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THE DILLINGER ESCAPE PLAN (usa) - Calculating Infinity (1999)








Label : Relapse Records
Sortie du Scud : 28 septembre 1999
Pays : Etats-Unis
Genre : Math Core
Type : Album
Playtime : 11 Titres - 37 Mins





Chaque décennie à l’album radical qu’il mérite et/ou qu’il attend. Les 60’s ont eu la chance de pouvoir écouter les perles explosives qu’étaient Here Are The Sonics, des SONICS, ou encore My Generation des WHO, les années 70 eurent le Raw Power des STOOGES ou l’album éponyme de SUICIDE, les 80’s l’enfer de Reign In Blood, copyright SLAYER et le Scum des flingués de NAPALM DEATH.
La décennie 90 eut aussi son lot d’expérimentations terroristes. De l’avènement tardif de SLIPKNOT en passant par la rage de KORN ou l’engagement politique de RAGE AGAINST THE MACHINE, ces dix années placées sous le signe de la désillusion et de l’inquiétude furent chargées en revendications instantanées, postulats définitifs d’une génération qui n’avait plus foi en rien.

Sauf en la révolte, et l’insurrection musicale.

On place généralement la naissance du Grunge et du Néo Metal respectivement à l’orée, et au centre de cette décade. Mais il serait de bon ton de ne pas oublier que les derniers instants de cette période ont aussi vu l’émergence d’une hybridation étrange, d’une mutation contre nature, rapidement et stupidement décrite comme du « Mathcore ». Mathematics Core…Quelle étrange dénomination. Certes, les structures étaient complexes, les mesures impaires et l’interprétation absconse, mais quel besoin d’accoler impérativement une étiquette sur un flacon, surtout lorsque celui ci contient une potion si magique qu’on redoute même de s’en servir. Parfois, l’implicite est bien meilleur avocat que l’explicite. Et c’était le cas en 1999.

Après un EP qui fit grand bruit, au sens propre comme au figuré, le collectif auto désigné THE DILLINGER ESCAPE PLAN (nom inspiré par la légende de John Dillinger, roi de l’évasion, et qui se refusait donc à rester enfermé dans un carcan, bien vu…), né des cendres du combo Hardcore ARCANE, décide de frapper un grand coup et délivre un LP compact, dissonant, étonnement free, incroyablement violent, devant autant à Frank Zappa qu’à MR BUNGLE ou même MINOR THREAT.
Premier point important pour les historiens de la carrière du groupe, Calculating Infinity sera le seul LP sur lequel figure le line-up « d’origine », à savoir Dimitri Minakakis au chant, Chris Pennie à la batterie, ainsi que Brian Benoit et Ben Weinman aux guitares. C’est d’ailleurs ce dernier qui compose quasiment tout le répertoire, en laissant régulièrement la charge des textes à Dimitri. Et qui enregistre aussi les parties de basse, après l’accident d’Adam Doll, terminant avec une stupide paralysie après avoir essayé de récupérer un CD tombé à terre dans sa voiture…

Calculating Infinity, après le EP The Dillinger Escape Plan et le trois titres Under The Running Board, est une emphase. Tout est plus complexe, plus violent, plus développé. C’est un instantané audio de l’intensité des performances live du groupe. Car si certains combos perdaient toute leur énergie live en studio (les exemples ne manquent pas, RAVEN et ANTHRAX étant les plus fameux), Dillinger transcendait l’absence de public par un investissement total.
Onze titres pour un total de trente sept petites minutes, c’est concis. Si en plus, vous prenez en compte les presque huit minutes de « Variations On A Cocktail Dress », ça devient carrément compact. Les morceaux flirtent souvent avec les deux minutes, et passent la barre des quatre uniquement à l’occasion de l’énorme « 43% Burnt ».
Nombre de classiques figurent ici, le morceau nommé ci-dessus, mais aussi le dévastateur et introductif « Sugar Coated Sour », l’abstrait « #.. », et l’atomique « Destro’s Secret ».
Alors, pour les néophytes, tentons de décrire la musique.

THE DILLINGER ESCAPE PLAN, c’est le radicalisme Hardcore, la liberté de composition Free-Jazz, le tout sur des guitares tantôt Metal, tantôt Thrash, le tout dynamité par un chant extrêmement vindicatif et écorché. En gros, la mixture qui échappe à toute catégorisation (ce qui entraînera les critiques à créer ce label Mathcore ridicule…), mais qui surprend l’auditeur par son ultra violence, et sa décadence de création. Evaluons par exemple tout le potentiel du fameux « Sugar Coated Sour », et surtout, sa démarche. C’est bien sur un titre symptomatique de l’attitude globale, déstructuré, désarticulé, constamment sur le fil du débordement bruitiste, mais c’est aussi une mise en jambe relativement explicite. Une courte intro grosse caisse/ride, et surgissent en sniper les guitares acérées, et le chant débridé de Dimitri. Explosant les conventions réglementaires du sempiternel couplet/refrain/couplet/refrain/pont/refrain, « Sugar… » se rapproche des considérations nihilistes du premier Husker Dü, tout en adoptant l’extrémisme des plus terribles groupes de Crust/Grind anglais. Avec un batteur constamment sur la brèche, multipliant les contretemps, les breaks, et distillant l’accalmie au milieu de la tempête, impossible de se raccrocher aux branches, ou à quoi que ce soit d’ailleurs.

Mais la force de Weinman, c’est d’alterner les climats jusqu’à l’overdose. Ainsi, « 43% Burnt », bien qu’extrêmement heurté, oppose un riff dissonant à un beat pataud, puis s’envole vers des digressions ultra rapides et saccadées, avant de revenir à un thème plus posé. Le tout pour un final en forme d’ad lib hypnotique et dérangeant. C’est un condensé de la méthode qu’appliquera Ben à l’avenir, cette fine fragrance empruntant les tonalités boisées d’Ornette Coleman, et les effluves musqués de Mike Patton.

En 1997, DILLINGER était encore au stade embryonnaire, en semi-gestation. La succession de titres courts et suffocants le prouve. La suite « Jim Fear », « #.. », « Destro’s Secret » et « The Running Board » dépassant à peine les dix minutes, le groupe choisit clairement l’agression continue, qui au sein même des titres prend des allures de ballade dans un labyrinthe inextricable, le tout sans aucun plan. Il serait facile d’assimiler cette œuvre à de l’avant-garde (le mot français pour dire « merde » selon John Lennon), et de la réduire à un balbutiement prétentieux sans queue ni tête, mais c’est bien plus que ça. Car ces mecs savent jouer. Et ont choisi de mettre leur talent au service d’une musique novatrice, déstabilisante, mais en aucun cas débilitante. Le même genre de reproche sera adressé un peu plus tard à des combos comme COMITY, ISIS, PSYOPUS, ou même CARNIVAL IN COAL, qui ont plus ou moins suivi le même chemin.
La seule écoute du final « Variations On A Cocktail Dress » suffirait pourtant à convaincre les plus réfractaires. Outre son développement s’étirant sur huit minutes, c’est une chanson diablement bien construite, et fondamentale. Celle qui prouve par a-b que DILLINGER est tout sauf un missile scud balancé au hasard. Les atmosphères se succèdent, les parties s’empilent, sans qu’on ait cette sale impression de remplissage ou d’improvisation prétentieuse mal maîtrisée.

Mais il est vrai qu’outre les spéculations rythmiques poussées à l’extrême (que ce mot revient souvent lorsque l’on parle de Dillinger…), le chant de Dimitri a pu heurter certains esprits sensibles, peu coutumiers des gosiers passés au papier de verre. Equivalent hardcore de leaders comme Varg Vikerness, Minakakis, dont ce sera le seul LP en compagnie des DEP, ne ménage pas ses efforts et hurle comme un beau diable sortant de sa cage. Rien que le titre « Sugar Coated Sour » devrait pourtant suffire à lui briser les cordes vocales. Saluons aussi bien sur le travail énorme fourni par Chris Pennie derrière les fûts, véritable acrobate de l’impossible, capable de retranscrire le spectre rythmique de Weinman tout en restant à la fois fluide et véloce. Son départ du groupe en 2007 laissera des traces, et la succession de cogneurs depuis cette époque en est la preuve indéniable.

Pour dresser le parallèle une dernière fois avec le gang initial de Bob Mould, je dirais que Calculating Infinity est l’équivalent moderne de Land Speed Record. Un effort intense, un tir de barrage ininterrompu, une naïveté adolescente perturbée. On peut aussi, si on le désire, le rapprocher du plus que culte Reign In Blood de SLAYER, pour sa volonté évidente de choquer, dans un laps de temps très restreint. Aller à l’essentiel, frapper fort et vite, marquer les consciences.
Une fois ce palier passé, la musique des DEP évoluera bien sur, car Weinman n’est pas le genre de musicien à rester sur ses acquis. La fabuleuse collaboration avec Patton sur l’insurpassable Irony Is A Dead Scene est sans doute ce que l’underground a proposé de mieux dans les années 2000, et des albums comme Miss Machine, Ire Works et Option Paralysis sauront combiner les influences radicales d’antan, avec des tentatives d’harmonisation (les chefs d’œuvres « Setting Fire To Sleeping Giants », « Black Bubblegum » et « Parasitic Twins » en sont des concrétisations parfaites), pour sans cesse innover.

Il n’en reste pas moins que ce cri primal longue durée trouve encore bien des échos en 2012, et laisse bouche bée à chaque écoute. On peut écouter de la musique pour se détendre, on peut aussi le faire pour être bousculé. Et Calculating Infinity reste un des plus grands coups de coude de l’histoire de la musique.



Ajouté :  Vendredi 23 Mars 2012
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  The Dillinger Escape Plan Website
Hits: 5448
  
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