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PHARMAKON (usa) - Bestial Burden (2014)








Label : Sacred Bones Records
Sortie du Scud : 14 octobre 2014
Pays : Etats-Unis
Genre : Noise Industrial Death Metal
Type : Album
Playtime : 7 Titres - 33 Mins





J'ai eu ma première expérience (le mot est choisi) avec PHARMAKON il y a quelques semaines, lors du concert des SWANS à la Maroquinerie. J'avais vaguement écouté quelques bribes de musique avant de m'y rendre, je savais donc plus ou moins à quoi m'attendre.
PHARMAKON pour les néophytes, est un one woman project menée de main de femme par Margaret Chardiet, une jeune New Yorkaise. Partie intégrante dès ses dix sept ans du collectif Red Light District (l'équivalent contemporain du Fluxus anglais des 60's, ou de la scène No Wave du début des années 80), elle n'a eu de cesse depuis d'approfondir son travail de recherche en sonorités abrasives, électroniques et dissonantes. Responsable d'un premier EP en 2013, Abandon, Margaret revient donc en ce mois d'octobre 2014 nous exposer le résultat de ses expérimentations, et le moins que l'on puisse dire, c'est que ceux ci sont terrifiants. Mais terriblement humains et dérangeants. Comme un miroir qu'elle se tend à elle même, mais qu'elle nous oppose aussi.

La "musique" de PHARMAKON est très difficile d'accès, ne le nions pas. Seules les oreilles rompues au Dark Ambient le plus sombre, à l'Industriel le plus abstrait et bruitiste pourront la supporter. Mais son importance est indéniable. Car elle résulte de l'expérience interne d'une jeune artiste bien décidée à nous montrer son monde, et par extension le notre, tel qu'il est. Dur, impitoyable, et rempli de dédales dans lesquels nous sommes condamnés à errer pour trouver non la sortie, mais UNE sortie, celle enfouie au plus profond de nous même.
Lorsque je l'avais vu monter sur scène ce samedi soir pluvieux, sa silhouette gracile et diaphane cherchant le chemin du centre de la scène, lorsque j'avais regardé son visage, ses longs cheveux blonds inondés d'une lumière rouge crue, j'étais loin de prévoir ce qui allait se passer lors de son set. Car Margaret, loin de se contenter de balancer quelques samples choisis au hasard, de les agrémenter de cris insupportables et aléatoires, est une perfectionniste, adepte d'un happening préparé dans les moindres détails. Chacun des sons qu'elle emploie, chacun de ses cris à sa raison d'être, et ce magma sonore qu'elle nous jette en plein coeur est selon elle, un "exorcisme", destiné à découvrir la face cachée de tout être, elle en premier lieu.

Elle avait ce soir là harangué la foule, bousculé les conventions. Elle était partie chercher la confrontation dans le public, hurlant dans son micro, feulant comme un animal blessé, la tête penchée en avant, avant de la relever brusquement pour regarder les spectateurs en face, les provoquer, cherchant un contact, quel qu'il fut. Car là est son but, le contact, la réaction. Avant d'enregistrer ce nouvel album, Margaret a été gravement malade. On lui a découvert un kyste, qui a failli causer sa mort. Allongée sur son lit d'hôpital, près d'un homme mourant réclamant tragiquement la présence de sa fille qui ne viendrait jamais, elle a cherché à décrire ce qu'elle avait ressenti. Et voici comment elle l'a concrétisé.

Bestial Burden. Fardeau bestial.
<rb> Ce fardeau, c'est son corps, qu'elle voit comme un "simple amas de chair et de cellules, qui mute, échoue et finit par te trahir". C'est aussi cette pochette arty sur laquelle elle pose, avec des organes exposés au dehors, ces fameux organes qui l'ont trahi l'année dernière.
Alors, elle a décidé de les montrer. De SE montrer. Mais aussi de nous montrer ce que nous étions vraiment, un amas de chair et de cellules qui un jour finit par nous trahir.

Bestial Burden est donc un voyage, un voyage aux confins de l'âme, aux limites mêmes du corps humain. Plus exactement une descente interne, aux enfers ou pas, selon la façon dont nous voyons notre propre enveloppe charnelle par rapport à notre destin dans sa globalité. En six morceaux de durées variées, Margaret nous plonge dans une capsule, et nous catapulte dans un grand huit se posant comme le négatif parfait de l'Aventure Intérieure. Il n'y aura pas de lumière, pas de sensation douce, pas de main rassurante, juste la vérité.
Musicalement, le chemin à déjà été tracé par bon nombre de ses consoeurs. Lorsqu'on s'enfonce dans les méandres de ce disque, on pense bien sur à Lydia Lunch. Mais la référence la plus valide reste Diamanda Galas, bien sur, et ce pour plusieurs raisons.
Elle aussi est obsédée par la vie et la mort, la dégénérescence du corps humain, le HIV et les dysfonctionnements qui en découlent, la souffrance.
Musicalement, cette comparaison trouve son apogée dans le morceau final du LP, "Bestial Burden", dont les lancinances répétitives et l'utilisation de la voix en tant que cri/plainte font de Margaret l'héritière directe de la diva, tout en faisant passer à ce traitement un niveau supérieur. La rage et la colère juvénile de PHARMAKON s'opposent à la terreur glacée de la prise de conscience réaliste de son aînée, et son aboutissement n'en est qu'encore plus glaçant.

Sur Bestial Burden, Margaret ne nous épargne rien. Elle dévoile le mécanisme du corps humain, ses anomalies et rejets divers tels qu'ils sont. "Primitive Struggle", très dur, met en sonorités les difficultés respiratoires d'un organisme en lutte avec lui même, et dévoile sur un peu plus de deux minutes halètements, toux, crachats, sur fond de rythme martial calqué sur le coeur humain, qui s'emballe soudain en parallèle avec la sensation d'étouffement éprouvée par le patient, lui, et nous par extension. Pour certains, cette pièce n'aura pas lieu d'être, et tiendra du voyeurisme dans le meilleur des cas, de la blague dans le pire, mais elle est une étape nécessaire à la compréhension de ce que nous sommes.

Un amas de chair et de cellules.

"Autoimmune", le moment fort sans conteste, illustre à merveille la démarche de la jeune New Yorkaise. Bruits blancs, sons qui s'assemblent dans une logique imparable, ce titre met en forme le mécanisme d'un corps qui lutte pour retrouver sa forme initiale, dont les cellules s'affrontent, et rappelle fortement certains réflexions des allemands d'EINSTURZENDE NEUBAUTEN, notamment dans une cette utilisation de percussions métalliques qui pulsent comme un mantra, comme une migraine dont on ne parvient pas à se débarrasser. Là dessus, Margaret vient greffer sa voix, agressive mais passive, sans aucune inflexion, atonale, comme une plainte sourde et résignée. Et la ligne de conduite ne change pas, mais continue de nous bercer de son cruel réalisme, jusqu'à l'acmé final dont j'ai parlé précédemment.

Ne cherchez pas à comprendre Bestial Burden Mais cherchez plutôt à le ressentir. C'est comme ça que Margaret l'a conçu. C'est comme ça qu'elle l'a vécu. Et c'est un sentiment que tout le monde peut éprouver à un moment donné. Il faut l'accepter comme l'inéluctabilité de la vie. Et une fois cette acceptation passée, vous réaliserez peut être, que sur un strict point de vue musical, cet album à sa place aux côtés des catharsis les plus importantes et éprouvantes de l'histoire, The Downward Spiral et Suicide en tête.



Ajouté :  Samedi 14 Février 2015
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Pharmakon Website
Hits: 2950
  
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