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WINTER (usa) - Into Darkness (1990)








Label : Future Shock Records
Sortie du Scud : 1990
Pays : Etats-Unis
Genre : Doom Metal
Type : Album
Playtime : 7 Titres - 46 Mins





Tony, Ozzy, Geezer et Bill... Si vous aviez pu savoir en 1970 qu'en plaquant ces accords funèbres sur une rythmique pachydermique vous alliez influencer toute une génération de musiciens dépressifs, aux inspirations incantatoires... L'auriez vous fait ? N'auriez-vous pas renoncé ? Auriez-vous quand même imprimé cette pochette, avec ce mannequin anonyme que tout le monde s'est plu à croire maléfique ? Aurait-on entendu le tocsin au loin ? Mais à quoi bon se poser cette question, puisque le mal est fait depuis longtemps...
On parlait de vous comme du premier groupe de Heavy Metal de l'histoire. Mais beaucoup ont aussi vu dans vos notes sombres les prémices d'un genre beaucoup plus extrême, que ST VITUS, CANDLEMASS et beaucoup d'autres allaient initier dans sa forme la plus moderne...
La base était simple. Un riff lent et pesant, une rythmique à l'avenant, des plaintes vocales déchirantes, et des paroles qui l'étaient tout autant, inspirées de la mort, de la tristesse et de la solitude...

"Please let me die in solitude" chantait CANDLEMASS... Au milieu des années 80, on pensait que c'était un paroxysme, un gouffre dont les limites du fond étaient dessinées clairement, mais on avait tort, car après, se déchaînerait un torrent de mal aimés, de souffreteux en tous genres qui allaient encore plus creuser dans les tréfonds du mal être et de la désolation...
Certains sont passés à la postérité, d'autres ne voient leur nom cité que dans les colonnes d'articles isolés, comme perdus par le temps. Et pourtant, ils étaient là avant les autres, mais à cause d'un mauvais concours de circonstances, ils sont morts dans l'indifférence générale, pour diverses raisons...
WINTER fait partie de ces précurseurs de la deuxième génération qui ont traumatisé plus d'un acheteur potentiel il y a vingt cinq ans. A la base, un simple trio New Yorkais, responsable d'une démo à la diffusion confidentielle, mais qui avait solidement ancré leur réputation dans l'underground. Et puis en 1990, signature sur le micro label Future Shock Records, et le travail sur un longue durée commence. Celui ci sortira la même année, et reste encore aujourd'hui une des pierres de rosette de ce que l'on appelait pas encore le Funeral Doom...

Le trio (Stephen Flam - guitares, John Alman - chant/basse and Joe Goncalves - batterie) ne cachait rien de ses intentions lugubres. Pochette d'un noir et blanc glauque et saturé de grain, nom adéquat et titre d'album sans équivoque, le doute n'était pas permis. Sept morceaux, dont trois au dessus de la barre des huit minutes, c'était en quelque sorte un aveu tacite de souffrance auditive à venir. Ce qui était parfaitement le cas...
Une fois le premier morceau lancé, "Oppression Freedom/Oppression Reprise", les dernières questions s'estompaient, et les débats entraient de plein fouet dans la pénombre la plus profonde. A ce moment précis, il devenait inutile de gloser sur une quelconque variation ou évolution, les fondations étaient posées, et définitives.
Guitares les plus graves et vibrantes possibles, batterie monolithique martelant son leitmotiv sans dévier une seule seconde, et voix caverneuse, d'outre tombe, lançant des invocations funestes vers un ciel noir et chargé. "Servants of the Warsmen" brouillait légèrement la vision, et récupérait à son compte les recettes de Tom Warrior lorsqu'il divaguait encore au sein de HELLHAMMER. Mid tempo écrasé, voix aux accents empruntés, et guitare sommaire, presque décalée, le mimétisme était assez flagrant, même si la vitesse d'exécution ne trompait personne... Il s'agissait pourtant du morceau le plus violent du lot...

"Godeon" se chargeait de remettre les pendules à l'heure du passé, celui qui égrène les minutes au rythme des heures. Huit minutes de lancinance, à peines interrompues par quelques breaks épars et tout aussi lents, le supplice de la goutte d'eau pour beaucoup, l'intensité et la lourdeur sous leurs aspects les plus extrêmes pour les autres. La gravité des guitares étaient telle qu'elles vibraient plus qu'elles ne sonnaient, et les tentatives de solo s'échouaient souvent sur trois ou quatre notes noyées dans l'écho et le larsen...

L'interlude "Power And Might" enfonçait encore plus le clou, et préfigurait avec quelques années d'avance la démesure grotesque de groupes comme INCANTATION ou ENCOFFINATION, qui allaient retenir la leçon des maîtres sur le bout des doigts...
"Destiny", comme un trompe l'oeil démarrait sur un up tempo qui rappelait encore "Messiah" de HELLHAMMER, avant de s'écraser sur un martèlement sourd et mat, pour une litanie de plus de cinq minutes, avant que le thème initial ne reprenne... Soli souffreteux, chant de plus en plus rauque, basse et guitares tellement unies qu'on en venait à les confondre... L'hiver le plus glacial et désespéré que la musique moderne ait connu...

Et tandis que "Eternal Frost" faisait tout ce qu'il pouvait pour se montrer à la hauteur de son titre, "Into Darkness" l'imitait dans sa démarche, et symbolisait le parangon de la philosophie du trio. Riff plus sourd que les pires exactions de MORTICIAN, basse qui se contente de faire vibrer les murs sans chercher une quelconque forme de musicalité, et chant qui s'enfonce un peu plus dans la bestialité, se contentant de quelques formules éructées avec renoncement de temps à autres. La rythmique à ce niveau là d'inaction est presque hypnotique, telle une pendule marchant au ralenti et étirant le temps au delà du raisonnable... Comment ne pas voir le futur du Funeral Doom dans ce morceau, qui en contient déjà tous les ingrédients, dans leur forme la plus aboutie ?

Alors évidemment, vingt cinq ans après sa naissance, certains trouveront le tout un peu vieillot, désuet. Pourtant, loin de handicaper l'entreprise, cette distance lui confère une aura indéniable, comme un mauvais souvenir que les années passées aurait transformé en cauchemar éveillé. Il est évident que la comparaison WINTER/ENCOFFINATION pourra faire sourire, mais n'oublions pas qu'en 1990, peu de groupes étaient aussi extrêmes, aussi lourds, et aussi maladifs. Qui plus est, la différence et les abus modernes ne sont pas si flagrant que ça...
Il n'en reste pas moins que WINTER, à l'instar de diSEMBOWELMENT n'étaient rien de moins que des précurseurs, génies incompris qui ont pavé la voie macabre à des dizaines de formations qui allaient leur emboîter le pas...
Las, leur label fit rapidement faillite, et après une suite en forme de EP, le trio jeta l'éponge... On retrouve l'ensemble de leur discographie sur une excellente réédition de Nuclear Blast, avec Eternal Frost en support de ce premier album.

Into Darkness fait partie de ces oeuvres passées complètement inaperçues à l'époque, très injustement, mais qui se voient réhabilitées par des passionnés qui ont su y reconnaître une avancée majeure, peut être arrivée un peu trop tôt... Mais si depuis le style est allé encore plus loin, les ténèbres de cet unique LP étaient néanmoins les plus profondes que le coeur humain ait pu expérimenter, au risque de ne plus revenir et de finir sa pauvre existence dans un hiver éternel...



Ajouté :  Lundi 07 Décembre 2015
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Winter Website
Hits: 2332
  
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