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LA DIVISION MENTALE (FRA) - Mirek (2015)








Label : M & O Music
Sortie du Scud : 9 octobre 2015
Pays : France
Genre : Industrial Post Black Metal
Type : Album
Playtime : 6 Titres - 45 Mins





Lorsqu'on pense Black Indus, on imagine des rythmes martiaux, amplifiés par des incantations vocales graves et monocordes. Lorsqu'on réfléchit Post Black Indus, on peut légitimement s'attendre à tout et n'importe quoi, le préfixe "Post" autorisant toutes les dérives, même les plus saugrenues et anti-musicales. Si dans la plupart des cas la crainte est justifiée, parfois, elle se dissipe d'elle même après écoute, et laisse place à une satisfaction qui peut parfois être jubilatoire.
Mais les cas sont rares.
Dans un autre registre, glosons un peu sur les one man project. On en connaît un certain nombre, spécialement dans l'univers du Black, propice à la misanthropie, l'agoraphobie, et l'isolement confiné. Cela permet une autarcie créative, mais aussi une certaine complaisance, aucun avis tranché ne venant contrebalancer le votre, tout puissant.

Unissons les deux concepts, et évasons. N'y a il pas là matière à une totale liberté sans frein, qui peut dans certains cas causer une chute fatale dans le non sens et la douleur, spécialement pour l'auditeur potentiel ? Si, justement, tel est le cas. Mais lorsque l'on tombe sur des musiciens doués, auto disciplinés et qui ne confondent pas liberté de ton et auto satisfaction masturbatoire (qui sont pourtant assez liés), tout cela débouche sur des oeuvres fascinantes, étranges, et surtout, enrichissantes d'un point de vue musical.

Situons. LA DIVISION MENTALE, bébé de l'énigmatique Cypher ou "The Guru" (WOLOK, HYMEN), a germé dans son esprit à la fin des années 90. Deux Lp's à son actif, très remarqués tous deux, et aujourd'hui, troisième effort avec ce Mirek, toujours soutenu vocalement par Eymeric Germain, dit "Lord Naggaroth" ou "MRIIK", aussi membre de KRAZUMPATH.
Depuis sa création, ce projet n'a eu de cesse d'évoluer, non pour changer de visage, mais pour le transformer, à tel point que lui adjoindre une description précise est relativement difficile de nos jours. On parle de Post Black certainement à cause des ambiances sombres, hypnotiques et délétères, d'Indus pour l'aspect millimétré et qui touche parfois au fantôme du MINSITRY le plus lourd et emphatique (celui de "Scarecrow" par exemple), mais au final, aucun épithète ne saurait transposer en fait le labyrinthe musical qui vous attend au détour des pistes de ce Mirek.

C'est une échappatoire un peu facile, mais je l'espère flatteuse pour le groupe. Il n'est pas nécessaire d'apporter un emballage net à un contenu qui échappe à toute règle, et je préfère rester évasif et fonctionner à l'émotion. Et l'émotion, c'est justement le carburant principal de cette nouvelle offrande. Comme fil conducteur, LA DIVISION MENTALE a choisi de se pencher sur le cas d'un artiste unique, Miroslav Tichý, peintre et photographe Tchèque né en 1926. Après avoir abandonné son approche picturale, l'homme décide de se consacrer à la photographie, qu'il aborde avec la même éthique personnelle et auto gérée que nombre de groupes DIY, et fabrique lui même ses appareils, trafique ses pellicules pour les économiser, et retravaille les tirages au crayon sur négatif, donnant une touche très rudimentaire et "extraordinaire" à ses clichés. Adepte du happening photographique, il dégainait ses appareils lorsqu'il sentait que le bon cliché était à portée de doigt, sans même parfois regarder dans le viseur.
En tant que photographe, je suis directement touché par le thème de cet album. ce qui ne m'empêche aucunement de le traiter avec objectivité, ce que je n'ai eu aucun mal à faire puisqu'il est novateur, expérimental mais cohérent, versatile mais homogène.

Il était même assez difficile dans un premier temps de le rapprocher du Metal. Car le morceau introductif, "A Prophet Of Decay" et ses guitares minimalistes, ses vocaux envoûtés et ses percussions régulières le rattachait plus volontiers à un Post Rock presque Indie dans l'humeur. Les litanies vocales d'Eymeric, désincarnées et évaporées ne cadraient pas dans un contexte purement agressif, sans aller jusqu'à parler de Black, inexistant. Et d'ailleurs, c'est un constat qui reste valable sur l'ensemble de l'oeuvre, tant Cypher s'est éloigné de toute zone d'ombre un peu trop marquée, pour avoir une amplitude de mouvement totale.
Certes, certains riffs restent prononcés, certaines parties de chant écorchées peuvent correspondre, mais de manière globale, nous sommes à des kilomètres de toute préoccupation oppressive et/ou Nordique, la musique exhalant même par instants de fugaces effluves de nostalgie propre au Post Doom, même si quelques rares blasts parsèment les morceaux.

Tout repose sur une construction progressive, qui laisse les thèmes respirer, et qui de temps à autre subit des sautes d'humeur, comme si la composition répondait au principe d'écriture spontanée, en totale phase avec la façon de travailler du photographe en question.
Le segment central (le plus long des six), "The Downtrooden Pioneer" se fixe par exemple sur une intro qui rappelle la coda finale du "Purify" de NEUROSIS, avant d'alterner deux séquences contradictoires, fortement teintées de Post Hardcore. La première laisse filtrer quelque samples qui donnent vie à des arpèges décharnés, la seconde laisse la guitare et la voix lointaine remplir l'espace, écrasées par une rythmique énorme et presque militaire. Fin en forme de chaos, puis digression, et silence.
Soulignons par ailleurs le travail fantastique de Pierre-Jean Delesvaux à la batterie, qui a formidablement bien adapté son jeu aux contraintes du projet, restant naturel dans ses impulsions, tout en gardant le cap.

Mais le morceau qui m'a le plus fasciné reste "Woman Ghost", qui file dans la nuit comme une silhouette que le photographe voyeur aurait pu traquer de son objectif fait main. Piano sépulcral et hanté, lent riff lancinant, voix qui semble venir d'un ailleurs très proche de nous pourtant, c'est un morceau surprenant au climat sombre et presque résigné. Une basse en émerge d'ailleurs, comme un sablier qui laisse s'écouler le temps autour de quelques notes en boucles...Quelques arrangements habillent le tout d'un manteau de ténèbres, et les variations s'accumulent, en faisant paradoxalement le titre monolithique le plus varié du lot. C'est presque imperceptible, et pourtant tangible, comme cette silhouette indiscernable qui s'évanouit...

Il aura fallu trois ans de travail pour que cet album voit enfin le jour, mais tout ça en valait diablement la peine. Je ne sais pas si Miroslav, décédé il y a quatre ans aurait apprécié l'hommage, mais en tant que public, je tiens à souligner l'énorme travail accompli, qui permet à LA DIVISION MENTALE de franchir un cap supplémentaire, et de devenir un acte majeur de la scène Post ce-que-vous-voulez...
Mirek, album viscéral, froid mais terriblement humain, musicalement riche, et qui s'écoute comme on regarde une vieille photographie noir et blanc un peu floue.

On ne sait pas vraiment ce qu'on y voit mais on ne peut s'empêcher d'en être fasciné.



Ajouté :  Samedi 23 Avril 2016
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  La Division Mentale Website
Hits: 1920
  
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