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TECHNICOLOR TEETH (usa) - Teenage Pagans (2012)








Label : Stroll On Records
Sortie du Scud : 14 février 2012
Pays : Etats-Unis
Genre : Ritual Rock music
Type : Album
Playtime : 12 Titres - 49 Mins





Depuis quelques temps, je l'avoue, je me la joue less is more. Je me contente la plupart du temps de parcourir les plateformes des labels, ou les sites recensant les sorties hebdomadaires pour faire mon boulot de chroniqueur. Et merde, c'est l'hiver après tout... On peut bien céder à la facilité de temps en temps non ?
Mais hier, pris d'une soudaine fringale d'inédit, je suis reparti sur le net fouiner un peu, histoire de trouver du neuf à me mettre entre les oreilles.
Ok, vendu, bonnard.
Alors de ce côté là... Du Heavy ? Non. Du Black ? Faut voir... Du Thrash ? Ah non, pause !
Non, décidemment, le label "tradition" me gonflait. J'avais envie de sortir des sentiers battus. Je voulais du neuf, mais à tous les niveaux. Pas seulement en terme de publication, de format, mais surtout de contenu. Sans aller jusqu'à parler de Növö musik (cette bannière n'abritant plus personne depuis DEVO et les REPLACEMENTS, et à la rigueur certains bouzins de Mike Patton), je voulais m'abreuver d'un nectar piquant, provenant d'une source fraîche, en tout cas, pas trop tarie par la plèbe. Point.

Des heures durant, j'ai flâné, écouté, mais je n'ai rien trouvé. Enfin presque, mais j'y reviendrai lors d'une prochaine chronique. Et puis soudain, sur un vieux blog que je ne fréquentais plus depuis un moment, je tombe sur un truc qui ne me dit rien (certes, il y en a un certain nombre). Blog certifié core jusqu'au bout des ongles de pied (Hardcore, Speedcore, Grindcore, Funcore et tout le tintouin), donc gage d'une certaine éthique DIY, donc réservoir de surprises en tous genres. Et justement, de surprise, il en fut question. Au détour d'un article sur un obscur groupe du Wisconsin (1244 facebook likes, y compris le mien), ma curiosité fut soudain titillée. J'écoute le machin en question, un morceau, deux, trois, et puis plein en fait, et je me retrouve à écouter tout l'album presque d'une traite, comme fasciné par le boucan ambiant. Boucan ? Oui, plus ou moins. Mais pas celui auquel vous pensez. Il n'est pas question ici de Grind, de D-Beat et autres excroissances bruitistes contemporaines, mais bien de bruit brut, antique, de celui que maniaient les groupes No Wave des années 80, ceux qui s'amusaient à déconstruire une mélodie simple pour la transformer en construction de guingois très ludique, et qui il faut l'avouer, donnait parfois le vertige.

Donnons un nom à ces nouveaux amis, histoire de vous les présenter officiellement. TECHNICOLOR TEETH, c'est comme ça qu'ils s'appellent. De fil en aiguille, ils se définissent comme les chantres de la seance Pop, ou bien pratiquant de la "Ritual Rock music" (celui là, j'ai adoré, du coup, je l'ai utilisé comme repère officiel). Difficile de comprendre ce qui vous attend avec ça hein ? Et si vous comptez sur leur bio officielle pour avoir quelques tuyaux de plus, pan, voilà ce qui vous tombe dessus :

"Je peux m'imaginer sur mon lit de mort, complètement dépassé par cette envie lubrique de toucher l'autre monde, comme un ado attendant son premier baiser féminin."

Si avec ça vous n'êtes pas fixé... Je crois que même le gros Black Francis et ses obsessions ufologiques parait sain d'esprit à côté...
Black Francis ?
PIXIES ?
Bonne pioche.
Alors, avant d'aller plus loin, je dois me fendre d'un accès de franchise. TECHNICOLOR TEETH n'est pas franchement Metal. Mais leur démarche musicale est tellement radicale qu'ils se rapprochent de certains disques abscons de groupes comme FANTOMAS, de morceaux particulièrement irritants des SMASHING PUMPKINS, et plus généralement, du libéralisme structurel bruitiste des SONIC YOUTH. Ca vous parle ça, non ?
Perso, en écoutant Teenage Pagans, j'ai eu une révélation épiphanique. Les images se bousculaient dans ma tête, ont fini par s'amalgamer, et la recette des petits américains à trouvé illustration sonore. J'ai pensé à un obscur groupe de la fin des 60's, un peu Surf, presque analphabète harmoniquement, reprenant Doolittle de Kim et compagnie, mais... post mortem. Oui, c'est ça, une assemblée de fantômes plus ou moins musicologues, n'en ayant pas fini avec leurs expérimentations, et nous livrant leurs impressions de l'au delà par le biais d'un médium musical.
Et si la comparaison vous semble stupide, écoutez "Aunt Deborah's Story", tout est là pour me justifier. La guitare à la Hank Marvin, la mélodie paisible et trompeuse de "Wave of Mutilation", et l'interprétation désincarnée, lointaine, presque impalpable. Chaud, très chaud.

Mais les TECHNICOLOR TEETH, la plupart du temps, sont plutôt abrasifs. Le son global de l'album est très particulier, un peu comme si Beck avait déliré sec dans la cave de It d'ABRUPTUM. La guitare est tellement saturée quelle sonne comme une strate acide et irritante ("Any Kind Of High", qui ferait passer le radicalisme éthique de Cobain pour du sentimentalisme commercial), et lorsque le paroxysme du Fuzz distordu est atteint, ça fait même mal à la tête ("Station Wagon", aucun guitariste de ce nom n'aurait supporté un traitement pareil, ou comment faire sonner ses cordes comme les ailes d'un grillon enragé).
Mais le paradoxe des TEETH (outre leur sens du rythme très aléatoire), c'est de juxtaposer des mélodies entêtantes et séduisantes avec des couches de bruit blanc stridentes, et de produire le tout de façon à faire chier le monde. Un peu comme leur pochette d'ailleurs, moche, mais fascinante.

Si parfois la simplicité Rock prend le dessus ("Magick Sunlamp", ou comment CURE sonnerait si Robert Smith couchait avec un Phil Spector aveugle et sourd, "Snow Blind" et ses choeurs à la BEACH BOYS morts et enterrés), les bornes sont souvent dépassées et la politesse d'usage oubliée (les neuf minutes de "At Home in a Coma", complètement cauchemardesques et pourtant empruntes d'une beauté morbide indéniable, ou la rencontre à posteriori du FLOYD de Live at Pompei et de NEUROSIS). Mais TECHNICOLOR TEETH ne fait rien comme tout le monde, et c'est sans doute pour ça que je suis tombé si vite sous leur charme. Mais comme je le précisais, ne vous attendez pas à une quelconque forme de Metal, même si la puissance du groupe ridiculise pas mal de nos idoles. Alors pas la peine une fois la galette enfournée de venir me les briser. Ici, on déconstruit la Pop la plus 60's pour la mettre à la sauce alternative des années 90, avec un son New Yorkais des années 80, saturé de larsens Punk des années 70. Pas mal comme tour d'horizon.

Pour finir, et pour rester dans cette facilité qui anime ma plume depuis quelques semaines, je me permettrai de citer un confrère de Sound and Motion Mag. Car il a parfaitement résumé l'affaire, en quelques mots choisis. En effet, en déclarant que, je cite :

"S'il existait un Mercury award ou un Grammy pour "Le plus grand nombre de bruits bizarres enregistrés dans un album" la récompense irait immédiatement à ce trio du Wisconsin, TECHNICOLOR TEETH"

Pas faux. Mais certainement par hasard, certains d'entre eux sonnent presque comme des mélodies.



Ajouté :  Jeudi 19 Février 2015
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Technicolor Teeth Website
Hits: 2402
  
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