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BABYMETAL (jp) - Babymetal (2014)








Label : BMD Fox Records
Sortie du Scud : 2014
Pays : Japon
Genre : Pop Metal
Type : Album
Playtime : 13 Titres - 56 Mins





Asians... (Mettre en relief dans sa tête le meme du mec de National Geographic Channel avec ses cheveux en pétard pour un effet optimal).

Ah le Japon... Ses traditions séculaires, ses films érotiques légèrement malsains, ses distributeurs de culottes sales, d'uniformes d'écolières, et... Sa musique.
L'industrie musicale japonaise est comment dire... Un tantinet différente de la notre. Si en Europe, aux Etats-Unis et un peu partout dans le monde, tout le monde à sa chance, et que les catégories musicales cohabitent avec plus ou moins de bonheur, tout est différent au pays du soleil levant. Vous avez le choix, en tant que musicien. Soit êtes populaires, soit vous êtes... autre chose. Underground, avant-gardiste, mais autre chose. La musique populaire (du moins celle dont la cible est constituée de la tranche 10/25 ans) est en effet la chasse gardée de quelques producteurs et labels qui feraient passer Jean Luc Azoulay et sa tribu AB pour un honnête artisan aux méthodes rurales. De la vente au détail, en gros, la honte.

Un groupe de J-Pop est un produit calibré, tant au niveau de l'image que du son. La liste des Boys/Girls band locaux feraient trembler d'envie tous les Gérard Louvin de la création, tant il est difficile d'en dresser une exhaustive. Mais pour faire frissonner les foules, les rendre admiratives, les éblouir, il faut du travail, beaucoup de travail. Il faut que chaque détail soit étudié, scruté, que le plan marketing soit détaillé, précis. D'abord, le casting. Je n'aborderai que la partie féminine de l'histoire puisque c'est ce qui nous intéresse ici. Les J-Pop bands féminins sont à géométrie variable, un peu comme MENUDO en Amérique du Sud dans les années 80 (certains « groupes » ou « collectifs » comptent jusqu’à une trentaine de membres…). Mais il faut que les demoiselles soient jeunes, ou le paraissent encore. Il faut qu'elles soient lookées selon leur style "propre". Etudiante, Lolita, Proto-Gotho pouf en sont les exemples les plus courants. Ensuite, quelques producteurs leur taillent un répertoire sur mesure, avec des paroles bien évidemment adaptées, qui la plupart du temps sont aussi profondes que les trois premiers albums des BEATLES (si vous voulez un exemple parmi tant d’autres, mais savoureux, regardez le clip de "Labrador Retriever" d’AKB48). Citons pour exemple les ensembles les plus fameux, °C-UTE, MORNING MUSUME, GIRLS' GENERATION, PERFUME, j'en passe et des dizaines.

Tous ces groupes semblent sortis du même moule, que l'optique soit clairement Pop (ce qui en japonais signifie mélodies manga sur fond de voix pré pubère hystérique), Electro (ce qui en japonais signifie mélodies manga sur fond de voix pré pubère hystérique avec un beat soutenu), Techno (ce qui en japonais signifie mélodies manga sur fond de voix pré pubère hystérique avec un beat TRES soutenu), leurs membres se ressemblent toutes au niveau de l'apparence, avec l'option "sexy MAIS fraîche et innocente" qui tient le haut du panier, et constitue au moins 90 pour cent des ventes nationales. Les autres se contentent des miettes, ou s'exportent selon leur talent/chance/opportunité.

Ce cycle dure maintenant depuis des années, repose sur une machinerie extrêmement bien huilée, et séduit des millions d'adolescentes au Japon, mais aussi dans le monde, et ce grâce à l'explosion du Cosplay, des Mangas, des Jeux Vidéos, des Japan Expo et des Comic Con en tout genre.
Et rien ne semble pouvoir l'arrêter. Rien, même pas un Tsunami ou une tournée d'Yngwie Malmsteen. Mais une fois de temps en temps, un producteur a une idée encore plus folle que les autres, et la met en oeuvre. Le principal étant de rester Kawaii (comprenez "cute", donc mignon). Et cette année, un album très kawaii est justement sorti sur le marché, avec la configuration la plus improbable depuis les Mini Stars au moins. Et placé sous le signe du renard... BABYMETAL.

Mais pour en arriver là, il y a eu du travail. Ce "concept" puisqu'il faut bien le définir en un seul mot, a été initié en 2009, par Kobametal (producteur éminemment influent), qui a pris sous son aile la jolie Suzuka Nakamoto du groupe à succès KAREN GIRL'S. Désirant à l'époque mélanger le concept Idol (J-Pop, donc, jolie filles, mélodies faciles type Manga, vous suivez toujours ?) et Metal, il décide de propulser la jeune ado sous les feux de la rampe eut égard à sa présence scénique incroyable, et de l'affubler de deux (très, très) jeunes danseuses latérales pour l'accompagner, Yui Mizuno et Moa Kikuchi, âgées d'à peine... 10 ans !
BABYMETAL était né.

Je vous ferai grâce du reste de l'historique, il est disponible sur n'importe quel site japan, en langue d'origine, anglais allemand ou Volapuk.
Après quelques singles bien sentis, il fallait devant le succès rencontré par les trois gamines passer à l'étape cruciale du premier album. Ce qui fut fait en février de cette année avec ce LP éponyme qui eut des conséquences ENORMES sur le marché.
Une fois écouté ce disque, vous serez je pense dans le même état que moi, lui, elle, ou tous ceux qui ont jeté une oreille incrédule dessus. Une seule expression reste pertinente pour en décrire les effets immédiats.

What the fuck?????
Sans vouloir jouer les cyniques, je pense que le cerveau fécond responsable de cette chose doit avoir des liens de parenté serrés avec les concepteurs de jeux télévisés enfermant les candidats dans des scaphandres à bière, ou qui taillent des pistes de velcro menant direct à une naïade à déshabiller intégralement. Et pourtant... Vous voulez savoir le fond de ma pensée ? Aussi grotesque sur le papier que soit ce projet, aussi improbable que soit sa concrétisation sonore, ça marche !!! Et pas qu'un peu...

Tentons de vous aiguiller un peu. Imaginez, enfin, essayez, une musique qui doit autant à DRAGONFORCE, SLIPKNOT, NIGHTWISH, KORN, STRATOVARIUS ou AT THE GATES, sur laquelle viennent se poser les voix juvéniles des demoiselles, qui oscillent constamment entre interventions acidulées estampillées J-Pop jusqu'au fond du cahier de texte, grognements improbables, et digressions traditionnelles. Accompagnez le tout de chorégraphies percutantes durant lesquelles le trio infernal glisse toutes les trente secondes le signe du renard (le même que le signe du diable, mais en plus kawaii. C'est vrai, c'est mignon un renard...), de tenues proto-gothiques rouges et noires, d'arrangements sortant de nulle part, de quelques ingrédients incongrus (Dubstep, Reggae, Pop pure), et vous obtenez BABYMETAL. Je conçois que c'est difficile à envisager, mais écoutez, c'est plus simple.

Si vous souhaitez avoir directement un aperçu du décalage dans les grandes largeurs, jetez-vous sur l'incompréhensible "Do Ki Do Morning"... Je veux dire... J'ai 43 ans, j'ai écouté tout ce qui est écoutable dans le domaine musical, du plus sucré au plus bruyant, et pourtant, jamais au grand jamais je ne suis tombé sur un truc pareil. Des riffs à la SLIPKNOT, une rythmique que Joey Jordison aurait pu imaginer, des breaks inconcevables qui tombent comme un cheveu sur la soupe, une intro que même Sailor Moon aurait trouvée un poil trop acide, et un refrain J-Pop hyper chargé en saccharose que les trois mignonnes reprennent à tue tête.

Seriously?

Oui. Et puis, j'ai honte, mais je dois le dire. J'ai adoré. Mais d'autres surprises vous attendent. Après une intro tonitruante renvoyant aux grondements même du Néo Death Metal ("Babymetal Death", et son amorce grandiloquente à la ERA), on tombe sur le truc le plus accrocheur que j'ai entendu depuis disons... ANDREW WK ("She Is Beautiful"), subtil mélange de Néo Metal à la SOILWORK et de passages plus atmosphériques à la THEATRE OF TRAGEDY ("Megitsune" et son passage central hurlé qui vrille les tympans)... Et dès le second morceau, on se demande sur quoi on est tombé. Et pourtant, c'est loin d'être fini... Et je crois qu'à part S.O.D et son "Milk", personne n'aurait osé sortir un hymne au chocolat au lait du matin ("Gimme Chocko!"), sur fond de Thrash aux arrangements sci-fi, disposant de plus d'un refrain encore plus Pop que la première culotte de Britney ! N'importe quoi ? Non, du génie, avec une bonne dose de folie. Rien de moins.

Ecoutez pour vous en convaincre l'imparable "Benitsuki Akatsuki" qui sonne plus STRATOVARIUS qu'un médiator de Timo T. Sans doute le morceau le plus "normal" du lot, disons le moins hybride, et peut être celui qui a le plus de chance d'attirer la sympathie des conservateurs réfractaires. C'est bien fait, bien joué, efficace, et sûrement plus écoutable que la plupart des groupes évoluant dans le style. Oui je sais, je vous prends pour des imbéciles. Mais tant pis.

Mais on s'amuse bien pourtant, en insistant un peu. Je me suis éclaté sur l'hymne intolérable "Headbanger!!", qui une fois de plus, bouffe à tous les râteliers. Un peu Sympho, un peu Néo, un peu tradi Jap, légèrement Death, avec passage pompier durant lesquels les choeurs se déchaînent en même temps que la rythmique rouleau compresseur, qui part en vrille de concert avec le solo en Shred, avant de s'affaler dans les Blast, le tout en à peine quatre minutes... Impossible... Pas Japonais!!!!

D'ailleurs, pour vous en convaincre, je me permettrai de vous orienter vers le morceau le plus nawak du lot, le (au choix...) magnifique, abstrait, avant-gardiste, abscons, poil à gratter "Catch Me If You Can", qui plaira autant à votre petite soeur, à votre voisine Lolicore, qu'à votre mère nostalgique de Kung-Fu, ou à... vous même!
Là, je dois avouer que je n'ai pas réussi, j'ai pourtant essayé, écouté, disséqué, mais je ne suis toujours pas parvenu à lui accorder une appartenance stylistique. Oui, c'est possible, la preuve. Rengainez vos FANTOMAS, MR BUNGLE, et autres Objets Musicaux Non Identifiés, l'inclassable a trouvé son essence, sa source fertile, et c'est très bien comme ça.
Pour le reste, je vous laisse la surprise. Mais sachez qu'au détour d'un sillon très joueur, vous tomberez sur du Reggae (enfin plus UB40 que Peter Tosh quand même), du Dubstep imberbe (Skrillex n'en avalera pas ses platines pour autant), des grognements d'adolescente qui lorsqu'elle a été débarquée dans la tempête ne connaissait absolument rien au Metal, et des choeurs tout mignons (kawaiiiiiiiiii!!!!) entonnés avec conviction par deux enfants pas encore sorties de la puberté. Et rendez leur leurs nounours en partant, please.

Pour être un tantinet plus sérieux (mais est ce possible dans ce cas précis), BABYMETAL, le groupe et l'album, ne s'adressent pas à un public Metal traditionnel aux critères bien définis. Il faut aborder ce projet sous l'angle du Visual Key pour en comprendre les tenants et aboutissants, avoir une culture J-Pop bien fournie, et savoir supporter ce qui dépasse notre conception figée des choses.
L'aspect marketing est évidemment prépondérant ici. Rien qu'en sachant que les trois demoiselles n'ont sorti qu'un seul album, sept singles, deux DVD, et ont pondu pas moins de sept clips officiels suffit à comprendre que l'iconographie est l'approche la plus pertinente selon ses producteurs. De ce côté là, c'est très réussi. Les sept vidéos en question sont irrésistibles, et voir ces trois gamines se trémousser au doux son d'un Metal pas bégueule et bien torché à quelque chose de magique, osons le terme. Toutes trois sont adorables, et ressemblent à des poupées manga sorties d'une BD japonaise qu'on a placées dans un univers gothique ad hoc (c'est à dire glauque juste ce qu'il faut, avec force dominante de rouge et de noir). Tout est fait pour que les adolescent(e)s japonaises s'identifient à elles, et pour que le public Européen et US friand d'exotisme craque devant ce débordement d'énergie juvénile incongrue.

Musicalement, c'est très bien fait. Le backing band' (déguisé en squelettes noirs et blanc) est efficace, connaît ses classiques (SLIPKNOT, DRAGONFORCE, je le répète encore une fois...), et tisse un fond sonore très crédible qui permet aux trois têtes brunes de s'éclater sans mesure, et de partir en vrille sur des délires Pop qui n'ont pourtant à priori rien à faire ici. Qui plus est, la charmante Suzuka Nakamoto (Su-Metal) possède un brin de voix très intéressant, qui lui autorise toutes les modulations, des vibrations sur chant traditionnel japonais jusqu’aux growls les plus furieux. Durant presque une heure, vous aurez droit à tout ce qu'il est possible de ne pas imaginer en terme d'hybridation musicale, mais à aucun moment (je m'y engage), vous ne vous ennuierez. Aussi éphémère que ce projet soit, il a déjà eu droit à sa dose d'honneurs (la présence du groupe au Hellfest en témoigne, sans parler de la première partie de Lady GAGA...), et contrairement à certains concepts sortis en Europe à travers les décennies, est viable musicalement, et extrêmement divertissant. En tout cas, beaucoup plus que certains groupes reconnus qui se contentent de reproduire ad vitam aeternam la même formule usée jusqu'à la corde.

Et inutile de vous préoccuper de crédibilité, là n'est pas le propos. Oui, BABYMETAL est un pur produit commercial, construit pour séduire, mis sur le marché pour vendre, au même titre qu'un CRADLE OF FILTH ou qu'un MARILYN MANSON. Non, je ne pense pas que les trois demoiselles connaissent une longue carrière et soient honorées par les critiques. Mais quel est le but initial de la musique après tout ? Distraire peut être ?

C'est le bon mot. Et de ce point de vue là, elles remportent, avec leurs producteurs et leur label, la mise haut la main. Inutile donc de les pousser au Seppuku.
Et sans chercher la formule (quoique j'adore ça), au premier degré, Babymetal pourrait n'être rien de moins que l'album de l'année. Le plus surprenant et enthousiasmant en tout cas.
Merci les filles, et n'oubliez pas...

Kawaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!



Ajouté :  Vendredi 06 Février 2015
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Babymetal Website
Hits: 3234
  
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