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DEAD KENNEDYS (usa) - Fresh Fruit for Rotting Vegetables (1980)








Label : Alternative Tentacles
Sortie du Scud : 2 septembre 1980
Pays : Etats-Unis
Genre : Punk Hardcore
Type : Album
Playtime : 14 Titres - 33 Mins





Lorsqu'on aborde le cas épineux du Punk Hardcore, spécialement son versant US, la question est d'importance et le débat sujet à caution.
Le Punk, né en Angleterre ou aux Etats-Unis selon votre degré de chauvinisme ou votre accroche historique, se meurt au début des années 80, et solde ses comptes.
Les PISTOLS ne sont plus qu'un vieux cauchemar de tabloïds, Rotten se barre en couille avec PIL, Sid est mort, les CLASH virent reggae, les DAMNED ont sombré corps et âme (enfin ce qu'il en restait), Richard HELL pète un plomb, les DOLLS sont enterrées depuis longtemps sous une jolie tombe rouge sang communiste, McLaren ne fait plus rire que lui, et Iggy s'est paumé en route en voulant suivre puis échapper à Ziggy/Bowie...

L'Angleterre fait la gueule. Les épingles à nourrice ne s'arborent plus que sur des cartes postales bon marché vendues aux touristes, la Queen Mother a quand même fêté son jubilé et secoue ses mains et ses bijoux en se rappelant vaguement de Lennon, Thatcher étrangle le pays de sa poigne de fer, et la Tamise pleure ses héros disparus, un gros remous ironique à la surface. Mais de l'autre côté de l'Atlantique, la riposte se prépare, sans faire de bruit, avec un crédo bien différent de ses ex fan des 70's british. Des groupuscules s'animent dans les caves, les locaux de répète insalubres, et couchent sur papier des manifestes beaucoup plus percutants qu'un simple "no future" balancé avec une ironie distanciée et absurde.
Certes, une première alerte avait été clairement donnée par une joyeuse bande d'abrutis, des faux frères qui ramonaient, et qui jouaient déjà à l'époque plus vite que l'ombre de Joe Dalton. Mais ces RAMONES, si décriés étaient trop fascinés par Paul McCartney et les mélodies 60's pour tomber dans le panneau de l'engagement politique. Non, eux, qui d'une part étaient beaucoup trop Punk pour négliger la négligence, préféraient sauter en l'air, beugler "one, two, three, four", ou parler de salopes qu'ils cognaient à la batte de base-ball... C'est un choix, après tout rien n'empêchait d'être Punk ET léger...

Mais sur les côtes américaines, certains se demandaient s'il n'y avait pas plus à faire que ça... Après tout, l'ennui n'étant pas une fatalité, on pouvait le mettre à profit pour entretenir des activités saines, et utiles... Alors la révolte originelle et juvénile mua en colère presque adulte, les clubs fleurirent en même temps que les faire-part de naissance de groupes toujours plus nombreux, et qui optèrent d'eux mêmes pour des patronymes un peu moins puériles et enfantins. Et les USA si conservateurs dans le fond virent fondre sur leurs institutions des hordes louches et peu recommandables.
Selon l'histoire, les MIDDLE CLASS furent les premiers. Mais ils furent vite suivis par le drapeau noir et graphique de BLACK FLAG, les terreurs de FEAR, les pousses nihilistes GERMS, les branleurs circulaires de CIRCLE JERKS, les hybridoïdes BAD BRAINS, les ultra politisés MDC qui allaient bientôt blasphémer sur LA star nationale John Wayne, la scène de Boston, JERRY'S KIDS et GANG GREEN en tête de file, mais aussi, une association d'hurluberlus complètement à la masse, dont le look allait inspirer WEEZER et toute la vague lo-fi des années 90, et qui s'étaient unis sous la bannière la plus provocatrice qui puisse être.

Les DEAD KENNEDYS.

Ce nom-là, en sus d'attirer des ennuis à ses dépositaires et de les priver de bon nombre de scènes, allait devenir tellement mythique et enraciné dans la Pop culture US que même ses membres allaient jeter l'éponge pour ne plus avoir à rivaliser avec leur propre légende.
Aux commandes, on trouvait un guitariste aussi fantasque qu'anonyme et passe partout. Raymond Pepperell ne s'appelait pas encore East Bay Ray le jour où il assista à un concert de Ska Punk qui allait le marquer à vie. Bien décidé à proposer SA vision des choses, il passa une annonce dans le Recycler pour trouver ses futurs partners in crime. Geoffrey Lyall et Bruce Slesinger y répondirent, et optèrent pour des nicknames plus à propos. East Bay Ray se retrouva donc flanqué de la rythmique Klaus Flouride/Ted, mais la figure centrale faisait encore cruellement défaut. Il leur fallait un vocaliste hors du commun, de ceux qui attrapent un micro, vocifèrent tant qu'ils en arrachent la membrane, tout en débitant un discours intelligent ET pertinent. Cette place vacante, c'est finalement Eric Reed Boucher qui l'occupa. Et le tout sonna tellement gluant qu'il préféra enfiler le costume du vengeur Jello Biafra. Outre la référence évidente qu'on allait bientôt retrouver en frontpage d'un de leurs pamphlet sonore, ce sobriquet allait comme un gant à un homme dont la gestuelle on stage resterait sans équivalent à ce jour, et qui rendrait vert de jalousie le petit Barney Greenway lui-même.

Après embauche d'un second guitariste au matricule hermétique, 6025, le temps de quelques gigs, celui-ci disparu au moment de graver sur vinyle les premières réflexions du combo.
Si "Anarchy In The Uk", "New Rose" ou "Chinese Rocks" sont restées des références ultimes du genre, il y a fort à parier que le culte le plus absolu est depuis plus de trente-cinq ans voué à "California Uber Alles". En trois minutes et presque trente secondes, soit le format Pop le plus définitif, les DK comme on les appelle déjà prouvent à leur pays qu'ils seront différents, plus drôles, mais surtout plus dangereux que n'importe quel groupe de l'histoire.
Non seulement leur nom posait problème, leur attitude aussi, mais maintenant, c'étaient leurs chansons qui déclenchaient la haine des conservateurs et autre adorateurs de l'Amérique symbole de toute puissance.
Certes, d'autres s'étaient déjà levés le poing brandi en signe de défi, MC5 et STOOGES en tête de ligne, mais personne ne l'avait fait aussi vite, aussi méchamment, et avec autant d'ironie qui débordait même d'un sourire pleine face. L'aventure était enclenchée, et il fallait maintenant la continuer d'une façon plus solide, en enregistrant enfin le premier album tant attendu...

Concocté entre mai et juin 1980, et sorti en septembre de la même année, Fresh Fruit for Rotting Vegetables avait le titre foutage de gueule de ses intentions. L'Amérique s'endormait sur ses pseudos lauriers, la guerre du Vietnam pourtant encore dans toutes les mémoires semblait en passe d'être enterrée comme les GI tombés au combat, mais certains n'oubliaient rien, et en voulait salement à un gouvernement qui avait déjà eu du mal à se débarrasser des hippies. Les Yuppies eux, commençaient à frapper aux rideaux de fer de la bourse, mais heureusement, les DEAD KENNEDYS veillaient au grain et n'allaient pas lâcher l'affaire comme ça. Ca sentait le coup fourré à plein nez, la tranchée creusée au manche de guitare, mais la déflagration allait faire encore plus de dégâts qu'une pluie de Napalm sur Hanoï un matin d'hiver.

Plusieurs questions se posent sur ce premier album, futiles ou pas. La première étant de savoir si le jeu de D.H. Peligro aurait mieux convenu que celui de Ted. A l'écoute des ruades de ce dernier, je dirai que c'est un faux problème.
La seconde, plus anecdotique mais cruciale pour les fans : s'agit-il du meilleur album des DK oui ou non ? Pour beaucoup, oui, et pour des raisons diverses. D'abord parce qu'il contient les deux seuls vrais "hits" du quartette, "California Uber Alles" déjà abordé, et "Holiday In Cambodia", tous deux sortis en single. La tonalité grave et sombre du premier, la basse rampante et le refrain rigolard du second resteront pour l'éternité les fers de lance du style des DEAD KENNEDYS, musique et lyrics, compris, mais pas le service.
Meilleur album aussi car le plus urgent, le plus sincère, le plus immédiat. Il ne sera jamais le plus équilibré, le plus violent, le plus décrié, mais à l'instar du premier CLASH, il possédait ce sens de l'immédiat, du coupe gorge au coin d'une rue dont Frankenchrist ou Bedtime For Democracy ne bénéficieront pas, puisque plus professionnels dans l'approche.
Mais tout ça est-il vraiment important ? Pas plus que de savoir si Jello voulait vraiment tuer les pauvres et pendre le propriétaire. Et puis, tout le second degré autour de cette affaire mérite bien un peu de flou quand même.

Mais parlons un peu de ces deux morceaux en question.

"Holiday In Cambodia", pamphlet anti Vietnam a permis à Jello d'adopter cette gestuelle élastique sur scène, en mimant un pauvre gamin qui se prend une balle dans une guerre à laquelle il n'a pas voulu prendre part à la base. Mais c'était aussi une façon de se foutre de la gueule des kids qui croyaient avoir tout vu, et qui finalement, se prenaient une grosse claque dans la tronche en se réveillant dans un uniforme vert, à plat ventre dans les rizières.
"So you've been to school for a year or two, and you thought you'd seen it all..."
Non mon gars, tu n'avais ni tout vu, ni tout su, mais tonton Biafra le savait, LUI.
Et il l'a chanté, épaulé en cela par la basse vicieuse de Klaus égrenant ses quatre notes macabres en intro, pendant qu'East Bay s'amusait avec son écho et son accord vrillé comme un sale mantra vérolé.
"It's a holiday in Cambodia, it's tough, kid, but it's life, it's a holiday in Cambodia, don't forget to pack a wife."
Beaucoup ne les ont pas vus revenir, mais il était déjà bien trop tard pour pleurer sur un drapeau étalé sur ces cercueils... des illusions.
Mais au-delà de la référence au Dr.Seuss, Biafra à l'époque était loin de se douter que cette chanson allait lui coûter très cher. L'administration US n'était pas encore passée par là, mais il l'attendait de pied ferme. Non, ce sont ces collègues, ceux-là même qui étaient avec lui pour la déverser un peu dans tous les hauts parleurs du monde qui allaient lui planter un couteau dans le dos. Mais plus tard, beaucoup plus tard, genre, à la fin des 90's...Tout ça était bien loin derrière eux lorsque Levi's voulut utiliser ce titre pour faire la promo d'un de leurs plus fameux pantalons... Après tout, vingt ans plus tard, il n'y aurait pas eu de mal à se faire du bien au portefeuille, mais Jello, l'ennemi farouche du corporatisme ne l'entendait pas de cette oreille...
Résultat, un procès, des musiciens qui trahissent leur porte-parole, une multinationale qui se frotte les mains et qui finalement citera les PRETENDERS, plus corruptibles, et un pauvre chanteur qui se retrouve privé de tous ses droits d'édition pour cause de royalties impayées...

Quelle ironie...

"California Uber Alles", c'était l'idéal hippie mis à mal par le souvenir nazi. "Deutschland Uber Alles" versus Jerry Brown, le gouverneur de la Californie de l'époque, pas facile de savoir qui de Hitler, de Brown ou des DK allait sortir vainqueur. Et si c'était nous, les fans après tout. Ce morceau, à l'origine de tout, sera maintes fois repris, avec les MELVINS notamment, pour un "Kalifornia Uber Alles" dédié à l'ancien Terminator Arnold S., gouverneur surprise quelques décennies plus tard.
"Come quietly to the camp, you'd look nice as a drawstring lamp, don't you worry, it's only a shower, for your clothes here's a pretty flower."
Tout était dit, l'idéal hippie, s'il ne l'était déjà, mourrait une seconde fois sous les rimes caustiques d'un provocateur de génie. Il écrirait encore des choses aussi provocantes, mais rarement aussi méchantes. Et le fait que la tonalité si sombre du morceau évoquait plus la route vers l'Est en train que les pâquerettes de l'Ouest américain, rendait cette charge virulente "100% natural".

Que restait-il en dehors de ces deux segments historiques ? Plein de choses, des bonnes, des courtes, des blagues de potache, des discours, et surtout, le plein de New Wave, comme Jello se plaisait à en parler, en plaisantant à moitié. Il n'en avait pas encore après MTV qui n'était pas encore née, mais il s'en prenait déjà au progrès, à la droite américaine, et aux conséquences dramatiques que l'association des deux semblait pouvoir avoir.
Beaucoup ont cru, à tort et sans chercher à comprendre, que Biafra voulait VRAIMENT tuer les pauvres. Et le fait d'avoir placé cette charge en début de première face d'un premier album ressemblait cruellement à une déclaration d'intention.
Mais celui qui pratiquait le théâtre pour mieux s'immerger dans ses textes SAVAIT ce qu'il voulait vraiment dire.
Avec un ancien acteur de série B à la maison blanche, se sentir comédien avait du sens. REAGAN faisait virer la barre à droite, et la bombe à neutrons voyait le jour. Dans l'esprit de Jello, les deux pouvaient s'entendre... Quoi de plus capitaliste en effet que d'imaginer une bombe dépoussiérant la planète de ses habitants, SANS endommager les biens matériels ? Ainsi naquit "Kill The Poor", la vision de gauche d'un artiste fustigeant la droite et son esprit conservateur et libéral.

"Unsightly slums gone up in flashing light, jobless millions whisked away, at last we have more room to play, all systems go to kill the poor tonight"

On pourrait citer en exemple le fun douteux de "I Kill Children", qui ne fera même pas marrer le vieux et ventripotent Lester Bangs, ce qui n'était pas forcément une tare, "Let's Lynch the Landlord" ou "Stealing People's Mail" qui préfiguraient déjà les exactions de LARD en compagnie d'Al Jourgensen, ou même "When Ya Get Drafted" qui restait concentrée sur le problème de ce petit papier qui vous fait comprendre que vous n'êtes rien de plus que de la chair à canon, mais nous pourrions aussi bien parler de musique, tant celle-ci était inhabituelle, improbable, violente et pourtant si légère à la fois.

On trouvait de tout sur ce premier tract. Du Punk bien sûr, mais joué par des musiciens fantastiques, dont la maîtrise n'était plus à prouver. De la Pop évidemment, tant dans le format que dans le fond, avec en écho cette surf music qui avait fait glisser les teenagers sur les vagues avant de les engloutir dans la triste réalité des années 80.
On assistait à la rencontre explosive entre la vitesse déraisonnable des RAMONES, la virulence expressive des GERMS, celle musicale des BLACK FLAG, l'ironie instrumentale de BEEFHEART, mais malgré tout ça, malgré tout ce background politique et contestataire, on sentait que ce premier album avait plus qu'une simple urgence Punk.
Il y avait là non pas le terreau fertile sur lequel allaient pousser des centaines de groupes sous influences, ce terreau que MINOR THREAT, AGNOSTIC FRONT, les GERMS, les DI'S allaient représenter, mais une terre aride, déjà asséchée de tout espoir et de toute influence, puisque personne ne rivaliserait jamais avec les DEAD KENNEDYS.

Pourquoi ?

Parce qu'il n'y avait qu'un seul Jello, capable de mimer comme un Peter Gabriel sous hypnose en lobotomie frontale, capable de chanter comme un Rotten encore plus sardonique et roublard, et capable de signer des textes encore plus virulents et faux second degré qu'une association dans le sang entre Joe Strummer et Frank Zappa.
Parce qu'il n'y avait qu'un East Bay Ray, capable de triturer des accords spatiaux noyés dans la réverb', l'écho et le delay, tout en en tirant des soli lapidaires et minimalistes, le tout en ressemblant à un futur Mike Mills pas encore habitué des clignements oculaires qui aurait fauté avec Dee Dee Ramone.
Parce que même si elle n'exista qu'un court instant, la paire Klaus Floride/Ted avait tronçonné des idées rythmiques pour les trente ans à venir, l'un avec sa basse aussi frappée que caressée, l'autre avec son jeu fluide et pourtant si percutant, mais à la gestuelle beaucoup moins démonstrative que le futur D.H. Peligro.

Mais on pourrait dire tant de choses sur ce premier album, presque autant d'ailleurs que sur le séminal Please Please Me des BEATLES, duquel il est sans doute le plus parfait négatif. On pourrait parler de cette pochette black & White, plus "White Riot" qu'un single des CLASH et qui enterra à jamais Harvey Milk. De cette façon de faire revivre le "Viva Las Vegas" du King, mais sans burgers, amphétamines et chiottes en porcelaine.
Le plus bel hommage qu'on puisse lui rendre néanmoins, est aussi le plus vrai et le plus humble. En dire que sa production à la Spector Punk n'a presque pas vieilli, au point que parfois, ses rééditions sonnaient moins bien que le vinyle d'origine. Que ses textes pourraient encore servir de leitmotiv à des anars de gauche en rogne contre un gouvernement quelconque, quelque part dans le monde. Qu'il préfigurait la carrière politique de Jello, les procès de l'administration US qui laisseront le groupe exsangue et obligé de raccrocher les rimes...

Le reste ? LARD, NOMEANSNO, de la Country barrée, des reunion tour, Bush sénior et junior, enfin, l'histoire de l'Amérique en somme...
Et je crois qu'il n'y a que cette phrase de Jello qui puisse résumer toute cette affaire, qui puisse le résumer lui-même, son groupe, sa musique, ses textes, et l'importance de ce premier album, sorti il y a presque trente-cinq ans.

"Mes parents ne m'ont jamais caché la réalité. Je regardais les dessins animés comme les informations, avec la même fascination".

Ce qui résume aussi merveilleusement bien l'Amérique non ?



Ajouté :  Mardi 11 Août 2015
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Dead Kennedys Website
Hits: 2422
  
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