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TEMPLE OF THE DOG (usa) - Temple Of The Dog (1991)








Label : A&M
Sortie du Scud : 16 avril 1991
Pays : Etats-Unis
Genre : Néo Alternatif
Type : Album
Playtime : 10 Titres - 55 Mins





Andrew Wood et MOTHER LOVE BONE. Peut être, sans doute le plus culte des groupes de la vague Grunge, et son chanteur le plus charismatique et incontrôlable. Un seul album, l’estimable Apple en 1990, et puis s’en va. Le groupe ET le chanteur. Un peu trop accroché à des substances nocives, Andrew s’en ira par la petite porte une seule journée avant la sortie de l’album.
Mauvais karma, mauvais timing. Merde.
Pourtant, ils avaient « réussi là où tous les autres groupes de Hard-Rock avaient échoué. Synthétiser le sacro-saint esprit du ZEP avec fantaisie. ». Pas de bol. Jim, Jimi, Mama, Janis, Kurt, avaient au moins eu le temps de graver quelques rondelles avant de sortir de scène. De construire une légende éternelle et impérissable, dont le culte trouvera encore des échos pour les décennies à venir. Andrew ne fut même pas un one hit wonder. Mais la vague de Seattle avait trouvé son premier martyr.
Son coloc’, un certain Chris Cornell, eut du mal à s’en remettre. Un gars sensible, fidèle à certaines valeurs, dont l’amitié. Pas question de laisser filer son pote comme ça. Il fallait l’honorer, lui offrir un peu plus qu’une gerbe de fleurs sur une stèle froide comme la mort. Alors il tenta l’approche musicale, ce qu’il savait de toute façon faire le mieux avec ses collègues de SOUNDGARDEN. Il commença par contacter une fraction survivante de MOTHER, Stone Gossard et Jeff Ament, respectivement guitariste et bassiste. Leur parla d’une bonne dose de titres composés sur une tournée, qu’il souhaite enregistrer en souvenir de son ami. Il embarque son batteur, Matt dans l’aventure et en profite pour rajouter à la bande Mike McCready et Eddie Vedder, membres du nouveau combo de Stone et Jeff, PEARL JAM.
Et ainsi naquit la plus belle aventure hybride des 90’s, pour un des plus beaux albums de tous les temps. Le jardin des sons s’accoupla avec la confiture de grand-mère pour nous offrir une rose pure et magnifique, bien plus éclatante que toutes celles qui furent jetées sur le cercueil encore frais de WOOD.

Ca laisse rêveur, même vingt ans après. Les trois cinquièmes du JAM avec la moitié de SOUNDGARDEN. Essayez d’imaginer en 1972, l’association de Robbie Krieger, Ray Manzarek, John Paul Jones, John Bonham et Robert Plant, pour célébrer la mémoire de Jim Morrison. Effrayant n’est ce pas ? De quoi vous filer des frissons dans l’échine, et des fantasmes plein les oreilles. Et bien nous, enfants du Metal boom des 80’s, avons eu droit à ça. En mode mineur pour certains, mais pour un LP majeur.

Avec en exergue un vers extrait de « Man of Golden Words » comme nom de guerre. "Seems I've been living in the temple of the dog". Et c’est vrai que cet assemblage homogène de dix titres était un temple. Un temple de la mélodie, de la nostalgie, de la tristesse et d’un certain génie musical. Presque une terre vierge d’ascétisme, et pourtant traversée de luxuriants jardins. Des roses encore. Quoi d’autre ?
Dire bonjour au paradis. Celui des junkies, trop nombreux à être tombés au front de la rébellion. Une ouverture grandiose pour un concept à part, l’hommage joyeux. Andrew aimait la musique, et Chris le savait, alors, que faire sinon lui offrir en linceul un superbe morceau comme entame de litanie finale. Et « Say Hello 2 Heaven » n’est même pas le meilleur morceau du lot, c’est vous dire la qualité du reste.

Sitôt cette accroche assimilée, Cornell et ses compagnons d’infortune embrayent sur un monumental blues moderne, « Reach Down », et ses onze minutes de complainte déchirante sur fond de guitares pesantes. On parlait du Zep tout à l’heure, voici de quoi entériner l’analogie. Sans les textes lubriques de Plant. Evidemment. Ca vous prend aux tripes, ça vous remue au plus profond de vous-même, c’est touchant, électrique, et symptomatique de ce que Chris à de meilleur à nous offrir. Du SOUNDGARDEN prévisionnel et provisoire, annonciateur des longues suites éprouvantes (dans le bon sens du terme) de Superunknown. Magnifique. Juste magnifique.

Et arrive Eddie. Parler de « renfort » serait insultant pour qualifier sa participation à ce titre gigantesque qu’est « Hunger Strike ». Je ne me vois pas me nourrir sur les plus faibles quand ma tasse déborde déjà. C’est peut être con pour vous, mais c’est essentiel pour moi. Cette chanson est à placer sur un piédestal, car elle symbolise à elle seule tout ce que le Néo Hard Rock des 90’s avait à proposer, tout du moins dans certains cas bien précis. La juxtaposition des voix de Vedder et Cornell est tout simplement époustouflante. Des graves profonds et brillants chez l’un, des aigus vibrants et extatiques chez l’autre. Le tout posé sur un lit d’arpèges simples, mais carillonants. Un pont bien méchant, une montée en puissance, et le tour est joué.
I’m growing hungry.
Sur qu’Andrew WOOD avait faim. Le problème est qu’il s’est rassasié à la mauvaise table, celle où les mets sont appétissants mais empoisonnés. Quel bordel… Pour le détail, sevrez-vous du clip de ce morceau jusqu’à ce que VOTRE tasse déborde. Il est à l’image du groupe. Uni, fêtant l’impossible, autour d’un dernier feu de bois de fin de soirée sur une plage. Puis dans un bois sombre. Rideau. Communication breakdown.

Comme le disait David Fricke de Rolling Stone : « Cet album mérite l’immortalité, ne serait ce que pour deux morceaux, « Reach Down » et « Hunger Strike » ». Et nous n’en étions alors qu’à la troisième chanson… Effarant. Mais il aurait pu rajouter, sans avoir à le regretter, le blues lacrymal et sépulcral « Call Me A Dog ». Ce morceau que les STONE TEMPLE PILOTS n’écriraient jamais. La voix de Chris atteint des sommets, tout à tour implorante, rassurante, caressante, ou presque résignée. Je vais me répéter, mais qui d’autre que Cornell peut incarner l’esprit d’authenticité qui a animé les plus grands vocalistes de l’histoire ? Et ne peut-on, au même titre que Jeff Buckley pour le Rock d’ailleurs, le consacrer sans arrière pensée chanteur des années 90, et haut la main ?
Je pense que si.
Mais entre temps, le furieux « Pushing Forward Back » aura fait son office, et nous aura rassurés quant à l’affiliation définitivement Heavy de l’œuvre en question. Au risque de devenir redondant, et de citer constamment les mêmes références, je dirais que ce morceau est un peu du ZEP moderne, avec ce plan de batterie cassé et puissant, et ce chant sans limites avouables. C’est d’ailleurs le seul morceau composé conjointement par Gossard et Ament, et évoque assez bien l’esprit animant Ten, le premier effort du JAM. Animant, amusant comme choix de verbe. Car le tout est assez « animal » pour le coup. Comme les sillons creusés par un serpent se mouvant dans le sable.

Stone Gossard signera d’ailleurs deux autres titres, les (forcément) excellents « Times Of Trouble » et « Four Walled World », qui rapprocheront un peu plus le projet d’une filiation avec le JAM alors juste éclos.

Une fois le projet enregistré et mixé, il fut mis sur le marché pour le deuxième trimestre 1991. Il ne rencontrera qu’un succès d’estime (70.000 copies vendues aux USA), chose assez logique pour un projet intimiste et sombre. Mais lorsque Stone, Jeff, Eddie et Mike exploseront les compteurs du Billboard avec ce qui restera comme le testament définitif de Seattle, Ten (conjointement avec l’insurpassable Nevermind de qui vous savez…), A&M le ressortira avec les stickers de circonstance, et le platine fut atteint. Comme quoi, même avec une matière de départ de très haute volée, un peu de pub ne peut qu’augmenter l’intérêt d’un public toujours friand de la mention « Featuring… ».

S’il est un album qui peut servir de métonymie ultime, fonctionnant sans ellipse et montrant la chair à vif, c’est bien ce Temple Of The Dog. C’est certainement le projet le plus sincère et honnête qu’ait donné le Rock alternatif des 90’s (Vitalogy aurait pu prétendre au titre, mais la volonté de Vedder de casser les codes commerciaux a légèrement entaché l’objectivité de la démarche), qui a fini par tourner à la farce et à la simple compétition commerciale.
Bien sur, SOUNDGARDEN et le JAM ont par la suite sorti des Lp brillants, essentiels, ont prouvé toute leur valeur de musiciens, mais je ne peux m’empêcher de penser que cette réunion funèbre autour d’une urne qui n’aurait pas du être là – tout du moins pas si tôt – restera comme l’épitaphe d’une naïveté perdue, et la préparation d’un saut dans le professionnalisme, avec son lot de compromissions et de désillusions. Et en réécoutant des morceaux comme « Hunger Strike » ou « Call Me A Dog », je me dis que parfois la tristesse à du bon, car elle est une source d’inspiration touchant vraiment au divin. Chris a aussi bien chanté après ceci, mais les intonations n’étaient plus les mêmes. Moins chargées, moins investies, moins concernées.

On se prend à rêver d’une autre réunion comme celle ci. D’un autre LP. Mais s’il faut pour cela sacrifier encore une fois un musicien talentueux et plein d’avenir, j’espère qu’elle n’aura jamais lieu. Mais je ne doute pas de la réaction d’Andrew, lorsqu’il a entendu ces quelques notes du haut de son paradis. Il a bien du se marrer en se foutant de la gueule de ses potes soudain trop sentimentaux. Tout en versant une petite larme glacée en souvenir d’un bon vieux temps qu’il aurait aimé apprécier un peu plus longtemps.



Ajouté :  Vendredi 23 Mars 2012
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Hits: 5720
  
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