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XIANOSYS (FRA) - Philippe Roux (Juil-2012)


XIANOSYS voilà un nom très mystérieux qui pourrait évoquer l’empire chinois et ses dragons, un mandarin malicieux ou encore un long métrage comme les trois royaumes de John Woo. Est-ce un nouveau rouleau de printemps destiné à nous plonger dans les délices culinaires venus d’Asie ? Une nouvelle torture raffinée sortie tout droit du Moyen-âge ? Que Nenni, c’est le nom d’un groupe bien de chez nous qui déboule sans crier gare avec un album : Chronicles qui s’avère être une véritable déflagration dans le paysage métallique hexagonale. Nos lascars pratiquent un Metal Symphonique des plus sophistiqués qui en a surpris plus d’un. Les bougres se réclament du Cinematic Metal et sont inspirés par des combos tels que NIGHTWISH ou encore RHAPSODY pour n’en citer que quelques uns. Dotés d’un chanteur exceptionnel caractérisé par une voix puissante et hargneuse, les XIANOSYS se sont formés en 2004 sous l’impulsion des frères Landais : Olivier (guitariste) et Pascal (batteur). Huit ans d’existence déjà, le chemin n’est jamais simple quand on est affublés de l’étiquette tricolore. Alors que beaucoup jettent l’éponge très rapidement, nos franciliens ont toujours cru en leurs capacités pour notre plus grand bonheur. Car nos garçons ont du faire face à tous les syndromes qui fragilisent de nombreuses formations. Nombreux changements de noms : le gang adoptera dans un premier temps BURNING TIMES puis opte en 2005 pour IMPACT pour finalement choisir XIANOSYS après une longue réflexion. Toutefois, pendant toutes ces années le combo ne restera pas inactif, bien au contraire. Une première démo apparaît en 2006 puis une autre en 2008. Ils se paieront même le luxe de sortir un dvd : Metal Zone 3 en 2007. Une hyper activité qui va payer car parallèlement à ces nombreuses sorties, nos petit gars enchaînent les concerts et commencent à se forger une bonne réputation scénique. Une prestation remarquée au Raisme Fest et même une participation à la fête de l’huma marqueront une étape importante dans leur parcours et ce malgré les nombreux changements de musiciens. Le dernier en date étant le départ de Pascal Landais remplacé rapidement par Gregory Nortier, un intérimaire de prestige qui malheureusement ne restera pas avec les XIANOSYS. En 2011 apparaît enfin ce que tout le monde attendait : la sortie de Chronicles qui se fera dans un premier temps uniquement par téléchargement. Il faudra encore attendre un an avant que la version physique soit enfin disponible. La force de XIANOSYS est de proposer un Metal Progressif à tendance symphonique inspiré directement par les bandes originales de Blockbusters américains. Un rapport franc et direct puisque la majorité des titres sont directement reliés à un film que ce soit La Guerre Des Mondes (« Divisions Of Hatred »), Gladiator («Stengh Of Honor ») ou bien encore Stargate ( « The Seventh Gate ») ! Une originalité qui va leur permettre de développer un univers cinématographique original destiné à rendre hommage à tous les grands compositeurs du septième art, notamment Hans Zimmer , une de leurs références absolue. Bref, devant un coup de maître tel que Chronicles, METAL IMPACT se devait d’en savoir un petit peu plus sur ces Gladiateurs du nouveau millénaire ! C’est un Phil (chant/guitare) sympathique et très enthousiaste en direct de leur studio de répétition qui se charge de la lourde tâche de nous expliquer la genèse du projet XIANOSIS ! Tout un programme ! C’est à toi Phil !

Line-up
: Philippe Roux (chant/Guitare), Tony (Guitare), Siver (Guitare), John Machine (basse), Nicolas Stoblaz (Claviers), Gregory Nortier (batterie)

Discographie : Chronicles (Album - 2012)



Metal-Impact. Bonjour Phil, peux-tu nous dire comment est né le groupe ?
Philippe Roux. En fait, moi je suis arrivé quelques mois après la naissance de la formation. On a fait pas mal de scènes ce qui a eu pour conséquences qu’on a mis pas mal de temps à préparer l’album. A ce moment là, on s’est dit jouer en live c’est sympa mais on a aussi envie de coucher les morceaux sur du solide. On a donc monté une équipe autour de nous pour faire ce disque. On était juste six musiciens sans personne d’autre pour nous épauler. Il a fallut trouver un label, trouver quelqu’un pour le mixage et ensuite on a tout enregistré à la maison.

MI. C’est une autoproduction totale ?
Phil. Oui, techniquement parlant par contre on est produit par un label qui s’appelle Jaff et qui a déjà plusieurs productions à son actif. C’est eux qui ont géré toute la partie promo, mixage et distribution.

MI. C’est facile de trouver un label quand on est un groupe français qui fait du Metal ?
Phil. Non pas vraiment, en France c’est un peu compliqué. Ma chance c’est que ça fait un moment que je suis dans le circuit. J’ai joué dans un groupe qui s’appelait ICELAND il y a quelques années de ça et à force de connaitre des gens, on a rencontré des personnes qui ont aimé notre musique et qui ont décidé de nous aider. En même temps ce n’est pas une grosse production, ni un gros contrat mais on arrive à se débrouiller. On a monté une bonne équipe de manière à faire le travail du mieux possible.

MI. En 2007, vous avez participé au Raimes Fest. Comment était cette expérience ?
Phil. C’était vraiment très très bien. En fait, ça s’est fait un peu comme ça. On avait enregistré une démo et on était en contact avec eux. Ils ont écouté et ils ont bien aimé ce que l’on a fait. Ils ont bien accroché à l’artwork aussi qui tournait autour et qui était un peu particulier. Ils ont craqué sur notre univers et sur l’image que l’on renvoyait. Du coup ils nous ont invités et on a passé un très bon moment.

MI. Tu te souviens des autres groupes qui étaient à l’affiche avec vous ?
Phil. Je sais qu’il y avait GLENN HUGHES en tête d’affiche mais en fait je ne me rappelle plus très bien. Mais c’était une belle affiche. Si, il y avait KORITNI, AFTER FOREVER, j’ai bien aimé ce qu’ils ont fait. DELAIN aussi m’a bien accroché, j’aime ce style de Metal symphonique. Partager la scène avec ces gens là était un véritable honneur. Quand tu vois un gars comme GLENN HUGHES, ancien bassiste/chanteur de DEEP PURPLE, ça force le respect.

MI. Vous avez aussi fait la fête de l’humanité ?
Phil. Oui, on a fait cette date. C’était sous une tente et il y avait beaucoup de monde, c’était très sympa. On était le seul groupe de Metal, c’était un peu particulier. Les gens n’avaient pas vraiment l’habitude ! [Rires] C’était plutôt festif comme ambiance. On ne dit pas qu’on faisait tâche parce qu’au final ça s’est très bien passé mais c’était un peu spécial. Et puis il y avait quand même quelques métalleux qui trainaient, c’était vraiment bien, un bon souvenir.

MI. L’album s’appelle Chronicles c’est basé sur un concept ?
Phil. Ecoute, ce n’est pas vraiment conceptuel c’est plutôt la volonté de créer une ambiance musicale. L’idée était basée sur les musiques de films. C’est le sujet principal de Chronicles. Ce qui nous intéresse c’est la puissance atmosphérique qui colle à l’image. On a trouvé très créatif d’essayer d’associer la musique Rock/Metal à quelque chose de plus orchestral basé sur la musique de film. Au niveau des paroles tout ou presque reste rattaché aux gros Blockbusters américains comme la Guerre Des Mondes ou Gladiator que l’on traite sur le morceau qui clos l’opus. On est tous très fans de compositeurs comme Hans Zimmer qu’on ne présente plus. Il a composé la musique de Gladiator ou du Dernier Samouraï.

MI. Le morceau qui clôt l’album « Strengh Of Honor » est un hommage à Hans Zimmer ?
Phil. Oui tout a fait. En fait c’est un bonus car il sort un peu du style global de l’album. Mais on aime vraiment cette compo, il y a une vraie ambiance technique. On a essayé de s’inspirer de la musique de Hans Zimmer et d’en faire un morceau à notre sauce.

MI. Justement, comment définirais-tu votre style musical ? Vous sentez-vous proche du Cinématique Metal ?
Phil. Oui tout à fait. On est un groupe de Cinématique Metal c’est clair. Maintenant ce qui est intéressant avec cette forme d’art, c’est que tu peux t’amuser à regarder un film juste avec la musique et immédiatement ça t’évoque quelque chose. On voulait rester un peu dans cette ambiance très imagée en travaillant sur les orchestrations. Notre clavier/arrangeur, Nicolas Stoblaz, s’est inspiré de ce type de compos et nous, on est venu rajouter le coté Metal de l’histoire avec des grosses guitares, une basse/batterie puissante et un chant qui reste assez Metal, c’est crossover si tu veux.

MI. A l’écoute on ressent que vous avez fourni un travail important !
Phil. Oui, exactement. On a beaucoup donné mais c’est le clavier qui a le plus souffert ! [Rires] C’est lui qui est à l’origine de beaucoup de choses : il a fait toutes les orchestrations. Il s’est occupé de la recherche des instruments car on a voulu mélanger ceux qui on un coté ethnique et les autres plus classiques. On peut aussi mettre à son crédit tout l’artwork qui a été fait autour du combo. Si tu vas voir notre clip sur YouTube c’est lui qui a eu l’idée de ce concept là. C’est un très très gros boulot.

MI. Vous avez créé tout un univers. Quelle est la signification des portes que l’on voit sur la pochette ?
Phil. C’est en rapport avec le premier morceau « Seven Gates ». C’est une sorte de passage vers un monde un peu noir. Après c’est à l’auditeur d’imaginer ce qu’il veut en regardant les images, en écoutant la musique. Il peut se raccrocher à telle ou telle chose et développer son propre univers Il va voyager dans un monde personnel en quelque sorte. Donc voilà, en fait on suggère mais on ne veut pas diriger sur une histoire bien figée celui qui nous écoute. On donne des impressions, des idées, des atmosphères et après chacun en écoutant la musique doit se faire son propre film mental. On travaille dans cet esprit et souvent les compositeurs classiques ont aussi cette attitude.

MI. « Seven Gates » c’est inspiré directement par le film Stargate ?
Phil. Oui tout à fait. C’est un hommage au cinéma qu’on aime. C’est un film qui nous parle comme la Guerre Des Mondes ou Gladiator. Nous, on est attachés aux grosses productions cinématographiques. Moi je suis fan de science fiction, de films fantastiques. Après, Gladiator est un peu en dehors de l’univers qu’on a développé. Mais c’est vrai que « Seven Gates » est calé totalement sur Stargate, je suis un grand fan de la série et du film. On est partis du postula que derrière cette porte il y a autres chose, ensuite on a imaginé une trame centrale qui reste quand même reliée avec le film Stargate.

MI. Peux-tu nous dire comment vous en êtes arrivés à travailler avec Sarah Layssac sur le titre « For These Words » ?
Phil. Sarah c’est une vieille copine, elle chantait dans un groupe qui s’appelle ARKAN. Elle a pas mal tourné sur la région parisienne, on l’a rencontrée au détour de quelques concerts et on a vraiment sympathisé. Elle aime bien ce que l’on fait et c’est réciproque. Sur ce morceau, on voulait quelqu’un pour faire une espèce de dialogue et je trouvais que Sarah était parfaite pour ce rôle. On l’a donc invitée au studio et elle a posé sa voix et le résultat est assez sympa. Elle chante très très très bien. Elle est pleine de talent, elle est aussi actrice à ses heures perdues. C’est une vraie artiste et une très bonne comédienne ce qui ne gâche rien.

MI. Si tu pouvais inviter une chanteuse de ton choix qui prendrais-tu ?
Phil. Ah ça, c’est une bonne question, j’y ai pas vraiment réfléchi mais j’adorerai travailler avec l’ancienne chanteuse de NIGHTWISH : Tarja. Elle chante magnifiquement bien. Dans le style opéra elle est parfaite. Après j’aime bien les mélanges, on travaillera peut être avec une voix de mec sur le prochain disque. Je n’ai pas d’idée pour l’instant mais il se pourrait qu’il y ait une surprise là-dessus.

MI. Tu aimerais qui comme voix masculine ?
Phil. Moi, j’adorerais travailler avec James Hetfield. Je suis de la génération METALLICA, James reste une de mes références. Faire un duo avec lui, ça serait extraordinaire. Sinon dans les délires les plus fous, avoir une voix Death ça serait pas mal aussi.

MI. Et comme producteur ?
Phil. Sans hésiter Colin Ritchardson, le producteur de MACHINE HEAD. Je suis un fan ultime. Je trouve que tout ce qu’il a fait c’est juste mortel. Tous les premiers albums de MACHINE HEAD ont une production énorme grâce à lui et le live est juste une tuerie de son. Colin Ritchardson sans hésiter une seconde.

MI. Cronicles a bénéficié d’une double sortie, une fois en téléchargement et une fois physique ?
Phil. Oui exactement il est sorti en deux temps. On l’a sorti une première fois dématérialisé sur les stations de téléchargements il y a une dizaine de mois. Ensuite, il nous a fallu le temps de faire nos pressages et de finaliser le mastering. On a dans un second temps décidé de le sortir en version physique qui est disponible sur notre site pour faire un peu de pub. Pour l’instant on n’a pas de distribution pure et dure par l’intermédiaire d’un label. On le vend aux concerts et sur notre site.

MI. Vous arrivez à décrocher quelques dates ?
Phil. C’est assez compliqué, malheureusement ce n’est pas facile de trouver des dates pour un groupe en développement qui n’est pas connu. Maintenant il y a peu d’organisateurs de concerts qui veulent prendre des risques. Ils préfèrent prendre des gens avec qui ils sont sûrs de remplir les salles. Au final c’est en effet un peu difficile mais on a l’intention de prendre un tourneur à partir de septembre pour trouver quelques dates. On adorerait faire le Hellfest par exemple.

MI. Tu penses que c’est plus difficile pour un groupe français comparé à un groupe étranger ?
Phil. Moi, j’ai surtout l’impression que quand tu sors de nulle part il faut se faire connaitre. Le premier opus est un peu là pour ça, c’est une sorte de carte de visite. Le deuxième est plus là pour enfoncer le clou et confirmer ce que tu fais. Ensuite il faut que les promoteurs aient confiance et fassent appel à XIANOSYS pour au moins des bonnes premières parties. Et peut être après en tête d’affiche qui sait mais ça c’est dans le cas où ça veut sourire. Ce n’est pas évident.

MI. Vous avez fait pas mal de clips et même participé à un dvd : Metal Zone 3 !
Phil. Oui, on a sorti un petit dvd avant l’album parce qu’on tournait pas mal à ce moment là ! On a shooté un peu tous les concerts et on a fait un mélange de tout ça ! Metal Zone c’était en fait un petit festival organisé dans notre coin dans le 77 où il y avait quelques petits groupes qui jouaient comme nous. Et on a fait ce dvd qui réunit un ensemble de prestations, il y a une partie de la prestation qui vient du Raimes Fest et une autre qui vient du show qu’on a donné aux Cuisines de Chelles. On a aussi fait un clip live sur le morceau « New Order ». Et on a filmé un clip pour le morceau « Seven Gates » qui ouvre Chronicles.

MI. Vous avez travaillé avec un spécialiste de l’image ?
Phil. Oui c’est un ami qui s’appelle Laurent Delhourme qui fait pas mal de réalisations pour la télévision et pour la pub. Il a fait des émissions comme Fourchette et Sacs à Dos. C’est quelqu’un qui fait beaucoup d’images et qui à l’habitude de filmer.

MI. Ca a été une bonne expérience de travailler avec lui ?
Phil. Oui parce que c’est un professionnel, c’est tout de suite beaucoup plus facile. Il te donne les bonnes indications : comment te placer face à la caméra, comment te comporter. Il sait organiser les prises de vues. Du coup tout devient beaucoup plus facile. Tout le coté technique a été pris en main par lui, les éclairages, la partie caméra, etc. Par contre la partie montage a été faite par nos soins, on a travaillé avec un autre ami qui lui a l’expérience du montage des images. On a la chance d’être assez éclectique, de connaitre pas mal de monde et ça aide.

MI. Vous avez commencé à travailler sur le nouvel album ?
Phil. Oui complètement. On t’appelle d’ailleurs du studio où on prépare les nouveaux morceaux.

MI. Vous en êtes à quel stade ?
Phil. On a fini l’écriture et on commence à faire tourner les morceaux. Et ensuite on va enregistrer doucement.

MI. Comment travaillez-vous au niveau de l’écriture ?
Phil. Il n’y a pas de méthode précise, on a plusieurs manières. On peut jammer ensemble, le guitariste va par exemple trouver un riff et on tourne autour. Ou bien c’est le clavier qui va trouver un thème et ensuite on va bosser dessus. Ensuite on fait les arrangements. On essaye de travailler sur quelque chose qui se rapproche d’une chanson avec des couplets, un refrain, des ponts, ect.

MI. C’est long à mettre en place ?
Phil. Oui, ça peut être long parce qu’on travaille par étapes. On va faire un premier jet et enchaîner avec les arrangements puis on va revenir dessus un mois ou deux après. Là on va s’apercevoir qu’il y a des passages qui ne nous plaisent pas et on va retravailler le morceau. On peut faire ça plusieurs fois de suite. On remet l’ouvrage plusieurs fois sur le métier, c’est notre technique de travail. Tout ça de manière à avoir quelque chose de frais quand on arrive au stade de l’enregistrement.

MI. Quand vous débutez, vous avez une ligne directrice en tête ou vous improvisez ?
Phil. Là on commence à avoir un fil conducteur. On va avoir un thème qui sera mis en place par une intro. Et à l’intérieur de l’album on va avoir des morceaux qui vont traiter de différents sujets. Par exemple on a un titre qui va traiter du sujet des Serial Killers, un autre qui sera un peu plus basé sur la science fiction et le fantastique. L’idée c’est de matérialiser tout ça par un cube et à l’intérieur il y aura différentes histoires qui vont en émerger.

MI. C’est un peu une suite logique à Chronicles ?
Phil. Oui, ça va rester dans la même veine de toute façon. Le cinéma aura une place importante avec un coté fantastique/science fiction plus marqué que sur notre premier cd.

MI. Il y a des galettes qui t’ont marqué récemment ?
Phil. Oui, J’ai été très impressionné par ce qu’a fait NIGHTWISH dernièrement au niveau des orchestrations, c’est énorme. C’est très riche, ça donne une énorme couleur. J’ai trouvé ça super intéressant. Techniquement parlant c’est impressionnant mais c’est compliqué à mettre en œuvre surtout en concert, c’est plus facile de réaliser ce genre d’arrangements en studio.

MI. Vous avez eu pas mal de changements au sein du combo récemment, le batteur vous a quitté ?
Phil. Oui, au départ il y avait les deux frères Landais : Pascal et Olivier alias Silver. Pascal le batteur nous a quitté récemment, il était attiré par d’autres projets. C’est lui qui a fait les parties de batterie sur Chronicles. Pour l’instant on est pratiquement au complet, on recherche un nouveau batteur et on est actuellement en phase d’auditions. On a quelqu’un en vue en ce moment.

MI. Je pensais que c’était Gregorie Nortier qui était l’élu ?
Phil. Greg a fait un peu d’intérim pour nous à l’époque du clip. Il joue dans pas mal de groupes et il nous a donné un petit coup de main à ce moment là, on le voit d’ailleurs sur la vidéo. Mais il n’a pas pu rester avec nous à cause d’un emploi du temps chargé.

MI. Tu joues aussi de la guitare. Vous êtes comme IRON MAIDEN vous avez trois guitaristes ?! [Rires]
Phil. [Rires]Il y en a deux et demi en fait. Je joue de la guitare mais de temps en temps parce que ça me fatigue trop ! [Rires] Je laisse mes deux petits camarades s’occuper à 100 % des parties de guitares et puis moi de temps en temps je viens foutre un petit peu la merde ! [Rires]

MI. Il y a un titre excellent qui s’appelle « Dead Plains » à propos d’une bataille ?
Phil. Oui, c’est ça. Ca se passe sur un champ de bataille après le combat, c’est situé à l’époque napoléonienne. C’est basé sur une ambiance très noire avec du rouge. C’est une vision de tous ces corps qui jonchent le sol. C’est l’histoire d’un fils qui recherche son père qui a été tué et qui est perdu parmi tous ces cadavres.

MI. Vous êtes donc intéressés par d’autres thèmes que la science fiction ?
Phil. Oui tout à fait. Après c’est en fonction de la musique qui t’évoque des idées différentes à chaque fois. Pour « Dead Plains » c’est le synthé qui m’avait inspiré cette vision, je ne peux pas te dire pourquoi je n’en sais rien. Je voulais traiter de la perte du père par l’intermédiaire de ce fils qui recherche son père au niveau physique mais aussi de son âme. Je voyais bien la guerre napoléonienne et les batailles de cette époque collées à la musique mais ça aurait pu se passer au moyen age. C’est l’ambiance qui m’intéressait avec la couleur du sang qui venait se mélanger au noir et blanc.

MI. Vous aimez développer ce genre d’atmosphère très noir ?
Phil. Nous en tant que musicien, on vient d’univers très différents. C’est ce qui était intéressant dans XIANOSYS c’est de pouvoir mélanger des gens qui vont écouter du Metal traditionnel comme Silver avec d’autres comme Tony qui lui est plus Hardcore ou Nicolas Stoblaz, le clavier, qui est plus attiré par le Metal Symphonique. Quand à notre bassiste il est nettement plus branché par tout ce qui est alternatif. C’est notre particularité, on a fait un mélange de toutes ces influences et ça a donné Chronicles. Le résultat oscille entre des morceaux plus violents et d’autres au contraire plus calmes. Sur le deuxième opus, on va même avoir un titre indus. Notre objectif c’est d’explorer des univers musicaux assez différents tout en restant Metal.

MI. Vous avez déjà une idée de titre pour le petit nouveau ?
Phil. Je dois t’avouer que pour l’instant on n’y a pas songé.

MI. Tu es un grand fan de DREAM THEATER ?
Phil. Oui, complètement.

MI. Et RUSH ?
Phil. C’est plutôt notre clavier Nicolas qui aime ce genre de musique qui vient directement des années 70/80. Moi je suis nettement plus Metal à part peut-être DREAM THEATER encore que pour moi ce n’est pas un groupe progressif au sens pur du terme. En règle général on est tous assez Metalleux.

MI. Vous avez mis du temps pour sortir Chronicles en cd ?
Phil. Oui, mais c’est aussi une volonté du groupe de ne pas le distribuer forcément de façon physique. Parce qu’aujourd’hui il y a d’autres moyens d’écouter de la musique et pour nous cette méthode est plus simple. On l’a sorti physiquement parce qu’on avait de la demande et parce qu’aussi cela facilite la promo.

MI. Vous pensez trouver un distributeur ?
Phil. Oui, bien évidemment si un distributeur nous propose quelque chose de correct On est en contact avec Brennus et deux ou trois autres boites de distribution. Mais on ne court pas après parce que acheter un cd ça demande une démarche, il faut se déplacer et je ne suis pas sur que cela tienne la route. Mais si on a une belle distribution nationale, voir internationale, bien sur on va prendre.

MI. Vous êtes satisfaits des réactions suscitées par la sortie de Chronicles ?
Phil. Ecoute, on est assez contents en effet. On a même été surpris parce qu’on ne s’attendait pas, je ne vais pas dire à un tel engouement parce que ça ferait prétentieux, mais en tous les cas à toutes ces bonnes critiques de la profession que ce soit en France ou à l’étranger. Metal Shock, qui est un site important finlandais, nous à mis 8 sur 10 ce qui est bien. On est assez fiers de ça parce que pour un petit groupe français sortit de nulle part c’est pas mal. On a aussi deux ou trois critiques qui nous en ont mis plein les dents L’album a des faiblesses, des erreurs de jeunesse on en est conscients. Mais dans l’ensemble les critiques sont bonnes et on est assez content.

MI. Vous avez déjà joué à Paris ?
Phil. A Paris même pas pour l’instant. Mais on va faire une date au Divan Du Monde en décembre 2012. C’est une belle salle. On a joué pas mal en province, on a fait un concert à Evreux dernièrement on a aussi joué à Poissy et à St Germain en Laye.

MI. Au Divan du Monde c’est dans le cadre d’un festival ?
Phil. Oui, tout a fait. Je crois qu’il y aura cinq ou six groupes. Je n’ai pas les noms en tête mais ils sont français bien sûr !

MI. Merci à toi pour cette interview !
Phil. C’est nous qui te remercions. A très bientôt !


Ajouté :  Vendredi 28 Septembre 2012
Intervieweur :  The Veteran Outlaw
Lien en relation:  Xianosys Website
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