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DREAM THEATER (usa) - Dream Theater (2013)








Label : Roadrunner Records
Sortie du Scud : 23 septembre 2013
Pays : Etats-Unis
Genre : Heavy Metal Progressif
Type : Album
Playtime : 9 Titres - 68 Mins





Les plus belles épopées sont celles qui vous emportent si loin qu'il devient quasiment impossible pour vous de retrouver le chemin du retour. De revenir dans un monde terne, unidimensionnel, de retrouver la routine d'une existence placée sous le signe de la répétition, de la redite et de l'absence d'inédit. Car lorsque vous arrivez à vous en échapper, lorsque vous rejoignez l'univers si particulier d'une poignée d'hommes qui se battent pour vous offrir la part de rêve qui vous manque, vous devenez un personnage à part entière, un pan de la lutte, un membre de l'équipe.
Et quelle plus belle épopée dans notre petit monde du Metal que celle de DREAM THEATER, commencée il y a presque 25 ans, avec un album hors norme pour l'époque, le toujours fantastique When Dream And Day Unite. Et quel titre plus idoine alors pour décrire une aventure hors du commun, lorsque les songes envahissent le jour et vous inondent d'une lumière si puissante qu'elle vous réchauffe le coeur même en plein hiver...

Vous jugez cette introduction emphatique, pompeuse ? C'est votre droit. Mais le lien qui m'unit à DREAM THEATER est si fort, si profondément ancré dans mon vécu que parfois, mes mots se teintent d'un lyrisme peut être excessif. Mais j'ai une excuse. Car une fois de plus, ce groupe vient de me fournir ma dose indispensable de bonheur, de plaisir, avec un nouvel album qui se place d'emblée comme une des meilleures réalisation d'un groupe qui n'en finira jamais de me surprendre et de me rendre heureux.
Et lorsque des musiciens optent pour un titre éponyme, il n'y a guère que deux interprétations possibles. Soit ils considèrent cette oeuvre comme un parfait résumé de toute leur carrière, soit ils se livrent tels qu'ils sont, nus, face à des fans toujours en attente de merveilleux.
Les deux options sont valables ici. Car Dream Theater est un parfait condensé de ce que le groupe nous offre depuis des décennies.
Et si A Dramatic Turn Of Events, bien que quasiment parfait restait un album de transition (il fallait assurer le passage de flambeau entre les deux Mike, ce qui pouvait présenter quelques problèmes), Dream Theater est presque plus qu'un album, c'est le constat qu'une nouvelle époque, d'un nouveau chapitre, cette fois écrit à dix mains, et qui laisse présager d'une suite épique de l'aventure, ce qu'elle a toujours été.

En parlant de Mike Mangini, celui ci s'est parfaitement intégré à l'équipe, chose ardue s'il en est lorsque celle-ci est constituée depuis longtemps, et que le noyau "dur" officie ensemble depuis plus de vingt ans (et que l'homme qu'on remplace est un des membres fondateurs et figure charismatique au possible). Il arrive à faire oublier le jeu fantasque de Portnoy en réussissant la double gageure de se fondre dans la musique du groupe tout en gardant son style inimitable et fluide. Moins heurté et démonstratif que le jeu de son prédécesseur, Mangini sait se montrer percussif bien sur (on a pas joué avec ANNIHILATOR pour rien...), mais le coulé de sa frappe assure au groupe le même genre de support solide qu'apportait Simon Phillips au sein de TOTO.
Et lorsqu'on sort un album de cette trempe, cet atout reste non négligeable.

Parlons musique maintenant. La première chose qui frappe à l'écoute de cet album éponyme, c'est le son. Très clair, très puissant, il se rapproche de celui d'Images And Words, avec toutefois une patine moins synthétique que ce dernier. Même le son de batterie semble issu des sessions de l'album de 1992, ainsi que celui de Petrucci, dont certains soli sonnent comme des réminiscences de ceux de "Surrounded" ou "Take The Time". Seul le son de basse de John s'offre un lifting réussi.
Un plaisir que les fans ne bouderont d'ailleurs pas.
Mais musicalement, le constat est le même. Beaucoup de morceaux de ce LP semblent sortir d'un Images And Words imaginaire, comme si le groupe avait inconsciemment exploré son passé pour en retrouver la magie "naturelle". Et ce mot, loin d'être choisi au hasard, résume à merveille la démarche du groupe ici. Si certains de leurs efforts antérieurs pouvaient paraître un peu "forcés" (Train Of Thought et Octavarium notamment), tout ici sonne juste, inspiré, comme "spontané".
Il suffit par exemple d'écouter attentivement "The Looking Glass", qui évoque autant les passages les plus mélodiques d'Awake que les harmonies/structures d'Images pour en être convaincu. Ce morceau sonne si frais qu'on a vraiment du mal à croire qu'il a été composé par un groupe avec 25 ans de carrière au compteur !

Le groupe, tellement à l'aise, se permet même de nous glisser un instrumental pur (le premier depuis "Stream Of Consciousness" sur Train of Thought), qui, sans nager dans les mêmes eaux que "The Ytse Jam", déploie toute la palette technique et harmonique du groupe. Riffs parfois Rock, souvent Metal, digressions ludiques, synthé inspiré, "Enigma Machine" est tout ce que l'on est en droit d'attendre d'un morceau instrumental (avec en prime, un petit cadeau de M.Mangini qui prouve qu'il n'a rien perdu de sa vélocité légendaire).

Mais à vrai dire, chaque morceau est unique. Et c'est ce qui fait la force de ce disque. Car DREAM THEATER à su déployer tout son savoir faire pour privilégier l'éclectisme sans jamais sonner disparate ou décousu. On survole leur carrière le sourire aux lèvres, et on passe au gré des pistes d'un titre connoté Falling Into Infinity ("The Bigger Picture"), à un autre d'où émane le parfum d'Octavarium ("Behind The Veil"), aux riffs touffus estampillés Six Degrees ("The Enemy Inside"), pour finalement retomber la tête la première dans la magnificence de Metropolis 2000 lors du final épique et alambiqué "Illumination Theory".

Cette longue suite de vingt deux minutes est une véritable synthèse de l'art majeur du quintette, à savoir cette façon unique de dessiner des climats aussi opposés que complémentaires, sans jamais paraître redondant. Ainsi, le premier tiers se pose comme le double parfait du "Metropolis" de légende, jusqu'au break éthéré de la huitième minute. Puis, Jordan s'offre tout à coup des arrangements grandioses, dans une thématique de musique de film (émotion garantie...) qui nous rappelle l'intro magique de la seconde face de Six Degrees, en beaucoup plus sincère et subtile, avant que la machine ne s'emballe pour partir en une farandole de soli, durant laquelle Petrucci et Rudess s'affrontent et portent l'affaire à bout de bras. Et c'est justement ces deux là qui clôturent l'aventure, après un shunt de quelques secondes, pour une poignée de minutes gracieuses et délicates.

Et même les esprits chagrins qui reprochaient au groupe son approche mièvre des ballades sur leurs derniers travaux ("Wither", "Beneath The Surface") en seront pour leur frais, tant "Along For The Ride" renoue avec la tradition des "Another Day", "Surrounded" et autres "The Answer Lies Within". Une ambiance très 70's, une superbe mélodie portée par une rythmique solide et une guitare incisive, une réussite de plus au crédit du combo.
Réussite portée au pinacle par un morceau qui assemble à lui seul toutes les pièces du puzzle, "Surrender To Reason", se permettant d'effleurer toutes les oeuvres du groupe pour se poser en synthèse parfaite d'une aventure commencée il y a bien longtemps...

Une fois de plus, DREAM THEATER passe la rampe avec une facilité déconcertante, et nous offre une nouvelle page reprenant les meilleurs formules d'antan, tout en nous donnant le sentiment qu'elles ont été écrites par un jeune auteur, dont l'inspiration est pleine de promesses. En piochant dans son répertoire passé, en actualisant ses références pérennes, le groupe nous enchante une fois de plus, ne se répète pas, ne balbutie rien, et affirme haut et fort qu'il reste la référence majeure en matière de Heavy progressif, tout en brisant les barrières et ne se refusant aucune composante, pour peu qu'elle enrichisse sa musique. Au moment d'écrire les mémoires globales du Rock, les historiens auraient beau jeu de snober ce groupe sans doute trop trivial pour eux, mais essentiel pour nous. Et ce serait une erreur grave, tant DT a fait progresser la musique dans des directions qu'on croyaient inaccessibles, à métissé sa puissance d'harmonies classiques subtiles, de mélodies presque Pop, de rythmiques Jazz-Rock non roboratives.
Et Dream Theater se déguise discrètement en Best-Of, ne tombe jamais dans le piège de la facilité, et nous offre avec sobriété neuf morceaux aussi essentiels que parfaits.

Je sais que depuis la sortie de Black Clouds And Silver Linings, je donne au groupe la note maximale presque à chaque fois, mais que voulez vous...Lorsque la perfection devient une constante, il convient de la saluer comme il se doit.

Bis repetita.



Ajouté :  Vendredi 04 Octobre 2013
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Dream Theater Website
Hits: 5352
  
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