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MORE THAN MONKEYZ (FRA) - We Are (2016)








Label : Auto-Production
Sortie du Scud : MORE THAN MONKEYZ (FRA) - We Are (2016)
Pays : France
Genre : Rock / Hard Rock / Stoner
Type : Album
Playtime : 12 Titres - 43 Mins





Savez-vous garder un secret ? Voici l'un des miens.

C'est l'histoire d'un p'tit mec qui n'y connaissait rien au Rock - et je suis sûr que cette histoire parlera à beaucoup d'entre vous. Je vous plante vite-fait le décor.

On est au mois de juin 2006, et putain, je réalise que j'ai pris dix ans... On se trouve à Menton, le cul coincé entre la Méditerranée et la montagne, entre Vintimille, côté Italie, et Monaco, côté fraude fiscale. Il fait nuit mais il fait chaud. Il flotte dans l'air comme un parfum de gouttelettes d'eau de mer en suspension et de galets brûlés par le soleil et le sel. Le vent marin balaie de sa fraîcheur iodée ma houppette rebelle, et je me sens bien, je me sens chez moi. Bord de mer, l'habituelle balade digestive oxygène mes entrailles pleines de fruits de mer. Au loin, près du bastion, sous le chapiteau qui doit supporter chaque été les mêmes soirées canon-à-mousse estampillées "petite salope de 13 ans cherche à goûter pour la première fois à la bosse de ton pantalon", les mêmes groupes de musique cubaine qui font se trémousser des vieilles à phlébites, les mêmes chanteurs de variété italoche qui, au rythme de la "Storia Importante" d'Eros Ramazotti, reçoivent pleine face des culottes en dentelle humides de cyprine, une sacrée bonne rythmique accroche mon oreille, laquelle attendait surement de se faire déflorer de cette façon pour qu'enfin je comprenne que le Rock guidera ma vie à tout jamais. Un petit groupe local de reprises s'y produit ce soir. E.C.H.O.E.S est son nom, et une chanson en particulier, de QUEENS OF THE STONE AGE, achèvera de me convaincre que passer mon chemin serait la chose la plus idiote à faire. Alors je me pose sur un rocher, loin du "pit", et j'écoute, j'apprécie chaque note sans en perdre une miette : le vrombissement de la basse, les martèlements du batteur, le charisme de ce drôle de chanteur, l'énergie folle, communicative, que dégage ce groupe. Mon père est à côté de moi et je crois qu'il a remarqué mes petits yeux brillants. Il m'encourage à aller rencontrer le groupe qui, après le concert, se détend auprès de sa fanbase, toute relative qu'elle était à l'époque. Les E.C.H.O.E.S répondent à mon intérêt, m'entourent, trois flashs crépitent, je suis rouge comme une tomate qui aurait fait des UV. On échange nos mails, on s'envoie les photos. Bon souvenir. Merci, bonne continuation les mecs.

Une décennie passe, chacun fait sa vie du mieux qu'il peut. On aurait très bien pu ne jamais se revoir, comme ces gens que vous croisez dans la rue, qui vous bousculent, dont vous retenez le portrait - avec l'envie de l'arranger un peu - en sachant que vous ne le reverrez jamais. Mais l'histoire ne se déroule pas exactement ainsi. Frédéric Simoni, à l'époque chanteur d' E.C.H.O.E.S, refait sa vie avec MORE THAN MONKEYZ, un véritable groupe influencé Rock, Metal et Stoner, qu'il monte en 2011 avec deux vieux crouteux, Anthony Joppien (guitare) et Eric Galliani (basse) ainsi qu'un jeune branleur de batteur au talent juste fou, Alex Ancel. Quant aux autres membres d' E.C.H.O.E.S, sans vraiment savoir ce qu'il est advenu de leurs carrières respectives, j'espère qu'ils ont choppé un peu de la largeur d'épaule de MORE THAN MONKEYZ. Car depuis, ces Sudistes n'ont cessé de grandir à vitesse cosmique, et aujourd'hui, un peu comme une ancienne prof de maths qu'on aimait bien et qu'on croise une fois tous les 36 du mois au hasard d'un rayon de thon en boîte au Leclerc du coin, c'est notre moment privilégié. Nos routes entrent à nouveau en collision à l'occasion de We Are, le premier album studio des MONKEYZ, et pour être un tout petit peu franc, je n'aurai manqué cette occasion pour rien au monde.

Si le visage du groupe m'est familier, j'ai en revanche toujours eu un peu de mal à poser sur ces mecs une identité musicale qui ne serait pas qu'un nuage de fumée de Chesterfield, un souvenir éphémère d'un riff ou d'une discussion autour d'une mousse. Il faut aussi dire qu'en cinq années d'existence, ce carré d'as n'aura fourni qu'un gentil et mignon petit EP (We Want You en 2012) avec ses quatre gentils titres et quatorze mignonnes minutes au compteur. Trop peu pour s'en souvenir sur la durée, convenez-en. Alors, six ans après ce premier jet à peine plus consistant qu'une fuite de liquide pré-éjaculatoire, que reste-t-il de nos amours ?

La réponse tardera à venir, et soyez en sûrs, il aura fallu que ce disque infuse longuement dans mes oreilles avant que je me décide si oui ou non, son âpreté, son engagement presque physique, son côté acidulé-pétillant mais rebelle et anticonformiste relève à 100 pourcent de ce que j'aimerai entendre de MORE THAN MONKEYZ. La longue intro jette un premier voile sur We Are. Quelques boucles électroniques nimbées d'orchestrations aux frontières de la cinématographie aguicheuse vadrouillent d'une oreille à l'autre avant que ne tombent d'inquiétants premiers accords et une batterie lourde comme du marbre. A vrai dire, je ne sais pas à ce moment si ma mémoire me joue un sale tour, mais ça ne ressemble en rien à l'idée que je me faisais du groupe dans sa version 2.0. C'en est presque trop "mis en scène" pour être fidèle à mes souvenirs, et heureusement, juste derrière, la petite troupe lâche les chevaux au triple galop avec "The Liar". L'album commence alors véritablement, sur ce rythme dantesque qu'il lui sera impossible à contenir pendant près de trois quarts d'heure, cocktail frais et sanglant de guitares coupantes comme des rasoirs et de groove à s'en fracturer les cervicales au compte-goutte. La voix mélodico-torturée de Fred se pose sur cette mécanique huilée comme une pièce qui viendrait compléter un puzzle à la logique d'assemblage... tellement évidente ! Je me surprends alors à me demander, en écoutant, "Welcome To My World", qui des musiciens ou du chanteur a le plus de chance d'avoir trouvé l'autre, et la réponse se fait en musique, quand le Rock sudiste massif de "Violent Dudes" vous envoie direct sous le soleil brutal de l'Alabama, à siroter un Jim Beam en matant des buissons d'amarante blanche se faire la malle sur le goudron esquinté. Une échappée belle que ramène à la raison l'euphorisante "Friends" dont le texte évoque la mémoire de proches disparus. Malgré son venin plus douceâtre se diluant lentement et ses claviers rétrogrades qui évoquent indiscutablement le Rock progressif de YES ou de KING CRIMSON, ne vous faites pas avoir par ce titre "intermédiaire", car son final claque comme il faut, avec pour cerise sur le gâteau des envolées lyriques plutôt... inattendues, une des marques de fabrique de Fred qui se complait dans son imprévisibilité et qui fait de sa puissance vocale un véritable dermographe vous enfonçant ses aiguilles gorgées d'encre dans les tempes, vous laissant une trace indélébile. La frénésie transgressive de Mike Patton n'est jamais très loin et se matérialise franchement au détour de la complexe et délurée "The Titty Twister", qu'accompagnent bien dans sa drôle de perversité ("i'm the Titty Twister and i'm a big boobs lover, i'm a psycho fucker, yeah, i'm a pussy seeker !") les instrumentistes. Et paradoxalement, quand on se dit que le plus gros de l'orage est passé – une sensation renforcée par un interlude intelligemment placé -, on se prend soudain une deuxième décharge, avec "Hear Me Now" bille en tête, une composition nocive et sombre, pour moi la meilleure de We Are (peut-être justement à cause de cette noirceur qui tranche d'avec l'attitude poussive et approximative de "Dead Memories", moins réussie que les autres en terme de structure / déroulement / émotion). Ou alors était-ce délibéré pour mieux mettre en lumière le diptyque "Junk" / "Behind The Door" ?

Décidément, tout du long, cet album interroge, bouscule, dérange parfois, répugne rarement, sinon par la crade confiance en lui qu'il dégage. Abreuvé de son expérience et de ses certitudes en matière de Rock N' Roll gras, MORE THAN MONKEYZ, s'il n'a pas sorti l'œuvre du siècle, loin de là, peut désormais prétendre à davantage, au moins sur un plan national. Et à l'image d'un MOTÖRHEAD qui était fier d'être MOTÖRHEAD, à tel point d'en faire un "We Are Motörhead", les singes y vont eux aussi de leur petit "We Are" en bout de piste, comme pour mieux dire "voilà, vous en voulez encore bande d'enfoirés ? Alors retenez bien ce nom ; MORE THAN MONKEYZ, nous sommes les MORE THAN MONKEYZ, collez-vous ça dans le crâne".

Beaucoup plus "in your face" que créatif, plus protéiné que raffiné – malgré certains efforts pour "habiller" la tracklist (avec l'intro et l'interlude) et certains couacs ("Dead Memories") – We Are renverra les puristes aux bonnes vieilles heures de gloire du Hard Rock / Stoner tout en y injectant fraicheur et oserai-je rajouter, vigueur (pour ne pas dire que ce disque est putain de couillu sa mère). Ces jeunes premiers en ont assurément dans le pantalon, et ce serait pour moi plus simple de ne parler que de leurs belles gueules bronzées. Sauf que derrière, il y a la musique, les faits, ce langage universel qui s'appelle le groove et que ce premier jet est tout simplement bon. J'ai pris dix ans dans la tronche en 43 minutes, et mon secret, c'est que j'en reprendrai volontiers pour dix ans supplémentaires, histoire de revoir dans le rétro, avec amusement, cette période bénite où Fred Simoni chantait sur une petite scène en bord de mer, dans la moiteur crépusculaire d'un soir mentonnais ; "whatever you do, don't tell anyone". P'tit mec et p'tit groupe sont devenus grands, ensemble.

Voilà qui me revient. La chanson en question, vous savez, celle des QUEENS OF THE STONE AGE... c'était "The Lost Art Of Keeping A Secret".



Ajouté :  Mardi 05 Avril 2016
Chroniqueur :  Stef.
Score :
Lien en relation:  More Than Monkeyz Website
Hits: 2826
  
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