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SANCTUARY (usa) - The Year The Sun Died (2014)








Label : Century Media Records
Sortie du Scud : 6 octobre 2014
Pays : Etats-Unis
Genre : Heavy Thrash Metal
Type : Album
Playtime : 8 Titres - 47 Mins





Les fans de Thrash un tant soit peu exigeants n'ont pas pu oublier deux albums sortis à la fin des années 80, qui se démarquaient par leur qualités mélodiques et techniques, sans pour autant calquer WATCHTOWER ou CORONER.
Venus de Seattle, à l'instar de QUEENSRYCHE, SANCTUARY possédait cette noblesse rare, qui leur faisait appréhender un style brutal de façon délicate, sans pour autant atténuer la puissance de leur musique. Après l'enregistrement d'une démo en 1986, le quintette se fit vite remarquer par la major Epic, qui les signa pour un premier album d'anthologie.

Refuge Denied, paru en 1988, était assez surprenant et envoûtant. Produit par Dave Mustaine, il sonnait justement comme un croisement entre la précision et la hargne de MEGADETH, et l'approche harmonique et délicate de QUEENSRYCHE. Avec son inoubliable titre d'ouverture "Battle Angels" qui révélait au monde la voix suraiguë et vicieuse de Warrel Dane, et sa reprise décalée du "White Rabbit" de JEFFERSON AIRPLAINE (sur laquelle Mustaine viendra même poser un solo), ce fut un album qui dérouta les fans, et qui suscita autant de fascination que d'indifférence. Mais SANCTUARY insista et accoucha d'un second LP aussi fort, sinon plus que son prédécesseur, Into The Mirror Black, perdit un guitariste, partit en tournée, avant de se voir opposer une fin de non recevoir de la part de son label pour la suite des évènements.

Inutile de vous rappeler ce qui se passa sur les ondes au début des années 90, vous n'avez pas pu l'oublier. Tous les labels cherchaient leurs hirsutes en chemises à carreaux, et les gloires métalliques d'antan furent mises au placard, MTV n'étant pas le dernier médium à les honnir avec fracas. Venant pourtant de SEATTLE, le phénomène n'épargna pas plus SANCTUARY que les autres, qui refusa derechef de s'adapter à l'air du temps, et après un dernier live, l'entité splitta.
Et si certains jetèrent complètement l'éponge, d'autres prirent la décision de continuer, sous un autre nom, avec une autre musique, sans renier leur foi. Ainsi naquit NEVERMORE, monté de toutes pièces par Warrel Dane, Jeff Loomis et Jim Sheppard, qui réussit là où SANCTUARY avait échoué. NEVERMORE connut un succès que l'ancien groupe de Warrel et Jim n’avait jamais pu approcher, un retentissement énorme sur la scène Metal, mais ça aussi vous le savez déjà...

Aujourd'hui, les deux hommes, accompagnés de leur line-up d'origine (ou presque, Brad Hull tenant la six cordes depuis 2013 puisqu'il leur était impossible de continuer avec Loomis), reviennent et tentent de reprendre l'aventure là où elle s'était achevée, à la suite de Into The Mirror Black. Mais depuis cet album, beaucoup d'eau à coulé sous les ponts, et lorsque vous glisserez ce The Year The Sun Died, ne vous attendez pas à replonger dans un passé aussi brillant que particulier, car celui ci n'est plus depuis longtemps. Difficile en effet de reconnaître en écoutant les chansons de ce nouvel LP le SANCTUARY d'il y a vingt ans, mais rien d'anormal à cela. Avec le bagage accumulé par Dane et Sheppard, il eut été impossible d'occulter toute l'expérience accumulée pendant toutes ces années, et même s'ils avaient tenté de le faire, le résultat aurait été singulièrement passéiste et ridicule. Pas de nouveau "Termination Force" ici, ni de relecture de "Seasons of Destruction", mais plutôt un crossover raisonnable entre les fulgurances géniales d'antan et la puissance contemporaine.

The Year The Sun Died est à appréhender comme un savant mélange des influences de jeunesse et de la maturité d'adulte, et se pose comme le compromis idéal entre SANCTUARY et NEVERMORE, aboutissant à une musique nouvelle, riche et dense, et un disque fort, puissant et inspiré. Si Warrel n'a pas abandonné son rôle d'observateur de la déchéance de la nature humaine et du monde en général, musicalement, les choses empruntent aux origines certains tics expressif, comme ce chant narquois et évolutif ("Arise and Purify"), et les adaptent à leur époque.

On pourrait voir en cette attitude une corrélation certaine avec d'autres comeback de ces dernières années, notamment celui d'HEATHEN, qui avait abandonné le Speed mélodique de son adolescence pour en forcer le trait et s'adapter aux exigences modernes, sans aucun opportunisme.

Sur les onze pistes que comprend The Year The Sun Died, pas grand chose à jeter. Le son est là, mat, compact, offrant aux guitares le relief qu'elles méritent, donnant de l'ampleur aux riffs déjà bien costauds, tout en ne laissant pas la rythmique sur le bord de la route. La voix de Warrel ayant changé, la production sait le mettre en avant et approfondir ses intonations rauques. Et au gré des mélodies, on pense à METAL CHURCH ("Let The Serpent Follow Me", ses couplets solides et son refrain tout en nuances), TESTAMENT (la superbe ballade amère "I Am Low"), et même QUEENSRYCHE pourquoi pas, dans son incarnation 90's ("One Final Day (Sworn To Believe)", ses guitares acoustiques et ses accents à la Geoff Tate). Mais l'influence qui vient le plus facilement à l'esprit est bien sur celle de NEVERMORE qui hante presque chaque piste de ce LP, spécialement sur certains morceaux qui auraient pu faire suite au dernier chapitre du groupe, The Obsidian Conspiracy il y a quatre ans.
Les plus marqués, "Question Existence Fading" et son riff redondant pur jus, ou "Exitium (Anthem of the Living)" ne trompent pas, et on sent l'héritage de quinze ans de musique qui reviennent à la surface. Mais comment Warrel et Sam auraient ils pu escamoter ce qu'ils sont devenus ? Alors bien sur, on se demande à l'écoute de ces morceaux s'il s'agit bien d'une réunion de SANCTUARY ou du prolongement du parcours de NEVERMORE, et je pense que le final épique de "The Year The Sun Died" en donne partiellement la réponse. Les deux, ou aucun des deux. Car ces deux entités ne sont que les vecteurs d'expression de musiciens, leur image à un moment T, et il est donc logique qu'ils se confondent ici.

Mais qu'importe. Nous avons déjà pu écouter Refuge Denied et ses sonorités dérangeantes, décalés et acides. Quel intérêt d'essayer d'en reproduire ici la substance évanouie depuis longtemps ? The Year The Sun Died n'est rien d'autre que ce qu'il est, aussi lénifiante soit cette conclusion. C'est un album solide, qui porte le nom d'un groupe qu'on croyait enterré depuis longtemps, et qui arbore les influences d'hommes qui ont vieilli, mûri, au travers d'une musique toujours aussi précieuse, mais plus puissante et directe. Prenez le en tant que tel, et tout ira bien.

Rien ne vous empêche comme moi, de singer Warrel Dane hurlant "Battle Angels" devant votre miroir de temps à autres.



Ajouté :  Mercredi 04 Février 2015
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Sanctuary Website
Hits: 2760
  
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