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METALLICA (usa) - Garage Inc. (1998)








Label : Vertigo Records
Sortie du Scud : 24 novembre 1998
Pays : Etats-Unis
Genre : Hard Rock
Type : Compilation
Playtime : 27 Titres - 136 Mins





Après quinze ans de carrière discographique, il était temps pour les METS de marquer une pause. La doublette Load / Reload et la controverse qu’elle avait déclenchée suite à l’orientation un peu soft du groupe avait plongé Lars & co dans un marasme légèrement inconfortable.
Et comme en 1987, suite à l’intégration de Jason en lieu et place du défunt Cliff, le quatuor s’offrit une pause salvatrice, tout en se faisant plaisir.
The 5.98 E.P.: Garage Days Re-Revisited, balancé sur le marché onze ans plus tôt en été, avait permis à METALLICA de rester présent dans l’actualité, tout en ne nécessitant pas de gros efforts de réalisation. Et après la charge de travail accumulée depuis 1990 et l’enregistrement du Black Album, il fallait recharger les batteries.
Comme ce légendaire EP était épuisé depuis sa sortie, et bootleggé à mort depuis, la solution paraissait simple. En offrir une réédition, pour mettre un terme à ce marché parallèle fort lucratif.
Mais le problème était le suivant : considérant que les fans et die-hard possédaient depuis belle lurette l’objet, comment les convaincre de le racheter encore une fois, même sous un packaging différent ? Il eut été facile de le glisser sous un bel artwork relifté, avec la même photo à onze ans d’intervalle, genre 1962/1966 – 1967/1970 des BEATLES, et j’aurais même trouvé la chose assez drôle.
Mais ça n’était pas suffisant.
Il fallait quand même pousser le bouchon un peu moins loin pour ne pas léser les fidèles.
Alors ?
Simple. Réunir sur un CD toutes les reprises qui avaient jonché les singles et EP du groupe. Du Garage Days initial en face B du maxi Creeping Death, jusqu’à la triple série Motörheadache contenant quatre reprises de la bande à Lemmy.
Plus ?
Hum…Gourmands !
Alors pourquoi ne pas, en sus, proposer de nouvelles reprises ? Histoire de se faire plaisir, et d’avoir l’honnêteté de proposer un produit partiellement inédit !
Qu’il en soit ainsi.

METALLICA choisit alors l’option long format. Puisque le second CD allait contenir pas moins de seize titres, il fallait équilibrer le tout.
Seulement, les jeunes chiens fous des années 80 avaient mûri. Et leurs goûts avaient changé. Lars n’a jamais caché son amour pour OASIS et la Brit Pop, et James ne fait pas cas de son inclinaison pour la Country et la musique sudiste. Il fallait donc s’attendre à des choix disons…plus variés et éclectiques.
Et au final, Garage Inc., qui parut anecdotique lors de sa sortie, était pourtant le cliché le plus fidèle d’eux-mêmes que les METS pouvaient proposer. Une façon de rester sincère envers nous, leurs fans. Et surtout, envers eux.

Commençons l’analyse de ce pavé par la face la plus connue. Le second CD.
Celui ci proposait quatre parties distinctes. Le fameux 5.98 E.P.: Garage Days Re-Revisited, le Garage Days Revisited qu’on retrouvait en B-side de Creeping Death, les faces B des singles tirés d’And Justice For All et Metallica, ainsi que les quatre covers de la bande à Lemmy présentes sur la triplette promo Hero Of The Day.
Les cinq titres du 5.98 E.P sont légendaires. Très frais à l’époque (quand je pense qu’un critique avait osé dire que le Worship Me Or Die de la pétasse hystérique KAT était de meilleure qualité…), il a gardé plus d’une décennie après son caractère frondeur et gentiment bordélique. De l’initial « Helpless », dynamitant à grands coups de rythmique explosive la NWOBHM, à « Last Caress/Green Hell » rendant hommage à la scène underground des MISFITS, tout n’est matière qu’à enthousiasme. METALLICA prouvait alors que malgré les extensions dramatiques de Master Of Puppets, il n’oubliait pas ses racines, et les raisons l’ayant poussé à choisir cette voie.

Garage Days Revisited offrait aux fans médusés de 1984 un authentique classique, dont les METS s’étaient rendu maîtres d’une façon quasi surréaliste. « Am I Evil ? », une fois de plus emprunté à DIAMOND HEAD (le premier choc de Lars, qui avait suivi ses idoles en tournée…), fut tellement habité par les quatre de Frisco que beaucoup de followers crurent que cette reprise n’en était pas une. Et il est vrai qu’en 2012, ce titre appartient beaucoup plus au patrimoine des Américains qu’à celui des Anglais, qui en sont pourtant les auteurs indéniables. « Blitzkrieg », du combo du même nom, est une leçon de riffs gluants, et la voix quasi nasillarde de James rend ce morceau irrésistible.

Les cinq titres suivants restent dans la tradition, tout du moins pour quatre d’entre eux. On y retrouve du DIAMOND HEAD bien sur, avec l’hystérique « The Prince » agité par son solo sous amphétamines et son final à la tierce, « Breadfan » des Gallois de BUDGIE, qu’on trouvait en 1973 sur leur LP Never Turn Your Back on a Friend, le très Hard-Rock « Stone Cold Crazy » de QUEEN, sur lequel Lars se fait plaisir en multipliant les plans, ainsi que le très catchy « Killing Time » de SWEET SAVAGE (le premier groupe de Vivian Campbell, futur, DIO, WHITESNAKE et DEF LEPPARD).

Mais au-delà du Heavy de tradition, les quatre pistoleros n’oublient pas de rendre hommage au Punk, qui mélangé au Heavy européen pur jus, donna naissance à ce Thrash Metal qu’ils ont « inventé ». Ainsi, le « So What ? » d’ANTI-NOWHERE LEAGUE, subit un lifting Metal du meilleur effet, sans pour autant gommer le caractère explicitement sexuel de ses paroles.
Pour finir, je dirais que les quatre morceaux de MOTÖRHEAD offrent une relecture respectueuse, tout en vernissant le tout d’une bonne couche de laque US. METALLICA ne trahit pas les compos de Lemmy, Eddie et Philty, mais réussit le tour de force de se les approprier quand même. « Overkill », déjà pas bien tendre en VO, devient un carnage sous les coups de boutoir de Lars, et son intro à la double pédale prend des airs de rouleau compresseur qui aurait tourné fou.

Il y a deux écoles qui s’affrontent pour juger de ce second CD. En premier lieu, ceux qui comme moi, pensent que le groupe aurait pu les remixer pour les rafraîchir un peu, et harmoniser ainsi les morceaux. Le fait de les avoir gardés tels quels et tous réunis créé une disparité parfois désagréable au niveau de la puissance sonore et de la production. On passe ainsi de l’âpreté de « Am I Evil ? » de 1984, au son énorme des covers de la tête de moteur qui ont bénéficié d’un traitement 90’s détonnant. Bon.
Et il y a ceux qui préfèrent retrouver tous ces titres avec leur production d’époque, histoire d’être fidèles à la légende et sa chronologie. C’est une opinion que je respecte.

Abordons maintenant le cas du premier CD, et des inédits.

Ceux qui attendaient une digression sur les thèmes de 1987 en furent pour leurs frais. En grande partie au moins. METALLICA avait déjà rendu hommage à ses racines, celles des débuts, cette scène Heavy européenne qu’ils vénéraient tant, et son pendant Punk/Hardcore qui leur avait insufflé cette énergie novatrice qu’ils avaient restituée sur le séminal Kill’Em All. Ils étaient à présent des hommes mûrs, dont les goûts avaient évolué comme je le disais plus haut, et il leur fallait un défi à la hauteur de leur réputation de plus grand groupe de Heavy Metal du monde contemporain.
Alors il est évident que le track-listing donna quelques suées aux fans de la première heure. Nick CAVE, LYNYRD SKYNYRD, Bob SEGER, THIN LIZZY, autant de noms qu’on ne s’attendait pas à retrouver sur un album des METS. Et pourtant…Ce furent de loin les plus grandes réussites de l’entreprise.

Mais avant d’en parler, je me permettrai de commencer par les choix les plus « évidents ».

Une fois de plus, l’agressivité du Punk s’impose d’elle-même. Avec deux reprises de DISCHARGE et une des MISFITS, METALLICA nous caresse dans le sens du poil et pose des jalons.
DISCHARGE, c’est le plus métallique des groupes de Punk. Avec des albums offrant une production bien trop riche pour être assimilée à la philosophie du DIY inhérente à l’underground, ils s’étaient imposés en quelque sorte comme la première superproduction no future. Basés la plupart du temps sur un riff épais et des vocaux scandés et répétitifs, les morceaux des anglais mixaient les préceptes ascétiques du Punk avec l’enrobage généreux du Heavy. Un album comme Hear Nothing, See Nothing, Say Nothing reste un monument atypique du genre, dans lequel pas mal de groupes de Thrash viendront piocher.
Quant au cas MISFITS, inutile d’en parler encore une fois, tout à été dit à son sujet.
Le traitement proposé par James et sa bande est pour le moins routinier. Mais j’en apporterai l’analyse en temps voulu. Car il convient d’abord de disséquer les reprises les plus risquées, afin de les poser en parallèle.

Au niveau des « grosses » surprises, le « Loverman » de Nick CAVE se pose là. Artiste australien fantasque et ténébreux s’étant fait connaître au sein des chaotiques THE BIRTHDAY PARTY, il fut au départ étiqueté Gothique, alors que seuls son look et sa voix offraient quelque rapprochement avec la scène Batcave anglaise. Il se lança ensuite en solo, avec les BAD SEEDS, et nous offrit des albums magnifiques comme le très Cohenien Henri’s Dream, et le sépulcral The Firstborn Is Dead. Mais jetez aussi une oreille sur Murder Ballads, qui contient le joyau « Where The Wild Roses Grow », en duo avec Kylie Minogue.
METALLICA et Nick CAVE, ce sont deux mondes radicalement opposés. Et pourtant, le challenge consistant à entrer dans la peau du demi zombie sans perdre son costume Heavy fut réussi haut la main. Le groupe est littéralement habité par l’ambiance sombre développée par CAVE, et nous envoûte complètement. Première réussite.
Taquiner du Bob SEGER, c’est s’attaquer à l’Amérique profonde, urbaine, ses travailleurs humbles et ses valeurs séculaires. Longtemps considéré comme le SPRINGSTEEN du pauvre, un peu bourrin et bouseux, SEGER a pourtant tracé des sillons profonds dans le champ de la musique populaire US, en gravant le live incandescent Live Bullet, ou le grand classique Night Moves. Mais c’est sur son album de 73, ironiquement intitulé Back in '72 qu’on retrouve « Turn The Page ». Ce morceau, c’est le « Seek and Destroy » emphatique de SEGER, une chanson de route, qui égrène les étapes d’une tournée comme autant de lumières blafardes qui s’éteignent dans la nuit. En faisant court, on peut sans crainte affirmer que c’est le climax de ce premier CD. Lourd, poisseux comme de l’huile de moteur, transcendé par le chant puissant d’Hetfield, c’est un ciel plombé par l’orage et les rêves laissés sur le bord de la route. Superbement illustré en vidéo, dans laquelle on retrouve une Ginger Lynn Allen émouvante en strip-teaseuse/prostituée au bout du rouleau, c’est un des meilleurs morceaux des four horsemen, qui tient la dragée haute à pas mal de leurs compos personnelles.
« Tuesday’s Gone » des LYNYRD, c’est bien sur l’héritage de James. Enregistré avec une bande de potes (Jim Martin, Pepper Keenan, Jerry Cantrell, Sean Kinney, Les Claypool, John Popper), et un membre du groupe original (Gary Robert Rossington), c’est la fin de soirée au coin du feu, et l’hommage rendu à ce sud qui inspira tant de musiciens. Plaisir mineur, c’est surtout l’occasion de s’éclater avec les proches, et de taquiner les guitares acoustiques. Le plus évident des choix surprenants.
On peut établir un peu le même constat pour l’interprétation d’ « Astronomy » de BLUE ÖYSTER CULT. Clin d’œil au 70’s et un de ses représentants les plus marginaux, c’est revisiter les bases en passant par les couloirs les plus sombres. Et bien vu de la part de METALLICA de ne pas s’être attaqué au seul hit du culte, le Top 40 « (Don't Fear) The Reaper ».
Quant au « Whiskey In The Jar », traditionnel irlandais popularisé par THIN LIZZY qui en fera un hit, c’est un pur bain de jouvence. Le groupe prend son pied, s’amuse, transcende la mélodie par la puissance, et redevient ce gang de branleurs qu’on aime tant. Et si vous voulez vraiment augmenter le plaisir, n’hésitez pas à en regarder le clip, bordélique et rempli de lesbiennes à moitié à poil(s) qui se murgent pendant que les zicos cassent tout le mobilier. Un des clips les plus fun de METALLICA que je regarde toujours avec plaisir.

Rayon Metal, impossible une fois de plus d’occulter DIAMOND HEAD…J’espère que Brian Tatler brûle un cierge tous les soirs pour remercier METALLICA d’avoir ainsi repris une bonne partie de leur répertoire, leur assurant de fait de confortables royalties dont il n’aurait même pas osé rêver. « It’s Electric » est basique, sans surprise, et semble plus figurer ici en guise d’hommage/lien que par réelle envie d’en découdre une fois de plus. « Sabbra Cadabra », c’est bien sur la révérence faite aux fondateurs du Heavy Metal. Considérés eux aussi comme créateurs d’un nouveau style en 1983, les METS jouent le second degré clin d’œil, mais restent fidèles à la version d’origine déjà bien adulée par les adeptes du Sabbat Noir. Quant au medley MERCYFUL FATE (qui mélange « Satan's Fall », « Curse of the Pharaohs », « A Corpse Without Soul », « Into the Coven », et « Evil »), c’est évidemment le tribut payé par Lars à ses origines danoises…Pionnier d’un Métal d’obédience satanique, King Diamond a longtemps été une influence pour Ulrich, qui ne manquera jamais de décorer son kit avec un petit drapeau national. Morceau le plus long de l’album, il n’est ni le plus inspiré ni le plus insipide, et permet surtout de se replonger dans l’univers si particulier d’un groupe définitivement à part.

Comme toutes les saillies du groupe depuis le Black Album, Garage Inc. divisera la fan base. Ethiquement, on reprochera au quatuor son opportunisme et sa façon de délester les fans de quelques dollars pour gonfler un compte en banque déjà bien fourni. Musicalement, les allusions à des artistes aussi éloignés de leurs racines que Nick CAVE ou Bob SEGER choqueront les puristes.
Et c’est pourtant sur ce répertoire que les METS sont les plus crédibles. En mélangeant ainsi la tradition initiale et l’évolution humaine, ils opposent de bien pâles reprises de DISCHARGE à des explosions Heavy inattendues et magnifiques comme « Turn The Page » ou « Loverman ». Garage Inc. nous obligeait à nous rendre à l’évidence. James, Lars, Kirk et Jason avaient vieilli, et changé, comme nous tous. Mais il restait plus que jamais ce putain de groupe capable de faire vibrer des millions de cœurs à travers le monde. Quelle que soit la controverse, ils sont toujours là en 2012. Et nous serons toujours là pour les retrouver sur la route.

Car il nous est impossible de tourner la page.



Ajouté :  Mercredi 29 Février 2012
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Metallica Website
Hits: 6050
  
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