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BEASTIE BOYS (usa) - Solid Gold Hits (2005)








Label : Capitol Records
Sortie du Scud : 8 novembre 2005
Pays : Etats-Unis
Genre : Hip-Hop Rock Metal
Type : Best-Of
Playtime : 15 Titres - 53 Mins





"Oh my God, that's the funky shit!"

Un jour, comme ça, sans prévenir, un groupe d'hirsutes débarque. On les prend souvent pour des imbéciles, et parfois, ils le revendiquent. On leur prédit un avenir assez bref, une célébrité instantanée mais brève dans le meilleur des cas, et on s'attend à ce qu'ils disparaissent sans laisser de traces en quelques mois, voire une paire d'années Et ça arrive souvent, il faut bien l'avouer. Les one hit wonder sont légion, tout comme les groupes sans importance qui ne laissent qu'une emprunte fragile dans l'histoire de la musique, et dont le nom remonte à la surface en de très rares occasions.
Mais parfois, ces abrutis en apparence sont beaucoup plus intelligents qu'il n'y parait. Ou du moins, osons le mot, géniaux. Des exemples ?

Les BEATLES. Un feu de paille pour beaucoup, dont la célébrité tenait plus à une coupe de cheveux hasardeuse qu'à un réel talent de composition plutôt simpliste. Les RAMONES. Quatre faux frères dont les chansons parlaient de chipies à cogner, de ballade à ne pas aller faire et autres délires adolescents, le tout sur un rythme de dingue. Gabba, Gabba Hey? A la poubelle selon les critiques.
SUICIDE. Déprimant, minimaliste, ni Rock, ni Punk ni New Wave. On en fait quoi ? Rien.

Impossible de voir dans ceux là un quelconque futur de la musique. Trop décalés. Trop bêtes. Trop laids, trop rapides, incontrôlables, inclassables, inintéressants. La belle gaufre en fait, du genre qui te reste collée à la peau toute ta carrière.
La même chose est arrivée à un quatuor que je connais bien. Un genre de petit collectif Hardcore qui s'est réveillé un matin à l'orée des années 80, New York City, la tête dans le cul, mais les idées paradoxalement claires. Un genre de génération X sortie des poubelles des bas fonds des quartiers louches de la grosse Pomme, entre un reste de hamburger et une couche de bébé. Diamond (voix), John Berry (guitare), Yauch (basse) et Kate Schellenbach (batterie) ont justement vu un de leurs titres figurer sur la mythique compilation New York Thrash avant d'inonder les entourages de leurs immondices vinyliques. Des singles, à profusion, d'une musique âpre et rauque, faite maison, à des années lumières de gros studios qui méprisaient encore les Germs, DK et autres Minor Threat. Et ça à continué comme ça encore quelques années, avec en exergue, un simple imparable "Cooky Puss", qui leur fera comprendre qu'assimiler le Rap à travers leur Hardcore n'était pas une si mauvaise idée que ça.

Puis, une signature sur Def Jam, un EP culte, une tournée avec la Madonna puis une autre avec les ténors du Hip Hop, baptisée Raising Hell (avec Run DMC, Whodini, LL Cool J, et Timex Social Club), un line up stabilisé autour d'Adam Horovitz, d'Adam Yauch et Mike D, et enfin, en 1986 le premier LP, l'énorme Licence To Ill.

Vous rendez vous compte ? Du Rap joué par des blancs ? Qui en plus se paient le luxe de le mélanger à la soul, au Rock, au Metal et à tout ce qui leur tombe sous la main ?
Pas viable bordel, pas viable du tout. En plus, ce sont des crétins qui revendiquent leur droit fondamental à faire la fête.
Ils invitent en plus Kerry King, le mec aux bracelets à la Game of Thrones pour un solo ? Dégagez les ces minables.

Attendez, 9 millions d'albums US quand même. Please, reconsider.

Ah oui quand même. Ok, laissez les jouer encore un peu, mais virez les moi bordel.

Mais personne ne les dégagera. Parce que ces trois crétins étaient intelligents. Et doués en plus, incroyablement doués. Après une migration vers Capitol, ils sortent ce qui reste pour beaucoup leur chef d'oeuvre, Paul's Boutique. Et se permettent tout, vraiment tout. Alors, peu importe que les critiques de Los Angeles se soient foutu de leur gueule, peu importe qu'ils ait été reniés par leur ancien label et que le nouveau ait cessé la promo pour cause de ventes insuffisantes. Paul's Boutique tenait du génie. Une boite de Pandore. Et personne n'allait plus s'y tromper par la suite.

La suite ?

Je ne vais pas vous la raconter, vous avez le net pour ça. Seulement, des pelletées d'albums essentiels plus tard, un label, Grand Royal, un journal du même nom, un festival, une implication pour les oeuvres de charité, le Tibet, le Dalaï Lama, et une créativité sans faille jusqu'à la mort malheureuse de Yauch, vous en connaissez beaucoup des abrutis sans avenir qui ont réussi à accomplir ça ?
Non moi non plus.

Alors, pour leur rendre hommage, je n'avais pas trente six solutions. Ou chroniquer une intégrale, mais j'avais la flemme, ou se pencher sur un de leurs Best Of.
Et j'ai choisi cette option, en me jetant sur mon préféré, Solid Gold Hits.
Parce qu'il est à l'image du groupe. Concis, puissant, varié, fou, créatif et sans entrave. Et surtout sans remplissage, même si dans leur cas ce mot ne veut pas dire grand chose.

Un Best Of dans le cas d'un artiste, c'est souvent deux trois hits, et pas mal de daube dispensable. Mais dans le cas des BEASTIE BOYS, c'est comme une histoire. Un conte de fêlés qui commence par "So What'Cha Want" et son groove plombé, et qui se finit par "Fight For Your Rights", pamphlet juvénile aussi dangereux et puéril que le "School's Out" de maître Cooper.

Sur Solid Gold Hits, vous aurez tout. Les trucs de crétin comme "Brass Monkey", un machin minimaliste au possible et dédié à un cocktail apprécié par les ados US (dont le sample donna lieu à une bataille juridique), les trucs des débuts, évidents et jouissifs, "No Sleep Til Brooklin" et "Fight For Your Rights" en tête. Cette dernière, prise un peu trop au sérieux par les médias, fut le point de départ de la réputation de gentils beaufs des BB. Et pourtant... Se moquant eux-mêmes ouvertement des Rock songs un peu simplistes, ils furent les victimes de leur propre blague, avec un coup de main de Rick Rubin et d'une vidéo slapstick irrésistible. Mais qu'est ce qu'on en a à foutre, puisque trente ans après, le fun est le même ? Quant à "No Sleep", outre son clin d'oeil au "No Sleep 'Til Hammersmith" de MOTORHEAD, elle était du même tonneau. Tout ce business commençait à salement se prendre au sérieux, et il fallait réagir. Dont acte.

On trouve aussi les bouzins imparables, comme "Sure Shot" et son Hip Hop de tradition, à la flûte empruntée au "Howlin' For Judy" de Jeremy Steig. Le genre de truc réglo, propre, rien à dire. Et - ironie suprême - ces quelques secondes d'emprunt génèreront les plus gros revenus du flûtiste en question. Quand je vous disais que c'était de bons gars...
"Sabotage", instrumental aux samples diaboliques dont les vocaux furent enregistrés à la dernière minute, aussi teigneuse que la vidéo réalisée par Spike Jonze avec ses faux flics moustachus. Vous tomberez aussi sur l'hilarant "Intergalactic", que Rachmaninoff doit ruminer dans sa tombe. Mussorgsky aussi. Un machin robotique qui ne paye pas de mine, mais qui est aussi contagieux qu'une chaude pisse. Merde.

Impossible de passer sous silence le Funk diabolique de "Ladies". C'est peut être même le meilleur raccourci pour essayer de comprendre toute la science d'un groupe indéfinissable, aussi ludique que sérieux, aussi léger que profond. Parce que les BEASTIE BOYS, bien plus qu'un groupe de Hip Hop, était un groupe de Rock, dans le sens le plus fondamental du terme. Loin de concevoir leur chansons comme de simples véhicules pour des textes revendicateurs braillé d'un flow limpide, dénonciateurs ou simplement drôles, les trois gus et leur équipe travaillaient chaque son, chaque boucle, pour aboutir à la conception de vrais morceaux, dans la plus grande tradition Rock.

Je pourrais essayer de vous prouver par A+B que "Body Movin'" est sans doute une des meilleures saillies Pop Rock des 90's, mais à quoi bon... Influence Beck vs RUN DMC, lo-fi, refrain idiot mais entêtant, tout est là. Si, écoutez vous verrez. De toute façon, la portée de ce morceau est parfaitement résumée par ses auteurs. En deux vers. "Let me get some action from the back section, we need body rocking not perfection". Et pourtant, la perfection était sans doute la principale caractéristique de leur musique. L'adaptation aussi. Traversant les décades, ils ont toujours été à leur place, au coin de la rue, en quête d'un coup fourré ou d'une blague savante à faire aux dépends des coincés du cul.

Mais un simple coup d'oeil aux samples utilisés pour "Pass The Mic" suffit à mesurer la culture musicale des gus. Tout est là, Dr John, Funkadelic, les Bad Brains, Jimmy Walker. Les plus black des rappeurs blancs ? Heavy Hip Hop Funk ? Essayez toutes les combinaisons possibles, tout est vrai. Ils ont tout recyclé, presque tout inventé. Le Hip Hop, le Rock, la Pop, le Punk leur doivent leurs plus belles heures de rencontres improbables. Et pourquoi ? Parce que pour les BEASTIE, rien n'était improbable. Et rien n'était impossible.

Qui fut le seul à adouber Beck lorsque "Loser" fit un carton minimaliste en 1994 ? Un certain Mike D. Il avait reconnu en lui le bricoleur de génie que tout le monde vénèrerait dès Odelay. Et par extension, s'était reconnu lui même. Mais la liste des artistes reconnaissant l'influence de ces trois génies de la blague élaborée est trop longue pour être dressée ici. Et pour cause, comme je l'ai dit, ils ont tout inventé.

De la white trash attitude que Kid Rock et Eminem ont utilisée comme fond de commerce, de la superposition des couches, des strates improbables pour aboutir à une mixture unique que Beck et Cornershop ont repris à leur compte, de l'agression smooth pastiche ou pas, hurlée à plein poumons que les RATM ont radicalisé, ils sont passés partout, ont tout regardé, observé, décortiqué, et retravaillé à leur sauce. Si Lou Reed s'est posé en chroniqueur estampillé NY avec un dédain et une morgue affichés, les BEASTIE se la sont joué tranquille, goguenard, sans pour autant être dupes. C'est leur style après tout, cool but chic, détaché mais concentré. C'est comme ça, une recette parfois, ça sort de nulle part et on la peaufine, jusqu'à la perfection dans leur cas.

Leur disco est sans tâche. Vous pouvez vous la fader sans craindre la répétition, il n'y en a pas. Ils ont toujours eu du flair. Ils ont bossé avec les Dust Brothers alors que personne ne les connaissait. Ils ont jeté des pastèques à la gueule des gens. Ils se sont foutu de la gueule des NEW KIDS ON THE BLOCK, et de leur coiffure à la Bruce Willis. Mais ils ont laissé un paquet de chansons à disséquer, pour essayer d'en comprendre la création.
En vain. Allez, j'ose. Ils sont le plus parfait résumé d'un siècle de musique populaire US. Si.

Comme le disait Mike D : "We have ROCKED the ozone radically, man". C'est la vérité.

MCA, tu es mort il y a deux ans enflure. Tu aurais pu rester plus longtemps. Parce que c'est toi qui a le mieux résumé l'histoire salaud. Ton flow était le préféré des fans. Tes mots aussi. Ta voix. Allez, vas y, je ferme ma gueule et je te laisse conclure.

"If you can feel what I'm feeling then it's a musical masterpiece/ If you can hear what I'm dealing with then that's cool at least/ What's running through my mind comes through in my walk/ True feelings are shown from the way that I talk"



Ajouté :  Dimanche 27 Juillet 2014
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Beastie Boys Website
Hits: 13000
  
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