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FAITH NO MORE (usa) - King For A Day, Fool For A Lifetime (1995)








Label : Rhino Records
Sortie du Scud : 28 mars 1995
Pays : Etats-Unis
Genre : Fusion
Type : Album
Playtime : 14 Titres - 57 Mins





Il aura suffit que James HETFIELD porte l’un de leur T-shirt pour que le monde du Metal s’affole… Comme quoi le système de sponsoring qui consiste à faire porter par des stars des vêtements divers n’est pas basé sur du vent mais bien des faits. Pour autant, FAITH NO MORE le méritait-il à cette époque là ?
Deux albums dans la poche, We Care A Lot et Introduce Yourself, une musique hermétique secouée par des éclairs de Funk et des parties de claviers bizarroïdes, un chanteur monocorde lançant des incantations à la cantonade…Un genre de FISHBONE meets BAD BRAINS sur le trottoir de BLACK SABBATH… Ok, on avait rarement entendu ça, mais comment dire… Il manquait quelque chose, un sursaut d’énergie, une folie plus positive, la bonne vibe en fait.
Et sur ces entrefaites, Mike « Crazy Noisy Style » Patton arrive…Fraîchement emprunté à Mr BUNGLE, groupe de flingués notoires n’en étant à l’époque qu’au stade de démos soit hilarantes soit inécoutables pour le commun des mortels, c’est lui qui apportera à Roddy, Jim, Mike et Billy ce délicieux souffle de fraîcheur rance dont ils avaient besoin pour réellement asseoir leur identité. Avec sa voix de stentor, ses mimiques incomparables et son don inné de showman à la Tex Avery, il sortira le groupe du semi anonymat, et lui permettra enfin d’enfanter d’un album à la hauteur de son talent, l’éternel The Real Thing. Subtil mélange de fragrances inédites pour le Metal, mixant allègrement la Pop la plus légère (« Underwater Love ») avec le Thrash le plus furieux (« Surprise, You’re Dead ! »), FAITH NO MORE jeta un gigantesque pavé dans la mare, et définit quasiment à lui seul ce que les 90’s seront, à savoir un délicat amalgame de Funk débridé, de chant investi, et de barrières qui tombent les unes après les autres.

Bien vu.
Les cloisons ne durent qu’un temps.

Angel Dust, plus sombre et compact, restera pour longtemps l’album préféré de nombreux fans, et à juste titre. L’humour se fait plus borderline (le LP devait d’abord s’intituler Crack Hitler, mais bizarrement, la maison de disque ne trouva pas la blague super top…), la musique plus serrée mais absconse, et au final, Jim Martin préféra jeter l’éponge devant cette nouvelle orientation qui ne lui convenait guère. Il n’en reste pas moins que cet album restera une pierre angulaire de la musique alternative (mot très en vogue à l’époque…), mais qui signera malheureusement aussi la fin du FNM seconde période, avec le départ du guitariste à la longue barbe, et une perte de repères certaine.

Et il fallut attendre trois longues années pour enfin connaître la suite des aventures de Mike & Co au pays des Bisounours mangeurs de champignons. Et la claque vint de loin, de très loin. Avec le remplacement de leur six cordiste culte par un autre membre de BUNGLE, Trey Spruance, moins fantasque mais plus solide, le quintette se décida d’exploser toutes les conventions et d’agrandir son champ d’influence de manière considérable, et nous offrit en guise de faux gâteau d’anniversaire un King For A Day… Fool For a Lifetime versatile, qui en décontenança plus d’un. Sous la pochette d’Eric Drooker se cachait en effet une des rondelles les plus surprenantes de la décennie, avec en guise d’orchestre de bal de fin d’année un FNM complètement débridé, et prêt à tout tenter pour se/nous faire plaisir.

Et le plaisir fut immense.

Glosons, glosons. King For A Day n’est pas The Real Thing. Moins fun et naïf. Il n’est pas non plus Angel Dust. Trop diffus, trop épars. Il ne contient pas les meilleurs morceaux du groupe (privilège réservé à « Epic », « The Real Thing », « Midlife Crisis » ou « Smaller and Smaller ».), mais au final, c’est quand même celui que je réécoute in extenso depuis sa parution, parce qu’il est séduisant. Et donne l’impression de vous raconter votre vie avant que vous ne l’ayez vécue.
Tout commençait pourtant normalement, si tant est que ce mot ait eu un jour une signification pour Gould et sa bande. « Get Out », deux minutes et dix sept secondes de Patton/Patton pour jus. Du Metal pur et dur, guitare(s) en avant et fureur vocale pour un quickie mortel qui accroche la peau.
« Ricochet » ne fut rien de moins qu’un condensé de The Real Thing, mais en version Vegas. Un riff ample qui s’écrase sur un chant velouté, une montée en puissance mélodique, un gosier qui finit par se racler, et l’affaire est pliée. Un peu plus de quatre minutes de plaisir auditif, pour un morceau plus classique qu’il n’en avait l’air. Ce sera un des trois singles de l’affaire.

Et ça tombe bien, parce que le morceau suivant connut le même destin. Mis à part que sa structure fut un poil différente. Cette fois ci, on plonge la tête la première dans le Music hall plein de stupre et de minauderies calculées, et « Evidence » charme, étrangle, mais jamais ne regrette. Patton fait montre de tout son art vocal, et les volutes de guitare discrètes louvoient autour d’un clavier sobre mais en appui. S’il est vrai que Roddy fut très souvent absent lors de l’enregistrement de cet album (décès de son père, de Kurt Cobain…), il n’en reste pas moins une pierre angulaire du quintette, toujours prompt à souligner de ses interventions pertinentes des mélodies accrocheuses.

« The Gentle Art Of Making Enemies » renoue avec la tradition du brûlot intempestif porté par un riff relâché et tendu à la fois. Toute la philosophie de FNM est résumée en un seul vers, "Si tu ne te fais pas d’amis, quelqu’un se liera avec toi, alors apprends l’art subtil de se faire des ennemis". C’est vrai qu’après avoir traités les Toxic Twins d’AEROSMITH de "vieilles putes camées", et les peroxydés POISON de "Tantouzes barbouillées", le groupe affichait clairement sa position de fouteur de merde ne respectant pas grand chose.
Plus léger, plus festif, « Star A.D », se joue des arrangements de cuivre et d’un solo improbable pour emmener le gang en terre expérimentale. Un peu BUNGLE dans l’esprit, c’est un titre qui alterne les ambiances et qui permet une fois de plus à Patton de jouer les maîtres de cérémonie versatiles.

« Cuckoo For Caca », c’est la blague de potache pas si éloignée que ça d’un « Surprise, You’re Dead » de légende. C’est froid, doux, et d’une teinte de blanc ombragée. Mike retombe dans ses borborygmes habituels et transcende un titre somme toutes assez basique. Shit lives forever ? Sur que tant que FNM sera là pour agiter le rouleau, la merde retrouvera ses titres de noblesse. De la merde oui, mais enrobée dans un joli paquet qui explose sur le paillasson. Freud aurait apprécié l’humour.
« Caralho Voador », c’est l’Amérique du Sud version Amérique du Nord. Une légère brise, quelques phrasés en portugais, chaloupé, galbé comme une cuisse de danseuse. La valse des styles est décidément le maître mot.
On redresse la barre pour deux morceaux aussi puissants qu’inspirés, « Ugly In The Morning », sans surprise mais qui arrache bien, et le hit « Digging The Grave » qui inspirera une vidéo très réussie avec Roddy à la guitare. C’est classique, pas encore middle of the road parce que le groupe en est incapable, mais c’est avec « Get Out » ce qui se fait de plus accessible sur le comptoir.
« Take This Bottle » repart illico flirter avec le cabaret décadent, et les arrangements de velours nous dévoilent un Mike qu’on imagine en costard lamé, accoudé au zinc de luxe aux côtés d’une poule trop maquillée, un Daiquiri à la main. Peut être un Martini dry, pour cette façon de jouer avec le cure dent une fois l’olive avalée. Soft, but chic. « King For A Day » et ses presque sept minutes est la pièce de choix de l’album. Lyrique, emphatique, c’est l’apothéose des choix du LP, un rapide coup d’œil à travers les rideaux pour apercevoir le baryton, et on propose sa propre version de l’opéra en cours. « What A Day » n’en devient alors que la conclusion évidente, lorsque la journée fut si rapide, intense et génératrice de stress, qu’on n’ose plus se regarder dans le miroir de peur de devoir serrer les dents pour empêcher la régurgitation auto critique.
« Just A Man » est bien sur le final large comme une attente pas totalement comblée. C’est une fois de plus presque exagéré, mais le talent du groupe resserre les liens et évite la redite maudite. Une conclusion qui s’imposait sur fond d’harmonies vocales prétentieuses et assumées. On est le héros ou on reste dans l’ombre. FNM choisit la demi-teinte. Et c’est tant mieux.

Pour beaucoup de fans, cet album marqua le début de la fin pour FAITH NO MORE. Ils trouvaient le groupe moins drôle, plus immédiat, et tombant parfois dans la facilité. La diversité était plus vue comme un racolage ou une incapacité à forger un style homogène mais unique. La critique eut parfois la dent dure, et les ventes ne suivirent pas. Il est vrai que voir le jour après deux masterpieces comme The Real Thing et Angel Dust n’était pas un héritage facile. Etait ce l’absence de Jim Martin qui avait provoqué cette sensation de manque ? Il n’avait pourtant quasiment pas joué/composé sur Dust, ce qui n’a pas empêché l’album de rencontrer une adhésion sans faille…
Il fallait je crois interpréter le titre du disque comme une déclaration d’intention. Roi d’un jour, bargeot pour toujours. Et beaucoup ont vu FAITH NO MORE sous cet angle. Etre consensuels ? Vous n’y pensez pas… Voyons, FANTOMAS, IMPERIAL TEEN, JOHN ZORN, vous verriez ça en tête de gondole à la FNAC des Halles ??? Impossible.
Et après un ultime album très décevant (porté pourtant par l’impeccable single « Last Cup Of Sorrow », très joliment clippé et featuring la sublime Jennifer Jason Leigh en poupée de luxe suicidaire), FNM tirera sa révérence en nous offrant un ultime Best Of, à l’intérieur duquel on tombait par hasard sur deux reprises aussi essentielles que magnifiquement transcendées. Le « Easy » des COMMODORES, superbe, et le légendaire « I Started A Joke » des frangins Gibb, qui sera encore prétexte à une vidéo démente.

Vous pouvez préférer un autre album bien sur. Car chaque LP de FNM est unique, précieux et essentiel. J’avoue qu’aucune chanson sur King For a Day ne m’a fait le même effet que « From Out Of Nowhere » ou « Be Aggressive » et ses chœurs féminins revanchards. Mais pour autant, c’est quand même mon préféré. Allez savoir pourquoi.
Mais c’est aussi ça FAITH NO MORE. Rien n’est logique. Jamais.

One minute here, and one minute there.



Ajouté :  Vendredi 23 Mars 2012
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Faith No More Website
Hits: 6330
  
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