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THE WINERY DOGS (usa) - The Winery Dogs (2013)








Label : Loud & Proud Records
Sortie du Scud : 23 juillet 2013
Pays : Etats-Unis
Genre : Hard Rock Progressif Mélodique
Type : Album
Playtime : 13 Titres - 60 Mins





Les réunions d’anciens combattants, ça peut vite virer à l’aigre. Ca glose, ça radote, ça se réfère à une époque révolue, axe « Ah, d’not’ temps, c’était difficile… Les p’tits jeunes, sav’ pas c’que c’est… », et puis au final, ça verse sa petite larme, ça raconte pour la centième fois la même anecdote, pour finir fin saoul sur le coin d’une table… Et si les anciens combattants en question sont en plus des gradés, alors là, la lucidité et l’humilité sont aux abonnés absents.
Il en va de même dans notre petit monde du Rock. Entre les réunions d’anciens qui se reforment pour la gloire/l’argent/les gosses/l’anecdote, et ceux qui se croisent au détour d’un studio ou d’un festival, les coups d’épée dans l’eau sont légion.
Et si vous fusionnez deux concepts pour le prix d’un, à savoir la réunion de grands anciens ne faisant pas partie du même corps mais à la veste remplie de médailles, le résultat prend alors des airs de mise au vert qui dégénère en coup de soleil fatal pour la fraîcheur.
« Fuck it all, we want fresh meat ! »

Vous avez raison, le Rock, c’est la jeunesse. Mais de temps à autres, de glorieuses figures se souviennent qu’ils sont outre de grands musiciens, de bons compositeurs, et des instrumentistes au talent et à la personnalité compatibles.
Alors parlons aujourd’hui du cas exceptionnel de THE WINERY DOGS. Exceptionnel pour plusieurs raisons. Premièrement, à cause de son line-up, apte à faire rêver bien des fans. Richie Kotzen (chant/guitare), Billy Sheehan (basse), et Mike « Everywhere » Portnoy. Soit trois noms qui en évoquent de bien fameux, avec dans le désordre POISON, MR BIG, DREAM THEATER, David LEE ROTH, et X collaborations avec d’autres artistes aussi fameux. Vous parlez d’un CV… Deuxièmement, à cause de la musique. Oui, j’avoue que sur le papier, cette réunion avait de quoi provoquer quelques suées. Démonstration, masturbation de manche, morceaux interminables, ego surdimensionnés, et autres griefs tout à fait légitimes. Et pourtant, il n’en est rien, loin s’en faut. Et ce, pour plusieurs raisons.

D’abord, parce que le capitaine à la barre reste Richie. On connaît l’homme, on connaît son amour pour le Hard Rock fin et racé, légèrement teinté sudiste, en gros tout, sauf du bavardage intempestif. Et Richie a réussi le tour de force d’imposer à Mike Portnoy un recentrage, abandonnant ainsi ses digressions diaboliques qui tenaient parfois du remplissage un peu tape à l’œil sur certaines de ses collaborations passées. Pas de problème du côté de Billy, qui a déjà démontré qu’il pouvait mettre sa basse au service des morceaux, tout en agrémentant ses interventions de plans incroyables passant comme une lettre à la poste.
Alors bien sur, le résultat s’en ressent. Et en lieu et place d’un vulgaire LP de vieux radoteurs, nous avons un disque rempli ras la gueule de chansons, de vraies, qui groovent, qui pulsent, qui alternent les styles avec bonheur, et qui nous en procurent une bonne lampée. Car Richie, ce sont d’abord des morceaux compacts, qui savent ce qu’ils veulent dire, et ne s’embarrassent pas de répétitions. Pas de déroulement grandiloquent sur douze minutes, pas de partie solo a-la-chacun-son-tour-pour-frimer, non, du Hard Rock, parfumé de Soul, de Blues, de Sudiste, et servi sur un plateau par un trio extraordinaire.
Et bien sur, au final, le résultat s’en ressent. Parce qu’en s’accordant le luxe d’une section rythmique hors normes qui sert les chansons et non l’inverse, il n’y a rien à jeter. Parce qu’en plus d’avoir recadré ses troupes, Richie a composé pour The Winery Dogs un lot de compos imparables, mélodiques, puissantes, émouvantes, sans laisser la moindre scorie traîner.

Alors oui. Pour les amateurs de Hard qui dégage, pour les amoureux des refrains qui claquent, pour les fondus de soli qui brillent, pour les indécis qui hésitent parfois entre Heavy et AOR, tout est là. La nouvelle bible du genre, avec tous les commandements inhérents à une réalisation parfaite, exempte de tout défaut.

On peut parfois penser à un BLACK COUNTRY COMMUNION, le côté Blues très appuyé en moins, mais la passion comme vecteur commun. Et d’ailleurs, sur les deux titres d’ouverture (mis en avant comme singles), outre la voix de Kotzen très Glenn Hughes, le groove lie les deux projets et valide même la comparaison. Car ça commence fort, très fort, avec deux archétypes de composition Hard au dessus de tout soupçon, un peu Mr BIG bien sur, mais très Richie de toute façon. Chant chaud et velouté, guitare hargneuse et en avant, basse ronde qui claque quand il faut et louvoie dans les méandres d’un rythme fort, percutant, libre mais contrôlé. Quelle entrée en matière… Ainsi « Elevate » et « Desire » vous séduiront en moins de temps qu’il ne vous en faudra pour comprendre ce qui vous arrive. Car outre les qualités d’interprétations, ce sont deux joyaux montés sur un écrin/refrain superbe, le genre de compo que seuls les américains sont capables de nous présenter.

Mais le pire, c’est que malgré cette entrée en matière haut de gamme, le groupe ne revoie jamais ses aspirations à la baisse, et continue tout au long de ces treize titres à nous offrir le meilleur d’eux-mêmes. Et « We Are One », troisième morceau qui continue sur la lancée en devient même un aveu. Oui, la cohésion et là, l’envie de jouer, de partager, de construire quelque chose ensemble, et non chacun de son côté. Et tout ceci se sent à l’écoute, rendant cette joie palpable, et nous montrant sous son meilleur jour un véritable groupe qui a œuvré pour un but commun.

On a parfois droit d’ailleurs à des choses assez surprenantes… Ainsi, sur « The Other Side », Mike et Billy se prennent pour Phil et Lemmy pour une intro plus MOTORHEAD que nature… Sur « You Saved Me », l’ambiance se teinte de pastels AOR sans pour autant tomber dans la mièvrerie, ce grâce à une mélodie travaillée et un chant habité et profond. Avec toujours en arrière plan, ces petites trouvailles instrumentales, alignant quelques plans plus complexes qu’ils n’en ont l’air, sans jamais verser dans la démo.
Et même lorsque le trio s’essaie à la ballade, ne comptez pas retomber sur les bluettes tape à l’œil des années 80, car « The Dying » puise plus son inspiration chez GRAVEYARD que chez KISS… C’est bourré de feeling, émouvant sans être larmoyant, en gros, une merveille de blue song à la sauce 70’s, lorsque les sentiments étaient exacerbés par des instrumentistes honnêtes et sincères. Et même les incartades de Mike P – si elles utilisent pas mal de ses plans bien connus – restent sobres, solides, et dynamisent de fait les morceaux, comme on le remarque sur l’irrésistible « Six Feet Deeper ».

On peut bien sur trouver ça classique. Et c’est un fait, THE WINERY DOGS n’apporte rien de neuf. Les trois acolytes se contentent de jouer une musique parfaite, remarquablement composée (et mise en valeur par un boulot de production phénoménal), qu’ils nous balancent la rage au ventre et l’écume aux lèvres. Mais les faux pas de musiciens célèbres en collectif furent tellement nombreux au travers de l’histoire de la musique, qu’on ne peut que rester admiratif devant cette gigantesque promesse sur le papier qui s’est vraiment concrétisée dans la réalité. Et j’ose à peine entrevoir ce qui risque de se passer sur scène, lorsque le groupe nous rendra visite le 15 septembre à La Maroquinerie.

Oui, vous avez raison. Un set suintant, dans une ambiance moite et quasi religieuse. Mais je serai là bien sur.

Et vous aussi.



Ajouté :  Mercredi 28 Août 2013
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  The Winery Dogs Website
Hits: 3172
  
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