METAL IMPACT
P
U
B
Cliquez SVP P
U
B
L ultime Webzine orienté Metal qui se renouvelle au quotidien

MI Facebook | MI YouTube | CD Reviews | DVD Reviews | Book Reviews | Interviews | Live Reports | Concours | Forums | Radio | Photos | M-I Tshirt | Contact | M-I Banner
Fermer/Ouvrir ce bloc Rechercher sur M-I


Avancee | Aidez-moi
Fermer/Ouvrir ce bloc M-I Membres
· Page d'accueil
· S'enregistrer
· Liste des Membres
· M-I Flux RSS
· M-I sur Facebook
· M-I sur YouTube
· M-I sur Twitter
· Top 15 des Rubriques
· M-I FAQ
· M-I Tshirt
Fermer/Ouvrir ce bloc Book Reviews Aléatoires
Voir les autres
Fermer/Ouvrir ce bloc Interviews Aléatoires
· NECROPHAGIA (FR…
· DIRGE (FRA) - A…
· NORBERT KRIEF (…
· SHARGATH (be) -…
· OPETH (se) - Pe…
Voir les autres
Fermer/Ouvrir ce bloc CD Reviews Aléatoires
Voir les autres
Fermer/Ouvrir ce bloc Rejoins-nous sur Facebook
Fermer/Ouvrir ce bloc Live Reports Aléatoires
· W.O.A WACKEN OP…
· SISTER (se) - M…
· PITBULLS IN THE…
· MORBID ANGEL (u…
· SUICIDAL TENDEN…
Voir les autres
Fermer/Ouvrir ce bloc DVD Reviews Aléatoires
Voir les autres
Fermer/Ouvrir ce bloc Qui est en Ligne ?
Il y a actuellement 18 invités et 0 membres en ligne

Vous êtes un visiteur anonyme. Inscrivez-vous gratuitement en cliquant ici.

Fermer/Ouvrir ce bloc M-I Jeux

Deviens un pro de la batterie en cliquant ici ou (Entraîne toi sur la batterie de Danny Carey de TOOL)

P
U
B
Cliquez SVP P
U
B

LIMBUS INFANTIUM (de) - In The Company Of Ghosts (2014)






Label : Panzerforst Records
Sortie du Scud : 16 juillet 2014
Pays : Allemagne
Genre : Black Metal ambient
Type : Album
Playtime : 7 Titres - 40 Mins





Décidemment, ils sont bien généreux ces allemands. Non contents de gagner la coupe du monde, voilà qu'ils redistribuent leur prime aux enfants Brésiliens dans le besoin, attendant une opération coûteuse qu'ils ne peuvent s'offrir.
Bravo, bel exemple de générosité, ça se souligne en ces temps d'égoïsme mondial.
Mais ils ne se contentent pas de ça... Voyez donc le label germain Panzerforst Records. Association à but non lucratif, ils offrent online des productions de groupes gratuitement... Et ça, dans le petit monde avide de la musique, c'est encore plus rare.

Alors, on serait en droit de se poser des questions quant à la qualité des produits concernés... Et c'est pour cela que je me suis concentré sur un cas particulier, le dernier album de LIMBUS INFANTIUM, In The Company Of Ghosts.

Peu d'informations circulent sur le Net à propos de ce projet. Sur leur bandcamp, le minimum de crédits, avec une simple et lapidaire bio "Formed by PR in 2003", et la mention d'un EP sorti cette même année, intitulé Vineta Rising. C'est peu, très peu.
J'ai donc décidé de laisser parler la musique pour elle même, puisqu'en fin de compte, elle reste la meilleure présentation qu'un groupe puisse offrir.

Et j'ai eu raison, tant le cas de LIMBUS INFANTIUM est intéressant.

Ce groupe, ou one piece band puisque je n'en sais pas plus, offre une dualité particulièrement séduisante si vous me permettez le terme. Black jusqu'au bout des ongles, il offre deux facettes bien distinctes, qui se mélangent tout au long de cet album pour aboutir à une bipolarité fascinante. En effet, In The Company Of Ghosts est pour moitié constitué de morceaux de Black Ambient dans la plus grande tradition, et de pistes Black d'une noirceur totale qui parfois frisent le chaos le plus absolu.
Et si les premiers voguent sur une mer de tristesse, de dépression et de nostalgie sombre, les seconds proposent des structures terriblement heurtées, dotées d'un son étrange ne permettant de dissocier aucun instrument, comme un gigantesque écho malsain dans une vieille crypte hantée. Les guitares sont dans ces moments là d'une acidité telle qu'elles émettent un son proche d'une fréquence distordue à l'extrême, et ce qu'on devine être une boite à rythme est tellement effacée qu'il en devient presque impossible d'en saisir le tempo. Même constat pour le chant, si lointain et écorché qu'il prend des tonalités d'agonie animale quasi imperceptible. Les morceaux Black sont ainsi fondus dans un maelstrom d'arrangements bruitistes qui rendent le tout si compact, qu'on peine à les assimiler à des morceaux, mais bien à des segments nihilistes sur lesquels l'auteur dévoile ses vues ténébreuses.
Le paragon en est représenté par le cauchemardesque "The Strangest Presence", qui pourtant débute par une douce guitare acoustique un peu bancale. Soutenue par des choeurs grandiloquents, cette intro laisse présager d'une suite plutôt progressive, avant que de sourds grondements à la LUSTMORD ne l'interrompent, eux mêmes lacérés par un hurlement strident vous arrachant les tympans.

Le tout part alors à vau l'eau, ne présentant même plus de structure à laquelle se raccrocher, au point qu'on se demande si ce résultat est le produit de la réflexion d'un être humain. Les guitares sont mixées en avant, puis s'effacent, la boite à rythme est aléatoire, souvent bloquée sur des blast beat, avant de disparaître elle aussi pour mieux revenir sur un tempo Crust irrégulier. Les vocaux sont la plupart du temps inaudibles, et lorsqu'ils sont perceptibles, ils sont si écorchés qu'il dégagent un sentiment de souffrance palpable. Si la plupart des auditeurs lambda auront déjà décroché depuis des lustres, les autres, comme moi, s'accrochent à cet effort insensé qui suscite l'admiration ou le dégoût, selon la sensibilité de chacun. Mais le travail est remarquable, c'est indéniable.

Si l'on admet en effet le titre de l'album comme un postulat de travail, la musique produite est en parfaite adéquation avec la volonté de créer un climat surnaturel, et la succession de morceaux instrumentaux paisibles et de titres qui ont depuis longtemps franchi la barrière du chaos, façonne une symphonie de l'étrange, captivante autant qu'effrayante.
Le schéma structurel ne change à aucun moment, et trouve son acmé dans le diptyque final, "Nightscape" / "Hell Is The Other People", sur lequel le fameux PR lâche tout dans un dernier râle, comme une extrême onction de l'enfer, qui pour lui est symbolisé par les autres. Et à l'écoute de ces deux derniers efforts, on comprend très bien sa souffrance tant ses vues semblent dénuées de toute humanité.

In The Company Of Ghosts est le type même d'album que même les aficionados du Black auront bien du mal à appréhender. Production atypique et difficile d'accès, style très hermétique et bruitiste, il transforme les pires tentatives de BURZUM, ABRUPTUM, SHINING ou REVENGE en gentils concept albums de l'espoir, de l'empathie et de l'abnégation.
Bruit insupportable pour les uns, tentative pathétique de faire reculer les frontières de l'inaudible pour les autres, oeuvre captivante et envoûtante pour une petite poignée, cet album n'en reste pas moins une somme de travail conséquente qu'il serait injuste d'ignorer, et inconscient de juger à l'envi.
Je comprends mieux maintenant pourquoi les brésiliens ont tant pris l'eau contre les allemands lors de cette demi finale apocalyptique. Leurs adversaires du jour avaient du glisser dans leur playlist quelques morceaux de LIMBUS INFANTIUM, en les menaçant d'une écoute globale en cas de victoire.

Mais si LIMBUS INFANTIUM symbolise la bande son de l'au delà, essayons alors de rester en vie le plus longtemps possible. Parce que ce qui nous attend après est assez terrifiant.



Ajouté :  Mardi 29 Juillet 2014
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Limbus Infantium Website
Hits: 12864
  
[ Réagissez sur le Forum ] [ Retour à l'index des CD Reviews ]

P
U
B
Cliquez SVP P
U
B
MI Facebook | MI YouTube | CD Reviews | DVD Reviews | Book Reviews | Interviews | Live Reports | Concours | Forums | Radio | Photos | M-I Tshirt | Contact | M-I Banner
Metal-Impact est inscrit à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) sous le N° 818655. Conformément à la loi Informatique et Libertés en date du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de modification et de suppression des données qui vous concernent. Vous pouvez exercer ce droit en nous envoyant un courriel. Plus d'infos sur vos droits sur le site de la CNIL.
Page générée le 18/6/2019 à 18:57:54 en : 0,0576 secondes
| © Metal-Impact (2001-2019) | Webmaster et Rédacteur en chef : Blasphy De Blasphèmar