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EXODUS (usa) - Bonded By Blood (1985)








Label : Torrid Records
Sortie du Scud : 25 Avril 1985
Pays : Etats Unis
Genre : Thrash Metal
Type : Album
Playtime : 9 Titres - 41 Mins





Discussion captée aux alentours de début 1983, en Californie. Imaginez un grand blond boutonneux à l’air sot, un petit châtain excité et deux gus un poil débonnaires MAIS passablement agacés.

L’un des deux gus un poil débonnaires MAIS passablement agacés :
« Heu…Vous n’auriez pas par le plus grand des hasards incité notre guitariste/fondateur à nous lourder pour jouer avec vous ? »

Le petit châtain :
« Mais non, pas du tout, tu comprends, on va décoller, c’est sur, vous…Ca stagne !!! Il a du potentiel le petit, et puis notre guitariste picole un peu trop et aime son chien…Alors l’un dans l’autre tu vois, c’est pas plus mal…Et… »

Interrompu par le grand blond boutonneux à l’air sot :
« Non mais ta gueule…Laisse tomber. Et vous, si vous n’êtes pas jouasse c’est pareil. Fuck. »

Fin de la conversation.

Tout ceci est bien évidemment fictif. La conversation n’a sans doute jamais eu lieu, et si tel n’était pas le cas, je doute que les termes employés eussent été ceux choisis.
Il n’empêche.
Début 1983, Kirk Hammett s’est fait la malle, a quitté EXODUS pour rejoindre les rangs de METALLICA, sur le point d’enregistrer un album. Et s’est offert inconsciemment par la même occasion une voie royale vers le succès, avec disques multi-platine à la clé et budget illimité pour acheter des comics et de la bière.
Et les deux gus un poil débonnaires MAIS passablement agacés n’ont plus eu qu’à lui chercher un remplaçant, qui s’est avéré être Rick Hunolt.

Voilà le décor planté. Maintenant, parlons des faits.

Après quelques errances de formation, que l’exemple ci dessus illustre à merveille, le line-up d’EXODUS se stabilise enfin autour de Gary Holt et Tom Hunting, épaulés par Rick Hunolt, Rob McKillop et Paul Baloff.
Durant le mois de juillet 1984 (soit exactement en même temps que la sortie de Ride The Lightning du grand blond et du petit châtain), les cinq musiciens enregistrent leur premier album aux Prairie Sun Studios, sous la houlette de Mark Whitaker.
Ce LP, initialement intitulé A Lesson In Violence mettra un an à sortir. Il ne verra en effet le jour en tant que produit fini qu’en avril de l’année suivante, rebaptisé entre temps Bonded By Blood.
Ceci pour de pures raisons conflictuelles et commerciales avec le label. Fin de la première partie.

Et cet état de fait influera sur toute la carrière du groupe, et ce pour plusieurs raisons.

Si Bonded By Blood était sorti à temps, il aurait bénéficié de l’effet immédiat de Kill Em’All, auquel il était supérieur sur tous les points. Mais malheureusement, l’année qui s’écoula entre son enregistrement et sa publication lui fut fatal, sur une échelle publique large. Car entre temps, METALLICA avait « inventé » un nouveau genre, le Thrash, l’avait peaufiné et redéfini ses limites (grâce à des morceaux comme « Fade To Black » ou « The Call Of Ktulu », sans oublier « Creeping Death » dont le pont et ses fameux « Die ! » fut composé par Kirk du temps d’EXODUS), et l’avait donc porté à un stade supérieur au niveau mélodique. Et EXODUS ne pouvait rivaliser sur ce terrain là, malgré la qualité extraordinaire de son premier album. Il en résulta donc un accueil très favorable de la presse, avec toutefois en contrepoint les arguments pré cités.
Les fans eux, surent se contenter de ce Speed/Thrash sauvage qui éclaboussait tout sur son passage de manière intelligente. Car entre temps, le LP avait circulé sous le manteau dans l’underground en version cassette, et avait déclenché un buzz pas possible.

Aparté :
Lorsque le groupe reprit l’intégralité de Bonded By Blood sur scène lors du Hellfest 2010, il livra une de ses meilleurs performances, qui prit le public à la gorge sans jamais le relâcher. J’ai vécu là un de mes plus beaux moments live, que je n’oublierai jamais.

L’album. Sous une pochette fabuleuse, représentant un couple de petits siamois, démon et ange, se cachait un des plus grands albums de Thrash de tous les temps.
Cet évidence est devenu lénifiante au fil du temps, mais il est tout de même important de le rappeler.
Neuf titres pour autant de classiques impérissables. Une leçon en mi majeur de rapidité, de concision, de flair et de riffs accrocheurs à l’extrême.
EXODUS, c’était d’abord une paire de guitaristes aussi différents que complémentaires.
Gary Holt, ancien roadie de Kirk, ce sont des rythmiques tranchantes, et des soli épidermiques, avec force bends et utilisation du vibrato.
Rick Hunolt, ce sont les mêmes rythmiques, plus relâchées, et des soli plus mélodiques, plus travaillés, mais tout aussi efficaces.
En gros, une version plus abordable de Hanneman/King, et sans les clous, mais avec le sourire.

EXODUS, c’était aussi un batteur extraordinaire, Tom Hunting, qui semblait survoler ses fûts avec une légèreté gracieuse. La précision de Nicko McBrain, la vélocité doublée de fluidité de Dave Lombardo, et un grain de folie unique qui lui permettait de multiplier les breaks affolants sans paraître déplacé ou excessif. En gros, un showman à lui tout seul, avec la gestuelle démoniaque inhérente à un caractère fantasque.

Mais EXODUS, comme si tout cela ne suffisait pas, c’était aussi un chanteur comme on en rencontre peu. Paul Baloff, ses grognements rauques et ses hurlements de possédé, véritable créature infernale venue sur terre pour y déverser sa haine et sa bile, était capable à lui seul de transcender des morceaux somme toute assez moyens pour les transformer en pamphlets à la gloire du malin.
Si vous ajoutez à ça, un bassiste aussi discret qu’efficace, vous aviez la recette du groupe parfait, capable de sortir un album parfait. Dont acte.

Bonded By Blood fut à l’époque traité avec une certaine condescendance par la presse française. Certes, cette dernière accordait du crédit au groupe, mais regrettait que celui ci ne se contente QUE de faire du Thrash, sans essayer de le faire évoluer. C’était oublier une fois de plus le temps écoulé entre l’enregistrement et la sortie du disque. Peu importe.

Abordons maintenant le cas des chansons.
Certes, parfois le recul de l’histoire fait envisager une œuvre sous un jour nouveau, plus clément, plus respectueux, plus admiratif.
Il n’empêche qu’à l’époque déjà, ces neuf titres impeccables faisaient jaser.
Tout commence par un bruit de bombardier, grondant, menaçant, qui s’écrase sur une batterie tonitruante donnant le signal du départ d’un riff simple, mais entêtant.
« Bonded By Blood » est l’archétype de la chanson qui vous vrille la tête, un classique en puissance dès sa sortie, s’appuyant sur des guitares solides, un rythme soutenu, et un chant délirant.

“Murder in the front row, crowd begins to bang And there's blood upon the stage Bang you head against the stage, and metal takes its price Bonded by blood”

Simple comme bonjour, radical, effet maximum. C’est un des indéniables points forts d’EXODUS, ce savoir faire inimitable pour entamer un album par un titre de première classe. La liste est longue (« Deranged », « The Last Act Of Defiance », « Raze », « Scar Spangled Banner », etc…), et je l’espère encore loin d’être exhaustive.
Mais là ou les californiens ont toujours su se démarquer, c’est qu’ils ne se sont jamais contenté d’une introduction pour attirer l’auditeur éventuel. Ils savent souvent transformer l’essai, comme le prouvait à l’époque le deuxième titre, « Exodus ».
EXODUS radicalise alors son propos, durcit le texte et le ton, le tout une fois de plus sur fond de riffs accrocheurs et d’une rythmique atomique. On peut difficilement imaginer plus pertinent pour une chanson éponyme, et son texte la rapproche d’un « Killers » d’IRON MAIDEN, la méchanceté suintante en plus.

”Get in our way and we're going to take your life Kick in your face and rape and murder your wife Plunder your town your homes they'll burn to the ground You won't hear a sound until my knife's in your back The exodus attack!”

“And Then There Were None” se la joue post apocalyptique, et nous offre le premier mid tempo de l’album. Refrain avec chœurs emphatiques, un Baloff en roue libre dans son rôle de Mad Max du Thrash, et une batterie qui ne rechigne pas à agrémenter la sobriété de son rythme par quelques plans audacieux.

“Life ends in sin God cries world dies”

“A Lesson In Violence”, qui devait donc être le morceau éponyme, est un classique du groupe. C’est aussi par la même occasion une profession de foi, mieux, un avertissement adressé aux autres combos qui le prendront terriblement au sérieux. Car avec Bonded By Blood, EXODUS va redéfinir les bases mêmes de la violence musicale, augmentant son intensité sans négliger sa musicalité. Et de fait, influencer un nombre considérable d’artistes en quête d’inspiration.

”Fight - for what you believe to be right Crushing with all your might I laugh at their pitiful cries They run from the fire in my eyes!”

« Metal Command » et « Piranha » sont des plaisirs mineurs sur ce LP. Compositions un peu passe-partout, sublimées par le chant hanté de Baloff, elles permettent de calmer le jeu tout en restant dans le bain. Et la seconde donnera son nom au groupe de Paul une fois son départ consommé.

”Piranha kill in a pack - you'll run Piranha start to attack - you'll done If you think you can beat - deadly school If you think you can live - you're a fool”

A contrario, “No Love” est un des hauts faits du LP. Modèle de compo teigneuse et agressive, basée une fois de plus sur une écriture satanique plutôt bon marché, elle vous prend aux tripes avec son riff démoniaque, un peu dans le style de « And Then There Was None ». De plus, elle annonce le diptyque de fin d’album avec fougue, et nous prépare à l’attaque finale.

« Deliver Us To Evil » (inspirée par le Don't Deliver Us from Evil français de 1971 réalisé par Joël Séria ?) est LA chanson épique par excellence. Avec ce titre, EXODUS prouve qu’il n’est pas qu’un simple Thrash act de plus, et se livre à un bras de fer indirect avec les concurrents de METALLICA. Sorte de « Seek And Destroy » plus inspiré, moins linéaire et bien plus acide, il prouve une fois de plus a quel point Kill Em’All fut surestimé en son temps. Et à quel point Bonded By Blood aurait pu endosser avec panache le costume de premier « véritable » album Thrash des années 80. Ainsi soit-il…

“Lead us into temptation A weigh of terror will begin Deliver us to evil We promise death, world's end”

Et si – désolé pour la énième référence – Kill Em’All se terminait sur l’euphorique « Metal Militia », Bonded By Blood s’achève par un massacre en règle, avec un morceau qui clôt encore bien des concerts du groupe, le monumental « Strike Of The Beast »…
J’ai eu la chance de voir EXODUS cinq fois en live, et à chaque fois que ce morceau a été joué en final, le public est devenu presque fou, moi y compris.
Modèle de composition aussi efficace que brillante, celle ci repose sur un riff simple et saccadé, joué à l’envi, jusqu’à un break dantesque autorisant tous les débordements en concert. La voix de Paul - à l’image du « Twist And Shout » de 1963 de Lennon - part en vrille, dérape, déraille, et donne au morceau une tonalité infernale qui lui confère une aura particulière. Et même après des centaines d’écoutes, quelles que soient les versions (avec bien sur une préférence pour celles avec Baloff et Rob Dukes), celle ci produit toujours le même impact maximal.
En gros, une boucherie pour achever un massacre en règle.
Logique.

“Time to run or fight Off the strike of the beast If you fail you'll be The hellish demon's feast”

Depuis, cédant à la mode nostalgique, EXODUS a réenregistré ce chef d’œuvre en 2008, sous le titre de Let There Be Blood (en référence à AC/DC) avec un accordage plus grave et une production plus contemporaine. Et pour une fois, contrairement à la règle, le résultat fut à la hauteur. Brillant.
Tout simplement parce qu’EXODUS est un groupe unique et Bonded By Blood un album phare de l’épopée du Thrash.

Alors oui… Je le répète encore une fois, il aurait suffit de pas grand chose. Une situation plus saine entre le groupe et son label, et donc une sortie normale en 1984. Un line-up plus stable. Parce que ce putain de groupe aurait du, à l’instar de METALLICA, SLAYER, et MEGADETH devenir énorme (mais cela ne les a pas empêché de vendre un bon paquet de disques).
Mais je n’en ai que plus de respect pour Gary. Qui est toujours là, la flamme dans les yeux, trente ans après. Toujours aussi fou sur scène. Aussi jeune.

Et puis, sans injustice, la vie serait moins drôle non ?

« Take what I want, when I want, at night I do no wrong ». Et merde. C’est tellement vrai !!



Ajouté :  Lundi 04 Mars 2013
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Exodus Website
Hits: 4460
  
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