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HELLFEST OPEN AIR (FRA) - Clisson (17-18-19/06/11)


Date du festival : du 17 au 19 juin 2011
Lieu du festival : Open Air (Clisson, France)
Plus de Photos du festival sur Ludopix.com
Retrouver l'interview du chanteur et co-fandateur de ATHEIST, Kelly Shaefer.
Live reports des autres éditions : Fury Fest 2004, Fury Fest 2005, Hellfest 2009, Hellfest 2010, Hellfest 2011, Hellfest 2012, Hellfest 2015, Hellfest 2016

METAL-IMPACT vous souhaite la bienvenue dans ce HELLFEST Report Edition 2011. On comprend votre impatience...
Nous avons pris le parti de dérouler les festivités journée par journée, en distinguant les différentes scènes.
Si vous avez eu la chance d'avoir un pass 3 jours, vous pourrez ainsi balayer l'ensemble des prestations, du moins celles qui font l'objet d'une chronique : on a que deux oreilles, voire quatre si l’on s’y met à deux, et l'affiche est si riche ! Encore chapeau bas aux organisateurs pour cette nouvelle programmation.
Pour le pass 1 jour, vous vous dirigerez vers les groupes concernés pour revivre avec nous ces moments de forte intensité et aiguiser votre curiosité via nos rubriques sur des groupes plus méconnus.
Nous espérons qu'avec ce Festival Report, nous partagerons ensemble, après avoir regagné nos pénates, ces bons moments de convivialité et de musique qui font notre joie depuis des décennies. Force est de constater au fil des échanges que chacun vit son Hellfest, appréciant ce que l'autre n'a pas aimé et vis et versa.

Vendredi 17 juin 2011 (MAINSTAGE 1) :

ARCHITECTS
ARCHITECTS aujourd’hui, au Hellfest, sur la Mainstage 1, avec la pluie qui ne va pas nous lâcher aujourd'hui. Cap de pluie de rigueur.
La Mainstage 1, c’est un bon plan pour ce jeune groupe anglais. Surtout que le chantier a eu du mal à démarrer, si on veut rester sur cette métaphore : 2 concerts sur Paris annulés et la participation au Hellfest 2010 annulée !
Formé en 2004 du côté de Brighton, ce combo évolue entre Metalcore et Hardcore. Les frères Searle, Tom à la guitare et Dan à la batterie, en sont les maîtres d’œuvre. Les tournées ont déjà conduit le groupe aux USA et en Australie. Aujourd’hui, ils viennent nous présenter The Here And Now, leur quatrième album. Vivre intensément le moment présent, voici leur message. Le quintet se connaît depuis l’école, cette complicité se retrouve sur scène, dans l’interprétation des morceaux, un plaisir manifeste à jouer ensemble. ARCHITECTS, au cours de ce set, introduit quelques lignes mélodiques introduites dans leur dernier album.
On sait que Sam Carter travaille sa voix avec Steve Evetts, producteur de THE DILLINGER ESCAPE, HATEBREED, pour élargir son timbre de voix. Le côté agressif est toujours là, et la référence aux groupes ci-dessus n’est pas neutre et annonce la couleur. ARCHITECTS se donne les moyens de durer.

THE ANSWER
C'est au son de l'harmonica que l'on s'approche de la Mainstage 1 et que l'on découvre THE ANSWER, une modification au programme d'origine suite à la défaillance de DISTURBED. Le Neo Metal made in USA est détrôné par l'Irish Hard Rock Blues de THE ANSWER. Ce combo, né en 2000 d'une volonté de Paul Mahon, s'est trouvé sous les feux de la rampe en assurant la première partie d'AC/DC lors des tournées en Amérique du Nord et en Angleterre durant 2009. Une belle caution. Sur la scène du Hellfest, on retrouve une ambiance festive, certifiée origine irlandaise, avec Cormac Neeson en frontman. Rien de bien original, mais un bon moment à passer ensemble.

ALTER BRIDGE
Quelques notes de David Bowie offerte au public avant l'arrivée d'ALTER BRIDGE sur scène. Myles Kennedy, le chouchou de ces dames, tient le micro aujourd’hui pour le compte d’ALTER BRIDGE, en vacances de SLASH. On est cueilli par un son énorme labellisé Heavy Rock. Les riffs catchy s’enchaînent, avec une section rythmique qui bétonne tout.
Le bassiste fait preuve de bien de patience avec ce cameraman d'Arte qui lui colle sa camera sous le nez pendant tout le set.
Bonne complicité sur scène entre les membres du combo, qui sont également, à l’exception de Myles Kennedy, les membres de CREED, reformé. Le public est invité à participer à maintes reprises. Ambiance bon enfant, les aficionados sont comblés, pour les autres festivaliers leur curiosité est aiguisée. Je les invite d’ailleurs à découvrir cette ambiance live à travers l’album Live From Amsterdam, qui sera un agréable cours de rattrapage sur les deux premiers opus du groupe.

THE CULT
Voici les Britanniques de THE CULT qui vont nous jouer un Rock'n'Roll classieux. La machine est hyper bien réglée. Le combo s'accapare la scène, les cameramen sont repoussés, champ libre pour 45 minutes, et les festivaliers toujours sous un ciel gris avec pluie. Depuis trente ans THE CULT s'affirme comme une valeur sûre, défiant le temps et les modes. Bill Duffy sait faire de sa guitare la vedette avec des soli bien maitrisés, Ian Astbury avec une voix puissante pas dénuée d'émotion fait son effet. Je reconnais une parfaite maîtrise technique du combo, je ne suis pas insensible à la prestation, au style, mais je ressens comme une distance, une retenue entre le groupe et le public. Bizarre comme sensation. Je suis à mille lieues de ce que je vais vivre à la Terrorizer Tent avec KARMA TO BURN dans un quart d'heure.




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DOWN
C'est un vrai plaisir de retrouver un Phil Anselmo reconstruit, donnant un nouveau sens à sa vie, après avoir surmonté les épreuves de ces dernières années : l'assassinat sur scène de Dimebag Darrell, l'opération chirurgicale dorsale, l'ouragan Katrina meurtrissant sa famille.
Des épreuves qui vous font considérer la vie sous un angle nouveau : les derniers textes de DOWN ont gagné en gravité, avec un nouveau regard existentiel.
Je me suis imprégné avant l'heure du Southern sound par l'écoute du live Diary Of A Mad Band.
Le quintette nous livre une prestation de haute volée. Pepper et Kirk se livrent des duels de soli pour notre plus grand plaisir.
Le public reprend en chœur le refrain de « Stone The Crow ».
Phil, comme à son habitude, en fin de set, demande aux fans ce qu'ils veulent entendre : « Bury Me In Smoke » nous est servi. Au secours, on n'en peut plus, le public est aux anges.
A noter qu'à la fin du set, lors du salut au public, Jimmy Bower se pavane avec le soutien-gorge d'une fan lancé sur la scène. Je me trompe peut-être, mais ça doit être du 95 B.




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IGGY POP AND THE STOOGES
Je suis la carrière de THE STOOGES et d'Iggy Pop depuis l'achat de mon premier 33T, à savoir Fun House en 1970. Ces 40 années sont parfaitement tracées dans le livre de Joe Ambrose: IGGY POP : Gimme Danger, chroniqué sur votre webzine préféré. La vie de l'iguane est celle du Punk Rock, il a enfanté ce courant.
Cette rencontre au Hellfest était attendue, mais je savais qu'il y aurait un grand absent, Ron Asheton, guitariste originel disparu en 2009. La famille est toutefois représentée par son frère, Scott, toujours là, fidèle, derrière ses fûts. Avec James Williamson, dorénavant à la guitare, l'aventure pouvait se poursuivre. Steve Mac Kay caractérise l'interprétation avec ses notes se saxo. Mike Watt, à la basse, complète bien la section rythmique.
IGGY POP, est ce soir en représentation, torse nu, occupant l'espace et la scène avec une vigueur juvénile malgré ses 64 ans.
IGGY POP nous livre des titres de Ran Power et No Fun, et un titre comme « I Want To Be Your Dog » résume le côté cabot du personnage.
Il harangue ses musiciens, il se fait séducteur avec le public. Quelques souliers nous heurtent la tête, c'est parti pour le slam, un public jeune occupant bien le pit, parmi les quinquas nostalgiques.
Je dois reconnaître que par moments je trouve la prestation d'IGGY POP pathétique, sa claudication est de plus en plus visible, son corps et sa chair portent les marques de son comportement auto-destructeur des années 70's. IGGY, il faut arrêter maintenant, et je te souhaite de réaliser ton rêve, celui de descendre la 5éme avenue en limousine avec le pape au volant.




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ROB ZOMBIE
La venue de ROB ZOMBIE est trop rare en Europe pour le rater à Clisson. Surtout que l'on nous a annoncé un show à la ROB ZOMBIE. On s'attendait tous à un spectacle au moins digne de celui offert l'an dernier par ALICE COOPER. On n'aura droit qu'à quelques ballons de couleurs et sur Rob un bras mécanique articulé. Spectacle au rabais. Le set s’articule autour de Hellbilly Deluxe version 1 et 2, 12 ans s’étant écoulés entre les deux productions. On sent ROB ZOMBIE de plus en plus impliqué dans le cinéma, accaparé par le 7ème art, le tournage d’Halloween 2 il y a peu de temps et en ce moment The Lords Of Salem, film par lequel il est scénariste et réalisateur.
Côté visuel, nous resterons sur notre faim, que ce soit pour les morts-vivants ou les poitrines généreuses, même quand minuit sonne.
John 5 accapare l’attention, sur le plan musical avec ses riffs, et son jeu agressif donnant au combo une prestation Heavy à souhait, avec des interprétations très spontanées.
La rythmique est infaillible avec le tandem Piggy D. à la basse, et Joey Jordison à la batterie.
Il faut saluer les initiatives de ROB ZOMBIE pour lutter notamment contre le tout numérique, et le télé-chargement, en soignant le packaging. Je tiens à le souligner à cette occasion, quel plaisir d’avoir entre les mains un boîtier collector comme vient de le faire ROB ZOMBIE avec son dernier album enfermé dans un cercueil, avec T-Shirt, boucle de ceinture et bandana. Belle croisade pour la survie du format CD.

Vendredi 17 juin 2011 (MAINSTAGE 2) :

KLONE
Ce groupe vient en voisin, originaire de Poitiers, et formé en 1999. Ce set s’inscrit dans la promotion de leur album Black Days paru en avril 2010. C'est vrai que la météo n'est pas au beau fixe.
Dès le mois de décembre, le groupe demandait à ses fans de se manifester, par un sondage, via le site internet. Le combo a été plébiscité, à n’en pas douter, pour être aujourd’hui sur la Mainstage 2. Faut dire aussi que KLONE a un bon C.V. ayant partagé notamment la même scène que KATATONIA.
KLONE sait imposer sa signature, en produisant une musique de Metal Psychédélique avec un mélange de mélodies grungy-pop. Passé le premier jour, à 10h30, n'a rien d'évident, le public n'est pas encore chauffé à blanc. Nombreux sont ceux qui ont raté la prestation du fait des formalités d'habilitations et de bracelets. A guetter lors d'un prochain passage dans la région.

SUICIDE SILENCE
En quelques mots : puissant, violent et communicatif. Le public est déjà nombreux alors qu’il n’est pas encore midi. Mitch Lucker, chanteur de ce groupe californien de Deathcore formé en 2002, impressionne par ses tatouages mais aussi par sa voix : ça pique… Wall of death et mosh pit sont déjà de la partie et l’on retrouve notre ami La Denrée, accompagnée de la Vache (qui rit ou plutôt « La Rage qui vit » comme l’arborerons certains t-shirts pendant ce festival). (Le Comte de la Crypte)

THE DWARVES
Je vous dis tout net : je les ai trouvés bien assagis. Je m'attendais à plus d'excentricité, seul le batteur arbore une perruque de plumes de perroquet (pari tenu : je devais placer le mot perroquet dans le live report). Les organisateurs nous annonçaient une prestation violente, provocante et sanglante, ce qui a fait la réputation de THE DWARVES, mais rien de cela : le combo se livre à un show bon enfant et second degré. Le second degré, le groupe, qui officie depuis une vingtaine d’années, connaît : en 1993, ils avaient poussé le mauvais goût jusqu’à faire croire que leur guitariste, HeWhoCannotBeNamed, avait été assassiné et ils avaient même enregistré un titre tribute sur leur album Sugarfix. Leur label d’alors, Sub Pop, ne goûtera pas la plaisanterie. Malgré la pluie, le public quant à lui apprécie et Paul Cafaro, dit Blag Dahlia pour les fans, aussi : il s’offre deux slams dans la fosse. Niveau musique, ça ne vole pas très haut, mais le charme chez THE DWARVES est ailleurs. THE DWARVES avec une énergie sans limite nous livre un mélange de Punk Pop, Hip Hop, et on sent que chez eux c'est vital. Je tiens quand même à rappeler que THE DWARVES a sorti son premier album en 1986, nos Américains de Chicago sont toujours aussi actifs, et les retrouver aujourd'hui dans la programmation est une bonne surprise.




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DAGOBA
Surfant sur leur dernier album Poseïdon, les flibustiers marseillais de DAGOBA accostent pour la quatrième fois à Clisson dans la rade du Muscadet. DAGOBA doit trouver les tavernes du coin à leur goût. J’avoue que lors de l’édition 2009, leur prestation m’avait bien bluffé avec leur côté bien rentre-dedans et moins symphonique, tendance affichée dans l’album Face The Colossus.
Shawter, chanteur et compositeur, renoue avec des morceaux plus percutants, et des sonorités plus variées. Izakar enchaîne les soli, avec un jeu très Heavy mettant toutefois entre parenthèses son côté le plus extrême qu’il dévoile dans son projet parallèle BLAZING WAR MACHINE, avec son compère Franky Costanza, qui officie à la batterie au sein de DAGOBA. Wercher à la basse, par son jeu, allie sobriété avec efficacité. En résumé, avec DAGOBA, nous avons pris un abonnement, et nous sommes présents au rendez-vous.

MAXIMUM THE HORMONE
Des personnes avisées me parlent de ce groupe japonais en l'associant au monde des mangas qui m'est étranger, je l'avoue : « Mais si tu sais bien, ils ont réalisé le générique de Death Note. » A l'écoute des premiers titres, on se dit que ce quartet ne connaît pas la retenue, chacun explose et MAXIMUN THE HORMONE nous étourdit par ces accélérations, ses ruptures, sautant du Punk au Neo Metal, en passant par le Hardcore. La batteuse, Nao, nous harangue avec beaucoup d'humour, cette façon de faire lui attire la sympathie du public. Ue-chan, le bassiste, est lui aussi un personnage. A l'image de Michael Balzary de RED HOT CHILI PEPPERS, Ue-chan n'arrête pas de sauter, bondir et de traverser la scène dans tous les sens. Les membres du combo donnent tellement de leur personne que l'on craint qu'ils se fassent Hara-Kiri en fin de set. Une belle révélation de cette édition 2011 du Hellfest.

MESHUGGAH
Les suédois sont réputés pour être des tueurs sur scène. A voir s'ils sont à leur aise dans un fest aussi grand. Sans grande surprise, le show de MESHUGGAH est ultra-propre, tranchant même, plein de vigueur. Dans une ambiance aussi dantesque, les rythmes quasi hypnotiques nous plongent sans ménagement dans un longue transe qui ne s'achèvera qu'avec leur prestation. Tout du long, je suis bercé de basses fréquences, remuer de l'intérieur tant le son est bon. Le show se déroule de manière très pro, sans encombres, avec un peu trop de rigueur. Malgré l'extraordinaire souvenir que j'en garde (moi qui ne les avais encore jamais vu sur scène), je ne peux me rappeler d'aucun moment précis. Pas de harangue de la foule, peu de moments à relever en particulier. Clairement les "fous" de MESHUGGAH connaissent leur musique sur le bout des doigts, mais on regrette un peu le manque de chaleur et de communion avec le public. Vous me direz, c'est bien dans l'esprit de leur musique! (Metalrom)

MORBID ANGEL
Après les avoir découverts en live en 2008 sous un ciel rougeoyant pour un show envoûtant, j’attendais avec impatience la prestation de MORBID ANGEL. Le résultat ne fut malheureusement pas à la hauteur des espérances. Les Américains déstabilisent tout d’abord en ouvrant le bal avec un de leurs titres cultes, « Immortal Rites », que l’on attendait plus loin dans la set list, histoire d’être plus chauds. Le son est irrégulier, la magie n’est pas là : la faute a trop de suffisance ? « Maze Of Torments » n’améliore rien et je quitte la Mainstage pour aller écouter CLUTCH, sans pouvoir atteindre la tente, complètement bondée. (Le Comte de la Crypte)

IN FLAMES (Suède - Death Metal Mélodique)
A cause, ou grâce à ROB ZOMBIE, qui n’en a fait qu’à sa tête et a décidé d’écourter son show de 20 min, les Enflammés investissent donc la grande scène un peu avant l’horaire prévu. Malgré la fatigue et la pluie, et en dépit des dires des nombreux détracteurs de ces dernières années, le public est bel et bien présent pour accueillir le groupe suédois et, à moins d’avoir siégé à la barrière depuis MORBID ANGEL, il s’avère très difficile de s’avancer convenablement de la scène. Pas de grandes surprises du côté de la setlist, IN FLAMES joue en festival et livre, du coup, une majorité de singles dans le but de faire bouger la fosse. Si les samples Electro de « Cloud Connected » ouvrent le show avec énergie, le hit « Trigger », pourtant un incontournable en live, ne trouve guère de réponse du public qui scande timidement le refrain, pour peu qu’il le connaisse. Et ce petit manège va perdurer sur une bonne partie du concert, les festivaliers amassés devant se montrant peu dynamiques, ou seulement réceptif aux morceaux les plus récents. Et ce constat se renforce lorsque le groupe joue deux titres un peu plus oldschool, issus de Clayman, soit « Only For The Weak » qui a quand même le mérite de faire sauter quelques personnes, et « Pinball Map », où la réaction est vraiment faible. Une absence de participation qui ennui tout de même le frontman suédois, et cela ne s’arrange pas sur les deux morceaux tirés du nouvel album, pas encore sorti internationalement. Pourtant, sur scène, le groupe efface le souvenir de la prestation moyenne qu’il avait donnée trois ans auparavant avec un Anders vraiment en forme, qui offre une large palette vocale sur l’ensemble des pistes, leur apportant une maîtrise convenable, sans se reposer constamment sur les samples. Niclas Engelin, désormais officiellement intégré au quintette, apporte une bonne humeur vraiment plaisante et se montre à l’aise en live. Comme en 2008, les flammes et effets pyrotechniques sont de la partie, n’agrémentant pas toujours les titres les plus emblématiques ; mais le classique final avec « My Sweet Shadow » et les feux d’artifice reste toujours aussi efficace pour conclure un show, pas mauvais en soi, mais qui aurait pu se montrer meilleur. (CyberIF.)

Vendredi 17 juin 2011 (ROCK HARD TENT) :

KRISIUN
Le Brutal Death des Brésiliens écrase tout sur son passage. Dehors, il tombe des cordes : sous la RockHard Tent, les cordes, elles, sont mises à rude épreuve… Les cieux n’ont qu’à bien se tenir.

VADER
VADER est une des grosse pointure Death de ce fest (parmi tant d'autres, dans cette affiche mettant résolument le Death et le Thrash à l'honneur!). Les polonais officient depuis 25 ans déjà, et j'ai hâte de pouvoir les écouter. La tente est pleine à craquer, pour voir ces furieux du Death à l'oeuvre. Le show démarre en trombe, dans une cacophonie de batterie et de guitares. La foule commence déjà a s'échauffer, le rythme effréné ne permettant de toute façon pas de rester inerte. Pendant 45 minutes, c'est un déluge de hurlements et de vrombissements qui déferle, une machine de guerre bien réglé qui nous démolit méthodiquement. A aucun moment on ne se lasse, VADER joue le jeu du fest et mélange habilement des titres de toutes les époques. (Metalrom)

POSSESSED
C'est dépité, à défaut d’être décapité, par la prestation de ROB ZOMBIE que je m’oriente vers la RockHard Tent pour écouter POSSESSED, un des fondateurs, avec DEATH, du Death Metal, ce qui lui vaut une place de choix au Panthéon du Metal, malgré seulement deux albums à son actif. Tout cela fleure bon les eighties, et je remercie ROB ZOMBIE de m’avoir permis cette découverte. A noter que POSSESSED a cette particularité d’avoir un chanteur en fauteuil roulant, Jeff Becerra, paralysé des deux jambes après avoir été agressé et blessé par balle par deux toxicos en 1989. Pour conclure : POSSESSED rules (en fauteuil).

MAYHEM
Mais la journée n’est pas encore terminée, malgré l’heure tardive, et si je laisse volontairement de côté IN FLAMES, c'est au profit de MAYHEM qui doit nous offrir un show spécial pour l’occasion. Tout est prêt pour cette cérémonie baptisée « Liberation By Evil ». Tout, sauf le son malheureusement, et Attila de prendre des allures de Jean Dujardin, en faisant lui aussi dans le muet, car le chant est inaudible. Malgré la présence sur scène en guise de déco de véritables os humains, si l’on en croit le groupe, on a connu plus effrayant. Il est temps désormais de rentrer à l’hôtel, sans risque de cauchemar donc…

Vendredi 17 juin 2011 (TERRORIZER TENT) :

MY SLEEPING KARMA
Je démarre cette édition 2011 du Hellfest avec une bien agréable surprise à 11h30 en découvrant MY SLEEPING KARMA, quartet allemand jouant du Stoner Psychédélique instrumental. Stoner par le gros son de la basse de Matte et psychédélique par le jeu très aérien et planant du guitariste Seppi. Pendant le set, le claviériste Norman reste couché sur son instrument, capuche sur la tête : il doit être en situation irrégulière… Nous voyons en fond de scène une divinité hindoue, visuel du groupe : cela indique une attirance forte pour la musique tibétaine monastique, mais on constate que cet univers n'influence pas l'ensemble des titres. Ce concert me fait penser à ma belle surprise de l'an dernier, au Hellfest, avec MONKEY 3 et c'est plutôt par là qu'il faut aller chercher une ressemblance. Cela donne envie bien sûr de prêter une oreille au dernier album, Tamas.

IN SOLITUDE
Formation suédoise qui n’a à l’heure actuelle que deux albums à son actif, IN SOLITUDE pratique un Heavy Metal old school, nettement influencé par MERCYFUL FATE (après avoir signé MERCYFUL FATE, à croire que Metal Blade cherchait un successeur digne de ce nom) ou encore IRON MAIDEN (dans les soli et les cavalcades). C'est plutôt agréable d’avoir l’occasion d’écouter un style qui n’est plus dans l’air du temps, même si Homper n’est pas King Diamond et si les growls en backing vocals (heureusement rares) enlèvent un peu à cette magie surannée.

KRUGER
Un petit air qui nous arrive de Lausanne, sur les bords du Lac Léman. L'année dernière, nous avions eu le plaisir de découvrir MONKEY 3 originaire de la même ville. Le cru de la région est de qualité au même titre que le cépage chasselas du vignoble de Lavaux.
Un petit air de reviens-y également, car KRUGER s'est déjà produit à l'édition 2008 du Hellfest, en compétition avec DIMMU BORGIR qui jouait à la même heure.
Margo, guitare, et Reno, chant, se sont libérés des corvées de biberons et de couches-culottes, et peuvent aujourd'hui remonter sur scène pour notre plus grand plaisir.
Une belle occasion pour nous de découvrir en live des morceaux du dernier album For Death, Glory And The End, un titre loin d'être euphorique comme vous pouvez le constater... mais il ne faut pas s'y fier, les membres du combo faisant bon usage du second degré, et de légèreté dans leurs propos. Ils ne se prennent pas au sérieux ces gaillards là, malgré leurs apparences.
On retrouve aujourd'hui une des figures post-core européen, avec un tempo toujours aussi rapide avec rythmique bien lourde laissant percer un jeu de guitares d'une belle technicité. Blaise à la basse ne s'en laisse pas conter et occupe bien le terrain.
A la fin du set, Reno se plonge dans le public, panique chez la Sécurité, mais retour sur scène pour rappeler aux fans d'acheter le dernier album. Reno nous dit : « ce n'est pas parce qu'on est Suisse que l'on n’a pas besoin d'argent ! ».

KARMA TO BURN
Les numéros du loto, 19,5,41,11,35,1… pour gagner le gros lot avec le tiercé gagnant du Stoner, j’ai nommé KARMA TO BURN. Combo que nous retrouvons à Clisson après sa venue à l’édition 2009, et qui aime bien la France. KARMA TO BURN s’est produit au nouveau casino de Paris, le 2 avril 2010 avec également à l’affiche le projet parallèle de Rich Mullins, les YEAR LONG DISASTER.
Nous retrouvons ces instrumentaux entêtants avec le charismatique et longiligne bassiste Rich Mullins, aujourd’hui libéré de ses démons. Sur le dernier album Appalachian Incantation, on trouve un titre chanté par Daniel Davies, fils de Dave Davies (THE KINKS). C’est un signe qui ne trompe pas. On peut s’attendre d’ici peu à revoir le groupe renforcé d’un chanteur…
Pour ce set, le mixage met bien en avant la basse de Mullins, du groove en veux-tu, en voilà, avec des sonorités sudistes. La machine est lancée, rien ne peut arrêter sa route sur une rythmique implacable, du Stoner unique en son genre : force est de constater que KARMA TO BURN possède sa propre signature, reconnaissable dès les premières notes. La lumière rouge teinte la fumée qui envahit la scène, baignant le set dans une ambiance toute particulière. Les 45 minutes nous paraissent bien vite passées. Je tiens à souligner la gentillesse et la disponibilité du combo vis à vis de leurs fans. J'ai pu aller leur rendre visite en backstage en fin de concert, Rich a rameuté Will et Rob pour quelques palabres et autres autographes. C'est loin d'être le cas avec tous, merci à eux, pour ce moment partagé.

THE YOUNG GODS
Le Rock helvétique est encore à l'honneur avec THE YOUNG GODS qui affiche 25 ans de carrière au compteur. L'album Everybody Knows vient couronner le gâteau d'anniversaire. Franz Treichler (chant, guitare) disait il y a peu : « Nous sommes très connus, mais il n'y a que peu de gens qui le savent. »
Le Hellfest ne se prêtera pas à une prestation acoustique à l'image de l'album Knock On Wood de 2008. Les festivaliers sont en attente d'un concert dans la lignée de Super Ready /Fragmenté de 2007, au style plus direct, musclé.
Le trio est aujourd'hui complété par Vincent Hänni, géniteur de nombreux soli guitaresques dans les nouvelles compositions. A noter l'engagement de THE YOUNG GODS contre le parti d'extrême droite suisse, avec un titre comme « Tenter Le Grillage », expression des immigrés d'Afrique du nord pour passer la frontière.
Avec le titre « Kissing The Sun », nous sommes nombreux à nous identifier au travers des paroles qui évoquent notre désarroi devant cette avalanche d'informations, l'exigence socio-politico-économique...et la place de l'homme dans tout cela, et de ses saines et légitimes aspirations ?
Avec la quinzaine d'albums à son actif, THE YOUNG GODS mélange les styles, indus, rock, set acoustique... cela déroute parfois les fans. Souvenez-vous qu'à leur début, le trio se dispensait de guitare sur scène!!! La discographie atypique n'est pas sans me rappeler le parcours de CLUTCH.
On souhaite que cette année, au Hellfest, THE YOUNG GODS ne connaîtra pas les difficultés de l'édition 2010, une panne électrique avait mis fin à leur prestation tout juste commencée. Il convient ce 17 juin de lever la frustration.
On est nombreux à se retrouver sous la Terrorizer Tent, avec les fans de la première heure, et les amateurs de SYBREED, GODFLESH qui ne manqueront pas d'être là aussi. Même si cela peut paraître incongru dans le cadre d'un festival Metal, ayons une pensée pour Guillaume DEPARDIEU, au travers son dernier film "L'Enfance d'Icare" dont la musique fut composée par THE YOUNG GODS.

CLUTCH
A l’édition du Hellfest 2009, j’avais raté CLUTCH, quartet américain. Sa tournée européenne de novembre 2009 n’incluait pas nos contrées pour la promotion de l’album Strange Cousins From The West. Donc, pas question de les rater cette année. Le groupe va bientôt fêter ses 20 ans, avec 9 albums au compteur hors live.
On retrouve dans la musique de CLUTCH ces influences Swing, Blues, Rock. Mais lors des festivals, le parti pris par le combo est d’avoir un jeu plus agressif, plus direct. Ces interprétations s’inscrivent plus dans l’esprit de l’album Blast Tyrant. Il faut bien reconnaître que parfois, nous sommes déroutés par les différentes pistes explorées par CLUTCH au fil de sa discographie. Pas le genre à se laisser enfermer dans une appellation contrôlée, une étiquette.
Dans le cadre du Hellfest, nous sommes ravis de retrouver Neil Fallon, chanteur barbu, toujours en retenue, avec sa guitare en bandoulière, un visuel qui colle au groupe. Jean-Paul Gaster est infaillible derrière son kit. Le set oscille entre riffs puissants, swing renversant et ce groove qui toujours nous entête. Le set se termine à 23h, et une vague montante se forme pour gagner la Mainstage 1 où va se produire ROB ZOMBIE.

MONSTER MAGNET
Dans la Terrorizer Tent, à 1h du mat’, dans un endroit plus intimiste que les Mainstage, et à une heure si tardive, quel bonheur de retrouver Dave Wyndorf, avec une surcharge pondérale, certes, mais bien libéré de ses démons. L'overdose de 2006 appartient donc au passé, Dave est aujourd'hui ressuscité.
Le set lancé, Dave aime à titiller les premiers rangs. Le répertoire Hard Rock l'emporte sur le psychédélique, nous découvrons quelques titres du dernier album Mastermind qui sonnent bien en concert. Nous sommes sous l'effet d'une « Hallucination Bomb ».
Petite anecdote : au cours de ce set, j'ai capté l'échange de deux fans bretons imbibés de chouchen, et à une heure où les menhirs chancellent: « Avant, le Hellfest c'était plus sympa, aujourd'hui, ils nous regardent tous de haut, tiens le coup frérot, ce sont tous des fils à papa, friqués ». A méditer, en tous les cas, en ce qui me concerne je vais me pieuter. Les deux jours à venir ne vont pas nous laisser au repos.

Samedi 18 juin 2011 (MAINSTAGE 1) :

CRUCIFIED BARBARA
11h du matin, en guise de viennoiserie, trois blondes, une brune, le quatuor féminin suédois, j'ai nommé CRUCIFIED BARBARA. Combo associé plus d'une fois aux tournées de MOTÖRHEAD. Ah! ce Lemmy. On ne le changera pas. A noter aussi que les roadies sont aux petits soins.
Force est de constater que les jeunes filles ont gagné en maturité, musicalement parlant, et dégagent sur scène plus d'énergie et de spontanéité. Mia, chant et lead guitare, sait s'imposer sur scène, il faut aussi reconnaitre qu'elle a su faire évoluer le groupe du Punk Rock vers une interprétation plus Heavy. La section rythmique emmenée par Ida et Nicki tient la dragée haute aux combos mâles poilus.
On a droit à « Losing The Game », le titre qui a véritablement lancé CRUCIFIED BARBARA, et faciliter les tournées internationales.
Je n'ai pas cité Klara qui, à la guitare rythmique, appuie bien le côté Metal de ce set, en laissant toujours une petite place pour une power ballade.

HAMMERFALL
La promotion du dernier album Infected conduit HAMMERFALL à se produire dans les différents festivals de l'été. Nous sommes curieux en début de concert de vérifier si la cohésion du groupe est toujours là après les départs de Stefan Elmgren (guitare) et Magnus Rosén (basse).
La setlist permet de retrouver les standards du groupe, tout en relayant l'ambiance plus sombre et un style plus direct amorcés dans le dernier album. Cela ne déroute en rien les fans qui réservent un fervent accueil aux Suédois. Joacim Cans en frontman qui occupe bien la scène nous conte un monde de zombies. L'escogriffe d'Oscar Dronjak est toujours aussi efficace avec sa six cordes, lui qui, pour la petite histoire, a commencé par l'accordéon. La nouveauté pour lui est d'arborer aujourd'hui une chevelure blonde, le fameux blond suédois mais moustache noire.
Pontus Norgen (guitare) et Fredrick Larsson ne déméritent pas, ils sont bien immergés dans cette ambiance HAMMERFALL bien reconnaissable. Les ingrédients sont toujours là, on ne va pas s'en plaindre.

U.F.O.
Encore le cerveau en vrac après la prestation de NASTY sous la Terrorizer Tent, c'est doux comme un agneau que je me laisse bercer par U.F.O, qui sillonne les routes depuis 1969, et son Hardrock bluesy qui m’évoque DEEP PURPLE. Si j’ai pu émettre quelques doutes sur l’état de Phil Mogg (chant) – une question de sobriété ou d’âge ? –, comment ne pas être sous le charme des soli cristallins de Vinnie Moore ? A pleurer, d’autant que les classiques comme « Doctor Doctor » ou « Rock Bottom » sont bien là… Une de ces belles surprises que le Hellfest nous réserve, comme chaque année.

THIN LIZZY
25 ans, un quart de siècle, que Phil Lynott nous a quittés. Ce moment-là, à Clisson, est incontournable. Pourquoi ? Les venues en France de THIN LIZZY, nouveau line-up, sont rarissimes. Il y aura beaucoup d'émotions en égrainant la setlist. Ce plaisir, on le doit à Scott Gorham qui a relancé l'aventure, rejoint par Brian Downey, Darren Wharton sosie de Ian Gillan. Marco Mendoza a un lourd héritage à assumer à la basse, avec toujours ce souvenir planant de Phil Lynott. Pari réussi, le son de la basse est toujours bien mis en avant, Marco a également beaucoup de charisme, et le public ne manque pas de le regarder batailler avec ses cordes. Les jeunots, Ricky Warwick au chant et Richard Fortus, à la guitare participent parfaitement à la cohésion du combo. Scoot, l'élégance même, 60 ans au compteur, nous entraîne sur des soli renversants sur « Waiting For An Alibi ». Les fans s'emballent aux premières notes introduites au clavier par Darren. Brian Downey a aussi une bonne complicité avec le public. Le titre « Whisky In The Jar » est repris à gosiers desséchés par les festivaliers conquis et à ramasser à la petite cuillère à la fin de « Black Rose », titre intemporel s'il en est. Aux dernières notes jouées, nous avions tous la certitude d'avoir vécu un moment unique et longuement espéré.




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APOCALYPTICA
APOCALYPTICA, on aime ou on n'aime pas. Nous sommes tout de suite fixés à l'écoute des propos échangés entre festivaliers. Il faut toutefois reconnaître que le combo nous rend visite avec la régularité d'un métronome. Le groupe finlandais a dû faire toutes les scènes parisiennes.
En ouverture du set, un titre de BOWIE se fait entendre : « Heroes ».
L'arrivée des trois violoncellistes, Eicca Toppinen, Paavo Lötjönen et Perttu Kivilaasko, sur une scène du Hellfest, la Mainstage 1 qui plus est, apporte une note d'originalité dans la programmation. Il ne faut pas oublier non plus le batteur Mikko Sirén qui apporte une rythmique Metal à l'ensemble.
La gente féminine, à mes côtés, est en pâmoison devant Eicca, j'entends des "Oh, my god, oh, my god", les quinquas avec leur gueule de métèque n'ont pas la cote.
Certains diront qu'APOCALYPTICA a vraiment tiré sur la corde en usant de reprises de METALLLICA, telle « Master Of Puppets ». Mais je pense que le groupe s'est émancipé de tout cela à partir de Worlds Collide, album auquel participaient Dave Lombardo (SLAYER), Till Lindermann (RAMMSTEIN),... des parrainages de poids.
Au rappel, Paavo, nous gratifie de quelques notes de la Marseillaise. Petit clin d'oeil sympa.




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BLACK LABEL SOCIETY
Bougez-vous pour voir Zakk Wylde sur une scène française. Son BLACK LABEL SOCIETY se produit sur la Mainstage 1 pour 1 heure. Si le 25 février 2011 à la Cigalle, Zakk arborait un chapeau melon, pour nous, c'est une magnifique coiffe de chef indien, du plus bel effet. « Crazy Horse » titre du dernier album est bien pêchu. Le public bouge bien sur un titre comme « Funeral Bell ». Le nouveau batteur Kelly, s'est bien intégré, s'appropriant le set avec beaucoup de succès, et sur « Fire It Up », sa signature est bien apposée, pendant que des ballons noirs et blancs volent dans le public.
A noter le solo dantesque de Zakk Wylde qui vise forcément le guiness des records. Long solo qui est une véritable démonstration de maîtrise technique.
Le visuel de BLS se résume aux guitares customisées bullseye de Zakk, cercles concentriques participant à l'hypnose des fans.
« Stillborn » clôt ce concert, qui a paru un peu court. On en redemanderait à Zakk Wylde, bien débarrassé des problèmes de santé de l'année dernière.




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SCORPIONS
Une chose est sûre, nombre de festivaliers sont venus aujourd'hui pour SCORPIONS, il suffit de voir les fans prendre position devant la Mainstage 1 juste après la prestation de BLACK LABEL SOCIETY.
En janvier 2010, on apprenait que Sting In The Tail serait le dernier album de SCORPIONS et que cette tournée serait la tournée d'adieux. C'est donc avec impatience que l'on attend 23h pour assister au lancement des dernières salves du toujours charismatique et peroxydé Rudolf Schenker qui n'économisera pas les grands écarts pendant le set. Klaus Meine, avec le look qu'on lui connaît, casquette à l'envers, ravira plus d'un fan, en lançant à plusieurs reprises des baguettes dans le pit. Sa voix se chauffera au fil des titres. SCORPIONS, pour ce concert, se fait plus direct, plus rock dans une ambiance festive. On a droit à un best of, et quelques titres du dernier opus. SCORPIONS connaît sa côte d'amour avec le public français qui avait plébiscité en son temps le morceau intergalactique « Still Loving You ». Morceau qui sera repris en rappel avec « Wind Of Change » et « Rock You Like Hurricane ».
Pendant le set, formaté sur deux heures, on ne coupera pas au solo de batterie avec un James Kottak qui ne tient pas en place, et assure le spectacle. Il dévoile sur son torse les tatouages Rock'n'Roll Forever, homme sandwich faisant la pub à son projet solo KOTTAK pour lequel il assure chant et guitare, et devinez quoi! C'est sa femme, soeur de Tommy Lee, qui est derrière les fûts. C'est quand même une grande famille le Metal.
SCORPIONS nous quittent, sans son lot d'émotions, tous intimement convaincus que l'on ne devrait pas en rester là. En tous les cas, avec votre webzine Metal Impact, on leur donne rendez-vous le 4 novembre 2011 à Genève.

PATRICK ROY
Quand les feux de la rampe s'éteignent, nous sommes tous saisis par une voix sortie d'outre tombe, celle de Patrick Roy, debout seul, avec sa légendaire veste rouge, sur les bancs de l'Assemblée Nationale, bataillant dur, contre les attaques perverses de Boutin et De Villiers qui veulent la peau du Hellfest.
Patrick Roy, tel Don Quichotte, voulait bouter des terres de Clisson ces vils coquins politicards prêts à clouer au pilori les metalleux de tous poils, suppôts de Satan.
Un feu d'artifice vient clore cet hommage, mille lueurs dans le ciel, comme mille briquets allumés pour accompagner la sortie de scène de Patrick Roy, de dos, avec sa veste rouge sur l'épaule, levant une main pour nous encourager à persévérer. Il va poursuivre son combat là-haut, mais cette fois dans l'hémicycle du purgatoire, il ne manquera pas d'arguments, n'en doutons pas.

Samedi 18 juin 2011 (MAINSTAGE 2) :




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MEKONG DELTA
Ce samedi de bon matin (il est 13h à peine), j'arrive dans la fosse de la Main Stage 2. Comme à l'accoutumé à cette heure matinale, la foule est clairsemée et encore un peu endormie. C'est dans ce contexte que vient MEKONG DELTA pour nous montrer de quoi il est capable. Sans doute les néophytes ou arrivant récents dans la communauté Metal me demanderont : Qui ça? MEKONG DELTA, en plus de vingt ans de carrière, a su se hisser au rang de groupe presque culte dans le domaine du Thrash. En effet, il n'est pas de groupe qui leur ressemble. Leur Thrash Progressif est vraiment hors norme, mêlant Thrash et musique classique avec brio, le tout dans une ambiance très Prog difficile à suivre. C'est ce qui nous attend donc. Dès les premières notes, l'attention de l'audience est retenue tout entière par les plans techniques et déroutant des allemands. Pas beaucoup d'ambiance dans la fosse, mais on les fans qui boivent à grandes gorgées les chansons complexes et alambiqués (et leurs bières). Le show se déroule sans encombres, de manière fluide, et le plaisir est palpable, autant chez les auditeurs que chez les musiciens. (Metalrom)




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DESTRUCTION
Le Thrash teuton est vraiment mis à l’honneur dans cette édition 2011 : SODOM, KREATOR, et là sous nos yeux DESTRUCTION qui, depuis plus de 25 ans, a lancé 20 skeuds : E.P., albums, live. Peut-être avez-vous déjà assisté au set de DESTRUCTION au Hellfest, édition 2009 ?
Cette réunion des trois combos à Clisson préfigure la tournée commune qui est envisagée en 2012 pour leur trentième anniversaire.
Le trio est emmené par le charismatique Schmier (chant et basse), les bras entièrement tatoués, ce qui contribue au visuel du groupe. Nous découvrons le nouveau batteur, Wawrzyniec Dramowicz, un nom qui fait un malheur au scrabble, mais à la séance dédicace vous pourrez l’appeler Vaaver.
Mike Sifringer, toujours aussi malingre, fait toutefois galoper ses phalanges à la vitesse grand V sur le manche. Le set qui est délivré aujourd’hui s’inscrit dans la tournée promotionnelle du nouvel album : Day Of Reckoning.
A coup de masse, DESTRUCTION, en véritable entreprise de démolition, fait valdinguer les murs du son, avec nuages de poussières, ceux du circle pit.

KREATOR
Vous étiez à l'Elysée Montmartre au Trashfest du 13 décembre 2010? Mille Petrozza vous a demandé de vous égosiller en criant "Hate" ? Vous en voulez encore ? KREATOR se produit sur la Mainstage 2, à la bonne heure, la nuit tombée. Les slammers vont avoir du mal à retrouver leur chemin. Mille Petrozza réclame aux fans moshpit sur moshpit. Sa guitare king V fait toujours autant de dégâts. Au cours du set, les riffs sautillants permettent au public de témoigner de leur engouement pour le quatuor teuton d'Essen avec des "oh oh" de circonstance. On sait que KREATOR sait distiller quelques mélodies et ralentir la cadence par moment telles que celles que l'on retrouve dans les albums Outcast et Endorama. Sami Yli-Sirniö (guitare) est toujours aussi cool, le jeu des deux guitaristes se complète et se stimule bien pour nous offrir une surenchère dans les soli bien Thrash.
"Speesy" Giesler n'a pas de mal à cacher ses chaussettes : il porte sa basse comme Robert Trujillo de METALLICA.
Le set se termine par des nuages de fumée verte, signature de KREATOR, et par le final classique mais si apprécié avec « Flag Of Hate » et « Tormentor ».
En cette soirée exceptionnelle, il faut se souvenir que KREATOR et CORONER jouaient ensemble au festival de Berlin Est en 1990, au moment historique de la chute du mur.




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CORONER
C'est le produit d’appel de cette édition 2011 ! Voilà en effet LE groupe qu’annonçaient les organisateurs à cette même date il y a un an. Et c'est dire que les Suisses étaient attendus, quatorze ans après leur séparation. Groupe de Thrash technique innovant, la formation n’avait pas su être portée en son temps par son label et c'est ainsi à l’ombre des projecteurs qu’est né leur statut culte. Le son est bon, et c'est tant mieux car la qualité ne peut être optionnelle pour un Thrash, plus alambiqué et moins rentre-dedans que ce à quoi nous avait habitués cette Mainstage 2 en ce samedi. Les fans du combo sont comblés, car la musique prend toute son ampleur ici, alors que nous approchons des deux heures du mat’. C'est repus que nous rejoignons l’hôtel avant d’attaquer une dernière journée qui s’annonce terrible.

Samedi 18 juin 2011 (ROCK HARD TENT) :

TOTAL FUCKING DESTRUCTION
Commencer sa journée par un concert de TOTAL FUCKING DESTRUCTION ne serait pas du goût de tout le monde : c'est clair que ça réveille plus que l’ami Ricoré. S’il y en a bien un autre qui n’a pas besoin d’être réveillé, c'est Rich Hoak, leader, batteur et chanteur du combo, après avoir affûté ses baguettes au sein de BRUTAL TRUTH: aussi halluciné derrière ses fûts que peut l’être un Devin Townsend derrière son micro et sa guitare. Avec les noms de groupes cités, peu de surprises à attendre : TOTAL FUCKING DESTRUCTION fait du Grind. Rich impressionne par sa fougue et si le son connaît une petite baisse de forme en cours de show, c'est pour nous revenir de plus belle pour finir sur un « I Want To Be Alone » au cours duquel Rich invective le public.

SEVERE TORTURE
Les hollandais de SEVERE TORTURE font office de petit groupe dans ce fest, en passant avant 14h dans une des tentes. Pour autant, si la tente Rock Hard n'est pas bondée comme pour un VADER, elle est loin d'être vide. Les musiciens attaquent vite et fort, mêlant différents titres de leur existence au complet. C'est Death, c'est Brutal, de quoi ravir les fans. En dehors de quelques personnes curieuses, on note une grande majorité de fans présents à ce concert, qui n'hésitent pas à se rentrer dedans malgré l'heure matinale et l'atmosphère relativement vide de la tente. Voilà qui a du faire plaisir à nos hollandais. Le show est sans faille, bien mené, même si on ressent que le groupe a plus ses aises dans les petites salles. D'ailleurs, si les personnes très proches de la scène ont senti une certaine osmose avec le groupe, il est certain que l'audience plus lointaine ne devait pas se sentir concerné par les messages anti-chrétiens de SEVERE TORTURE. Au passage, sachez que cette année ce sont les présences de SEVERE TORTURE et de MAYHEM notamment qui ont déchaîné le plus de colère chez les (désormais habituels) défendeurs invétérés de l'église qui l'été venant, tentent d'évangéliser le Hellfest à Clisson. (Metalrom)

SKYFORGER
C'est bien par hasard que je me suis retrouvé dans la tente Rock Hard à ce moment. Ne connaissant SKYFORGER ni d'ève ni d'adam, je ne comptais pas les voir sur scène. Il se trouve qu'en ce milieu d'après-midi, un rayon de soleil aidant, je décidais de m'allonger dans un endroit tranquille pour reprendre des forces pour la soirée. En l'occurrence, derrière la tente Rock Hard. Et là vint SKYFORGER, avec son Metal / Pagan / Folk tonitruant et entraînant. Imaginez-vous un mélange d'AMON AMARTH et de KORPIKLAANI, vous aurez une bonne idée de ce que nous font ces lettons (i.e. de Lettonie). A la fois martial et puissant, le groupe y ajoute avec aisance des instruments folkloriques, rendant le tout très digeste et un brin innovant. C'est donc avec plaisir que j'ai écourté ma sieste et que je suis allé regarder le show de ces vikings, avec leurs casques à cornes. Au milieu de cette édition du Fest très thrash, un Metal plus lourd et bien senti fait du bien aux oreilles! (Metalrom)

SEPTICFLESH (Grèce - Death Metal Symphonique/Atmosphérique)
Place à l’ambiance mystique de SEPTICFLESH sous la Rock Hard Tent. En ce moment, les Grecs n’ont de cesse d’arpenter nos contrées, leur second pays d’après leur dire ; un saut au Hellfest était donc de rigueur, surtout pour déverser les sonorités eschatologique de leur excellent dernier album : The Great Mass. Et c’est un public plutôt réceptif, mais également connaisseur, qui reçoit la bande des frères Antoniou. Siro met en avant une performance vocale remarquable et habitée, digne du rendu studio, du grand art tout simplement, pour accompagner sa gestuelle quelque peu théâtrale. Les orchestrations, essentiellement celles riches du dernier opus, sont également restituées à merveille au milieu des cordes pesantes, et Fotis décime les compositions derrière ses fûts. Côté setlist, seuls les trois derniers disques sont mis à l’honneur, ce qui peut paraître dommage, mais pouvoir assister aux versions scéniques des pistes de The Great Mass est une expérience des plus envoûtante. Et l’ovation du public en fin de set ne trompe pas quant à la réussite de la prestation des Grecs.(CyberIF.)




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1349
1349, où l'arrivée de la peste en Norvège. C'est ainsi que se sont prénommés ces blackeux de la trempe d'ENSLAVED et IMMORTAL. Voilà déjà un bon moment que les norvégiens prêchent la bonne parole, et ils ont du boulot au Hellfest cette année, l'affiche ne comptant que de rares (mais très bons) groupes de Black Metal. Avec Frost (de SATYRICON) derrière les fûts, le spectacle déplace les foules. Et c'est avec bonheur qu'on profite un peu de corpse paints et de sons blasphématoires sous le chapiteau. Le son est très bon, les musiciens plus que remontés, et c'est un excellent moment que je passe avec 1349 et diverses chansons de leur discographie. (Metalrom)

TRIPTYKON
1h00 du matin, début du set de TRIPTYKON, combo suisse fondé par Thomas Gabriel Fisher (chant/guitare) membre de feu CELTIC FROST. A cet instant on pénètre dans l’antre de la Rock Hard Tent quelque peu désertée par les festivaliers qui pour la majorité d’entre eux ont préféré aller se détruire la nuque devant CORONER.
L’ambiance en est pour le coup à l’image de leur musique, beaucoup plus intimiste et plus pesante. Les membres du groupe adoptent une stature assez figée pour ne laisser place qu’à leur composition extrêmement profonde et lancinante. En cette heure tardive et après avoir déjà enchaîné plus de douze heures de musique non stop, un peu de calme était le bienvenu. Alors, certes, les ondes Dark de ces Suisses ne sont pas d’une violence poussive mais lorsqu’on se penche un peu sur la qualité musicale de chacun d’entre eux on perçoit aisément que l’hymne entonné n’est pas à la fête.
Je fus pour ma part happée par le pouvoir soporifique de la basse lourde de Vanja Slajh et me suis surprise à me balancer de manière autistique à l’identique de la jeune femme dont le charisme était à peine dissimulé sous sa longue chevelure.
La moiteur ambiante et les jeux de lumière d’une froideur intense ne feront qu’accentuer ce climat malsain, mais si agréable pour les amateurs de Doom/Black comme moi. Monsieur Thomas Gabriel Fisher arborera les mêmes attraits distinctifs qu’à son habitude, maquillage sombre, bonnet fétiche et un chant comme emprunt à la sorcellerie, possédé et hargneux.
Sûre que cette heure de TRIPTYKON ne laissera pas le souvenir d’un moment de franche rigolade mais sincèrement, j’ai de très loin pris davantage mon pied au cours de cette communion obscure que devant un SCORPIONS au set un peu trop vite torché.
Gardons bien en tête qu’il ne nous offre pas un genre à la portée de tous et qu’il faut être un tant soit peu attiré par les abysses austères, mais ils auront clôturé à la perfection ma journée du samedi et méritaient bien plus de reconnaissance à mon sens. L’ignorance peut parfois nous faire rater de bien belle pépite, ça n’aura pas été mon cas ni celui de tous ceux qui auront osé bouder la grande scène en fin de nuit. (Line44)

BOLT THROWER
C'est avec impatience que j'attends la prestation de BOLT THROWER. C'est que les anglais savent se faire désirer, ils ne font pas énormément de concerts. Les ayant raté à Paris il y a quelques années, c'est bien remonté que j'attends sous la tente Rock Hard. Enfin ils arrivent, simples et directs, mélangeant le bleu du logo avec le blanc et le noir de leur habits. La trombe déferle sur nous, la foule s'emballe sans plus attendre au rythme presque groovy des sentences Death du groupe. On a droit à un beau set, une grande variété de morceaux, et c'est déchaîné que je suis ce concert. Le show est carré, direct, une bonne claque en somme. Déjà 25 ans que BOLT THROWER existe nous rappelle le chanteur... Ce groupe mythique a toujours su garder sa ligne directrice, son propre son au cours des années, et c'est toujours aussi bon! Malgré son "grand âge", le groupe tient la forme, et c'est avec le cerveau en bouillie qu'on quitte la tente vers 2h du matin, histoire de reprendre quelques forces pour le lendemain. (Metalrom)

Samedi 18 juin 2011 (TERRORIZER TENT) :

NASTY
Le groupe se revendique du Hardcore Beatdown : un nouveau style pour moi et autant dire que, même si je ne suis pas fan des postures un peu trop Hardcore du chanteur, leur musique, soutenu par un bon souche, fait mouche… façon de parler : car la mouche, il n’en reste pas grand-chose, explosée par la violence du chant et écrasée par les breaks pachydermiques.

TERROR
Sans être fan de Hardcore, il faut reconnaître que le groupe s’y connaît et ne cesse de haranguer le public pour qu’il monte sur les mâts à l’intérieur de la tente pour se jeter dans la fosse. Seuls quelques téméraires suivront leurs conseils, car il y a une différence entre aimer la violence et se faire violence. En outre, il est interdit de monter sur les mâts, c'est marqué dessus, comme le Port Salut. Et les métalleux sont des gens respectueux : demandez aux Clissonnais si vous ne me croyez pas !

Dimanche 19 juin 2011 (MAINSTAGE 1) :

SUP
A 12h, un dimanche, à l'heure de l'apéro, SUP pour 30 minutes. A peine le temps de dire ouf!
Même si le public est épars, il est plus nombreux qu'en 2001 lors de leur expérimentation : enregistrer un album live sans public au Splendid de Lille, le To Live Alone.
Même en profitant par bribes du set, il faut reconnaître que les membres de SUP ont une signature bien à eux. Ludovic Loez personnifie bien le Death Metal Experimental, une facette du Metal hexagonal, sombre, grave. Chacun y trouve son compte dans ces ambiances atmosphériques, Indus, Death,....On se dit que, rentré chez soi, il faudra regarder de plus près la discographie de SUP et lorgner sur leurs prochaines dates de tournée.
Le combo tout de noir vêtu, en deuil aussi de Patrick Roy lui dédit le dernier titre.




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DUFF MCKAGAN’S LOADED
Beaucoup attendaient avec curiosité la prestation du nouveau groupe de Duff McKagan, ex-bassiste de GUNS’N ROSES. Résultat : un Hardrock des plus classiques. Vite oublié…




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CAVALERA CONSPIRACY
En 2008, sur cette même scène, Max Cavalera paraissait zozotant, bedonnant. L’esprit qui animait SEPULTURA n’était plus là. Il semblerait que cette page soit tournée et le combo nous revient en très grande forme – et la violence du show laisse peu de répit au moshpit – et en famille, car on aura eu le droit au fils, au neveu… Bon esprit…

MR. BIG
S'il y avait un set que j'attendais avec beaucoup d'impatience, c'est bien celui-là. Je me shootais à la musique de MR. BIG, avec le DVD Back To Budokan, les retrouver au Hellfest avec le line-up originel est donc un beau cadeau. 14 ans d'attente quand même! Nous profitons de la tournée de promotion du dernier album What If..., le cochon volant.
Le set est introduit par la voix de Frank Sinatra. Le titre « Daddy, Brother, Lover, Little Boy » fédère le public, on sent tous que l'on va vivre un bon moment, du fun dans tous les rangs. Le solo de perceuse joué par Paul Gilbert et BillySheehan devient un classique à chaque concert. Paul a toujours sur la tête son casque modèle grandes oreilles, il doit dormir avec. Eric Martin, avec son air toujours juvénile, séduit l'assistance avec « Just Take My Heart ». Le son est de bonne qualité, cela permet aux petits nouveaux, munis du forfait 1 jour, aux oreilles vierges, de découvrir du Hard US dans des conditions optimales. Lili et PDC se reconnaîtront, les rangs des métalleux s'étoffent. La prestation d'une heure ne me permettra pas de revoir Pat Torpey chanter a capella du Beatles sur son solo de batterie. Sur l'avant de la scène, les duels de solo ou de jeu croisé entre Gilbert et Sheeban sont omniprésents, nous ravissent – l'exercice n'est pas aisé – et témoignent d'une belle cohésion retrouvée. Le set se termine, au rappel, par une reprise de THE WHO « Won't Get Fooled Again ». Si vous êtes à Paris, le 21 septembre 2011, allez passer votre soirée au Bataclan. Faudra quand même vérifier la date.




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JUDAS PRIEST
Cette prestation de JUDAS PRIEST au Hellfest, dans le cadre de l'Epitaph Tour, a été précédée de communications bien troublantes: tournée d'adieu, départ du guitariste KK Downing, enregistrement d'un nouvel album.... Info ? Intox ? Le fan avait le tournis, mais il pouvait toujours compter sur le Metal God : Rob Halford, tout de cuir vêtu, dont le long manteau qui doit peser une tonne, comme toutes les années qu'il a maintenant au compteur, n'entrave pas les déplacements sur scène, loin s'en faut.
Côté décor, les chaînes entravent les amplis, sans pouvoir les museler, un son bien Heavy s'en échappe. La batterie de Scott Travis sur un podium lui permet d'être visible et de ne pas jouer le rôle du cinquième homme relégué au fond de la scène. Rôle toujours ingrat.
La voix de Rob gagnera en puissance et en amplitude au fur à mesure du set.
Une tournée d'adieu sans le guitariste originel, c'est bien regrettable, mais Richie Faulkner au look assez proche de KK assume la fonction avec décontraction et sans complexe. Il nous fera une belle démonstration à travers son solo sur « Victim Of Changes ».
Nous avons droit à des extraits de chacun des albums enregistrés avec Rob Halford. Le ton est vite donné avec « Rapid Fire ».
Pour le bonheur des photographes, Glenn Tipton et Richie Faulkner se livrent à des parties de twin guitars.
Le public, aux premières notes de « Breaking The Law » et « Painkiller », se damnerait pour vivre une nouvelle fois cette fête de l'enfer : les moments sont d'une intensité folle. Une belle claque.
La Harley fait bien sûr son apparition, pour compléter la magie du moment, avec l'interprétation de « Hell Bent For Leather » et « You've Got Another Thing Comin' » entre autres. Le groupe venant saluer son public, on se demande tous s'il nous sera donné de revoir JUDAS PRIEST, ce qui rend cette soirée unique.

OZZY OZBOURNE
Les festivaliers de Clisson ont du bol. Ceux du Graspop Metal, le 25 juin 2011, ont été privé de la prestation d'OZZY OZBOURNE, conséquence d'une laryngite.
L'enchaînement des festivals, et la fatigue aidant, la voix est mise à dure épreuve.
Nous retrouvons notre facétieux OZZY qui refait le coup de Bercy au mois de septembre dernier. Quand sonne « Suicide Solution », les photographes et les premiers rangs se prennent une mousse balancée par un jet haute pression, et les voilà trempés, sous l’œil malicieux d'OZZY OSBOURNE.
Nous aurons droit à de nombreux titres de sa carrière solo, « Mr. Crowley », « Shot In The Dark », etc... sans oublier le commencement de tout, le célébrissime combo qu'était BLACK SABBATH.
Gus G. est incontournable dans ce set, par ces soli, une grande pointure dans la lignée des Zakk Wylde, Tony Iommi,...
Vers 1h du matin, on ne peut pas se quitter sans un « Paranoid » enraciné dans notre mémoire d'ado. Il est tard, envie de rentrer, lessivé, et je me surprends à chantonner « Mama, I'm Coming Home ».

Dimanche 19 juin 2011 (MAINSTAGE 2) :




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ATHEIST
ATHEIST, groupe de Techno-Death qu'on ne présente plus, a droit à une des main stage pour sa prestation. 4 ans après leur reformation, les voilà de nouveau au Hellfest avec un nouvel opus à défendre. Ce ne doit pas être un exercice facile, sur un grande scène relativement désertée en ce dimanche matin, et avec de tout nouveau membres qui ont rejoint le groupe il y a moins d'un an. Pourtant ATHEIST fait son show sans aucun souci. Le style de musique ne fait pas toujours la part belle au chant... Pas de problème, Kelly est à l'aise, faisant l'animateur et chauffant le public, et profite entre deux chansons pour demander un peu de "ouid" au cas où, en passant...
Cela fait vraiment plaisir de voir un de ces groupes mythiques des années 90 de retour sur scène, prêt à en découdre et à faire valoir leur savoir-faire face aux dérivés Coresque du moment. Les musiciens savent y faire, et emportent doucement leurs fans dans les méandres de Jupiter... fans qui n'attendaient que ça, et moi aussi d'ailleurs!(Metalrom)
Lire l'interview du chanteur et co-fandateur de ATHEIST, Kelly Shaefer.

ORPHANED LAND
Nous croyions la messe déjà dite : c'était sans compter sur les Israéliens d’ORPHANED LAND, et son chanteur, Kobi Farhi, aux allures christiques (djellaba blanche, pieds nus). Le Folk Metal attire les masses et, sauf erreur de ma part, personne n’a eu envie de crucifier Kobi Farhi… C'est Christine Boutin qui aurait été contente.




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DORO
DORO, Doro PESCH, qui a fêté avec tous ses amis du Metal ses 25 ans de carrière, et en ce début du mois de juin, ses 47 ans. Je sais, je suis un vrai goujat de donner l'âge d'une dame. Mais on apprécie d'autant plus sa beauté et sa fougue sur scène. Les photographes s'en donnent à cœur joie.
Il faut reconnaître que DORO vient trop rarement nous rendre visite malgré son attachement à notre pays, encore moins dans nos contrées reculées, comme Clisson.
Aujourd'hui, c'est donc DORO, Dora l'exploratrice, qui vient nous chanter des berceuses pas piquées des vers pour les grands enfants que nous sommes.
DORO, dès 2008, exprimait l'envie de se produire au Hellfest. Elle ne recroisera pas TRUST qui a déclaré forfait en Janvier. L'amitié que nous fait DORO est d'interpréter en français un morceau de chacun de ses nouveaux albums. Un beau clin d’œil à ses fans français qui sont nombreux devant la Mainstage.
Le hasard fait bien les choses, DORO lors de sa première grande tournée, début 90, partageait l'affiche avec JUDAS PRIEST, leurs routes se croisent à nouveau aujourd’hui, nous en sommes les témoins chanceux.
Si la Soul Music a sa lionne en la personne de Tina Turner, avec son abondante crinière, le Metal a sa tigresse, en Doro Pesch, aux cheveux peroxydés.
C'est toujours avec la même conviction et envie que DORO déroule son set, avec les mêmes ingrédients qui font sa force et assure sa longévité: refrains facilement mémorisables, power ballade, chœurs et morceaux épiques.
Avec DORO, c'est toujours la même communion avec son public. Nous restons bouche bée, prêts à recevoir l'hostie, oui, je sais c'est sacrilège, ça ne va pas plaire à Miss Boutin.
Sur scène, DORO, est entourée de Bas Maas (guitare), Luca Princiotta (guitare), qui, avec Nick Douglas (basse), officiait aussi aux côtés de BLAZE BAYLEY (un frontman sous estimé à mon goût, qui mérite de sortir du cliché restrictif de remplaçant de Bruce Dickinson).
Nous avons droit à l'hymne « Celebrate » qui est le message d'amour de DORO à son public, à tous ses fans, comme le chantait une autre grande dame, BARBARA, un soir d'hiver à Pantin.

THERION
A 22h30, le public de JUDAS PRIEST ne se déplace pas automatiquement vers la Mainstage 2 pour suivre le set de THERION. Le Heavy Metal UK n'est pas le Metal Symphonique suédois.
Sur scène, côté décor, on retrouve pour ainsi dire celui du Live Gothic : rambardes, torches, le tout balayé par des lumières vertes, oranges... Le set sera agrémenté par une danse du ventre qui devient un incontournable. Une danseuse drapée dans un voile aérien captant le ballet de lumières.
Pour ceux qui n'ont pu voir THERION à l'Elysée Montmartre en novembre 2010 assisteront donc à un concert sans les frères Niemann. Pour la tournée, la basse est tenue par Waldemar Sorychta (ex. GRIP INC.).
Les festivaliers présents attendent manifestement les classiques du combo, « Lemuria », « The Rise Of Sodom And Gomorrah » et « To Mega Therion » titres sur lesquels on en voit plus d'un headbanguer.
Christopher Johnsson est le Maître incontestable du jeu, son implication, (j'ai pas dit son dirigisme, non, je ne l'ai pas dit), a été à nouveau totale dans l'écriture de Sitra Ahra.
On retrouve Thomas Vikström, et Lari Lewis au chant, parfaite illustration du registre lyrique voulu par THERION. Le salut du groupe à peine terminé, tout le monde se précipite vers la Mainstage 1, au pit déjà bien saturé, pour assister à la messe où va officier OZZY, la légende.

OPETH (Death Metal Progressif)
OPETH a la lourde tâche de marquer la fin du festival sur les Main Stages. Le groupe a une fanbase solide qui l’attend de pied ferme depuis quelques heures ; néanmoins, sa case horaire n’est clairement pas la plus judicieuse. En effet, la musique progressive et relativement atmosphérique des Suédois cumulée à la fatigue gagnée après trois jours intenses de festival, met l’endurance d’un bon nombre de festivaliers à mal, et les départs en l’espace des deux premiers titres se font nombreux. Ce n’est pourtant pas faute à Mikael Åkerfeldt d’user d’un humour des plus délectables (« Vous avez aimé notre première partie ? OZZY OSBOURNE. »). Mais si une grande partie des amateurs du quintette s’attendait à un titre exclusif tout droit exporté du prochain album, cela s’avère peine perdue puisqu’Åkerfeldt préfère ne pas donner une mauvaise impression aux fans et leur laisser le plaisir de le découvrir sur le disque. La setlist se répartit donc entre Still Life et Watershed, empruntant à peu près un morceau de chaque sortie. Quoiqu’il en soit, le show reste carré mais assez monotone ; il faut dire que les membres sont plutôt intimiste avec leur musique et peu expressifs sur scène. De plus, généralement tout comme sur l’ensemble des prestations du festival, les basses apparaissent bien trop présentes, avalant souvent les parties des autres membres. Le dernier titre joué le groupe repart en backstage et, malgré de vives invitations, puis protestations, des festivaliers, il ne daignera pas revenir sur scène. C’est ainsi que se clôt le festival, sans aucun artifice, laissant les festivaliers repartir un peu comme des voleur. Décevant. (CyberIF.)

Dimanche 19 juin 2011 (ROCK HARD TENT) :

MORGOTH
Pour ceux qui ne le savent pas, MORGOTH fait partie de ces tout premiers groupes de Death qui, tels OBITUARY, PESTILENCE ou BOLT THROWER, ont crée ce qui est le Death d’aujourd’hui. Voilà 12 ans que ces musiciens de Death Old School avaient raccroché les gants, mais une légère activité se fait sentir depuis l'an 2010. C'est ainsi que nous avons la chance de les voir au Hellfest aujourd'hui.
Le groupe légendaire a déplacé les foules comme BOLT THROWER. C'est dans un déluge de décibels que les allemands envoient leurs riffs assassins et leurs growls suffocants. Je ne connaissais pas MORGOTH auparavant, et ce que j'ai vu de leur show ne m'a pas transporté pourtant. Certes c'est carré et vivant, mais voilà, pas de quoi tomber amoureux.
Plutôt que de faire semblant de raconter ce qui ne m'a pas touché, je vais ouvrir une petite parenthèse. Le Hellfest, et les autres festivals ont ceci de magique de pouvoir rassembler un grand nombre de groupes, et surtout des formations emblématiques. Ainsi des groupes comme MORGOTH ou ATHEIST se reforment sur les stages des fests, des groupes qui tournent peu comme BOLT THROWER sont là, SCORPIONS y passe pour sa tournée d'adieu... Tant de vieux groupes, qui ont gagné leurs fans il y a 15 ou 20 ans, sont présents et la nostalgie qui en découle est sans doute un facteur de prospérité des fests. Je m'explique. Quand on découvre MORGOTH en 2011 (comme moi), c'est juste du Death mid-tempo et convenu. Rien à voir avec des groupes actuels très ingénieux comme MESHUGGAH. Certes, il y a 20 ans, MORGOTH faisait partie de ces groupes très ingénieux, responsables de la première génération de fans de Death. Et ceux là, par nostalgie pour ce groupe mythique qu'ils ont vu il y a 20 ans quand il étaient jeunes, vont se déplacer, emmener leurs enfants, bref, contribuer au Hellfest. Et par là même, ceci explique en partie le pouvoir de rajeunissement d'un tel fest. Parce que quelque soit son âge, on retrouve des groupes mythiques qui nous ont fait plonger dans le Metal, nous faisant revivre ses instants magiques de nos 16-20 ans. MORGOTH n'a rien d'exceptionnel en 2011, mais l'a été dans les années 80 pour les fans de l'époque.
Fin de la parenthèse... (Metalrom)

KORPIKLAANI
Ah, les forêts finlandaises, les bois de cerf, les feux de cheminée, les alcools forts... Voilà de quoi nous mettre du baume au corps dans cette ambiance pluvieuse et fraîche du fest! KORPIKLAANI n'a plus rien à prouvé, et a assis sa réputation dans le Metal Festif au côté de FINNTROLL. Il a eu la bonne idée de se démarquer de FINNTROLL en ne gardant l'esprit des forêts que pour le décorum, et en restant résolument festif, la "Vodka" et "la "Tequila" coulant à flot! Et c'est dans un ambiance festive que le concert se déroule. Partout, les gens dansent, se trémoussent, comme s'ils assistaient à un concert de Franky Vincent. Bref, de le joie, de la bonne humeur, des bières, et KORPIKLANNI, le temps d'une soirée en boîte sur la terre des Métalleux. Une chenille géante a même réussie à faire le tour de l'arène, moyennement remplie pourtant. Il y a beaucoup moins de monde que pour VADER ou BOLT THROWER sous la tente, ce qui s'explique sans doute par le manque du public le moins extrême de KORPIKLAANI, qui n'aura pas fait le déplacement au Hellfest. (Metalrom)

DARK TRANQUILLITY (Death Metal Mélodique)
Pouvoir assister aux lives d’IN FLAMES et DARK TRANQUILLITY dans le même week-end, que demander de plus en tant qu’amateur de Death Metal Mélodique. De prime abord, l’on peut trouver dommage que ces derniers ne soient relégués qu’à la RockHard Tent, leur réputation est tout de même faite depuis un moment. Néanmoins, l’on se rend vite compte que cela profite indéniablement à la communion qui s’établit entre le groupe et le public. Surtout grâce à l’excellent frontman qu’est Mikael Stanne, toujours arborant un sourire sincère à l’encontre de ses fans, et n’hésitant pas à se plonger dans la foule pour donner quelques poignées de main ou même chanter le temps d’un slam. Une prestation, comme à l’accoutumée, impeccable puisqu’il court partout sur scène et, bien que Niklas, Martin et Daniel, restent davantage sédentaires, ils se révèlent également efficaces dans leur maniement des cordes. On pourrait regretter que la setlist soit principalement concentrée sur We Are The Void et Fiction, mais l’énergie délivrée par les morceaux en live permet de combler cette frustration. Et puis le classique « ThereIn » remporte toujours autant l’engouement des fans scandant la mélodie du titre en compagnie des guitares, ainsi qu’un « Mysery’s Crown » intense à souhait, ou « Final Resistance » sur la fin de la prestation suédoise. (CyberIF.)

CRADLE OF FILTH
C'est prendre un risque que de terminer trois jours de musique non stop par un show de CRADLE OF FILTH, car que reste-t-il sur scène de la musique proposée sur album ? Une fois de plus, pas grand-chose. Et pourtant, je persiste à les voir jouer live, car j’avais été agréablement surpris par leur prestation au Hellfest édition 2009, mais la bonne surprise ne sera pas reproduite cette année. Frustrant.

Dimanche 19 juin 2011 (TERRORIZER TENT) :

THE OCEAN (Post-Metal/Post-Hardcore Progressif)
Direction la Terrorizer Tent avec THE OCEAN, qui achève la tournée de promotion de la double sortie Heliocentric/Anthropocentric. Le groupe berce donc la fosse de son Post-Hardcore énergique, donnant le feu vert aux slams, que le chanteur réalise également en sautant, une première fois, directement de la scène, puis grimpant à plus de trois mètres la seconde fois. Un petit casse-cou qui ne manque donc pas de fougue pour délivrer les passages les plus énervés des morceaux. A contrario, les plus calmes, bien qu’exécutés sans mal, séduisent moins facilement les non-initiés à la formation. Il faut dire que les alternances très marquées au sein des titres sont plutôt déstabilisantes pour une fosse qui ne sait plus vraiment comment bouger. Toutefois le groupe reste dynamique et animé sur scène pour conserver l’attention, et un ultime slam du chanteur et du guitariste ensemble s’impose comme un des moments forts du show, bien que la guitare de Robin se retrouve en deux morceaux à son retour sur scène. (CyberIF.)

THE BLACK DAHLIA MURDER (Metalcore/Death Metal Mélodique)
En ce début de troisième soirée, les Américains ont sans conteste assuré un des shows les plus monstrueux du festival. Le ton est donné dès l’arrivée sur scène de Trevor, jouant les durs et ordonnant au public de se bouger sans plus attendre. Mais, à en juger son air réjouit à chaque instant, il ne s’attendait sans doute pas à autant de dynamisme de la part des festivaliers face à lui. C’est simple, la Terrorizer Tent est devenue, en quelques secondes, une belle tempête de poussière évoluant au gré des innombrables pogos et circles pits, mais toujours dans un esprit bon enfant. Avec une setlist plutôt bien répartie sur toute leur discographie, et un peu plus de titres issus du dernier album sorti le vendredi même, les Michigans déploient leur Metalcore explosif sans demi-mesure. Si l’on pouvait craindre un show rébarbatif, il n’en est rien et, que ce soit les membres se défoulant sur scène, ou la hargne du public, difficile de ne pas se laisser emporter dans cette déferlante de riffs ravageurs et growls puissants. C’est donc recouverte d’une considérable couche de poussière que la tente se videra au bout de presqu’une heure de show, repue de ce set dévastateur. (CyberIF.)

Voilà c'est fini. Que d’images plein les yeux, de mélodies plein les oreilles et d’émotions plein le cœur. C'est ça le Metal ! Rendez-vous en 2012 pour une prochaine édition !




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Ajouté :  Vendredi 15 Juillet 2011
Live Reporteur :  Le Patriarche
Score :
Lien en relation:  Hellfest Open Air website
Hits: 44655
  
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