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BLOOD STAIN CHILD (jp) - Sophia (Oct-2011/VF-EV)


Que l’on adhère, ou pas, aux compositions futuristes de la formation d’Osaka, on ne peut leur enlever le fait d’avoir réussi à se façonner un style musical bien personnel et des plus reconnaissables. Pourtant, à l’écoute des premiers disques, les Japonais étaient plus du côté de l’ersatz que de l’inspiration. Evoluant petit à petit, avec une avancée notable marquée par l’excellent Idolator, ils s’étaient plutôt faits discrets depuis la sortie du très cybernétique Mozaíq. Quatre ans plus tard, ils réapparaissent, toujours déterminés à repousser les limites de leurs expérimentations musicales à la croisée des genres. Et c’est avec grande surprise qu’ils annoncent, cette fois, la présence d’une voix féminine en chant principal. Son exécutrice, Sophia, vient de Grèce, et s’avère être une jeune femme extrêmement ouverte et communicative. Elle se fait, d’ailleurs, une joie non dissimulée de partager, avec moi, un maximum d’informations sur le groupe, et également sur sa philosophie de vie et sa conception du monde, toujours dans la bonne humeur !

Line-up
: Sophia (Chant), Ryo (Basse, chant), Ryu (Guitare), G.S.R (Guitare), Aki (Claviers), Gami (Batterie)

Discographie : Silence Of Northern Hell (album - 2002), Mystic Your Heart (album - 2003), Idolator (album - 2005), Mozaíq (album - 2007), Epsilon (album - 2011)



Metal-Impact. . Salut Sophia, merci d’avoir accepté cette interview pour Metal Impact. Comment vas-tu ? Tu as eu pas mal d’occupations ces derniers temps, non ?
Sophia. Salut et merci pour cette super opportunité ! Je vais bien, je suis de retour en Grèce pour recharger mes batteries. Cette année a été très remplie, entre l’enregistrement d’un album avec BSC, un autre pour le Studio Ghibli, aller aux Etats-Unis, tourner dans tout le Japon, travailler sur des projets plus personnels - comme mon apparition dans le clip du titre « Senketsu No MARIYA », de DEATHBIE - etc… Il y a également la tournée européenne qui se rapproche ; nous jouerons à Montpellier le 3 décembre 2011, et à Paris le 4. Et j’aurai d’autres projets secrets à venir avant la fin de l’année, donc restez attentifs pour les prochaines annonces !

MI. Pour la sortie de votre nouvel album en Europe, BLOOD STAIN CHILD a signé un contrat avec Coroner Records. Comment est-ce arrivé et qu’est-ce que cela représente pour vous ?
Sophia. Ettore Rigotti nous a trouvés sur Myspace et avais contacté le groupe bien avant que j’en fasse partie. Je sais que les gars admirent son boulot, donc ils étaient particulièrement heureux quand c’est arrivé.

MI. Vous êtes récemment apparus sur la compilation Princess Ghibli. Quel était votre objectif avec ces reprises ? Et comment s’est déroulée la sélection des pistes présentes ? Peux-tu nous dire, également, ce qui a orienté le choix de BLOOD STAIN CHILD sur les deux morceaux où vous êtes crédités ?
Sophia. On voulait apporter le mal dans des foyers paisibles et peu méfiants (rires).
Plus sérieusement, je pense que l’idée principale était ce challenge de transformer une chanson belle et joyeuse en une hymne dévastatrice (rires). Hmm… je ne sais pas trop en fait, c’est la même raison que pour toutes les autres covers qui sont faites. Je ne vais pas te sortir une histoire profonde et émouvante sur comment nous avons eu une vision en rêve et choisi les morceaux pour l’album, et que c’était la volonté divine qui m’a faite chanter sur ces pistes. Non. Studio Ghibli a décidé de celles qui seraient sur l’album, et Ettore les a assignées à chaque groupe, selon son appréciation. Aussi simple que ça. Désolé, pas de réponse romanesque (rires).

MI. Revenons-en à BSC. Connaissais-tu bien le groupe avant d’être recrutée ? Si oui, comment l’as-tu découvert et qu’est-ce qui t’as plu dans leur musique ?
Sophia. Oui, je les connaissais depuis quelques années et j’adorais leur son extrêmement dansant, c’est ce qui a marché sur moi.

MI. Comment en es-tu arrivée à remplacer Sadew ? Est-ce que le groupe voulait marquer une étape en choisissant une voix féminine au lieu d’une masculine ?
Sophia. Je buvais un coup avec Ryu, à Halloween, et il m’a demandé une démo quand je lui ai dit que je chantais, par moments, pour m’occuper. J’avais quelque chose que j’avais enregistré pour le fun sur Windows Media Recorder avec un micro à 3€, avant que je ne commence à vraiment entraîner ma voix ; alors je lui ai donné. Je jouais THE CURE à la guitare. Apparemment il a aimé, car il m’a répondu très vite. "Ça te dirait de chanter sur notre prochain album ?" (rires). Entre-temps, Sadew était parti, donc Ryu m’a carrément demandé de rejoindre le groupe et de m’occuper de la majorité du chant. Je pense que cette décision était à moitié fortuite et à moitié intentionnelle.

MI. Est-ce que l’évolution musicale que l’on ressent sur Epsilon suit ce qu’avait prévu le groupe, ou bien ton arrivée a-t-elle modifié leurs plans ? Qu’as-tu apporté à la formation ?
Sophia. BSC utilisait déjà des voix féminines par le passé et les gars avaient l’intention de continuer à en mettre sur le prochain album, donc oui, c’est une suite logique. Au départ, ils voulaient garder ces voix en support, mais après que Sadew soit parti, ils ont eu l’idée plutôt folle de me donner le rôle principale et relever ce nouveau défi. Toutes les démos existantes ont donc été modifiées et la majorité du nouveau disque a été réécrite depuis le début pour correspondre à ma voix et mon style.
Je pense que je leur ai apporté un sens créatif différent et une communication avec le monde en dehors du Japon. C’est quelque chose dont les groupes nippons manquent généralement. Je suis une personne excitée et communicative, donc ça ouvre pas mal de portes.

MI. Que dirais-tu aux fans des précédents disques qui restent sceptiques vis-à-vis de cette évolution ?
Sophia. Je ne peux pas vraiment leur dire grand-chose, car les goûts sont différents et tu peux difficilement persuader quelqu’un de les changer. Je respecte les gens qui décident de garder leurs distances et rester oldschool dans ce qu’ils aiment, et également ceux qui écoutent la musique avec un esprit ouvert. Tu ne peux pas plaire à tout le monde. Je préfère qu’on dise que je suis une vendue que de sortir indéfiniment le même CD.

MI. Ton chant s’éloigne tout de même de ceux des groupes à chanteuses classiques qui ne tournent qu’autour des scènes Gothique et Symphonique. Quelles sont les artistes qui t’inspirent ? Et en ce qui concerne le groupe en général ?
Sophia. C’est vrai. Ce que je déteste par-dessus tout, ce sont les copycats, et de faire la même chose que les autres. Le manque d’imagination est criminel pour moi, donc j’essaie toujours de me libérer l’esprit et voir ce qui peut venir naturellement. Je ne veux pas être quelqu’un d’autre, c’est tellement ridicule ! Cela voudrait dire que tu ne peux pas te supporter, que tu ne te trouves pas assez bon. Et ce n’est pas mon cas. Qu’importe ce que j’ai à donner, je le transmettrai de la manière qui me plaît, et honnêtement.
Aussi, je ne suis franchement pas fan des groupes à chanteuses. Y en a qui ont très bien réussi par le passé cependant… Ce qui m’inquiète le plus, c’est la façon dont les femmes sont représentées dans la scène. Leur surexposition comparée au reste du groupe, tu vois ; une nana sexy au milieu et les gars autour qui n’ont pas trop d’importance. Je préfère qu’il y ait une égalité au sein du groupe, je veux que chacun ait son moment de gloire. Je n’ai rien contre les groupes qui choisissent de suivre les stéréotypes, ce n’est juste pas ce que je recherche dans la musique.
Pour ce qui est des influences… Bien que ce soit un groupe à chanteuse, j’étais autrefois une grande fan de THE GATHERING, à l’époque de Anneke van Giersbergen. Elle est la voix féminine que j’aime le plus. Mes groupes favoris sont ANATHEMA, THE SMASHING PUMPKINS et MALICE MIZER. Je dois avoir les goûts musicaux les plus éclectiques du groupe (rires). J’ai commencé par la Pop des années 90 et la Techno, la Britpop du début et l’Alternatif, puis je suis allée vers le Metal, et ensuite dans l’EBM/Indus/Synth Pop. Enfin, j’ai découvert le Visual Kei. Aussi, récemment, j’me suis mise à écouter pas mal de trucs comme Frank Sinatra, Julio Iglesias et de la Bossanova (ndt : croisement entre Jazz et Samba) (rires).
Ryu aime le Death Metal et les bandes-son d'animes. Ryo aime le Black et le Death. G.S.R. écoute T.M. REVOLUTION et des groupes de Rock japonais (différents du Visual Kei). Gami écoute... AKB48 et d'autres groupes de chanteuses-idols. Aki est plus Trance, Indus, et d'autres trucs obscurs. Nous sommes un groupe aux goûts très variés, figure-toi ! (rires)

MI. Le nom de l’album (Epsilon) est-il un clin d’œil à ton pays d’origine ? Quelle signification se cache derrière ?
Sophia. En fait, Ryu a trouvé le titre et a cherché l’équivalent en grec, puisque je suis grecque. Epsilon est la cinquième lettre de notre alphabet et c’est aussi une autre façon de dire "cinq". Tu devrais aussi rechercher la phrase "epsilon team Greece" sur google. Tu pourrais découvrir des choses intéressantes (rires).

MI. Pour ce qui est de l’artwork, il est très proche de ce qui se fait dans l’animation japonaise et possède des ressemblances avec les jeux vidéo Final Fantasy. En quoi représente-t-il l’album, ou le groupe ?
Sophia. Les similitudes sont évidentes, bien sûr, et directement liées au groupe, puisque la plupart des membres sont des fans invétérés d’animes et jeux vidéo. J’espère que l’on pourra composer une bande-son pour chacun de ces médias un jour.

MI. La série de questions suivantes porte sur les paroles et noms de pistes, peut-être y a-t-il quelques délires personnels au sein du groupe que tu préfères garder secrets. Premièrement, existe-t-il une relation entre le "6" de « Exotic-6-Cordinator », première piste de Mozaíq, et le "VI" de « Sirius VI », première piste de cet album ?
Sophia. Ah, c’est une question à laquelle Ryu devrait répondre, mais il doit aimer le chiffre 6, je suppose. Ou peut-être que c’est parce que BSC est composé de six personnes. Qui sait ?

MI. Ensuite, l’album possède deux pistes faisant référence à des membres du groupe. La première est « S.O.P.H.I.A. » ; y a-t-il un lien avec toi ? Que représente cet acronyme ? Et la seconde piste est « Dedicated To Violator », en l’honneur de l’ancien batteur donc ; en quoi lui correspond-elle, hormis dans les paroles ?
Sophia. La signification de l’acronyme sera sûrement révélée à l’avenir. J’ai encore besoin de temps pour le traduire du dialecte extraterrestre en anglais (rires). « Dedicated To Violator » est exactement ce que le titre dit : une chanson à propos de Violator. Ryu était très triste quand il est parti, du coup il a écrit ce morceau en quelques heures. Et pourtant, c’est un morceau très rythmé et joyeux. Violator est vraiment un mec super gentil et positif.

MI. Sur Idolator, une piste se nommait comme le composant chimique « Ag2o », ce que l’on retrouve aussi sur Epsilon avec « La+ », le Lanthanum. Y a-t-il un clin d’œil à ce précédent album ? Ce composant chimique a-t-il une signification particulière pour le groupe ?
Sophia. Pour « La+ », je peux te le dire. Les Japonais adorent les jeux de mots. Donc "La+" est simplement le mot "Laplace", comme le physicien français. La chanson rend hommage à l’anime Gundam et à la boîte de Pandore, élément emprunté à la mythologie grecque.

MI. Terminons-en avec « Sai-Ka-No » ; la piste est-elle basée sur un anime ? Comment peut-on interpréter le titre ?
Sophia. Oui. En fait ce morceau avait un titre différent au début. Toutefois, en voyant l’atmosphère développée et ce que Ryu voulait exprimer à travers, j’ai écrit des paroles qui m’ont rappelé l’anime Saikano. J’ai alors réalisé que notre chanson parlaient d’exactement la même chose : la fin du monde. Quand je lui ai dit, il a décidé de la renommer.

MI. Maintenant, pour ce qui est des paroles, j’y trouve de nombreuses allusions aux rêves et à l’imaginaire par le biais de diverses métaphores plutôt futuristes, tout en gardant une critique négative de la société humaine. Le domaine de l’espace, du ciel, des étoiles est également omniprésent dans les textes. Peux-tu nous éclairer davantage sur les thèmes abordés ?
Sophia. Exact, le domaine des rêves est un thème très important pour moi. Evidemment pas les rêvasseries quotidiennes, mais plus les lieux où nous allons quand nous dormons, la connexion que nous y avons, les endroits mystérieux de notre esprit, les dangers et secrets qui s'y trouvent. Je suis également une grande fan de la série de comics The Sandman. L’auteur, Neil Gaiman, a été mon inspiration depuis que je suis ado. Et, évidemment, les X-Files et livres les livres qui en découlent, que j'aime pieusement. D’ailleurs « Stargazer » est dédiée à Mulder et Scully. Je les ai également ajoutés à mes remerciements spéciaux, juste parce qu'ils le méritent.
Quelques-uns des sujets réguliers, dans mes textes, abordent la nature malsaine des humains et ma déception à leur égard. La nature humaine est insatiable et, inévitablement, imparfaite. Nous n'apprenons jamais, et ne changeons jamais. Nous sommes l'espèce la plus désespérée sur Terre et je pense que nous avons échoué à notre but. "L'annihilation est-elle la seule délivrance possible ?". Je pense qu'il est temps que nous délivrions le monde de sa misère ; nous l’avons suffisamment faite souffrir cette petite planète, nous nous sommes suffisamment blessés entre nous.
Il y a aussi les conflits intérieurs qui reviennent souvent. Ce sont surtout les choses auxquelles je pense, ce que j'essaie de faire pour justifier mon existence et le don de la vie qui m'a été accordé, que je l'ai choisi ou non. Je crois que nous devons donner de l’importance à nos vies. Nous devons en tirer le meilleur, simplement parce que nous avons l’opportunité d’être là. Et alors, un jour, Dieu ou qui que ce soit là-haut, pourra nous pardonner...
D'autres textes traitent de la soif de connaissances et d’instruction, du paranormal, et de la conscientisation.

MI. Ettore Rigotti vous a bien encadrés tout au long de la réalisation de l’album (production, mix, mastering). Pourquoi avoir orienté votre choix vers lui alors que vous étiez fidèles à Tue Madsen sur les deux albums précédents ?
Sophia. Il n’y a pas de raison particulière. Le groupe aime la diversité, et c’est arrivé comme ça je pense.

MI. Explique-nous le processus de composition. Chaque membre y est-il allé de son idée ou bien Ryu a-t-il tout géré dans son coin ? Avez-vous rencontré des difficultés lors de l’enregistrement ?
Sophia. Ryu et Aki s’occupent de la majorité de la composition et des arrangements. Pour ma part, j’écris les paroles et m’occupe de la promotion et des réservations pour le groupe, ainsi que d’autres trucs. Pour les morceaux, Ryu les a écrits et envoyés à Aki, puis j’ai eu les versions démos quand j’étais en Grèce. J’ai enregistré mes lignes vocales par-dessus, et leur ai renvoyées. A propos de l’enregistrement, c’était une première pour moi en studio et mes sessions étaient très limitées, du coup j’étais stressée. Les gars sont tous habitués, donc ils n’ont pas eu de problème particulier.

MI. D’ailleurs, quel était votre objectif avec cet album ?
Sophia. Notre but était de transcender n’importe quelle barrière musicale et créer quelque chose d’intéressant, addictif et qui vaille d’être écouté.

MI. Au début de l’année, le Japon a malheureusement subit plusieurs catastrophes dramatiques. Ont-elles eu un impact sur la conception de l’album ?
Sophia. Non, car l’album a été enregistré beaucoup plus tôt. Par contre, « Sai-Ka-No » et « Royal Sky » correspondent parfaitement à la situation.

MI. Willy Barbero est crédité pour des solos supplémentaires ; comment est-ce arrivé ?
Sophia. C’est Ettore qui s’en est occupé. Il pensait que ce serait cool d’avoir des solos d’invités sur l’album et nous avons aimé l’idée.

MI. Après maintes écoutes de ce nouveau disque, je trouve que le côté Electro sert moins d’élément accrocheur que sur Mozaíq, mais est davantage intégré aux compositions. Par contre, je pense que, dans l’ensemble, la musique présentée a encore besoin d’être affinée et fait plus office de démonstration de ce qu’est le nouveau BSC, que d’un son abouti. Cet avis n’engage que moi mais, avec du recul, quel serait ton opinion sur l’album ; peut-être des améliorations à apporter pour le prochain disque ?
Sophia. C’est marrant que tu dises cela, parce que je pense exactement le contraire (rires). Les apports Electro et les claviers sont tellement en avant et accrocheurs que tu as tendance à te rappeler le titre dès la première écoute. Mais, là encore, c’est la façon dont je le vois et les retours que j’ai eus d’autres personnes. Nous n’avons pas encore discuté du prochain album, on est encore très occupé à promouvoir celui-ci. Quand la tournée sera terminée, on ira se poser, respirer un coup, et puis on commencera à y penser.

MI. Un mois après la sortie, quel a été l’accueil du public vis-à-vis d’Epsilon ?
Sophia. Jusqu’à maintenant tout a été vraiment bon. La plupart des gens semblent apprécier le nouveau son et nous avons réuni des auditeurs de différents milieux et cultures. Cela me rend heureuse puisque c’est ce que je désirais réaliser.

MI. En ce qui concerne les bonus. Pourquoi avoir choisi de réenregistrer « Royal Sky » (en « Final Sky » pour la version européenne) et « Void » (en « Void Dmn-str Remix » pour la version japonaise) ? Qu’en est-il de « Hyper Sonic » qui avait pourtant déjà une version démo avec ta voix ? Par ailleurs, les pistes de Mozaíq ne vous inspiraient pas ?
Sophia. Il n’y a pas forcément de raison derrière tout, certaines décisions sont prises par caprice, d’autres par hasard. Je pense que Ryu voulait enregistrer une nouvelle version de « Final Sky » qui, au passage, était mon morceau favori, même avant que je rejoigne BSC. Pour « Void », nous avons simplement trouvé la nouvelle version meilleure que celle d’ « Hyper Sonic ». Beaucoup de fans veulent que l’on refasse « Freedom » et « Metropolice », donc ça pourrait se faire dans le futur, qui sait ? J’adore ces pistes, et les fans aussi.

MI. J’ai lu dans tes actualités que vous aviez entamé le tournage d’un clip, peux-tu nous en dévoiler davantage ?
Sophia. Le clip devrait bientôt être prêt, bien que ça ait mis du temps pour l’achever. Je peux juste dire qu’il y aura un fond digital, tout comme pour « Freedom ».

MI. Vous a-t-on déjà proposé de réaliser la musique d’opening ou d’ending d’un anime ? « Sai-Ka-No », par exemple, pourrait facilement s’y prêter.
Sophia. Non, mais j’adorerais en faire par la suite. Certaines de nos pistes feraient de bons thèmes d’anime, spécialement parce que le compositeur est un otaku réputé ! (rires)

MI. Vous avez eu une grosse tournée japonaise en Août et Septembre 2011, les attentes ont elles étaient atteintes ?
Sophia. La tournée est maintenant terminée et ce fût une pleine réussite. Nous étions tous surpris de la réaction des fans, et de l’ambiance générale. Et on remercie chaleureusement tous les gens qui sont venus et se sont amusés pendant nos concerts.

MI. Il y a quelques semaines, vous avez joué aux Etats-Unis. Que retiens-tu de cette expérience ?
Sophia. Tout était génial. J’ai vraiment adoré chaque instant passé là-bas, et les gars également. On veut y retourner dès que possible !

MI. Vous avez prévu des dates françaises en décembre, peut-on espérer vous voir aux festivals d’été de 2012 ?
Sophia. Oui, on vient d’annoncer notre tournée européenne, allez voir sur notre page Facebook et sur mon blog pour les news en anglais ! Les festivals d’été en Europe sont supers, j’y allais souvent avant. J’espère que nous pourrons négocier quelque chose pour 2012.

MI. En parlant de lives, vous avez du merchandising et une série d’EP Fruity Loops que l’on peut se procurer seulement à votre stand. Est-ce envisagé de les rendre accessibles internationalement, via un webshop, un de ces jours ?
Sophia. Nous ne savons pas encore, mais les fans les demandent tout le temps, donc je vais essayer de convaincre Ryu de les sortir un jour ou l’autre.

MI. Parlons un peu de toi, si ça ne te dérange pas. Comment en es-tu arrivée à écouter du Metal ? Est-ce que BSC est le premier groupe dans lequel tu joues ?
Sophia. Je suis continuellement à la recherche de musique, et je suis tombée sur du Metal un jour. C’est aussi très populaire en Grèce. Je préfère le côté plus mélodique, dépressif et atmosphérique du genre. Et oui, BSC est mon premier groupe. Avant eux, j’étais une musicienne juste pour moi-même, sans grands espoirs de faire une carrière musicale. Par ailleurs, j’étudiais et travaillais dans des domaines sans rapport avec la musique.

MI. As-tu d’autres projets en rapport avec le monde musical ?
Sophia. Pour le moment je n’ai rien d’autre, mais l’avenir est plein de surprises !

MI. Tu vis donc en alternance entre la Grèce et le Japon. Comment gères-tu cela ?
Sophia. Avec courage ! (rires) C’est réellement difficile, mais je prends sur moi.

MI. Quels plaisirs trouves-tu dans la culture japonaise ?
Sophia. J’aime énormément leur sens de l’esthétique. C’est incomparable, à mon avis.

MI. Je suppose que tu es une fervente amatrice de manga/anime. Peux-tu nous citer tes préférences ?
Sophia. En fait je ne lis pas de mangas, et ne regarde pas beaucoup d’animes. J’aime les animes, mais je préfère regarder les séries TV japonaises (J-drama). Et mon anime préféré est Igano Kabamaru. Les personnages et l’histoire m’ont considérablement influencée. Kabamaru est mon héro (rires).

MI. En général, quel genre de musique écoutes-tu ?
Sophia. Comme je l’ai dit avant, j’écoute pas mal de trucs, selon l’occasion et mon humeur. Le Visual Kei et le Gothique Electro sont les genres que j’écoute le plus néanmoins.

MI. Le milieu d’année passée, y a-t-il des albums de 2011 qui t’ont marquée, ou bien déçue ? En attends-tu d’autres impatiemment pour les mois à venir ?
Sophia. Je n’aurais jamais pensé dire ça mais, depuis l’année dernière, je n’ai pas eu le temps d’écouter correctement les albums, comme je le faisais avant. Cependant, voici deux de mes morceaux préférés : « Torikago Goten ~L’Oiseau Bleu~ » de D, et « Raining Letter » de UMBRELLA.

MI. Nous sommes à la fin de l’interview. C’est un réel plaisir d’avoir pu échanger ces quelques mots avec toi, merci pour tes réponses. J’espère que le nouvel album trouvera ses amateurs, tant parmi les anciens fans qu’avec les récents vous découvrant par ce disque. Peut-être à bientôt pour un concert en France ! Je te laisse les derniers mots pour vos lecteurs français. Bonne continuation !
Sophia. Merci beaucoup pour cette superbe interview et à très bientôt en France, tout le monde. Restez vous-mêmes !



==================== ENGLISH VERSION ====================



Metal-Impact. Hello Sophia, thank you for accepting this interview for Metal Impact webzine. How are you, you have got a lot of things going on recently, haven’t you?
Sophia. Hello and thank you for this great opportunity! I’m doing fine, I’m back in Greece, recharging batteries. This year was very busy, recording an album with BSC, an album for Studio Ghibli, going to America, touring all over Japan, working on personal projects like my video appearance on DEATHBIE’s PV "Senketsu no MARIYA" etc. Also our European tour is very close. We’ll be in Montpelier on the 3rd of December and in Paris on the 4th. I’ll be doing more secret projects before the end of this year, so keep your eyes peeled for announcements!

MI. For your new album release in Europe, BLOOD STAIN CHILD signed with Coroner Records. How did it happen and what does it represent to you?
Sophia. Ettore Rigotti found the band through Myspace and he contacted them long before I joined. I know the guys respect Ettore’s work, so they felt especially happy about this one.

MI. A few months ago, you appeared on the Princess Ghibli compilation. What were you aiming at with these covers? And how did you choose the tracks which are on the disc? Then, could you also tell me why did BSC select to cover the two songs the band is credited with?
Sophia. We wanted to bring “EVOL” into unsuspecting, peaceful households! (laughs)
Well, I guess the concept behind this, was the challenge to transform a cute and happy song into a brutal hymn (laughs). Um…I don’t know, it’s the same reason why all covers are created. I won’t try to come up with a deep and emotional story about how we saw a vision in our dream and chose the songs for the album and how it was god’s wish for me to sing those songs. No. Studio Ghibli chose the songs that would be on the album and Ettore chose which songs to assign to which bands, depending on his judgement. Simple as that. Sorry, not a very romantic answer (laughs).

MI. Going back to BSC, did you know the band well before you were a member of it? If so, how did you discover them and what pleased you in their music?
Sophia. Yeah, I knew them for a couple of years and I liked the heavy danceable sound, this is what made an impression on me.

MI. How did you become Sadew's replacement, did you send a demo? Did the band want to mark a step by choosing a female voice instead of a male one?
Sophia. I was drinking with Ryu on Halloween and he demanded a demo when I told him I sing, among other things. I had something I recorded on Windows media recorder with a 3 euro mic, before I started vocal training, just for fun, so I gave him that. It was me playing THE CURE on my guitar. I guess he liked it, because his answer was rapid. “Will you sing on our next album?” (rires). Sadew left in the meantime, so Ryu asked me to join the band properly and take over the vocals. I guess the decision was partly random partly intentional.

MI. Is the evolution we hear on Epsilon a logical follow-up to what the band had envisaged, or did your arrival change their plans? What have you brought to the band?
Sophia. BSC used female voices in the past and they wanted to keep doing it in their next album, so yes, this was a logical follow-up. Initially, they wanted to keep female vocals in the background, but after Sadew left, they found it a pretty wild idea to give me the lead vocals and take this challenge, changing the existing demos and writing most of the new album from the start in order to fit my voice and my style.
I think that what I brought to the band is a different creative sense and communication with the world outside Japan. It was something that usually Japanese bands lack in. I’m a restless and communicative person, so this opens many doors.

MI. What would you say to the fans of the previous albums who still are sceptical about this new sound?
Sophia. I can’t really say anything to them, because tastes are tastes and you can’t really persuade somebody to change their taste. I respect people who choose to be reserved and old-school about their stuff and also those who listen to music with an open mind. You can’t make everybody happy. I prefer being called a sell out, than release the same CD over and over.

MI. Yet, your vocals are different from those of all the female fronted bands, nearly all Gothic or Symphonic oriented. Which artists do influence you? And what about the band as a whole?
Sophia. That’s right. The one thing I dislike the most is copycats and doing the same thing as everybody else. Lack of imagination is a crime in my heart, so I always try to open my mind and see what comes out of me naturally. I don’t wanna be somebody else, it’s so embarrassing! It means you’re on bad terms with yourself, that you’re not good enough. This is not the case with me. Whatever it is that I have to give, I will give it the way I feel it, with honesty.
Also, I’m not a big fan of female-fronted bands to be honest. Some people did it well back in the day though…What concerns me the most, is the way women are presented in the scene. Their overexposure, compared to the rest of the band, you know, a hot chick in the middle and the guys around don’t matter so much. I prefer a general equality in the band, I want everybody to get a bit of the spotlight. I’ve got nothing against bands who choose the stereotype, it’s just not what I’m looking for in music.
Influences… Despite being female-fronted, I used to be a huge fan of THE GATHERING, when Anneke van Giersbergen was still there. She’s my most beloved female voice. My favourite bands of all time are ANATHEMA, THE SMASHING PUMPKINS and MALICE MIZER. I think I have the most diverse musical background out of all members (laughs). I started from 90s Pop and Techno, old Britpop and Alternative, went on to Metal, then to EBM/Industrial/Synth Pop, then I found Visual Kei. Also recently, I started listening to stuff like Frank Sinatra, Julio Iglesias and Bossanova a lot (laughs).
Ryu likes Death Metal and anime songs. Ryo likes Black and Death Metal. G.S.R. listens to T.M. REVOLUTION and Japanese Rock bands (not Visual Kei). Gami listens to…AKB48 and other idol bands. Aki likes Trance and Industrial and other obscure stuff. We’re a band full of diverse music tastes, go figure! (laughs)

MI. Is the album title (Epsilon) a nod to your native country? What is its sense related to the album?
Sophia. Actually Ryu came up with the title and he looked up the Greek word for it, because I’m Greek. Epsilon is the fifth letter of our alphabet and it’s another way to say “five”. You also gotta google the phrase “epsilon team Greece”. You might discover something interesting (laughs).

MI. As for the artwork, there's a great anime feeling and even some similitudes with Final Fantasy video games. How is it related to the album, or the band ?
Sophia. The similarities are obvious of course and they are directly related to the band, since most of the members are hardcore anime and game fans. I hope we can do an anime and a game soundtrack one day.

MI. The next series of questions deals with the lyrics and the tracklist, maybe you have some private jokes inside the band you'd rather like to keep secret. First of all, is there a relation between the "6" in "Exotic-6-Cordinator", first track from Mozaíq, and the "VI" in "Sirius VI", opening this new disc?
Sophia. Well, this is something that Ryu should answer, but I guess he likes the number 6? Or maybe because BSC is a 6-member band? Who knows?

MI. Then, the album gets two songs concerning members of the band. The first one being "S.O.P.H.I.A."; what is the link with you and the meaning of the acronym? The second one is "Dedicated To Violator", honouring the ex-drummer; in which way does it correspond to him, apart from the lyrics?
Sophia. The meaning of the acronym might be revealed in the future. I need some time to translate it from the alien dialect into English (laughs). "Dedicated To Violator" is exactly what the title says: a song about Vio. Ryu was very sad when he left, so he composed this song in a couple of hours. It’s a really upbeat and happy song though. Violator is a truly nice and positive guy.

MI. On Idolator, "Ag2o" was named after the chemical compound: Silver(I) oxide. On Epsilon, there is "La+" which is the chemical formula for a Lanthanum cation. Is there a signification to all this scientific stuff?
Sophia. I can tell you about "La+". Japanese people like word plays. So “La+” is basically the world “laplace”, like the French physicist. The song pays tribute to the anime Gundam and Pandora’s box, an element borrowed from the Greek mythology.

MI. Eventually, is "Sai-Ka-No" based on an anime? Could you explain the title?
Sophia. Yeah. Actually this song had a different title in the beginning. However, observing the atmosphere of the song and what Ryu wanted to express through it, I came up with lyrics that reminded me of the anime Saikano. I realized our song talked about the exact same thing: the end of the world. When I told him about it, he decided to change the title completely.

MI. As for the lyrics, I've found many references to dreams and pretence via various kind of futuristic metaphors, but there still is a negative criticism of mankind. The sky, space, and stars are also often used within the texts. Could you tell us more about the themes you've written on?
Sophia. That’s true. Dreams are a large chapter for me. Obviously not daydreaming, but the place we go when we sleep, our connection to it, the secret places of our mind, the dangers and secrets that lie within. I’m also a huge fan of The Sandman comic series. Neil Gaiman has been my mentor since my early teens. And of course The X-Files and the respective bibliography, which I love religiously. "Stargazer" is dedicated to Mulder and Scully anyway. I also added them to my special thanks, because they deserve it.
Some of the common topics in my lyrics are the foul nature of humans and my disappointment about it. Human nature is insatiable and fatally imperfect. We never learn and we never change. We are the most doomed species on Earth and I believe we failed our mission. “Annihilation is the only salvation?”. I guess it’s about time we put the world out of its misery, we have done more than enough to this little planet, we have done more than enough hurting each other.
Internal battles are another common topic. It’s the stuff I’m thinking, the stuff I try to do in order to justify my existence and the gift of life I was given, either I chose it or not. I believe we have to make our lives count. We have to make the best of them, just because we’re here. So one day, God, or whoever is out there, might forgive us…
Other topics are the thirst for knowledge and enlightenment, the paranormal, realisations.

MI. You've worked a lot with Ettore Rigotti throughout the whole making of Epsilon (production, mix, mastering), whereas Tue Madsen was doing the job on the two previous releases. Which reason did lead to this switch?
Sophia. I don’t think there’s any special reason behind this. The band likes variety, it just happened I guess.

MI. I'd like you to explain how the songwriting took place. Did each member bring its own ideas or did Ryu manage the entire process alone? Have you faced any difficulties while you were recording?
Sophia. Ryu and Aki do most of the composing and arrangement work. I write the lyrics and I do promotion and booking work for the band as well as other stuff. Ryu made the songs, sent them to Aki, then I got the demo while I was in Greece, I recorded a new demo with vocals on it and sent it back. About the recordings, it was my first time in the studio and also my recording time was very limited, so I was stressed. Everybody else was used to the process, so they didn’t face any specific problem.

MI. By the way, what was your purpose with this new album?
Sophia. Our purpose was to transcend any musical boundaries and create something interesting, addictive and worth the listen.

MI. At the beginning of the year, Japan sadly underwent several tragic disasters. Have those events had an impact on the conception of the album?
Sophia. No, because the album was recorded much earlier. However, "Sai-Ka-No" and "Royal Sky" fit the situation perfectly.

MI. How did Willy Barbero come to play additional solos?
Sophia. This was arranged by Ettore, he thought it would be cool to have guest solos in the album and we liked the idea.

MI. After several listenings to this new disc, I think the electronic elements are less catchy than on Mozaíq but more blended with the other instruments. However, overall, the music seems to be more like a demonstration of what can do the new BSC than a really accomplished sound, it needs to be matured. It's just my point of view but, objectively, what could be yours; maybe you've already thought about some enhancements the band could work on, on a next release?
Sophia. Funny you should say that, because I think exactly the opposite (laughs). The electronic elements and the keys are so prominent and catchy that you tend to remember the song after the first listen. But then again, this is how I conceive it and the feedback I got from other people. We haven’t talked about the next album yet, we’re still extremely busy promoting this one. After touring is finished, we’re gonna sit down, take a breath and think about it.

MI. Epsilon is out since more than a month, how good have been the reception up to date?
Sophia. Up until now everything has been really good. Most people seem to like the new sound and we have attracted people from different fandoms and backgrounds. I feel happy about it, because this is what I wanted to do.

MI. Regarding the bonus tracks, why did you choose to record a new version of "Royal Sky" ("Final Sky" for the European version) and "Void" ("Void Dmn-str Remix" for the Japanese version)? So you left "Hyper Sonic" aside, although it already had a demo version with your voice? And no track from Mozaíq, no cover neither?
Sophia. There’s no special reason behind every single thing, some stuff happens on a whim, randomly. I guess Ryu wanted to make a new version of "Final Sky", which by the way, was my fave BSC song before I joined. As for "Void", we just thought the new arrangement was better than that of "Hyper Sonic". Lots of fans ask for a new version of "Freedom" and "Metropolice", so we might be recording them in the future, who knows? I like the way they sound and so do the fans.

MI. I've read in your news feed you had started shooting a video clip, could you unveil a few details?
Sophia. The video-clip should be ready soon, although it took a long while to complete. I can only say that there will be a digital background, just like "Freedom".

MI. Were you ever asked to write an opening or ending song for an anime? "Sai-Ka-No" could really serve as one for instance.
Sophia. No, but I’d love to do an anime theme song in the future. Some of our songs would sound good as anime themes, exactly because the composer is a notorious otaku! (laughs)

MI. In August and September, BSC will have a great tour in Japan. What are your expectations? (ed. note: the interview was written at the end of July)
Sophia. The tour is already over and it was a huge success. We were surprised at the fan reactions and the general atmosphere. We’re very grateful to everybody who came and enjoyed the shows.

MI. You played in the USA some weeks ago. What are your best memories from there?
Sophia. Everything was great about it. I loved every bit of it and so did the guys. We wanna go back there as soon as possible!

MI. Are European or French shows planned in a near future? Hopefully you will make an appearance on the stages of the summer festivals in 2012, that would be great!
Sophia. Yeah, we just announced our European tour, check out our Facebook and my blog for English updates! Summer festivals in Europe are very cool, I used to visit them frequently in the past. I hope we can arrange something for 2012.

MI. You guys have got merchandising and discs (the Fruity Loops EPs) only available at concerts. Will they be accessible to everyone through the internet one day?
Sophia. We don’t know yet, but fans are asking for them, so I’m trying to persuade Ryu to release them one day.

MI. Let's talk a bit about you if you wish. How did you come to listen to Metal music? Is BSC the first band in which you sing?
Sophia. I’m constantly searching for music, so I stumbled upon Metal one day. It’s very popular in Greece too. I like the more melodic, depressive and atmospheric parts of Metal. And yes, BSC is my first band. Before that, I was a closet musician without much hope for a music career. I was studying and working on non-related fields.

MI. Have you got other projects related to music?
Sophia. For the time being I have nothing else, but the future is full of surprises!

MI. So now you're in BSC, you share your lifetime between Greece and Japan. How do you deal with that?
Sophia. With courage! (laughs) It’s really difficult, but I’m working on it.

MI. What are the things you like in Japanese culture?
Sophia. I like the Japanese sense of aesthetics a lot. I think it’s incomparable. MI. You must be an avid manga-reader and/or anime-watcher. Which are your favorites?
Sophia. In fact I don’t read manga and I don’t watch many anime. I like anime, but I prefer to watch Japanese tv series (J-drama). My favourite anime is Igano Kabamaru. The characters and the storyline influenced me a lot. Kabamaru is my hero (laughs).

MI. Generally, what kind of music do you listen to?
Sophia. As I said before, I listen to lots of things, depending on the occasion and my mood. Visual Kei and Electro-gothic are what I listen to the most though.

MI. Half of the year is past, are there any albums you've really liked, or that have disappointed you? Which ones are you eager to get in the next months?
Sophia. I never believed I would say that, but since last year, I didn’t have the time to listen to albums properly, like I did in the past. Two of my favourite songs though, are D - "Torikago Goten ~L'Oiseau Bleu~" and UMBRELLA - "Raining Letter".

MI. Well, we have reached the end of the interview. Thank you for your answers, it was really a pleasure to have the opportunity to get in touch with you. I hope Epsilon will find its public, both with old fans and newer ones discovering your music with this album. I also wish you'll be able to play in France soon so I'll get the chance to see you live. I leave you write the last words for your French fans. All the best!
Sophia. Thank you very much for the great interview, see you all in France very soon. Be real !


Ajouté :  Jeudi 17 Novembre 2011
Intervieweur :  CyberIF.
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