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VIKING (usa) - No Child Left Behind (2015)








Label : Auto-Production
Sortie du Scud : 4 Mars 2015
Pays : Etats-Unis
Genre : Thrash Metal
Type : Album
Playtime : 10 Titres - 51 Mins





"Salut Jean Michel, ça va ?"
"Bof, tu sais... La routine, les élections, enfin bref..."
"M'en parle pas... Des fois, j'ai vraiment envie de rendre mon tablier et de me casser..."
"Ouais, moi aussi... Si y'avait pas cette putain de baraque à payer"
"Bon allez, qu'est ce que tu prends ?"
"Je sais pas... Tiens, t'aurais pas une reformation par hasard ?"
"Une quoi ???"


T'inquiètes Jean Michel, j'ai compris. Et je te l'apporte sur un plateau ta reformation, sans faux col. Et comme les élections, l'augmentation des impôts, c'est dans l'air du temps. J'en ai déjà abondamment parlé au cours de chroniques précédentes, j'ai déjà dit tout le bien/mal que j'en pensais selon la situation, et je vais recommencer aujourd'hui. Routine ? Pas forcément, disons hasard du calendrier.

Etiez vous là dans les années 80 mes amis ? Avez vous connu le Thrash boom ? Oui, bien sur. Avez vous connu sa lente agonie, descente aux enfers programmée, sous les coups de boutoir du Death, puis du raz de marée Grunge/Alternatif/Néo Metal ? Pas sur. Moi, j'y étais. J'ai vu souffrir bien des formations, je les ai vu se séparer, la larme à l'oeil, conscient d'être les victimes d'une injustice indéniable, alors qu'ils avaient encore tant à offrir.
Enfin, pour certains seulement, soyons juste. D'autres méritaient cet anonymat soudain. Parce qu'ils n'avaient jamais réussi à faire leurs preuves, parce qu'il leur manquait les qualités de base de tout bon Thrash act qui se respecte.
<br< Ainsi, peu d'entre vous se rappelleront sans doute au bon souvenir de VIKING. Quatuor ricain, de Los Angeles plus précisément, VIKING sortit en 1986 (très bonne année) sa première démo, Do Or Die. Alléché par l'odeur d'ours pas bien léché, l'omniprésent indépendant Metal Blade sortit le carnet de chèque, et signa le gang qui deux ans plus tard, accoucha d'un LP du même nom. Torpillé par la critique assassine, l'album fit long feu, et il faut dire que la curée était méritée. Production infâme transformant la batterie en rêve sonore inavoué d'un Lars Ulrich période And Justice, morceaux sans queue ni tête se contentant de rentrer dans le lard et foncer dans toutes les directions, chanteur ayant bien du mal à suivre la section rythmique, soli stridents et débordant des gammes, tout était réuni pour que les quatre musiciens servent de cible idéale à tout Metal critic un peu exigeant et pas forcément complaisant. Un an plus tard, le guerrier nordique tenta de redresser la barre à l'occasion d'un Men Of Straw en tout point supérieur. Morceaux plus carrés, avec une essence un peu plus claire, mais las, la chance n'était pas du côté de la Californie en cette fin de décennie 80. Lâchés par leur label, seuls au monde, les quatre compères empruntèrent des routes séparées, Brett Eriksen s'en allant même rejoindre les rangs de DARK ANGEL pour un ultime Time Does Not Heal pas vraiment convaincant. L'histoire suivit son cours, ironiquement Men Of Straw devint un des collector les plus recherché du Metal (atteignant des sommes faramineuses sur Ebay), et le temps passa, passa...

Il passa même jusqu'en 2010, lorsque Ron Eriksen se dit que décidemment, le destin n'avait pas été tendre avec lui. Nous eûmes d'abord droit à une réédition en bonne et due forme des deux albums de feu son entité, via le coffret Metal Versus Straw, mais le besoin de relancer la machine se faisant vraiment sentir, il était clair que Ron n'allait pas s'arrêter en si bon chemin. Il patienta son grand soir dans l'ombre, et finalement, il réussit à réunir un line-up solide, et nous voici donc aujourd'hui face au résultat de ses réflexions, No Child Left Behind.

Pour être franc, j'abordais cette chronique avec l'enthousiasme d'un enfant de coeur que le curé appelle dans la sacristie après l'office. Car même si à l'époque, Do or Die tournait sur ma platine, il le devait plus à sa maladresse et sa vitesse de croisière déraisonnable que par ses qualités intrinsèques. Mais là, sincèrement, je me suis pris une bonne claque, je l'avoue. No Child Left Behind surclasse de très loin tout ce qu'Eriksen a proposé jusqu'à lors, de la tête et des épaules. D'abord, évoquons le line-up. Outre le leader qui conserve sa guitare et son micro, nous retrouvons à la rythmique (ironie du destin, copinage ?) Mike Gonzalez et Gene Hoglan de DARK ANGEL, ce qui est déjà très bon signe. Avec une production parfaite (son clair et ample, guitares puissantes, rythmique épaisse et compacte), et un tel binôme à ses côtés, Ron ne pouvait pas se planter. Mais ce qui l'a surtout sauvé, c'est que pour une fois, il a réussi à composer de vrais compos Thrash pur jus, bien construites, bien développées, sans pour autant renier son passé.

Son passé, en étant tout à fait honnête, on le retrouve surtout sur l'homérique "Wretched Old Mildred", et ses sept minutes épiques à loisir. LE VIKING frondeur de Do or Die refait surface, mais ses ardeurs hystériques sont considérablement tempérées par le talent de Gonzales et Hoglan, qui ne perdent jamais le fil en route. Chant roublard, passages Heavy en diable cassés par des accélérations furieuses, riffs catchy et saccadés, "Wretched Old Mildred" est le point d'orgue de violence d'un album somme toute assez raisonnable. Cette violence, on la retrouve de manière éparse, notamment sur le très bon "Debt To Me" ou la double pédale de Gene fait merveille une fois de plus, mais mettons les choses au point, la majorité des titres se veut plus volontiers Heavy agressif dans la lignée de LAAZ ROCKIT et METAL CHURCH, que réellement Thrash, même si la puissance est indéniable. La volonté de Ron de privilégier l'efficacité à la violence instrumentale a vraiment été la bonne, et No Child Left Behind, malgré quelques redites, est excellent de bout en bout. Pro, carré, au son frisant la perfection, c'est - malgré des tics mélodiques de chant parfois difficilement supportables - la validation d'un retour qu'on attendait pas vraiment, et qui finit par enthousiasmer. Une réelle surprise en tout cas.

Et surtout, une bien belle façon de casser cette routine qui nous bouffe la vie. Si l'on m'avait dit il y a presque trente ans que VIKING serait capable de sortir un album pareil, j'aurais sans doute bien ri. Pourtant, il est là, avec ses tueries rouleau compresseur ("An Ideal Opportunity", "By The Brundlefly"), ses variations up tempo très accrocheuses ("A Thousand Reasons I Hate You"), ses exactions fourre tout qui se permettent toutes les digressions ("Helen Behind The Door", "Eaten By a Bear") et même ses brûlots sans foi ni loi qui laissent de la gomme sur l'asphalte ("Burning From Within", jouissif avec son départ très Doom qui perd soudain la tête). Enfin, inutile d'en rajouter...

Content Jean Michel, tu l'as ta reformation ? Oui, tu l'as. Et je te vois, au fond du troquet, headbanger comme un taré. Tu as bien raison. La vie est une garce alors autant la tromper de temps en temps. Il y a des plaisirs qui ne se refusent pas.



Ajouté :  Samedi 04 Avril 2015
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Viking Website
Hits: 1752
  
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