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MARILYN MANSON (usa) - Antichrist Superstar (1996)






Label : Interscope Records
Sortie du Scud : 8 octobre 1996
Pays : Etats-Unis
Genre : Néo Indus Metal
Type : Album
Playtime : 10 Titres - 73 Mins





L’Amérique a toujours eu son lot de trouble-fête, ces esprits frondeurs refusant le conformisme et la bienséance d’une nation construite sur l’ambiguïté d’une liberté à tout prix, acquise par la force, et dans le sang, des siècles auparavant.

Les Etats Unis avaient déjà eu leur lot de contestataires de la moralité cheap, de Jim Morrison à Iggy Pop, en passant par leur pendant politique et dangereux Jello Biafra, et l’agresseur ultime et no future G.G Allin. Mais il semblait bien que pendant ces années 1990 si conspuées à posteriori, l’ambiance retombait, et la stéréo ne crachotait plus guère que des hymnes à l’apathie (au point de faire un hit d’un morceau inspiré par un déodorant…), ou de sombres affaires d’homicides désespérés (« Jeremy », « The Rooster », etc…).
Et du coup, il nous manquait quelque chose. Ce danger, cette folie propre à faire tomber toutes les barrières de la tolérance…Il nous manquait l’épouvantail méchant du magicien d’Oz qui semblait se perdre sur sa route pavée d’or.

Un seul homme semblait à même de porter ce costume trop grand pour la plupart de ses contemporains. Le seul se tenant debout et prêt à stigmatiser par sa musique et ses textes tout ce que le Nouveau Continent refluait de plus malsain, de plus nauséabond, de plus glauque ET glamour à la fois. Car la déchéance et l’assurance ne savent tolérer la médiocrité que si elle devient leur victime.

Dead End.

Après un premier et prometteur album, recelant en son sein des hymnes teenage définitifs, sortes d’hommages à peine déguisés au père fouettard originel Alice COOPER (« Lunchbox », « Get Your Gunn », « Misery Machine »), MARILYN MANSON devenait alors porteur de bien des désespoirs, de désillusions, aidé en cela par un mentor à l’âme aussi noire que ses tenues, Trent REZNOR. Et après un mini LP trompe l’œil offrant une relecture d’un des standards les plus tendus des 80’s (ce qui deviendra d’ailleurs chez lui une sale habitude dans le futur…), Brian Warner franchit enfin le Rubicon qui le séparait de la schizophrénie totale, et devint son personnage. A part entière.

Il serait dommage de ne voir en Antichrist Superstar qu’une supercherie destinée à effrayer les plus impressionnables. Car il est bien plus que cela, et surtout bien plus que deux seuls singles (« Tourniquet » et « The Beautiful People », qu’il reprendra plus tard d’une manière à peine déguisée sous le titre de « Disposable Teens ») servant de boucs émissaires d’un contenu trop sulfureux pour être exhibé in extenso en public.
Voyez le plutôt comme l’anti The Wall. Car si le personnage de Pink avouait ses faiblesses et cherchait à détruire le mur pour redevenir humain, la bête mansonienne ne désirait qu’une seule chose. Devenir surhumaine. Faire fi de la pitié, et engloutir de façon globale et définitive tous les pseudos pêchés dénoncés à grands coups de bible dans le vide par des évangélistes avides de pardon à monnayer.

On peut discuter le choix de Nietzsche. On peut aussi trouver l’esthétique italo/nazie un peu too much, mais il est inutile d’en mettre en doute le but. En 1996, Manson renaît sous le joug de son oppresseur/Pygmalion, pour mieux le détruire et ainsi trouver sa réelle identité, par lui-même. Quand bien même cette quête allait signifier son arrêt de mort. Avant de devenir le savant mélange de Thin White Duke/Ziggy décadent de Mechanical Animals, empli de paillettes Glam jusqu’aux narines, Marilyn devait assumer son rôle de méchant, et continuer son travail de sape, car les fondations étaient solides.
Et justement, Antichrist Superstar fut peut être la pire secousse sismique que les 90’s aient connue. Découpé en trois parties dérivées d’une hallucination de Crowley, il décrit la mutation d’un homme en Antéchrist, qui finit par tout détruire sur son passage. Et de fait, le parcours même de Manson qui tel un Icare démoniaque, finira par brûler ses ailes noires sur les bûchers du malin et de la presse people.

Mais l’incroyable intelligence de Warner, fut de dissimuler ce message sous un Metal en fusion, payant autant sa redevance à NINE INCH NAILS qu’à Bowie. Comme Lennon le disait à propos de son Imagine, « Il faut parfois diluer le message dans du sucre pour séduire les conservateurs ».
Mais Manson ne dilue rien. Il fait face, et affronte les masses. Il louvoie entre mélodies maladives (« Tourniquet » justement, « Angel With The Scabbed Wings »), et fulgurantes accélérations de haine pure (« Irresponsible Hate Anthem », une des plus effrayantes ouvertures du Metal, « Antichrist Superstar », « Little Horn »), pour aboutir à une pièce montée terrifiante de dix sept étages (dont un savamment caché en 99ème piste…), et finalement, construire le Berlin décrépi de la société US des années 90, d’une manière que Lou himself n’aurait jamais osée (Et qui finalement le fera avec le cathartique et traumatique Lulu.)

Antichrist Superstar, c’est le message et la manière. C’est admettre de manière implicite et explicite que le Rock N’Roll est bien l’affaire du diable. Et ainsi, pondre un des albums les plus essentiels d’une décade rongée jusqu’à la moelle, ignorant la souffrance et les attentes d’une génération X qu’on préférait enterrer sous de larges couches de consumerism.

Mais même les pires mallrats avaient leur amour propre. Et leur revanche à prendre, sur le destin, sur la droiture, et sur le plan de carrière un peu trop grossièrement dessiné pour eux. Avec cet album, Brian Marilyn Manson Warner devint leur nouveau héros, surhomme Metallique échappé d’un comics de l’enfer, bien aidé dans sa tâche par le sidekick/model inhumain Ramirez, caché sous une épaisse couche de make-up immonde.
Antichrist Superstar fut son Zenith, mais aussi son crépuscule. Le reste, aussi malin soit-il, ne fut que le reste d’une trilogie commencée trop fort et s’échouant sur les routes d’un glitter soft (Mechanical Animals, avec ses bons moments tout de même, très Bolan sous perfusion), ou d’une redite balbutiante (Hollywood, et ses hymnes décalqués quasiment à l’identique).

Manson, en 2012, ne veut plus dire grand chose. Mais il est bon de se rappeler que pour les moral majorities, en 1996, il était devenu l’artiste le plus dangereux du monde.



Ajouté :  Jeudi 23 Février 2012
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Lien en relation:  Marilyn Manson Website
Hits: 6326
  
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