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DREAM THEATER (usa) - Metropolis Pt.2: Scenes From A Memory (1999)








Label : Elektra
Sortie du Scud : 26 octobre 1999
Pays : Etats-Unis
Genre : Metal Progressif
Type : Album
Playtime : 12 Titres - 77 Mins





Il fallait pour le groupe frapper un grand coup à l’occasion de son cinquième album studio. Après le remarqué When Dream and Day Unite (avec l’insupportable Charlie Dominici, dont le gosier haut perché était incompatible avec la musique du quatuor), l’acclamé Images And Words, le nuancé Awake, et le très controversé Falling Into Infinity, le temps était venu d’affirmer définitivement son identité, et de se poser en maître du Metal progressif moderne. Aussi restrictif soit ce terme dans leur cas.
C’est d’ailleurs l’échec commercial de ce dernier qui aiguilla la maison de disque dans son choix de laisser une liberté totale à DREAM THEATER.
Grand bien lui en pris. Car c’est justement lorsqu’on lui lâche la bride que le quintette est le plus brillant.
Il est vrai que Infinity avait de quoi décevoir. Au premier rang des reproches, une collaboration entre John et Desmond « One More Hit » Child, sur « You Not Me ». Une hérésie. Une trahison. Oser se mouiller avec une telle machine à tubes formatée Billboard ne pouvait que hérisser les poils des fans. Alors que le titre en question n’était pas si éloigné que ça du répertoire du quintette. Autre grief, l’absence de réelle prise de risque, et un LP plutôt formaté, avec un maximum de titres format court. Pourtant, Falling recelait son lot de bijoux. « Peruvian Skies », agrémenté d’un des plus beaux soli de Petrucci, « Burning My Soul », un pur brûlot Heavy (peut être même leur morceau le plus hargneux, tout du moins jusqu’à « Honor Thy Father » ou « Panic Attack »), une ballade nostalgique et magnifique, « Anna Lee », « Lines In The Sand », digression Free-Metal en roue libre, « Take Away My Pain », avec sa mélodie imparable délicatement posée sur un texte fabuleux, et même « Trial Of Tears », épique à souhait, plus proche du QUEENSRYCHE de Empire qu’on aurait pu le croire.
Mais ça n’était pas suffisant.
Il fallait que l’on retrouve le souffle aventureux du sacro-saint Images And Words. Ce mélange subtil de complexité technique et d’harmonies magiques. Le Saint Graal en quelque sorte. Mais pour trouver la coupe, il faut d’abord aller la chercher. Et le voyage est long.

Pour l’accomplir sans peine, il faut une équipe unie, et homogène. Alors, avant de partir, les deux John, Mike et James décident de se débarrasser d’un chevalier. Exit Derek Sherinian, et bienvenue à Jordan Rudess, le compagnon de LIQUID TENSION EXPERIMENT. Ayant constaté que le travail de composition était beaucoup plus fluide avec ce dernier, le groupe décide de renvoyer Derek à ses pénates, et lui donnent acte de son congé par visioconférence. « Pour ne pas l’obliger à un long voyage juste pour se faire virer ». Pas très élégant, mais bon. La vie est ainsi faite.
Revenons donc à Images. Outre bien sur l’hymne intemporel « Pull Me Under » (leur seul vrai hit, selon une presse élitiste… heureux les simples d’esprit…), la ballade « Another Day », la demi-ballade « Surrounded », et le progressif « Take The Time », celui ci contenait l’arme la plus affûtée de DT, cette pièce unique aux yeux des fidèles, l’immortel « Metropolis Part I : The Miracle And The Sleeper ».

Voici donc le point de départ de l’épopée Metropolis 2000. En partant des paroles et personnages de « Metropolis Part I », le quintette nouveau brode une histoire de vie antérieure qui emprunte les chemins scénaristiques de Dead Again, et les structures de YES, GENESIS, ou RUSH. Avec bien sur, une grosse pincée de METALLICA pour la puissance.
On pouvait craindre le pire. Genre la fausse BO The Elder de KISS. Ou l’opéra maudit de Pete TOWNSEND qui finira éparpillé sur Who’s Next.
Raté.
De ce brainstorming salvateur naîtra le chef d’œuvre de DREAM THEATER. Le seul album dont on peut affirmer qu’il n’a aucun temps mort, et qu’il reste – en dépit de la qualité phénoménale du reste de leur discographie – un poil au-dessus des autres efforts.

Enregistré aux BearTracks studios de New York (qu’on retrouve en photo sur le livret d’ailleurs), il comporte douze chapitres, pour presque une heure et vingt minutes de musique. Conceptuel jusqu’au bout des ongles, il se rapproche bien sur du The Lamb Lies Down On Broadway de GENESIS, du Tales From Topographic Oceans de YES, du The Wall de PINK FLOYD, ou même du Operation Mindcrime de QUEENSRYCHE. Tout en étant complètement différent de par son développement. Je ne traiterai pas en ces lignes l’histoire en détail, reportez-vous pour cela sur Wikipedia US, ou sur n’importe quel site officiel ou non. Nous parlerons de musique, uniquement de musique. Et il y a déjà beaucoup à dire.

Mais commençons par le début.
« Regression », l’intro, nous propose un décompte hypnotique, bercé par une mélodie forte.

« Overture 1928 », instrumental d’amorce, est en quelque sorte un patchwork de plusieurs thèmes de l’album à venir. Il contient de courtes parties de plusieurs morceaux, dont des allusions à « Metropolis part I », « The Dance Of Eternity », « One Last Time » et « Strange Déjà Vu ». C’est une façon originale d’entamer le récit, et la juxtaposition des mélodies et des ambiances est envoûtante. DT pose les bases, instaure une atmosphère, et nous emporte rapidement. Comme d’habitude me direz-vous.

« Strange Deja Vu » permet à un riff dissonant de s’immiscer dans le dialogue. C’est un morceau concis, toutefois secoué par plusieurs parties bien distinctes. James y chante en alternant les intonations douces, et les emphases plus affirmées. Plutôt mid tempo, mais aéré par des changements de rythme fréquents, c’est un morceau symptomatique de DREAM THEATER, option haut du panier.

Après l’intermède « Through My Words », c’est « Fatal Tragedy » qui déroule son tapis rouge. Suite à une première partie sombre et appuyée, le groupe part dans une farandole mélodique aux arrangements fouillés et luxuriants, durant laquelle Jordan et John s’en donnent à cœur joie. Beaucoup de chœurs, et une prestation vocale de James au-dessus de tout soupçon.

« Beyond This Life » est le premier morceau vraiment épique de l’album, dans le sens le plus littéral du terme. Porté par un riff à la lisière du Thrash et une rythmique qui l’est tout autant, c’est une des pierres angulaires du LP. John et Mike se font plaisir, et cavalcadent tous deux sans harnais, sans jamais tomber dans l’exagération. Onze minutes de DREAM THEATER novateur, agressif comme jamais, mordant, et même parfois Heavy en diable (notamment sur les parties ou le tempo est divisé en deux). Nous sommes gratifiés de nombreux soli de guitare/clavier, et même si parfois les notes de Jordan souffrent d’une programmation un peu irritante, la multiplicité des horizons nous le fait rapidement oublier. Chapeau.

« Through Her Eyes », seule « vraie » ballade de l’album, est superbe. Nostalgique, automnale, elle nous caresse le visage comme des feuilles mortes emportées par le vent. Une fois de plus, James nous prouve à quel point sa voix est profonde dans les graves et les médiums, et John P. nous cisèle un solo ou chaque note dégage sa propre émotion. Un bien bel interlude.

Avec « Home », morceau le plus long de Metropolis 2000, nous replongeons en plein chaos, aidés en cela par des effets bien troussés sur les instruments, et une mélodie aux connotations orientales qui tourne et virevolte. Certainement le titre le plus progressif du lot, mais aussi un des plus pénétrant. Les structures variées s’enchaînent en un fondu diabolique de concision, et chacun y va de son intervention. Peut être la chanson la plus traditionnelle du LP dans sa forme, et une des meilleures dans le fond.

L’instrumental « The Dance Of Eternity » vole sur les mêmes eaux, et nous offre un intermède sensuel, censé évoquer l’union des deux personnages. Reprenant pour axe le dernier vers de « Metropolis Part I », « Love is the Dance of Eternity », ainsi qu’une partie de clavier du même titre, c’est une façon bien sentie de lier le passé au présent, thème central du concept.

Au moment même où l’on se dit que le groupe vole déjà à des hauteurs sidérantes, les trois derniers morceaux viennent encore nous surprendre. Preuve définitive que DREAM THEATER est capable d’intensité sur une longue durée, cette dernière partie restera selon moi, avec le medley « Six Degrees Of Inner Turbulence », ce que le quintette a proposé de meilleur dans sa carrière. Le plaçant définitivement aux côtés des plus grands, des BEATLES à RUSH.

C’est d’abord le bref « One Last Time », durant lequel on retrouve des motifs déjà étalés sur « Overture 1928 » qui nous hypnotise. Mélodie superbe, solo imparable, James et John une fois de plus au sommet de leur art. Place à la suite.

Que dire à propos de « The Spirit Carries On » qui n’ai déjà été dit cent fois ? Que c’est une chanson éternelle, aux harmonies aussi belles qu’un ciel de printemps ? Si telle est la dernière mélodie que l’on entend avant le trépas et la réincarnation, je veux bien mourir de suite. Et même si j’ai une préférence pour la version live que l’on retrouve sur Live Scenes From New York, pour son final/reprise qui sent la communion parfaite entre tous les musiciens et l’émotion du moment, son pendant studio est aussi touchant et puissant. James, en contrepoint de la superbe Theresa Thomason, se donne corps et âme, et Mike martèle un rythme lourd, tout en restant subtil. Et si vous me le permettez, je finirai en disant que ce passage gospel – lorsque Theresa est rejointe par tout le chœur – est un sommet de feeling comme on en rencontre rarement. Une des plus belles pièces du groupe, toutes périodes confondues, que l’on prend toujours plaisir à retrouver en live.

Et « Finally Free » n’est rien de moins que le final de rêve. Agité par une succession de samples décrivant la dernière scène de l’histoire, c’est un morceau à tiroir, qui est sans doute la plus belle coda de l’histoire, comparable à celle du « Hey Jude » de McCartney, mélangée à celle du « I Want You » de Lennon. Mike se laisse aller (en live, cette dernière deviendra le prétexte à des breaks incessants), bastonne ses fûts, torture ses cymbales, et appuie de sa force de frappe le riff ténu de John. Après une courte outro qui une fois de plus, intègre les faits anciens à la réalité, le rideau se tire.

C’est fini. Une heure et presque vingt minutes.

Avec Metropolis Pt.2: Scenes from a Memory, DREAM THEATER connaîtra un succès commercial comparable à Images And Words. Mais qu’importent les chiffres de vente. Le groupe, avec cette pierre angulaire, va redéfinir non seulement le progressif moderne, mais aussi certaines règles du Metal contemporain. On ne le regardera plus de haut, on ne le considèrera plus seulement comme une réunion de musiciens/techniciens adeptes de l’auto satisfaction instrumentale. Mais comme un véritable ensemble, capable de transcender ses influences pour en tirer la quintessence de son talent. Le groupe partira sur les routes défendre cet album en le jouant intégralement. Pour certains, cette tournée sera LA tournée mythique du groupe. La plus intense, la plus forte, la plus émouvante.
En tant que tel, Metropolis 2000 est un sommet. L’Everest du Metal. Beaucoup ont essayé d’en tutoyer les sommets, et tous se sont immanquablement vautrés. On pourrait invoquer un instant de grâce, une osmose spontanée et ponctuelle.
Un autre chef d’œuvre lui succèdera. Radicalement différent dans sa forme comme dans son fond. Et il y en aura d’autres, un peu plus tard.
Impossible alors d’évoquer le hasard ou la chance. Et ça tombe bien, car dans l’équation DREAM THEATER, il n’y a pas de paramètre aléatoire.
Juste du talent, de la magie, et de la générosité.

Beaucoup.



Ajouté :  Mardi 27 Mars 2012
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Dream Theater Website
Hits: 7418
  
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