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NIRVANA (usa) - Nevermind (1991)








Label : Geffen Records
Sortie du Scud : 24 septembre 1991
Pays : France
Genre : Metal Alternatif
Type : Album
Playtime : 12 Titres - 43 Mins





Certains diraient que chroniquer cet album dans les colonnes de Metal-Impact tient de l’affront, de la provocation pure et simple. Je ne peux les blâmer pour ça. D’autres diraient que cet album est déplacé dans un contexte purement Metal. Mais je peux les blâmer pour ça. Car Nevermind, s’il n’est pas Metal dans la forme, l’est indéniablement dans le fond. Ce que je vais essayer de prouver ici même, maintenant.
Il est vrai que NIRVANA a plus ou moins représenté le chien dans le jeu de quilles, l’éléphant dans le magasin de porcelaine, le ver dans le fruit. Mais ce même fruit était déjà bien blet en 1991. Resituons le décor.

1991, c’est bien sur la sortie de deux albums majeurs, les deux derniers monstres issus de la scène Heavy US, et représentatifs de la Metalmania qui galope depuis les mid 80’s. METALLICA, et les deux doubles volumes Use Your Illusion.
Deux pavés, qui vont connaître des destins similaires, l’un secouant le Heavy jusqu’à ses fondations les plus enfouies, l’autre agitant le pavillon Hard-Rock en haut des charts, suprême testament pléthorique d’un quintette boursouflé d’Ego.
Ego. Suffisance. Richesse. Clinquant. Tape à l’œil. C’était bien ça le problème.
Car NIRVANA n’a pas tué le Metal comme ses détracteurs se plaisent à le dire, et le redire ad vitam aeternam, il lui a juste donné l’extrême onction, il l’a mis en terre sans regret. Et par le fait, lui a donné une nouvelle raison d’être. De se rebeller.
Dès 1992, on retrouvait dans les poubelles de MTV toutes nos idoles d’antan. Les WHITESNAKE, DEF LEPPARD, POISON, MÖTLEY CRÜE devaient se faire une raison, leur heure avait sonné. Non qu’ils produisaient de la soupe imbuvable et propice à l’excès de diabète ou de cholestérol, mais ils avaient oublié en route de se remettre en question, de ressentir le danger.
Gimme Danger.
Comparez je vous prie Adrenalize et High N’Dry. Dr Feelgood et Too Fast For Love. Slip Of The Tongue et Live In The Heart Of The City. Comprendes??? Il manquait ce truc, cette étincelle qui nous faisait croire qu’on était uniques, qu’on était en marge. Car il faut bien l’admettre. Nous étions devenus à la mode. Mainstream. Merde, trop tard.
Et comme presque quinze ans plus tôt, les SEX PISTOLS avaient renvoyé dans les cordes les dinosaures en overdose de claviers et de soli de guitares interminables et inutiles, NIRVANA a forcé les musiciens à ranger leurs bombes de laque et leur spandex, à revendre leur Ferrari pour des vieux Pick-up Ford, et leur donna en passant une leçon d’humilité, et d’urgence.
Nevermind The Bollocks, Nevermind. Autre génération, même ennui, même combat.
Et même No Future.

Avec Butch Vig à la prod, et Geffen dans le rétroviseur en lieu et place de Sub Pop, il fallait frapper un grand coup. Non, pas viser les millions et le ten times platinum certificate (ce qu’il finiront quand même par atteindre aux USA, et surtout plus d’un million de copies en France !), juste s’assurer une bonne place pour continuer à tourner, et surtout, proposer la meilleure musique possible. Une musique puissante. Vous doutez encore du caractère Heavy de l’entreprise ? Alors dans ce cas, expliquez moi pourquoi Cobain à choisi pour superviser le mixage Andy Wallace, mister Seasons In The Abyss ? Et pourquoi Novoselic a t’il justifié ce choix par un déterminé « parce que les disques de SLAYER étaient si Heavy… ». Oui. NIRVANA aimait le Metal. Mais pas celui d’opérette, pas le Sport Goofy Metal comme Dave aimait à le nommer (et aussi à en qualifier les shows d’ANTHRAX…). Le vrai, le pur, le rebelle.

NIRVANA, et Nevermind par extension, c’est le meilleur de la Pop, avec le plus puissant du Metal. Et même si Cobain était à ce point obsédé par les PIXIES au point de calquer ses schémas de composition sur ceux de Black Francis, il n’oubliait pas de riffer, simple, mais efficace. Et avouez-le. Le riff de « Smells Like Teen Spirit », c’est au moins aussi bon et éternel que « Smoke On The Water » ou « Paranoid ». Sans mauvaise foi. Oublions je vous prie que ce titre fut inspiré d’une marque de déodorant, ce qui le ramènerait à l’état péjoratif de private joke. C’est une des chansons les plus définitives des 90’s, et la plus importante aussi. C’est « Alive », version désabusée. Et aussi un cri, une plainte déchirante de lucidité et d’exigence.

“Here we are now, entertain us”. Il y a certainement plus de sens dans cette phrase que dans quatre vingt dix neuf pour cent des lyrics Rock des 90’s. Les choses devaient changer, parce que les mômes voulaient quelque chose en lequel ils pouvaient croire. Ils voulaient de nouveaux héros, plus accessibles, comme eux, jouant sur du matériel cheap, mais avec les tripes.
« In Bloom »
Même moule, mélodie simple, instantanée. Urgence, je vous dis.
“He's the one who likes all our pretty songs, tender age in bloom”.

Il fallait entrer dans cet album tel quel, nature, sans oripeaux. Comme le chantait si bien Kurt, « Come As You Are », le single qui a tout fait exploser. Si cela était encore possible. Geffen tablait sur 250.000 copies, leur stratégie fut vite dépassée par les évènements. Car Nevermind n’était plus un album. C’était un événement.

On a souvent dit que les paroles de cet album étaient inspirées de la rupture douloureuse entre Cobain et Tobi Vail. Si c’est vrai, cela ne fait que confirmer que la plupart des grandes œuvres sont nées de la souffrance. Pet Sounds, The Wall, Tonight’s The Night, et ainsi de suite, jusqu’à Nevermind. Mais alors, la musique…
Simple, dépouillée, essentielle. Et pourtant, si puissante et éprouvante à la fois. Puissante, de part le spectre sonore d’une guitare qui couine, qui sabre, et qui lacère et caresse en même temps. De part la frappe de Dave Grohl, intensément Metal, sèche, toujours en arrière du rythme. Seule la basse de Krist a encore des relents dits « alternatifs » pour user d’un mot en vogue à cette époque. Mais accordé en Ré, pour avoir ce « son si gras », elle préfigure le stoner tout autant que l’économie et la sobriété de Kim Deal. Les Pixies encore...Mais NIRVANA est le power trio par excellence. Et même sous ces couches en fusion, l’éthique Punk si chère à feu Kurt Cobain n’est jamais très loin.
On en retrouve l’urgence et la patte sur des morceaux comme l’infernal et trépidant « Territorial Pissing », que les RAMONES auraient pu créer, sur « Breed » aussi…
Etre honnête. Voilà tout ce que désirait Cobain en soi. Etre fidèle à une démarche, rester près des kids. Car il en était lui-même encore un.

Mais il fallait bien sur compter sur son amour de la mélodie. Les refrains bien sur, ceux de « Come As You Are », « Teen Spirit », « Polly » et surtout « Something In The Way », absente des pressages initiaux et finalement incluse sur les tirages suivants, après dix minutes de shunt. Délicate comme une étoile de glace dans une main tiède. Sobre, acoustique, elle montre la face cachée de Cobain, l’homme. Sensible au-delà de toute limite, manquant de confiance, et qui finira sa trajectoire d’étoile filante en s’écrasant sur la réalité.

“Let freedom ring with a shotgun blast”.

“I want some help, to please myself”. Alors oui, Nevermind a quelque part tué une certaine forme de Metal. Celui qui se permettait d’en mettre plein la vue sans proposer quoi que ce soit en échange. Celui qui établissait une barrière entre les musiciens et les fans. NIRVANA a fait tomber cette barrière. Mais l’a payé très cher. Très vite, Kurt n’en pouvait plus de ce cirque médiatique qui l’espionnait par le gros bout de la lorgnette. Il ne supportait plus que ces fringues cheap qu’il portait sans y penser deviennent une trademark, celle d’un style qu’il avait soit disant inventé.
Quoi qu’on en dise, quel que soit le degré de haine que l’on éprouve à l’égard de ce groupe qui a bien malgré lui déclenché un nettoyage de printemps sur MTV, Nevermind fut, est, et restera le plus grand album des 90’s. Le Metal moderne, sans fioriture. Et grâce à lui, le Heavy se recentrera, et donnera naissance à de nouveaux enfants, plus préoccupés par leur musique que par leur look. Allant à l’essentiel. Touchant le cœur.

Les héros ne vieillissent jamais.



Ajouté :  Mercredi 29 Février 2012
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Nirvana Website
Hits: 9918
  
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