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HORRIFIC CHILD (FRA) - L'étrange Mr. Whinster (1976)






Label : Eurodisc
Sortie du Scud : 1976
Pays : France
Genre : Occult Progressive Rock
Type : Album
Playtime : 3 Titres - 34 Mins





Dans le même désir d'élargissement entamé il y a quelques temps en parlant du premier album de SEXWITCH, et au vu de l'ampleur que prend la vague revival Prog Metal, Occult Metal et Horror Metal ces dernières années, je m'en viens aujourd'hui vous entretenir d'un album unique, dans tous les sens du terme.
Il y a longtemps que je voulais aborder son chapitre, mais il me fallait une approche, et je l'ai trouvée dans cette nostalgie qui ne cesse de grandir et de nous renvoyer dans les années 70. SALEM, JUPITER, UNCLE DEAD, HEXTHROWER, les excuses étaient toutes trouvées pour enfin pouvoir digresser sur un des LP les plus étrange et fascinant que le Rock français a pu produire dans les 70's, période pourtant Ô combien riche en expérimentations diverses.
Pour mieux appréhender la chose, il me faut d'abord vous présenter son concepteur, un homme d'une créativité étonnante, à la personnalité attachante, Jean-Pierre Massiera.

On retrouve ce producteur de renom au casting des impressionnants MALEDICUS SOUND en 1968. Mais avant ça, précisons qu'il a passé une bonne partie de son enfance en Argentine, et qu'il n'est revenu en France qu'à l'âge de quatorze ans. A ce moment là, il avait déjà beaucoup écouté de musique locale, celle des indiens, mais aussi du folklore, ce qui ne l'empêcha pas de se lancer à corps perdu dans une passion pour la science fiction, et de tenter plus tard quelques expériences psychédéliques au sein des MILORDS, une sorte de sous SHADOWS nationaux en plus "évaporés", ou un peu plus tard dans les MONEGASQUES, qui utilisaient les sonorités des films d'horreur pour agrémenter leur musique.
Lorsqu'il lança enfin le projet MALEDICUS SOUND, Jean Pierre osa tout. Les couches de sons, les cris, les rythmiques décalées, pour créer des textures inquiétantes et inclassables, même en cette période de bouillonnement créatif de la fin des 60's. Leur unique album fait l'objet d'un véritable culte en Angleterre, un peu de la même manière dont Jean Rollin à fasciné les américains.

Mais comparé à L'étrange Mr. Whinster, tout ceci était encore purement logique et pragmatique, tant le producteur se déchaîna pour laisser libre court à sa douce folie sur cet album hétéroclite racontant l'histoire d'un homme mystérieux et à priori dangereux.
La pochette d'abord. On y voit le corps du roi Philippe II d'Espagne, surmonté d'une tête de poisson bizarre, entouré de rats, de serpents, de crânes et de globes oculaires. Mais en 1976, la barre était depuis longtemps placée à des hauteurs abstraites stratosphériques, et rien ne pouvait vraiment surprendre. Entre temps, étaient passés par la OBSOLETE et Dashiell Hedayat, Emmanuel BOOZ, Catherine RIBEIRO et ALPES, CHENE NOIR et autres LES CHATS RENAISSANCES avec... Jean Pierre Massiera lui-même. Les fans de l'underground progressif d'avant-garde étaient donc rompus aux exercices d'écoute difficiles, mais même avec cette habitude, rien ne les préparait au voyage étrange, obscur et volontairement horrifique de cet album à la couverture absconse.

"La plupart des affections nerveuses s'accompagnent de perturbations graves. Le traitement de Monsieur "Whinster" permet aux amateurs de sensations fortes de satisfaire rapidement leur processus émotif et d'aviver leur canal lacrymal en agissant sur leur hypersensibilité.
Le spectre de "Monsieur Whinster", associé à la posologie ci-après indiquée les met en transes et en favorisant leur attrait de l'horreur, facilite la dispersion recherchée de la monotonie de leurs soirées."


Ainsi était rédigé l'avertissement "psychologique" au recto de L'étrange Mr. Whinster. S'ensuivaient des indications de posologie, de confort d'écoute, et de conseils divers et d'avertissements quant aux effets secondaires d'une apnée prolongée. Théâtral, légèrement chafouin dans l'esprit, mais il faut admettre que les trois segments de cette fable n'avaient pas grand chose en commun avec le Rock en vigueur à l'époque, en pleine transition entre Rock Progressif, Punk naissant, et Disco pointant le bout de son nez.
Car de musique, il n'est que peu question ici.
Trois morceaux, dont l'initial dépassant le quart d'heure, et les deux autres flirtant avec les neuf minutes, c'était digne du culte Dans Quel Etat J'erre d'Emmanuel BOOZ, des PINK FLOYD, de YES, ou de KING CRIMSON. A l'exception que tous ces artistes gardaient toujours un lien ténu avec l'harmonie, même si leurs constructions étaient parfois bancales, ou en déséquilibre total ("Atom Heart Mother" des FLOYD en est le plus parfait exemple).

Cette longue suite introductive n'avait au contraire rien de musical. C'était une accumulation de bruitages, de sons, de paroles, de cris, de halètements, à peine soutenus par une section rythmique tribale, et découpée comme un moyen métrage d'horreur, un peu branque et sérieusement dérangé. Porte qui grince, pas dans la nuit, orgue macabre, comme un film de la Hammer ou un giallo fauché qui s'écoulait dans vos oreilles...
De temps en temps, un saxo s'époumonait dans le lointain, accompagné d'une basse virevoltante, et assez Free Jazz dans l'esprit. Mais une fois ces quelques secondes de musicalité libre dispersés, les arrangements reprenaient leurs droits, et l'orage grondant superposé à une guitare fantomatique envahissait l'espace.

Il vous fallait vite à ce moment là profiter du second morceau, "Angoisse", qui était bien le seul encore rattaché à une sorte de Proto Hard Rock Progressif, quoique salement émaillé de musique africaine. Mais le niveau impressionnant des musiciens suffisait à produire quelques grilles que les DREAM THEATER et autres progressistes contemporains allaient bien retenir, même si les parties suivant ces acrobaties revenaient vite dans le giron de la BO de film.
Quelques riffs bien plombés, des imbrications assez logiques, mais c'était sans compter sur l'esprit dérangé du concepteur et de sa passion pour l'horreur cheap et les errances narratives cauchemardesques.

De fait, "H.I.A. (Horreur Indescriptible et Accumulée)" clôturait le disque sur une longue litanie de narration, sur laquelle Massiera abandonnait toute velléité musicale, pour se lancer dans un long monologue, entouré de "pourceaux qui le regardent", avec sa "peau écaillée de croûtes purulentes", face à un "champignon qui pousse pour l'empoisonner", dans un délire versant dans le négatif symétrique des descentes d'acide brutale de son homologue Dashiell Hedayat (Jack-Alain Léger, auteur et romancier).

Alors certes, tout ça ressemblait plus à un film fauché pour les oreilles qu'à un album "classique", et le lien avec le Hard Rock pourra vous sembler lointain, voir inexistant. Pourtant, avec un peu d'imagination, et d'ouverture d'esprit, vous pourrez y sentir la terre sans laquelle les jeunes pousses des groupes revival 70's n'auraient jamais grandi, et même quelques éléments encore utilisés par certains groupe de Post et de Black expérimental, qui parsèment leurs travaux d'un tintement macabre et oppressant.
Il n'en reste pas moins que L'étrange Mr. Whinster est toujours en 2015 un témoignage très concret de la productivité et de l'inventivité française des années 70, qui a laissé une emprunte indélébile et dont l'écho résonne encore quarante ans plus tard. Mais n'oubliez pas ceci :

"Habituellement le disque doit être écouté dans une ambiance dépressive, noir complet ou éclairages très tamisés, fenêtre entrouverte pour faciliter le flottement des voilages et créer l'illusion d'être épié (illusion pouvant se matérialiser) silence profond et psychosensoriel permettant de repérer le pas du voisin ou de "Monsieur Whinster" glissant dans la pièce, doucement, doucement jusqu'à vous.
Chez l'enfant au-dessous de 15 ans, commencer par un traitement allégé."



Ajouté :  Jeudi 07 Avril 2016
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Hits: 2016
  
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