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THE ARRS (FRA) - L'Infrared à Orléans (11/05/13)


Groupes Présents au concert : HOLDING SAND (FRA), POLAIR (FRA), SCIENCE OF DEPRAVITY (FRA), THE ARRS (FRA) Date du Concert : samedi 11 mai 2013
Lieu du Concert : L'Infrared (Orléans, France)

Dès que j’ai eu connaissance que THE ARSS viendrait se produire à Orléans, je savais déjà comment occuper cette onzième soirée de mai. Certes, on a déjà eu DAGOBA, ONE-WAY MIRROR, ULTRA VOMIT, SOULFLY et d’autres il y a quatre-cinq ans. Mais depuis que l’Infrared a ouvert il y a un peu plus d’un an, les programmations de groupes bien motivés se sont enchaînées, et de beaux noms de la scène hexagonale comme VERA CRUZ, AKPHAEZYA, ATLANTIS CHRONICLES ou AS THEY BURN y ont fait un tour, sans compter la venue des Australiens de KORITNI. Ce soir c’était la dernière soirée organisée par l’Assolution - association musicale orléanaise - qui s’apprête à raccrocher le manteau. Et pour une ville comme Orléans où le Metal n’est pas genre facile - il y a quatre jours, comme tous les ans pour les fêtes de Jeanne d’Arc, était organisée une soirée Electro publique aux bords de Loire - voir des groupes d’envergure (inter)nationale venir fouler les planches des quelques salles du coin est toujours un petit évènement en soi.

A noter que la scène de l’Infrared est très petite. La configuration de la pièce est telle qu’un escalier, au fond de la salle, descend en spirale de l’espace brasserie, à l’étage, jusqu’au pit en face des planches, en passant par un pallier à mi-hauteur qui permet aux gens qui veulent rester en arrière de ne pas se mêler à la fosse tout en profitant, de manière optimale, de la prestation. Pas grand espace pour faire des folies donc, et HOLDING SAND ne l’a que trop bien compris puisque, hormis Cyril (guitare) qui fait des pas d’avant en arrière, les membres restent fermement enracinés à leurs positions, se contentant d’un basique headbang corporel. La présence scénique est donc très minime, avec Coralie (basse) cachée derrière ses cheveux, Franck (guitare) focalisé sur ses doigts, et Pierre (batterie) qui fixe Clément (chant). Et ce dernier n’en mène pas large non plus puisque, lord d’une section instrumentale, on le voit en retrait accoudé à un ampli à se boire une bière, comme n’importe quel spectateur. Qui plus est, les interactions avec le public sont pauvres, si ce n’est pour le chambrer une ou deux fois, et il ne prend même pas la peine de présenter les morceaux.
D’un autre côté, il est vrai que leur set est court (30 min) et qu’il vaut mieux ne pas perdre de temps. Ce qui ne poserait pas de problème si le quintet proposait des compositions solides. Jouant pourtant dans la cour du Post-Hardcore, on aurait pu s’attendre à une ambiance tendue et impétueuse. Malheureusement, ce soir les balances ne sont pas en leur faveur et annihilent complètement leur set tant les enceintes crachent grossièrement un grésillement désagréable bien trop aigu (cymbales crash et dissonances claires en avant) qui empêche clairement d’apprécier la musique d’HOLDING SAND. C’est criard, sans vraiment de forme, ni de relief. Un peu à l’image de la prestation de Clément, qui braille dans le micro sans grande réussite, et offre un chant clair assez mal géré sur les passages plus mélodiques ; sa voix étant surtout bien étouffée par le rendu sonore - plus les quelques backings de Cyril qui se montrent peu probants. C’est assez dommage que la prestation de la formation prenne cette tournure puisqu’on distingue tout de même quelques très bons riffs sur les derniers morceaux, vite engloutis dans la cacophonie des cymbales de Pierre. Notamment, le titre final avec ses accords groovy et une montée assez lourde façon GOJIRA, ainsi qu’un jeu de lumière un peu plus osé alors qu’il était binaire jusque-là. Néanmoins, le chanteur qui vient taper sur la batterie de concert avec Clem donne lieu à plusieurs ratés et solde la construction de tension par un flop.
Pourtant des habitués de la scène, en salle ou en plein air, les Tourangeux n’ont pas su, ou pas pu, montrer leurs capacités, cause à une restitution sonore bien pauvre et une attitude scénique encore trop amateur. Heureusement pour eux, le public orléanais se plait simplement d’avoir un groupe à acclamer, et réserve un très bel accueil à cette formation d’à côté.

S’ensuit une quinzaine de minutes de réglages avant que la configuration de… je ne saurai vous dire quel groupe, honnêtement. Pendant les trois quarts d’heure du show, les membres n’ont cessé de changer sur scène. Sur l’affiche est annoncé un split-show entre les groupes POLAIR et SCIENCE OF DEPRAVITY, deux formations orléanaises officiant entre Hardcore et Death(core). Pour les premiers, il s’agissait du dernier concert avec le bassiste et les deux guitaristes, pour les seconds, c’était le dernier de leur batteur. Sauf qu’on a assisté à au moins cinq configurations différentes.
Niveau son, tout d’abord. Il y a du mieux, assurément ; c’est plus rond, plus de profondeur, même si ça reste encore trop criard. Dans l’ordre donc, c’est bien la formation (bientôt amputée) de POLAIR qui a entamé les hostilités avec deux morceaux. Un premier titre court, avec des riffs puissants, où Ryan (chant) se fait supporter par un backing clair un peu poussif qui permet de donner de l’entrain à cette base clairement Hardcore. Sur le second, « Courage », assez conséquent, c’est le tempo inconstant et aguicheur qui éveille la curiosité. Ryan se démène et parcourt la scène avec fougue. On pourrait reprocher, notamment à Jahd (bassiste), trop de gimmicks deathcore/crabcore comme courir dans le vide.
Il est alors temps de changer de membres/postes après de rapides minutes de réglages. Et, à partir de ce moment, c’est un peu un foutoir/melting-pot entre les deux groupes qui s’engage, et je ne saurai vous redonner les configurations exactes. Il me semble que Jahd et Jimmy quittent la scène, tandis que Ryan s’empare de la basse tout en continuant également de poser des lignes de chant l’espace d’un titre plus incisif. Puis un changement de batteur est annoncé ; celui-ci place un plan de trois toms et repart. Ensuite, le guitariste de SCIENCE OF DEPRAVITY s’amène, mais derrière le micro, pour une reprise d’un groupe de potes. Malheureusement, sa prestation n’a peu d’intérêt et lorsqu’il parle au public, il est inaudible, si bien que Ryan doit prendre la parole à sa place. Les gars ont de la hargne, et le public répond présent par de nombreux pogos, mais l’ensemble demeure assez confus, surtout avec tous ces changements.
Enfin, après un ultime cinquième titre, encore avec un line-up modifié niveau chant, c’est au tour de SCIENCE OF DEPRAVITY de complètement prendre possession de la salle. Et là, c’est la bonne surprise. S’engageant dans une reprise de JOB FOR A COWBOY, ils balancent un son puissant, avec des riffs monstres et blast beats sauvages qui en profitent pleinement. Tandis qu’Alain (chant) a une maîtrise vocale vraiment saisissante, et trouve un soutien avec Ryan en deuxième voix. Puis, suite à un cafouillage pendant lequel Grégoire (batterie) s’amuse, le groupe apprend qu’ils peuvent encore placer deux morceaux, et quel plaisir au vu de la qualité de la prestation. La basse est énorme, et offre un rendu écrasant, de pair avec un growl et des pig squeals virulents, ainsi que des riffs parfois techniques dans leur construction. On s’éloigne alors sensiblement du simple Hardcore pour un propos bien plus orienté Death. Le frontman va même jusqu’à se lancer dans la fosse au milieu de pogos bien bagarreurs.
Malgré un commencement de ce split show un peu chaotique avec POLAIR et ses multiples mutations, l’arrivée de SCIENCE OF DEPRAVITY a permis aux Orléanais, en trois titres, d’instaurer une ambiance phénoménale, haute en intensité. Assurément la meilleure prestation de la soirée jusqu’alors.

Mais quiconque était à l’Infrared à ce moment avait parfaitement conscience que ce n’était que de la poudre aux yeux comparé à ce qui s’annonçait avec THE ARRS. Chauffeurs de salle pour MASS HYSTERIA le mois dernier, tête d’affiche en province, et formation de choix pour le public présent ce soir. Pourtant, à voir Nico tranquillement accoudé à côté de la console, pendant les vingt minutes de réglages, avec son ton amusé et désinvolte, on pourrait penser que le Parisien se demande où il est tombé ; si ça vaut même le coup de se donner à fond alors que ce n’est qu’un petit pub de plus comparé à un Olympia.
On pourrait craindre cette attitude, mais ce serait mal connaître THE ARRS. L’ambiance est bon enfant entre les membres sur scène, cependant ils assurent un show de haute volée. À l’image de l’album Soleil Noir, le son est cette fois-ci bien énorme et frappe le public sans commune mesure. Même si les aigus gardent une certaine domination, l’ensemble rythmique ressort très bien et permet d’offrir un propos conséquent. Après une intro orchestrale où les lumières rougeoyantes s’activent, « Fahrenheit » amorce plus d’une heure d’un concert baigné par la sueur, avec des spectateurs qui s’agitent sans se faire prier. Pourtant, malgré les nombreuses invitations - non concluantes - du frontman aux personnes en retrait, ils resteront une minorité dans le pit. Mais Nico ne leur en tient pas grief, car il a affaire à des fans en forme, qui reprennent bon nombre de refrains en chœurs. C’est très plaisant à voir, et je pense que les Parisiens ont apprécié d’avoir un public qui a potassé les paroles en face. Le frontman joue avec ses spectateurs, leur tend le micro, et va même jusqu’à se jeter dedans - lui aussi. Et cette fougue lui est bien rendue, bravo aux premiers rangs qui ont contribué à alimenter l’énergie du show.
Sur scène, le groupe est dynamique, que ce soit via Nico qui est un spectacle à lui tout seul dans ses déhanchés sexy, ou même vis-à-vis des hommes aux cordes triturant leurs manches avec verve tout en changeant de place et assurant des poses de conquérants. Philippe, notamment, est particulièrement agité. Le quintet sait investir l’espace alloué tout en se baladant dans la salle, comme Nico qui joue avec sa configuration en arpentant le parapet délimitant les paliers de la fosse. Pierre et Stefo scandent les paroles tout en haranguant les jeunes à leurs pieds, avec le sourire. Il y a tellement de ferveur déployée qu’on a qu’envie de les rejoindre. Ce que certains n’hésiteront pas à faire vers la fin du set, donnant lieu à plusieurs slams… et quelques gamelles acrobatiques.
Coté setlist, c’est bien entendu Soleil Noir qui monopolise le concert. Mais qui s’en plaindrait ? Déjà d’excellente facture sur galette, sa retranscription live est des plus efficaces ; mieux encore, elle gagne en ampleur. Ainsi, le single « Mon Épitaphe » devient vraiment hargneux, avec ses refrains clairs passés en semi-hurlé, « 1781 » impose une lourdeur Post-Hardcore accablante durant son premier acte, et « Décembre Acide », déjà bien incisive, ne se montre que plus féroce grâce à la frappe de Toki. Cela dit, les Franciliens ponctuent avec d’anciens morceaux (« Au Cœur De L’Arène », « Ennemis ») qu’il est toujours plaisant de prendre en pleine tronche, tout comme les déferlantes mélodiques brutales de « Héros Assassin ». Finalement, au bout d’une heure de jeu, ils se laissent aller au jeu du rappel avec « Originel » et « Delivrance » qui créent instantanément des circle pits de par leur ferveur. Puis, histoire de ne pas "passer pour des connards" (dixit Nico), ils gratifient les Orléanais d’un deuxième rappel, en allant piocher à nouveau dix ans en arrière avec « Passion » et son puissant mur de guitare.
Si THE ARRS auraient peut-être aimé l’ensemble du public plus investi ; à n’en pas douter, ceux qui se démenaient dans la fosse ont assurément su leur faire passer un bon moment, également. "Nous serons au Hellfest, passez nous voir à l'heure de l’apéro", annonce Nico avant de quitter la scène. Compte là-dessus.

Setlist THE ARRS :
• Fahrenheit
• Ennemis
• Mon Épitaphe
• Au Cœur De L’Arène
• L’Âme La Plus Noire
• Héros Assassin
• Le Triomphe De La Mort
• Décembre Acide
• 1781
• Du Berceau À La Tombe
Rappel :
• Originel
• Délivrance
Rappel 2e :
• Passion

Malgré plus d’une heure de retard sur le lancement des festivités (et quelques sets apparemment écourtés), c’est avec plaisir qu’on constate qu’on peut encore bénéficier d’excellentes soirées du genre sans avoir tout le temps besoin de rejoindre la capitale ou les grandes villes. Même si les groupes de la région (et ses abords) faisaient pâle figure à côté de la tête affiche (quoique SCIENCE OF DEPRAVITY valait quand même le détour), on ne peut que souligner leur bonne humeur et leur souhaiter de gagner en professionnalisme, à force de tourner. THE ARRS, quant à eux, ont de nouveau prouvé leur incontestable puissance scénique, qu’ils jouent dans des salles mythiques ou des petits clubs dans des villes trop oubliées. Ils se donnent à fond pour le public qui, même s’il n’est pas toujours extrêmement réactif repart à coup sûr ravi, les oreilles engourdies, et la nuque meurtrie. Merci à l’Assolution pour cette soirée ; en espérant qu’on continue à avoir des programmations aussi soignées à Orléans, à l’avenir.


Ajouté :  Mercredi 22 Mai 2013
Live Reporteur :  CyberIF.
Score :
Lien en relation:  The Arrs website
Hits: 11333
  
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