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ENTOMBED (se) - Clandestine (1991)








Label : Earache Records
Sortie du Scud : 12 novembre 1991
Pays : Suède
Genre : Death Metal
Type : Album
Playtime : 9 Titres - 44 Mins





Oubliez les clichés Miami Vice de la Floride des années 80. Pas de costard lamé, pas de Testarossa à la carrosserie rutilante, pas de yacht avec crocodile de compagnie. La Floride était à ce moment là un état de jungle dans lequel le marché de la poudre était le principal vecteur de transactions illicites, générant des milliards de dollars de bénéfice. Pas étonnant qu’une des formes les plus extrêmes de Metal ait vu le jour dans cet Etat, subtil mélange de déliquescence urbaine et de soleil à l’ombre de palmiers trompeurs. De 1987 à 1989, la suprématie américaine sur le Death Metal était incontestable. DEATH, OBITUARY, MORBID ANGEL se partageaient le gros du gâteau, et à juste titre, tant le reste du monde avait du mal à tirer ses premières cartouches.
Jusqu’à présent, l’affrontement noisy opposait principalement les USA à l’Europe, avec d’un côté le BIG4 (devenu depuis une tournée gimmick plus que lucrative) représenté par METALLICA, SLAYER, MEGADETH et ANTHRAX, voire EXODUS (BIG5 ?), et de l’autre, les francs-tireurs de DESTRUCTION, KREATOR, SODOM et TANKARD.
Ca chauffait sec dans les tranchées, et même si le long terme ne résolut rien à l’affaire, on peut toutefois attribuer finalement le grand prix de la viabilité commerciale aux Etats-Unis, et le prix spécial du jury de l’éthique à l’Allemagne.
Mais pour une fois, telle une partie de Risk qui tourne mal et rajoute des pions sans égard pour la règle, la menace allait venir d’ailleurs.
D’une contrée plus froide que le cœur d’un assassin, d’un pays jusque là plus réputé pour son vivier d’harmonies délicieusement commerciales que pour sa puissance de feu (ABBA, EUROPE, 220 VOLTS, etc…), la Suède.
Il est vrai que les hivers y sont plus que rigoureux. Il est vrai que lorsque vous êtes adolescent et que la nuit ne quitte pas le ciel ombragé, que les activités sont réduites à la portion congrue, et que l’alcool censé vous réchauffer est vendu à des tarifs prohibitifs, vous n’avez pas cinquante solutions. Il faut bouger. Au moins la tête. Sinon, on finit par ne plus croire en rien.
Et devenir nihiliste.

NIHILIST justement. Après quelques démos relativement révélatrices, qui trouveront un écho formidable dans les fanzines européens et américains, le groupe se scinda en deux factions. Johnny Hedlund s’en alla de son côté créer le projet UNLEASHED, et les quatre autres optèrent pour un patronyme tout aussi vindicatif, ENTOMBED.
ENTOMBED. Le nom est lâché. Le genre d’évocation qui fait froid dans le dos tant sa musique initiale fut synonyme de désespoir et de ténèbres. Et ce qui devait arriver arriva, en 1989, après une production pléthorique de cassettes destinées à roder le répertoire, le premier LP arriva sur le marché et fit l’effet d’une bombe. Un son énorme, grave, des guitares tellement plombées et agressives qu’on les compara au bruit d’une tronçonneuse, des riffs si épais que même la poix paraissait moins compacte, plus digeste. Et des noms furent lâchés à la volée, des noms qui allaient bientôt devenir en quelque sorte les garants officiels du swedish sound. Tomas Skogsberg, producteur, Dan Seagrave, illustrateur, le Sunlight studio…
Mais qu’importe, avec Left Hand Path (inspiré d’une ancienne théorie de choix de vie, largement détournée et utilisée à des fins commerciales par Anton LaVey…), ENTOMBED avait semé les graines de la discorde. Et beaucoup de gens furent traumatisés à vie par le morceau éponyme et « But Life Goes On ». Les USA avaient choisi l’option technique, la Suède serait le pays de l’abatage brut et sans pitié. Question de choix et de climat.

Nous dûmes attendre deux longues années pour savoir ce qu’ENTOMBED allait pouvoir nous offrir en guise de suite, de volume II. Comment allaient-ils surpasser cet effort séminal et point d’origine de bien des carrières à venir ? La question restait en suspens, et l’annonce du départ de Lars Goran Petrov fit perler la sueur sur nos fronts déjà bien entamés par le headbanging. Comment le quartette de survivants allait gérer cette perte incommensurable, comment allaient-ils remplacer ce gosier unique, si grave, si profond qu’il semblait incarner le haut-parleur direct des Hadès récriminant les faibles ?
Pas facile.
Et pourtant le défi fut remporté haut la main. Et par un seul membre qui plus est. Le lutin maléfique Nicke Andersson. Celui ci prit les choses en main, et malgré la présence dans les vidéos et sur une partie de la tournée de Johnny Dordevic au poste de chanteur, ne vous y trompez pas, il ne fut qu’un yes man. Seul Nicke chante sur ce LP, qu’il a d’ailleurs quasiment composé à lui seul. Et dire que Clandestine surpassait son légendaire prédécesseur est d’une lénifiante évidence, même si l’accueil de la critique fut moins dithyrambique. Car si Left Hand Path, aussi colossal fut-il, montrait régulièrement des signes d’essoufflement et de redite, son successeur ne fut qu’un monument de haine glaciale composé de psaumes détournés et diversifiés, mais plus puissants et inspirés. Le quasi sans faute, la grande œuvre d’Andersson.

Dès « Living Dead », le son saute à la gueule. En choisissant de se dispenser d’intro et de rentrer directement dans le vif des débats, ENTOMBED choisit de laisser parler le riff principal et l’ambiance, terriblement glauque. Et le choix fut bon. Dès le départ, une impression très nette s’emparait de nous, cette sensation du plus. Plus fort, plus rapide, plus sombre, plus pro. Trop diront même certains. La voix de Nicke arrive à surpasser en gravité et en rugosité celle de son ex-futur frontman, et son jeu de batterie prend tout simplement un tournant apocalyptique. Il survole ses toms, insuffle un battement cardiaque surhumain à ses grosses caisses, et heurte les cymbales avec une violence rare. Une leçon de brutalité énorme.

« Sinners Bleed », bâtie sur le même moule, enfonce un peu plus le clou. Les riffs de Cederlund et Hellid sont si solides que même une chignole géante ne saurait les transpercer, et leurs interventions en solo dégagent une impression malsaine et palpable. Les breaks se multiplient sans jamais créer de surenchère déplacée, et même si le niveau technique des morceaux est incroyablement élevé, jamais on ne tombe dans la démonstration.

« Evilyn » marque le pas, cède au mid tempo, et le propos se dilue quelque peu. Faux pas pour certains, moment plus « calme » pour les autres. C’est en tout cas une temporisation bienvenue.

Car le quasi Hard-core « Blessed Be » nous emporte dans un tourbillon empruntant autant à MÖTORHEAD qu’à EXTREME NOISE TERROR. C’est vraiment méchant, et sciemment. Nicke multiplie les dérapages sans sortir de la piste, et vocifère comme un beau diable sorti de sa boite.

Avec « Stranger Aeons » (qui donnera lieu à une superbe vidéo dans laquelle on retrouvera la splendide et envoûtante Camilla Henemark, du groupe suédois ARMY OF LOVERS), ENTOMBED redéfinit les règles intrinsèques du Death Metal, et ose le hit définitif. Plus lourd qu’un millier d’enclumes, plus sournois qu’un cobra tapi dans l’ombre, ce morceau, osons le dire, doit retrouver sa place au panthéon des hymnes du Metal de la mort, aux côtés de « Death Metal » de POSSESSED, « Evil Dead » de DEATH, « Til’ Death » d’OBITUARY, ou encore « Immortal Rites » de MORBID ANGEL. D’ailleurs en 1991, je ne vois guère que le « Blessed Are the Sick/Leading the Rats » comme concurrence directe. Les hurlements d’Andersson donnent froid dans le dos, la pesanteur est extrême, et difficile d’aller plus loin dans la course à l’extrême. Tout en restant concis et Heavy. Incroyable, même vingt ans après.

Mais pas de répit car « Chaos Breed » déboule sur le même tempo que « Living Dead », à ceci près qu’il ne ralentit que très rarement. C’est d’ailleurs le parangon de la théorie du plus, énoncée tout à l’heure. Car si Left Hand Path était grave (mais avec un accordage en si, comment faire autrement ?), et chaotique, il n’était qu’un brouillon gauche et imprécis comparé à Clandestine, ce que prouve à merveille ce titre. C’est bien sur furieux, et au dernier degré, ça donne l’impression de partir dans tous les sens, mais en sachant se regrouper au bon moment pour une frappe terrible et précise. Imparable. Le genre de titre qui bousille progressivement les oreilles sans que l’on s’en rende compte.
« Crawl », sorti en maxi en avant poste, avait causé bien des frayeurs. Morceau assez classique, bien peu révélateur de la tendance générale du LP, pouvait effectivement sembler incongru voire insipide sorti du contexte. Mais une fois intégré à l’ensemble, il prend tout son sens et fait oublier les critiques prématurées. Ne restait plus à Andersson qu’à nous achever avec « Severe Burns » qui aurait pu figurer sur Left Hand Path, et « Through The Collonades », terriblement prophétique et terminal.

Ne restait plus qu’à panser les plaies. Et tenter de comprendre. S’il est vrai que le Death Metal suédois a toujours été extrêmement particulier et déviant (se référer aux œuvres personnelles de GRAVE, UNLEASHED et/ou DISMEMBER), ENTOMBED avec Clandestine, a clairement affiché les prétentions d’un pays jusque là peu réputé pour sa violence instrumentale. Et a réussi à le faire en combinant un son énorme et clair, avec des compositions alambiquées et relativement choquantes. Le tout d’une manière personnelle. Ne réfléchissez pas, il existe peu d’autres albums de Death Metal, genre immuablement promis à la répétition et à la stagnation, que l’on reconnaisse dès les premières notes.
Clandestine, au même titre que Human, Slowly We Rot, Blessed Are The Sick ou autres Effigy Of The Forgotten est unique. Point.
Le reste de la discographie du groupe variera de l’anecdotique sympa (Same Difference, Morning Star) au très bon (To Ride, Shoot Straight And Speak The Truth, Serpent Saints), se fera pour la plupart sans Nicke parti forniquer avec les HELLACOPTERS, et ENTOMBED finira par pratiquer un Death N’Roll tout de même moins pathétique et plus pertinent que les grotesques DARKTHRONE. Mais jamais plus ils ne retrouveront ce souffle épique et sépulcral.
Et c’est bien là le problème de toute œuvre définitive.



Ajouté :  Vendredi 23 Mars 2012
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Entombed Website
Hits: 7730
  
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