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SWANS (usa) - La Maroquinerie à Paris (27/09/14)


Groupes Présents au concert : PHARMAKON (usa), SWANS (usa)
Date du Concert : samedi 27 Septembre 2014
Lieu du Concert : La Maroquinerie (Paris, France)


Ce soir, c’est LA soirée. Direction la Maroquinerie pour la double visite française d’un groupe unique, dont chaque apparition est un événement en soi qu’il serait impensable de manquer. Si tout du moins leur histoire vous a marqué à un moment donné, mais en tant que fan de musique dite « extrême », comment pourrait il en être autrement ?
Les SWANS. Un nom qui donne presque la chair de poule. La chose de Michael Gira depuis l’aube des années 80, qui aura jeté les bases de l’Industriel moderne, puis jeté le bébé avec l’eau du bain pour se concentrer sur des choses plus intimes, une forme d’expression personnelle à base d’instruments acoustiques et de violence larvée. Après un hiatus de presque quinze ans, Gira reforme sa bête en 2010, bien décidé à continuer son exploration du son, sous toutes ses formes, en privilégiant bien sur ses aspects les plus dérangeants, les moins confortables.

Et le public ne s’y est pas trompé, puisque La Maroquinerie affiche pratiquement complet sur deux soirs d’affilée. Et quelle salle plus adaptée pour une messe en dissonances majeures que ce lieu si éclectique qui choisit avec soin ses invités et leur offre des conditions optimales ?

Mais avant de nous plonger dans les divagations bruitistes des cygnes, il nous faut d’abord nous faire dévorer tout cru par sa première partie, assurée par le projet New Yorkais PHARMAKON, opening act de circonstance au vu de la thématique musicale de cette journée.
PHARMAKON, c’est une entité indivisible bien sur de part son unicité. Menée de main de femme et d’une voix protéiforme par son seul membre, la jeune et blonde Margaret Chardiet, c’est un concept musical qui n’a rien de neuf dans le fond et la forme, mais qui dérange, en évoquant le spectre disharmonique de nombres d’artistes uniques l’ayant précédé. Pour faire simple, Margaret aurait pu/du il y a trente ans, faire partie de la vague No Wave, et se voir mettre en avant par Brian Eno, tant son refus des conventions mélodiques usuelles et son mode d’expression primitif auraient collé au mouvement comme un vieux chewing-gum sur les baskets d’un résident de Brooklyn.

Dès son entrée en scène, Margaret trouble. D’une beauté simple qui phagocyte les regards, sa silhouette faussement frêle arpente la scène, se dirige en son milieu, et se voûte sur son matériel sommaire constitué d’un sequencer, de pédales d’effets et de percutions électroniques. Si son apparence évoque le stéréotype de la jolie blonde un peu fragile, il ne faut pas s’y tromper. Ses références ne tendent pas vers le romantisme d’une Stevie Nicks, mais plutôt vers le radicalisme outrancier d’une Lydia Lunch.
Si ses doigts tremblent lorsqu’elle lance ses boucles, sa prestation est un monstre d’assurance, et lance les hostilités sur une diatonique assommante, pour nous étouffer dès les premiers échos répercutés par les murs de la salle. Son système d’expression musicale est simple. Elle enregistre quelques sons, en live, qu’elle couple aux boucles de son sequencer, puis empile les strates de crissements, de délires rythmiques, de couches de stridences irritantes, avant de s’envoler dans des vocalises qui hérissent le poil. Elle se donne corps et surtout âme pour provoquer, déranger, confronter le spectateur à sa propre identité, se perd elle même dans son monde avant de faire irruption dans le votre, et ne se contente pas de vous haranguer de la hauteur de sa scène, mais elle vient vous chercher, dans le pit... Elle semble errer dans les rangs, la mine basse, regarde à terre, puis se relève soudainement pour vous fixer, pour opposer ses propres émotions aux vôtres, pour aller chercher ce que vous ne donnez pas au prime abord.

Musicalement, PHARMAKON est une synthèse de ce que les femmes ont pu apporter à l’avant garde depuis la fin des années 60. On pense bien sur immédiatement à Diamanda Galas, pour cette façon de voler au dessus des octaves d’une tessiture incroyable, à Yoko Ono pour cette exploitation des silences soudain déchirés par des hurlements douloureux, et à Lydia Lunch bien sur, pour cette affirmation/provocation d’une artiste qui refuse la bienséance et le rôle bien douillet de musiciennes qu’on aimerait voir se cantonner à des textes consensuels posés sur de douces mélodies. Mais Margaret s’en fout. Et après une demie heure d’exploration sonore en forme d’oscilloscope de la douleur, elle quitte la scène sans un mot, comme elle était apparue. Avec l’assurance d’avoir laissé une trace indélébile dans notre mémoire. (8/10)

Silence. Petite musique Folk qu’on discerne à peine.

Et puis Thor Harris, la bête monte sur scène après le blackout. De ses bras puissants, il cogne ce gong énorme qui va résonner pendant près de dix minutes de son seul écho. Il est rejoint par Phil Puleo qui va l’imiter en caressant des tampons sa ride pour créer un unisson vibrant pendant dix autres minutes. Le décor est planté, les SWANS sont dans la place. La thérapie peut commencer. Et Janov peut aller se rhabiller.
Les autres arrivent, un par un, et la litanie trouve naissance dans la fusion de ces musiciens qui ne semblent pas se préoccuper du public qui est déjà complètement immergé dans cette houle poisseuse. Et la Maroquinerie va trembler ce soir, de tous ses murs. Mais tout le monde le sait d’avance et attend ce moment où tout semble s’effondrer, pour que la reconstruction prenne place. Et après une vingtaine de minutes en forme de mantra ondulatoire, Gira donne le signal du départ en marquant encore plus la complicité avec le bassiste Christopher Pravdica, et c’est parti pour « Frankie M », nouvelle incantation dont les fraîches paroles sont disposées sur un pupitre faiblement éclairé.
Drogue, addiction, Némésis, tout est là pour invoquer l’esprit dérangé de « Frankie Teardrop », à qui SUICIDE avait donné naissance il y a plus de trente ans. Et le parallèle n’est pas innocent tant les deux groupes partagent cette envie de peler la vie par lambeaux de chairs découpés avec violence, et la restituer à une audience avide de tourments.

Il faut dire les choses telles qu’elles sont. Un concert des SWANS, quelle que soit sa période d’activité n’est pas un concert. C’est une messe en stridences majeures, là où le confort n’a pas sa place. Leurs morceaux, déjà considérablement longs par essence sur disque, sont étirés au delà du raisonnable live, et atteignent allègrement voire dépassent le quart d’heure chacun. Il faut que Michael et ses comparses arrivent à atteindre cet état de conscience parallèle durant lequel les sentiments sont sublimés, durant lequel la douleur aboutit au plaisir. Pour cela, il refuse toute composition antérieure à 2010, l’année de la reformation, et se concentre sur ses trois derniers efforts, et le mot n’est pas vain. Ainsi, s’il prend quelques secondes pour prendre acte de l’anniversaire de son batteur, c’est pour mieux se replonger dans ses affres chamaniques pour les trente ou quarante minutes à suivre.

A l’instar des YOUNG GODS qui tombent dans le rituel tribal à chaque représentation, Gira se pose en maître, en chef d’orchestre de l’absurde qui dirige ses musiciens à son bon vouloir. L’homme adopte un mouvement de balancier, et oscille d’avant en arrière, comme guidé par une force supérieure qui lui apporte l’équilibre au milieu du chaos. Il annone quelques paroles de temps à autres, mais elles ne sont que quelques mots lancés, une minuscule bouée au milieu d’un océan de sons qui dérangent. La setlist ne bouge presque pas d’un iota depuis le début de la tournée, propose deux nouveautés, et prend un malin plaisir à éviter les classiques. Inutile d’attendre « Stay Here » ou « Coward » qui ont été réclamés plusieurs fois en Europe, et que Gira a pris un malin plaisir à occulter. Chaque incarnation des SWANS est unique, et doit faire table rase du passé pour exister en tant que telle. Et même si le fantôme de Jarboe plane sur « The Apostate », seul extrait du merveilleux The Seer, même si Michael Gira assure la transition entre les différentes époques du groupe, ce concert, cette tournée sont uniques, et au bout d’une heure de concert, le public est emporté dans une atmosphère mélangeant le bruit blanc le plus pur, les lancinances hypnotiques, les dissonances assourdissantes, et les invocations multiples, rythmiques, vocales, gestuelles.

Durant près de deux heures, Gira, Hahn, Harris, Pravdica, Puleo et Westberg auront fait trembler la Maroquinerie sur ses fondations, hurler de douleur nos tympans, sans jamais faire appel au passé et à la nostalgie. Trente ans après sa création et le lancement sur terre de la bête par le biais du traumatique Filth LP en 1983, les SWANS sont plus que jamais un groupe du présent et de l’avenir. Ils ont tout tenté, tout réussi, et Gira, plus jeune que jamais ne renoncera pas. Lui qui a influencé tant de groupes majeurs, de NAPALM DEATH aux YOUNG GODS nous observe, le regard fixe, déjà dans un au delà qu’il n’a jamais quitté.

Lorsque je suis sorti de la salle, je n’entendais plus rien. Ni les conversations, ni le bruit des voitures, mes oreilles semblaient éteintes. Ce que confirme la théorie qu’après le plus intense des chaos, vient le plus absolu des silences.
Les SWANS. Une expérience. Un rêve/cauchemar. L’esprit d’un New York sordide qui ne mourra jamais. (9/10)

Setlist SWANS :
- Frankie M
- A Little God In My Hands
- The Apostate
- Just a Little Boy
- Don't Go
- Bring the Sun / Black Hole Man


Ajouté :  Vendredi 03 Octobre 2014
Live Reporteur :  Mortne2001
Score :
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Hits: 10958
  
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