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PAVILLON ROUGE (FRA) - Solmeth Pervitine (2011)






Label : Post Apocalyptic Music
Sortie du Scud : 29 octobre 2011
Pays : France
Genre : Black Metal Industriel
Type : Album
Playtime : 11 Titres - 45 Mins





"J’crois qu’j’suis un p’tit peu déjanté." est la phrase que l’on peut entendre au démarrage de l’album. Et, effectivement, cela semble être l’état d’esprit chez PAVILLON ROUGE. Il y a des gens, comme ça, qui ont été tellement marqués par une musique, qu’ils décident d’appeler leur groupe de la même façon. Dans notre cas, il s’agit du morceau d’INDOCHINE, tiré de Le Péril Jaune. Y en a d’autres, encore plus dérangés, qui adulent tellement l’album - et abusent de substances psychotropes aussi - qu’ils vont même jusqu’à construire l’univers de leur formation là-dessus.

De cette fascination pour l’œuvre aux somptueux paysages sonores orientaux des rockeurs français, le combo rhônalpin cherche à restituer des sensations envoûtantes similaires, en passant par l’intensité du Black Metal, sans pour autant s’emprisonner dans les codes du genre. Pour dégrossir le tableau, imaginez le Above de SAMAEL sous ecstasy, ou encore un BLACKLODGE version jumpy. Vous cernerez en partie la musique de PAVILLON ROUGE. Dès « Solmeth Ascension », ça tabasse en règle et les guitares sont grincheuses ; et ce pendant presque trois quarts d’heure. Les samples fusent, et les beats programmés s’engouffrent dans une décadence folle. Pour autant, avec un niveau aussi élevé de BPM sur les pistes, le groupe ne cherche pas la défénestration de ses auditeurs, mais s’arrange plutôt pour les accorder sur des tempos technoïdes carrément dansants. Bien sûr, l’on retrouve en parallèle ces sections diaboliques où la boîte à rythme se morfond en blasts inhumains paradés de riffs extrêmes. Et quand on parle des percus Electro des Français, c’est davantage le heurt bien apocalyptique, bourré de basses (« Jad XTC ») que les battements de rythme sans relief qui ornent les tubes radiophoniques de l’été.

Fort heureusement, Solmeth Pervitine jouit d’une production hyper-clinique ; il n’en fallait pas moins pour réussir à transmettre toutes les subtilités des centaines de lignes électroniques de Mervyn. Il y en a absolument partout ! Des plus saturées aux plus planantes, enrobant les percussions d’effets, ou conditionnant les guitares dans une aura terrorisante ; la structure synthétique bâtie dans les morceaux dévoile une diversification assez impressionnante des différentes couches Electro qui se retrouvent à interagir. À savoir que l’optique est très New Wave dans l’approche des partitions de l’instrument, vis-à-vis de leur profusion et leur apport mélodique. C’est flagrant sur le mid-tempo « Avesta, Le Vent Effacera Tout », avec ses constructions Pop et ses lignes synthétiques denses. Derrière le déchaînement de beats, les claviers balayent l’horizon de nappes ambiantes savoureuses et riffs électroniques accrocheurs, à l’instar de « Les Membranes Vertes De L’Espace » et son côté occulte égyptien. Mais, une des plus grandes réussites de ce disque demeure l’interlude spatial « Des Cimes, Des Abîmes », où différents samples de citations fortes - de rhéteurs et hommes politiques - sur le monde, ses limites, ses libertés, sont montées telle une transmission lointaine sur fond aérien sidéral. Difficile d’y retrouver toute l’atmosphère glauque ou mystique du Black tant la production assume son aspect moderne, ultra-lissé et carré.

Néanmoins, c’est dans la puissance des pistes, leurs fourmillements décadents, et l’évocation provoquée par des lignes vocales viles (« Évangile Du Serpent ») que l’esprit Black transparaît. Depuis la démo Mizuage, Ben, le frontman de SYBREED, a été remplacé par le porte-parole des déchus CRYSTALIUM : Kra Cillag. Et quand ce ne sont pas les quelques samples narratifs qui interviennent, laissant l’impression d’une histoire conceptuelle, le bonhomme dessert une voix rauque, très râpeuse, mais également bien compréhensible - en plus d’avoir des paroles en français. Sans partir dans des tournures distordues, insanes, le chant de Kra peut être très noir, tout comme il peut s’apparenter davantage à un Rock braillé, qui rappelle davantage certains morceaux de SIDILARSEN (« Sept Siècles Et Le Feu »). Sa force, c’est la spontanéité qu’il injecte dans ses éructations. Il s’égosille carrément sur les morceaux, saignant sa glotte pour clamer ses idées délirantes et donne sa dimension fataliste à une musique à la base jumpy. Autant affectés que puissants et dynamiques, ses vocaux marquent de leur authenticité, leur ferveur. À titre d’exemple, « Le Grand Tout S’Effondre » qui accueille judicieusement la prestation la plus démentielle, soutenue de blasts sans pareils et riffs tremolos malsains.

Aux guitares, YVH et Mervyn forgent, en plus des lignes dissonantes, des riffs rugueux extrêmement accrocheurs, et intenses (« Exubérance/Exaltation »). Le morceau qui se détache quelque peu étant la reprise de « Sadist Sagitarius » de CINEMA STRANGE, qui amène davantage de mélodie, en plus du chant anglais. Cette réinterprétation contraste totalement avec le titre original, de par la cadence aguicheuse. Toutefois, les bases sont respectées, avec des couplets dépouillés, dépressifs, et même un solo virtuose. De pair avec les guitares, E.Shulgin fait trembler les cordes de sa basse pour marquer les beats décérébrés. Merveilleusement honoré sur certains ponts aériens, il fout des claques avec chacun de ses accords. Des titres plus mystiques, comme « Le Cercle Du Silence », permettent d’appréhender une autre facette de l’univers de PAVILLON ROUGE à coup de lignes de basse bourdonnantes, sur fond atmosphérique sombre et bruitages éparses.

Sur ce Solmeth Pervitine, l’on découvre une approche particulière, originale de l’esprit du Black Metal, qui troque la carte de la noirceur pour l’illuminer d’un apport électronique, sans pour autant dénaturer sa puissance. Malgré une certaine redondance dans les programmations des beats, la formation tente de varier un maximum sa musique par le biais de ses synthés effrénés. L’on peut donc considérer l’approche artistique comme réussie, bien qu’elle nécessite encore quelques retouches pour varier ses tambourinages hallucinés. Néanmoins, la prise de risque est à saluer. Il ne vous reste alors plus qu’à arpenter les routes de votre patelin au volant de votre bolide, fenêtres ouvertes, et faire péter les basses.



Ajouté :  Mercredi 10 Octobre 2012
Chroniqueur :  CyberIF.
Score :
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