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BLACK FLAG : Spray Paint The Walls (2013)





Auteur : Stevie Chick
Traduction : Angélique Merklen & Maxim Dubreuil
Langue : Français
Parution : 21 mars 2013
Maison d'édition Française : Camion Blanc
Nombre de pages : 592
Genre : Biographie
Dimension : 15 x 21 cm
ISBN-10 : 2357792434
ISBN-13 : 9782357792432







Certaines biographies de par leur sujet deviennent quasiment métonymiques, tout simplement parce que leur contenu devient contenant, et élargit le débat à une thématique beaucoup plus vaste que le sujet d’origine. On pourrait gloser des heures sur ces artistes qui ont pris une telle dimension qu’ils ont conditionné et influencé leur époque au delà des ambitions qu’ils s’étaient fixées au départ. Les BEATLES, DYLAN, ELVIS, et tant d’autres ont redéfini avec leur attitude, leur musique, leurs textes et leur vision de la société les paramètres de vie d’une frange de la population qui se croyait à jamais enfermée dans un carcan rigide, et ont même inventé au passage de nouveaux codes de gestion de carrière qui ont fait école depuis. Et révolutionné non seulement la musique, mais son approche éthique, et sa gestion commerciale.

Le fameux code DIY, Do It Yourself. Car après tout, lorsque personne ne veut vous aider, il ne vous reste plus qu’à compter sur vous même, et sur vos propres capacités.
Le Hardcore fut d’ailleurs le porte étendard de cette philosophie. Excroissance politisée du Punk, beaucoup moins mercantile et beaucoup plus prosaïque, ses principaux fondateurs/animateurs ont bien vite réalisé à quel point la société et les pouvoirs publics étaient gênés par leur existence et leur opiniâtreté. Ils ont pourtant vécu, se sont battus, à l’instar des DEAD KENNEDYS, foudroyés par la police et la justice, ou encore MINOR THREAT qui voulait imposer une vision clean de la jeunesse et de sa place au sein du reste du monde.
Mais s’il existe un groupe qui a fracassé les lieux communs, transcendé ses lacunes techniques par une énergie sans failles, et développé un art imperfectible de propager ses idées sans attendre une bénédiction ou une aide quelconque, c’est bien BLACK FLAG, le drapeau noir.

Dès le départ, BLACK FLAG était atypique. Fondé à la fin des 70’s par un petit génie de l’électronique, Greg GINN, s’étant découvert une soudaine passion indéfectible pour la musique et la guitare, et Keith MORRIS, jeune trublion à la testostérone abondante, hurleur capable et motivé, rien ne prédestinait cette association entre un Geek avant l’heure et un jeune sauvage exalté à connaître un tel retentissement. Après avoir stabilisé leur line up grâce à l’arrivé à la basse de l’ex-WURM Chuck Dukowski, BLACK FLAG (précédemment PANIC) s’impose une discipline de fer en répétant parfois sept ou huit heures par jour et ce, aussi limité leur répertoire fut il. Tout en soignant leur image avec l’aide du maintenant célèbre Raymond PETTIBON (frère de Greg), qui leur inventa un logo simple mais percutant, constitué de quatre barres verticales noires symbolisant l’anarchie. Et par la suite, il leur concoctera une foultitude de flyers aussi controversés que mémorables, qui permettront au FLAG de laisser une trace indélébile partout où ils passeront.

Le début de la carrière du FLAG ressemble à un parcours initiatique de jeunes paumés à la recherche de LEUR vérité. Seul Ginn dont la famille est unie et aimante dispose d’une base affective et matérielle solide, ce qui est loin d’être le cas de ses comparses et de leurs fans. Répétant la où ils peuvent, la plupart du temps dans une vieille église de quartier abandonnée dans laquelle bon nombre vont élire domicile, ils s’évertuent sous la coupe intransigeante de Greg à roder leur répertoire, l’apprendre par cœur, pour pouvoir le régurgiter fidèlement lors des rares concerts qu’ils arrivent à trouver. A cette époque, le Masque – salle aussi mythique que le CBGB’s rétrospectivement – fait la pluie et le beau temps sur la scène Punk/Core de Californie. Et après avoir offert en pâture à leur fan-base de plus en plus importante quelques postulats format court qui feront office d’hymnes (de courte durée, vous vous en rendrez compte), le groupe se stabilise enfin autour du quatuor Ginn/Dukowski/Cadena/Robo et d’un jeune et révolté Henri ROLLINS fraîchement embauché, pour accoucher d’un des plus importants album de hardcore jamais publié, le fédérateur et virulent Damaged, et sa pochette qui a du taper dans l’œil de certains membres de PANTERA…

Mais en sus de ses activités dans le groupe et de sa compagnie de fabrication de pièces de radio, Greg avait un autre but. Se heurtant sans cesse aux problèmes de label (structures chancelantes, contrats vaseux…), il décide d’étendre les activités de sa société à la distribution de disques, et ainsi, SST va devenir un des premiers labels indépendants de l’histoire du Hardcore, qui drainera dans son sillage bon nombre de groupes emblématiques de la scène, tels les MINUTEMEN, HUSKER DU, ou les DESCENDENTS, leur permettant de sortir leurs travaux dans de bonnes conditions, avant pour la plupart de rejoindre des labels de plus grande envergure.
Mais le gros problème du groupe reste l’instabilité de sa formation. Car Ginn est aussi perfectionniste qu’intransigeant concernant sa vision de la musique. Se succéderont un nombre impressionnant de musiciens, répondant aux aspirations musicales du leader, qui ne prend pas de gants pour virer tous ceux qu’il considère hors jeu, Bukowski y compris, alors que celui ci a toujours pris part depuis le début à la composition, la gestion, ou l’écriture. Et après avoir entamé un sacré virage métallique, sous l’influence du SAB’, proposé des albums aux longs morceaux lourds et dissonants, bien loin des jets de bile instantanés des débuts du groupe, s’être mis à dos ses collègues passés ou présents et une partie de son public, Greg finit par jeter l’éponge et se bâtir une autre carrière avec un groupe exclusivement instrumental. Fin de carrière triste et esseulée…
Et c’est donc cette histoire qui vous est narrée, dans cette passionnante et fabuleuse rétrospective qu’est Spray Paint The Walls (un des cris de ralliement du groupe…). En laissant la parole aux acteurs de la légende, Stevie Chick vous garantit une fiabilité de narration totale, et une immersion complète dans un univers à part, symbolique de l’entame des 80’s en Californie. Et si je me suis permis de vous la résumer de manière si succincte, c’est uniquement pour vous laisser le plaisir de la découvrir vous même, de lire les mots de première source, de comprendre l’évolution des musiciens de par leurs affirmations, leurs déceptions, leurs harangues, leurs expériences.
Car comme je le disais en introduction, Spray Paint The Walls est plus qu’une biographie de BLACK FLAG. C’est la description et l’analyse d’une scène, d’une époque et de ses acteurs fondamentaux. Ainsi, au détour des pages, outre Ginn, Rollins, Dukowski, Robo, Dez, et tous les autres membres du groupe, vous tomberez aussi sur les témoignages de leurs contemporains, patrons de clubs, managers, labels, groupes amis, musiciens connus ou non, critiques, roadies, etc…Ce livre donne la parole à tout le monde, de manière exhaustive et précise et surtout, fidèle. Et bien sur, au delà des statements que représentent des albums légendaires comme Damaged précédemment cité, ou encore My War, et l’impact qu’ils ont eu sur divers courants extrêmes, c’est surtout le cheminement des musiciens, le parcours des hommes qui prime sur tout le reste. Parce que c’était eux, parce qu’ils n’avaient pas le choix, parce qu’on ne voulait pas d’eux…Alors il ne leur est vite resté qu’une seule solution, faire ce que bon leur semblait, sans se préoccuper des ragots, des jalousies et de l’acharnement des forces de l’ordre.

Le style très in your face de ce livre, son rythme, ses digressions tentaculaires et extensions en font une gigantesque carte du (pas) tendre d’une époque pas si révolue que ça, où l’émulation, la détermination, la débrouille n’étaient pas de simple mots destinés à rendre plus « authentique » une stratégie promotionnelle. Et si comme moi, vous vous immergez dans la narration, vous en ressortirez galvanisés, quel que soit le camp que vous aurez choisi au final, celui du créateur, Ginn (présenté avec toutes ses contradictions), finalement encore respecté et admiré par la plupart de ses anciens collaborateurs, ou celui de Chuck, le fidèle parmi les fidèles, ou encore celui de Henry, la force brute, l’homme sans compromis.

Et si le nom de BLACK FLAG – éternellement symbolisé par ces quatre barres puissantes – rayonne encore des décennies après sa mise hors tension, c’est aussi grâce à des livres comme Spray Paint The Walls, qui n’enjolivent rien, mais livrent un testament brut, loyal, et honnête. A l’image des personnages dont il parle.
Achetez ce livre, ne serait ce que pour remercier son auteur de l’avoir écrit, et pour remercier ce groupe qui nous a tant offert. Des légendes sont nées de cette entité, et certaines brillent toujours, à l’instar de ROLLINS, artiste multicartes et attachant, ou Pettibon, dont les œuvres sont maintenant reconnues et impérissables.

Et je terminerai en citant ce couplet de la chanson qui a donné son titre à l’ouvrage :

“I don't want
To see the plan succeed
There won't be room
For people like me
My life is their disease
It feels good
And I'm gonna go wild
Spray paint the walls!”


Ajouté :  Mercredi 28 Août 2013
Chroniqueur :  Mortne2001
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