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BELIEVER (usa) - Extraction From Mortality (1989)






Label : R.E.X. Records
Sortie du Scud : 1989
Pays : Etats-Unis
Genre : Christian Thrash Metal
Type : Album
Playtime : 9 Titres - 42 Mins





On s'est souvent moqué du Hard Rock chrétien dans les années 80. Apparu comme le messie venu sauver les âmes damnées de hard rockeurs en perdition plus voués à la cause du malin, ce style musical/religieux a été stigmatisé à outrance et tourné en ridicule à cause d'une imagerie un peu trop "pure", et bien éloignée des thématiques d'usage à l'époque. Cette vague de "purification" avait été entamée dès les années 70 avec la création du groupe ANGEL (dans lequel on trouvait aux claviers un certain Gregg GIUFFRIA, qui réapparaîtra plus tard dans HOUSE OF LORDS signé sur le label de... Gene Simmons !), censé représenter le pendant positif des diaboliques KISS, mais malgré un joli succès d'estime, la sauce ne prit pas, et les fans préférèrent définitivement l'hédonisme et les plaisirs lubriques de Stanley & co. Que voulez vous, on ne se refait pas, pauvres pêcheurs...

Sans vouloir trop tirer sur l'ambulance, il y avait de quoi douter. Je n'excuse pas les insultes et autres joyeux quolibets lancés à la volée à l'époque, mais certains, en bons chrétiens, avaient un peu trop tendance à tendre la joue droite. On se souviendra longtemps des bibles lancées par STRYPER dans le public lors des concerts, et de leur sémillant look estampillé "Maya l'abeille au paradis" qui avait de quoi faire glousser. Musicalement, la vague Christian Métal ne donnait pas non plus forcément envie de se convertir et d'échanger son perfecto noir contre une jolie aube blanche. Les BARREN CROSS, HOLY CROSS, WHITECROSS, NEON CROSS (comme dirait Léodagan, heureusement que les romains n'avaient pas crucifié Jésus sur un buffet à vaisselle, sinon, vous imaginez les noms de groupes...) ne faisaient pas forcément preuve de créativité, et noyaient souvent leur musique dans une guimauve insipide et larmoyante.
Seuls quelques OS et STRYPER tiraient leur épingle du jeu (et encore, si on fait abstraction des sucreries des frères Sweet, qui constellaient leur église de psaumes dégoulinants comme "Honestly" ou "All of Me"), et se frayaient soit un chemin à travers les charts, ou arrivaient à convaincre la plèbe du bien fondé de leur démarche en oubliant pas qu'il fallait convaincre des amateurs de Hard Rock. Donc, à priori, des fans plus portés sur l'énergie et l'agressivité que sur un salut éventuel obtenu en se laissant happer par de jolies ritournelles inoffensives. Ainsi soit il.

Mais derrière la chaire bien brillante en acajou et or massif, se cachaient d'autres pèlerins, aux intentions aussi nobles, mais au message considérablement plus puissant. Et là, l'affaire prenait une autre tournure. Tous les musiciens chrétiens n'avaient pas forcément envie de propager leur idéologie par la séduction mielleuse, et certains n'hésitaient pas à hurler leurs psaumes d'une voix un peu plus rauque, et d'une façon bien plus chaotique. Ainsi, l'assistance médusée assista bouche bée à la déferlante Thrash made in heaven, et des groupes aussi indispensables qu'efficaces comme DELIVERANCE, TOURNIQUET, LIVING SACRIFICE, MORTIFICATION et VENGEANCE RISING (quoique pour ces derniers, l'affaire tourna vite court, puisque leur chanteur, le pasteur Roger Martinez les convertit vite à l'athéisme, puis au satanisme) émergèrent des limbes pour diffuser leur Thrash touffu, légèrement mâtiné de Death ou de Hardcore pour certains, à la stupéfaction générale.

Au milieu de ces hordes bénites mais thrashisantes, émergea vite un dévot un peu plus convaincant que la moyenne. Formé en 1986 à Colebrook par la rencontre entre le guitariste chanteur Kurt Bachman et le batteur Joey Daub, BELIEVER commença sa jeune carrière en pratiquant un Heavy mélodique de bon aloi, mais sentit vite que ce style n'était pas le leur. Après quelques ajustements, ils comprirent vite que le messager est d'autant plus persuasif s'il harangue les fidèles avec hargne et conviction, et se tournèrent donc vers le Thrash. Rapidement signés sur le label spécialisé chrétien R.E.X Records, ils enregistrent leur premier album Extraction From Mortality aux Morning Star Studios en Pennsylvanie.
A la base, ce disque ne devait être distribué que par les disquaires spécialisés en culture chrétienne, mais face à la qualité du produit, la demande fut trop importante. Il fut donc décidé de le distribuer par la voie plus classique, et ce LP connut un beau succès, qui plus est entièrement mérité.

Sorti en 1989, alors que la vague Death avait déjà presque enterré les vieilles valeurs sures du Thrash, Extraction From Mortality se la jouait intelligemment crossover, et proposait une approche classique diluée dans une agressivité contemporaine, au travers de morceaux redoutablement bien construits et efficaces en diable (sic). Neuf titres, quarante minutes, la concision en bandoulière et la pertinence en guise de missel, BELIEVER ne pouvait pas se tromper, et leur messe fut célébrée comme il se devait.

Avec une entame comme "Unite", qui pouvait se targuer d'une accroche aussi véhémente que sincère ("Rise up, so you can take a stand against the schemes of evil"), les choses étaient claires. Son étouffé mais épais, guitares tranchantes, rythmique rapide et fluide, riffs cisaillés dans l'acier le plus pur, BELIEVER n'était pas la pour amuser la galerie, mais bien pour l'impressionner et la convaincre par son savoir faire et ses talents de composition. Sur les neuf morceaux de l'album, huit pouvaient être facilement considérés comme des classiques Thrash qui supporteraient l'épreuve du temps, si l'on met de côté bien sur le neuvième et final "Stress", plus à prendre comme une private joke qu'autre chose.

"Vile Hypocrisy" continuait le travail de sape en alternant le Heavy et les bravades furieuses, tandis que "D.O.S (Desolation of Sodom)" avait de quoi faire trembler Tom Angelripper grâce à ses humeurs assassines et son tempo changeant. Le terme "progressif" pouvait d'ailleurs presque s'appliquer à la démarche du groupe (ce qui sera encore plus le cas sur les albums suivants), avant que "Tormented" ne revienne à des préoccupations plus franches et directes, avec l'aide du tout puissant ("Never on my own, Your presence everywhere").

Mais le climax de l'album pour beaucoup de fidèles était sans conteste le tonitruant "Shadow of Death" et sa longue intro. Doté d'un riff digne de l'annonce d'un nouveau pape au Vatican, redondant, consistant et affûté, c'est sans conteste l'hymne du LP. Alors que les quatre premiers versets affichaient une qualité que beaucoup de combos Thrash "classiques" pouvaient leur envier, ce dernier avait de quoi les renvoyer définitivement dans les cordes. Le chant de Bachman dans les médium, affirmé, en place et légèrement en retrait, possédait ce voile d'opacité qui intrigue mais séduit, et son phrasé sans tâche transcendait ce riff dont je parlais, qu'il assurait d'une main de fer.

Mais loin de se reposer sur leurs rameaux, le quatuor déchaîné se vautrait soudain dans le Thashcore le plus affolé, et "Blemished Sacrifices" d'enfoncer encore plus le clou dans le cercueil des doutes avec ses couplets débités à une vitesse hallucinante et propulsés par un Joey Daub se prenant soudain pour Gene Hoglan.
Efficace et simple, "Not Even One" semble marquer le pas, mais sa simple présence l'année suivante sur la compilation At Death's Door (aux côtés d'EXHORDER et DEICIDE, c'est Saint Pierre qui a du être content...) témoigne de sa validité.

Avant le final blague "Stress", BELIEVER revient pour la dernière litanie éponyme, gros pavé de plus de six minutes, dont l'intro symphonique et grandiloquente fut composée par un ami de Kurt, Scott Laird, étudiant en première année d'enseignement musical. Après cette mise en bouche subtile, le groupe revient à ses préoccupations principales et se retourne une fois de plus vers ce Thrash/Death fin et racé, basé sur des motifs beaucoup plus complexes qu'il n'y paraissait...

Ce premier effort fut très remarqué. A tel point que l'année suivante, Roadrunner, le plus gros indépendant de l'époque signa le groupe pour qu'il enregistre un second album à la hauteur des attentes. Malheureusement pour le label, et heureusement pour nous, les ambitions de BELIEVER allaient beaucoup plus loin que l'envie de faire tourner la photocopieuse. Ainsi, Sanity Obscure vit le jour, et montra le quartette sous un jour nouveau, plus technique, plus abordable (le son de la production lui même s'était adouci), avec quelques expérimentations à la CELTIC FROST très réussies (le très beau "Dies Irae (Day of Wrath)" à l'orchestration toujours signée par Scott Laird), et une emphase moins importante sur le Thrash, orientation qui sera confirmée par Dimensions, qui se rapprochait même des travaux de CYNIC ou ATHEIST, le côté démonstratif/planant en moins.

Après un hiatus de quelques années, BELIEVER revient en 2008 avec le parfait Gabriel, et trois ans plus tard avec le plus diffus Transhuman, qui ne m'a pas entièrement convaincu. Mais les qualités sont toujours là.

A noter que le pressage d'Extraction From Mortality, édité par R.E.X Records fut très vite épuisé, et que l'objet en question devint un collector très recherché, presque autant que le Saint Graal. Il fut réédité en 2001 par M8 Records à quelques milliers d'exemplaires, puis par le très bon label polonais Metal Mind en digipack gatefold à deux mille copies.
Mais cet album était la preuve musicale que le White Metal avait des choses à dire, et que son message, lorsqu'il était propagé par le bon vecteur, n'était pas plus lénifiant que les incantations sataniques puériles de bon nombres de groupes à la crédibilité jamais remise en question. Et au moins, dans le cas de BELIEVER, il était sincère. Alors merci à eux de nous avoir offert une des plus belles saillies de la fin des années 80, ce qui n'était rien de moins qu'une très belle performance, au vu de la pléthore de sorties de qualité de cette belle année 89.

BELIEVER ou la bénédiction urbi et orbi. Amen.



Ajouté :  Lundi 02 Février 2015
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Believer Website
Hits: 2612
  
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