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D.A.D. (dk) - No Fuel Left For The Pilgrim (1989)






Label : Warner Bros
Sortie du Scud : 3 mars 1989
Pays : Danemark
Genre : Hard Rock
Type : Album
Playtime : 12 Titres - 41 Mins





Au moment de choisir un patronyme pour leur groupe, certains musiciens se sentent facétieux... On ne compte plus les noms à la con, à rallonge, hermétiques qui ont jalonné l'histoire de la musique... De ? AND THE MYSTERIANS aux 13TH FLOOR ELEVATORS, en passant par les rageux de PARACOCCIDIOIDOMICOSISPROCTITISSARCOMUCOSIS ou ceux d'ANAL CUNT, les essoufflés de ...AND YOU WILL KNOW US BY THE TRAIL OF DEAD, de WHEN PEOPLE WERE SHORTER AND LIVED NEAR WATER, ou les amoureux du scrabble de THE WORLD IS A BEAUTIFUL PLACE AND I AM NO LONGER AFRAID TO DIE, beaucoup se sont amusé à essayer de brouiller les cartes et faire chier le monde, au point que plus personne au bout de quelques années (quelques mois pour certains...) ne prononce leur nom in extenso.

Certains, outre la longueur, jouent sur le clin d'oeil ironique comme SOMEONE STILL LOVE YOU BORIS YELTSIN, ou CICONNE YOUTH. Et d'autres plongent la tête la première dans la référence à contre pied, qui leur attire autant d'emmerdes que de fans. C'est le cas de nos bons vieux D:A:D. Car avant de réduire leur label à la portion congrue, les quatre danois avaient déjà sorti deux albums sur leur terre natale sous l'appellation exhaustive de DISNEYLAND AFTER DARK. Jusque là, l'affaire n'avait dérangé personne, mais lorsque le mammouth Warner Bros diffusa leur troisième oeuvre sur le marché international, Mickey en fut fort marri. Tellement qu'il en chia une pendule et qu'il en profita pour la remettre à l'heure. Alors, exit le décorum de parc d'attraction après la nuit, bonjour l'acronyme de papa, ce qui ne changea d'ailleurs pas grand chose à leur destin, qui commençait alors à s'illuminer, et sans feu d'artifice, ni Sport Goofy pour tenir la chandelle.

Du début au milieu des années 80, même avec d'évidentes qualités musicales, les lascars ne quittèrent que très rarement leur pays, et si le label Mega offrit à la population leurs deux premiers disques, Call of The Wild et D.A.D Draws a Circle, Minnie ne fit jamais le trajet pour leur servir un café déguisée en soubrette. Sorte de Country Punky, bien jouée mais sans étincelle, les quatre rapetous du Hard Rock démarraient doucement leur carrière de bandits Rock de grand chemin, jusqu'à cette belle année 1989, où les portes du show business s'ouvrirent en grand devant eux... Ayant appris quelques leçons durant cette quasi décade, les frères Binzer, Stig et Peter, avec le flair d'un Picsou des grands jours mirent leurs économies dans un bas de laine, et sentant l'inspiration monter, accouchèrent enfin du disque dont on les savait capables, le grandiose et rigolard No Fuel Left For The Pilgrim. Si ce dernier sortit tout d'abord sous leur nom original, ils le raccourcirent rapidement pour éviter de reverser l'intégralité de leurs gains sur trente ans aux copains de Donald (ce qui fait de ce pressage original un joli collector), et après tout, ils n'eurent pas tort. Ok, la blague était drôle, mais cette fois-ci, la musique se suffisait à elle même.

OK, les pèlerins n'avaient plus d'essence, et la concurrence était rude à l'époque, mais quelle claque! Alors que le Hard Rock vivait ses dernières années de gloire, les danois foncèrent bille en tête, assurant un spectacle haut en couleurs, aussi visuel que musical. Et si Stig, le rigolo de service, faisait le mickey (encore...) avec sa basse deux cordes et son casque à étincelles, derrière, ça ne chômait pas.

La recette ? Des riffs simples, des motifs entêtants, une rythmique solide, un sens de l'humour indéniable, des influences notables (AC/DC en première ligne), mélangés à des strates plus subtiles, venant de la Country, du Blues, le tout joué avec une énergie palpable même en studio, par des musiciens au top, rodés par les concerts dans les rades. Ca vous suffit ? Ca a suffit a 250.000 danois en tout cas...
Et on les comprend. No Fuel Left For The Pilgrim n'était rien de moins qu'une mine de tubes inépuisable, comme les musiciens sur la route. Tout était là, du mid tempo plombé à la charge Heavy sans complexe, en passant par les tubes évidents, les private joke, car loin de se perdre dans la jungle des Hard Rockers trop sérieux, les D.A.D n'étaient pas les derniers à déconner. Look improbable, clips cartoon à fond la caisse, référence subtiles, bon goût (?), la recette imparable qui fonctionna à plein régime.

La faute à quoi au juste ? En premier lieu, à deux morceaux énormes, boulets de canon ultimes, genre Chris Isaak perdu dans le château de la princesse,qui tombe sur Malcolm et Angus d'humeur badine. Un petit tour dans le Space Moutain du passé, et hop, les trois lascars accouchent de "Sleeping My Day Away", hymne à la fausse flemme et "Girl Nation", pamphlet ultra pas féministe dans les règles de l'art... Les mecs de D.A.D en embuscade chopent le truc, et le resservent à leur sauce. Rythmique d'airain, voix éraillée, solo sobre mais efficace, refrain fédérateur, l'affaire est dans le sac. Et puis merde, vous pourriez résister à un vers pareil : "Bad bush and dangerous curves -- a female civilization" ? Moi non. Mais il n'y avait pas que ça, oh non...

"Rim Of Hell", plus Young qu'une Gibson SG rouge. Tempo martelé, grondant, choeurs en avant, riff ample et rond, hymne de stade, single évident. Nickel.
Mais les gus étaient aussi à l'aise dans les carnages up tempo, genre "ZCMI", "Jihad" et son refrain pilonné comme un gros leitmotiv de campagne, ou encore le terriblement Heavy "Ill Will", plus puissant qu'une charge de Lars et James en goguette. Riff en descente, chant en roue libre, le gosier tailladé et le propos presque Thrash pour une tuerie sans nom. Et lorsque ce brave Jesper hurle à en cracher ses poumons un "Rock N'Roll" d'outre tombe, qui oserait le contredire ? Pas moi en tout cas. Peut être un cadre de chez Disney, élevé aux Osmonds à la rigueur...
Et puis ce charlet sur l'ouverture de "True Believer" juste avant d'envoyer la purée, c'est, comment dire... Jouissif, c'est le mot non ?

Alors bien sur, les treize titres n'étaient pas tous de première bourre... "Overmuch" sentait la redite, et "Lords Of The Atlas" aussi, mais on peut quand même leur pardonner une légère baisse de régime, vu le niveau global. Surtout qu'en 1989, ils n'étaient pas des masses à se la jouer Hard Rock N'Roll teinté 50's. A emprunter la guitare de Roy pour la débrider sur celle d'Angus. A oser de telles paroles au second degré tout en assurant le service après vente sans honte. Même MÖTLEY n'aurait pas osé un truc pareil. Eux si. Alors...

Alors après, une décalque copie conforme, pas désagréable mais n'apportant pas grand chose, un gros trou noir dans les cruelles années 90, mais au final, un combo toujours debout en 2014, et qui fait toujours parler la poudre. Vous en connaissez beaucoup vous de cette génération à n'avoir jamais renoncé ? Cherchez pas, ça n'existe pas. D.A.D. c'était, et c'est toujours unique. Un Heavy Rock festif, et pourtant précis, travaillé, avec l'air de ne rien branler de la journée. C'est tout un art.

Et puis tiens, je suis d'humeur joueuse. Hé Mickey, leur nom c'est DISNEYLAND AFTER DARK, et ils t'emmerdent grave !

Et moi aussi sale rat !



Ajouté :  Mardi 29 Juillet 2014
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
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