tapis rouge sur la base de leur simple nom. Mais les egos des uns et des autres s’effacent ici devant le show. Nous aussi les métalleux, on a droit à notre Johnny Halliday. Des effets pyrotechniques à foison, une batterie qui s’élève dans les airs, un Gene Simmons qui crache tantôt du sang, tantôt du feu, un Paul Stanley qui vole au-dessus de la foule, des cotillons par millions… Il y a le show, mais il y aussi la musique. Sans pour autant connaître leur répertoire, je réalise qu’un certain nombre de leurs classiques ne me sont pas inconnus – comme entrés dans l’inconscient collectif du métalleux – et se font vite entraînants. Quant aux autres, ils s’assimilent sans difficulté, comme tout bon titre de Rock’n Roll. Pour clore cette 5ème édition, difficile de trouver mieux et plus rassembleur. En accueillant un show de cette ampleur, les organisateurs du Hellfest prouvent en outre que plus rien ne leur est désormais impossible : AC/DC, METALLICA, AEROSMITH, IRON MAIDEN… C'est quand vous voulez…

Que du positif pour cette troisième journée ! Jugez plutôt :
Bilan du Patriarche :
Mon coup de cœur : SAVIOURS
Ma valeur sûre, intemporelle: MOTÖRHEAD.

Bilan du Comte de la Crypte :
Touché en pleine gueule : EXODUS
Touché en plein cœur : DEVIN TOWNSEND
Touché plein les yeux : KISS (Allumez le feu…)

A l'année prochaine...

Entretien avec le Chef responsable du poste de Secourisme du Hellfest (Le petit plus de Chim9) :

65000 festivaliers sur trois jours, voila ce que devait gérer le poste de secourisme, car qui dis concerts, alcool et métalleux dis besoin de secourisme. C’est tout du moins ce que toute personne normalement constituée pourrait penser. Mais interrogé sur ce point, le chef responsable du poste de secourisme du Hellfest y travaillant depuis les débuts du Furyfest nous confie qu’en fait, l’alcool ne pause que très peu de problèmes. En effet, sur 3 jours il n’a eu qu’à traiter 3 cas de coma éthylique. Il dit sur ce point que « les Hard Rocker connaissent leur limites et donc ne la franchissent pas ». Alors si ce n’est pas l’alcool, serait-ce la violence ? La brutalité ? Les pogos, pits et walls of death sont impressionnant, mais sont-ils si dangereux ? Une fois encore, notre ami nous répond que non ! Sur 3 jours et autant de séances de pogo, seule une jeune fille de petite taille aurait été vraiment blessée. En effet, ce maigre chiffre s’explique et se voit avec beaucoup de facilité ! Les pogoteurs, brutaux mais pas violents se précipitent pour relever leur camarades aillant perdus l’équilibre afin que ceux-ci ne soient pas piétinés. Incitations à la violence dénaturées, les métalleux ne seraient donc pas les barbares sanguinaires décris par les médias ? Cette idée se renforce d’autant plus que, lorsque perplexe je questionne le chef sur les facteurs premiers d’urgences, celui-ci montre le ciel. Quoi ? La foudre divine châtiant les viles satanistes que nous sommes serait donc la cause première des bobos du Hellfest ? En quelques sortes oui… en effet, le temps est l’élément majeur dans ce domaine. Quand il fait beau et chaud, nos amis gothiques attrapent des insolations (les cas les plus extrêmes étant des allergies au soleil !), quand il fait froid et qu’il pleut, les personnes décuvant dans l’herbe tombent en hypothermie, et finalement le vent cause toutes sortes d’allergies. L’édition 2010 s’est vue heureusement bénie par les 3 tenantes ce qui en faisait le temps parfait pour les festivaliers qui n’avaient ni trop chaud ni trop froid, et donc, moins de travail pour nos amis secouristes. Et donc pour 2010 quels sont les démons des secouristes ? Ce sont les chaussures, ou plutôt les gros godillots (pour ne pas nommer la marque éponyme) qui donnent des ampoules aux pieds. Aïe aïe aïe.
Donc en clair, le Hellfest, ou « festival de l’enfer » pour citer une certaine femme politique française, qui selon elle inciterait à la violence, aurait vu en 2010 une partie de sa population décimée par de violentes attaques d’ampoules en tout genre, ah les sournoises ! Elles ont été envoyées par Satan lui-même à tous les coups !
L’homme nous dit que le Hellfest est un festival relativement calme par rapport à d’autres plus « softs » avec de la musique plus rock pop, où a contrario, c’est en général un public jeune venu pour se mettre une race le plus vite possible, qui rentrent et ressortent du fest sur des brancards. Il ajoute aussi que « ya plus de valeurs chrétiennes ici, ou les gens s’aident, se portent secours (au même moment, un homme se présente au poste pour savoir où il doit rendre un téléphone portable qu’il a trouvé dans l’herbe. Il a à ce propos composé le dernier numéro pour connaitre l’identité de la personne afin de la retrouver plus facilement…) que dans beaucoup d’autres endroits qui seraient réputées en avoir ».
Intox, adoucissement de la vérité ? C’est à vous de juger et au politiciens qui tentent de faire chavirer ce bel évènement de le constater.


Ajouté :  Dimanche 22 Août 2010
Live Reporteur :  Le Patriarche
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Lien en relation:  Hellfest Open Air website
Hits: 47226
  
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