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DEADLOCK (de) - Bizarro World (2011)








Label : Lifeforce Records
Sortie du Scud : 28 février 2011
Pays : Allemagne
Genre : Death Metal Mélodique Expérimental
Type : Album
Playtime : 11 Titres - 40 Mins





A croire que c’est la série des interrogations existentielles en ce moment. Après UNIVERSUM et ses invités peu utiles, OMNIUM GATHERUM et l’inspiration des tournées, DEADLOCK nous force à nous demander jusqu’à quel point le concept lyrique d’un album peut se permettre d’intervenir sur l’orientation de la musique du groupe. Celle-ci doit-elle simplement suivre un cours logique, avec peut-être quelques apports différents de-ci de-là, tout en restant foncièrement dans le style habituel, servant donc juste à porter les paroles ou, au contraire, est-ce nécessaire qu’elle corresponde totalement à l’atmosphère et l’univers développés dans les textes, peu importe les sonorités que cela implique d’intégrer aux compositions ? Un questionnement délicat, puisque si un concept s’épand au-delà des écrits, cela ne peut clairement que renforcer ses propos. Toutefois, certains impliqueraient une telle hétérogénéité, et absurdité, qu’ils en seraient bien peu appréciables. Pour ce qui est de ce nouvel album des Allemands, il soulève la perplexité au maximum quant à sa constitution et ses aspirations.
Proposant un étrange concept tiré des comics DC, apparu au début des années 1960, où l’histoire se déroule sur la planète carrée Htrae (l’envers de Earth) qui est régie par des caractéristiques contraires à celles de la Terre - soit ce qui est beau est haït, ce qui est horrible adoré, et la perfection y est clairement interdite - et que le groupe utilise pour réaliser des parallèles critiques avec le monde actuel (politique, industrie pharmaceutique, égocentrisme…), ce Bizarro World s’engage le long de sentiers épineux et contestables. En outre, la teneur d’une pochette à l’optique rappelant celle du dernier SONIC SYNDICATE, avec ses tons bleus et la modification du logo stylisé pour une version plus sobre et moderne, installait déjà fortement le doute quant à la direction prise par la musique.
Puis, au regard de la durée de l’ensemble, les morceaux apparaissent plutôt courts pour du DEADLOCK, et cela se fait évidemment ressentir sur leur construction où l’on retrouve généralement un enchaînement convenu de couplets rythmiquement efficients avec growl, et de refrains mélodiques au chant clair, avec un minimum d’agressivité. Une combinaison légendaire qui est seulement interrompue le temps d’un pont voulant jouer sur les émotions, ou présentant une exécution instrumentale. Rien d’extraordinaire mais qui a déjà su montrer son efficacité à maintes reprises, sauf que ce nouvel album se pare d’une production, certes de qualité puisque les lignes de chaque membre jouissent d’un rendu propre, mais complètement froide et mécanique, rendant les passages les moins virulents fades et peu accrocheurs, et aseptisant l’aspect de violence mélodique, si caractéristique du groupe, sur les sections agitées. Parmi les onze titres, on y trouve également deux instrumentales, dont l’inutile « Alienation » qui ressemble plus à des balances, se contentant d’accords distordus irréguliers, et l’éponyme de l’album, un peu plus intéressante de par ses cordes frottées et son fond symphonique, mais qui ne partage que peu de connexion avec la tonalité accordée à cet album. En effet, bien que ce disque ne possède, au final, aucune expérimentation comme il était possible d’en trouver sur Manifesto, il dispose tout de même d’un côté électronique très prononcé, grâce aux claviers, qui apportent une ambiance futuriste scintillante. Entre boucles soit mélodiques, soit digitales, soit à basse fréquence, bidouillages robotiques, ou nappes atmosphériques, les partitions s’avèrent relativement diversifiées et toujours judicieusement insérées au sein des compositions, en témoignent « Earthlings » et ses samples entourant le chant, ou les boucles Techno et beats Hardtek lors des parties surcompressées de « Renegade », qui a la particularité de faire fi des guitares. Dans un registre plus classique, on peut également relever un apport de piano plutôt important, surtout pour accompagner Sabine Scherer. « Paranoia Extravaganza », de par son statut de traditionnelle ballade de fin d’album, en est d’ailleurs chargée, en plus de quelques violons et d’un chant uniquement féminin qui tente de jouer sur les émotions, mais sans jamais les atteindre.
D’ailleurs, c’est bien un des éléments qui a été principalement reconsidéré pour cet album, et qui ne joue pas spécialement en sa faveur. La balance entre Sabine et Johannes penche considérablement en faveur de la jeune femme qui s’accapare la majorité des lignes essentielles, au détriment de celles du frontman, si l’on peut encore le compter comme tel. Une permutation entre les présences des deux vocalistes aurait certainement rendu l’album bien plus attrayant ; ce qui n’est, du coup, pas le cas ici, surtout dû à l’absence des intenses mariages avec l’instrumentation qui dynamisaient les morceaux et permettaient de nuancer l’apport mélodique. Sur Bizarro World, celle-ci s’impose dense et puissante lors des couplets agressifs de Johannes, puis s’affaiblit subitement à l’arrivée des refrains exclusivement en chant féminin clair, ce qui amène de nombreuses disparités. En dépit de la grande importance laissée à Sabine, les comparaisons avec les formations de Metal Gothique restent pour l’instant absurdes puisque l’on en est encore loin, et force est de constater la clarté et justesse de son timbre. Toutefois, s’il avait été de la prestance des précédents disques, bien ancré dans la mélodie, avec quelques filtres d’amélioration, cette interversion aurait été une gêne moindre, mais cet album semble se plaire à accumuler les déséquilibres, et ses lignes vocales, plus naturelles, aux accents parfois Pop, se révèlent ainsi, dès les premiers titres, des plus monotones et dépourvues des émotions qu’elle tente de faire maladroitement passer (outro de « Falling Skywards »). Seule « Htrae » s’en sort un peu mieux grâce au retour d’effets chaleureux, malgré des envolées grandiloquentes. Qui plus est, ses apparitions brisent les rythmes des compositions et manquent clairement de tonicité, vu qu’elle n’a que peu de support instrumental. Par conséquent, ce manque d’accroche prouve qu’elle ne peut porter les titres à elle-seul ; « State Of Decay » se veut un parfait exemple qui regagne de l’intérêt seulement sur sa conclusion, de par l’ajout de filtres. Un chant féminin qui peine également à varier et ne rend pas les refrains mémorables, hormis celui de « You Left Me Dead », grâce aux boucles des claviers. Heureusement que Johannes Prem maintient un aspect plus violent, même si ses invectives ne sont pas, non plus, dénuées de défauts. Effectivement, son growl, toujours doté d’une teinte Black criarde, apparaît moins dantesque et plus lissé. Même si constamment puissant, et rendu plus acerbe par le côté froid de la production, il ne montre aucune mélodie et n’est guère entraînant, cause à des lignes instrumentales plus brutes. « Brutal Romance » lui laisse davantage de liberté, mais les sections qu’il occupe se révèlent finalement répétitives, toujours soutenues d’une même cadence appuyée. Enfin, le mélange des deux chants se fait plutôt rare et, dans ce cas, il s’agit plutôt de backings de Johannes.
Quant à la rythmique, qui devient un apport laborieux aux pistes, elle s’est affaiblie par rapport à celle grondante et explosive qu’on leur connaissait, et manque souvent d’énergie, malgré un jeu carré de la batterie. Le rendu de ses différents composants est efficace et Tobias profite des parties de Johannes pour dynamiser davantage l’ensemble, à l’instar de son support sur le pont compressé de « Falling Skywards », ou le blast beat sur une bonne section de « Htrae », mais tout cela conserve une violence relative. Par ailleurs, avec la forte présence de Sabine, elle s’en tient essentiellement à un mid tempo ramolli, et une absence sur les ponts accordés à ses lignes vocales. En sa compagnie, les percussions sont moins sèches et accentuées, avec une emphase sur les cymbales pour conserver des tonalités aiguës, et instaurent un rythme répétitif, peu captivant (« Earthlings »). De son côté, John Gahlert manie une basse un peu plus intéressante, constamment bourdonnante, et qui résonne agréablement de concert avec la guitare rythmique, créant ainsi des riffs acérés et détonants (« Virus Jones »). Même sur les passages atmosphériques, elle fait grâce de sa présence, et accompagne très bien les percussions qui la font vibrer.
Les cordes voisines se montrent, pareillement, plus expressives et constituent le principal charme de ce nouvel album. A savoir que la guitare lead a été mixée à la hausse dans les aigus, nous privant des lignes chaleureuses de Sebastian Reichl, pour ne laisser que des riffs rudes et grinçants. Ce qui ne l’empêche pas de conserver un apport mélodique efficacement mis en place, et une solide aptitude aux démonstrations, qui rendent les titres bien plus appréciables. Pourtant, même si l’on ne retrouve pas la qualité d’envolées instrumentales décapantes des précédents opus, l’utilisation des guitares reste profitable, à l’instar des riffs véloces des couplets, s’assagissant et devenant mélodiques et fondus avec les claviers sur les refrains, ou des solos legatos harmonisés du plus bel effet (« State Of Decay », « Brutal Romance ») ; dommage que la tonalité soit si glacée et industrielle. Même les bends renvoient aux effets électroniques et servent les compositions quant à leur optique lisse et futuriste. Gert Rymen reste plus en retrait, profitant de la basse pour intensifier son jeu et rendre ses riffs plus efficaces, et plaçant quelques partitions acoustiques de remplissage (« You Left Me Dead »).
Si je m’en étais tenu au Bizarro Code, qui établit : "Us do opposite of all Earthly things! Us hate beauty! Us love ugliness! Is big crime to make anything perfect on Bizarro World!", j’aurais très bien pu encenser ce disque en y décrivant des lignes de chant délicieusement plates et dont l’émotion arrive parfaitement à ne pas être partagée, puis m’étendre sur les qualités d’une rythmique peu dynamique, tout en regrettant le manque d’incohérence des apports électroniques. Toutefois, DEADLOCK a eu la mauvaise idée de sortir cet album sur Terre et, bien qu’il colle plus ou moins à son concept, en proposant des contrastes de cadences déroutants, des mélodies principalement disparates, et des compositions antinomiques, avec un ratio des deux chants inversé, cela ne permet pas à Bizarro World de récolter les éloges puisqu’il reste un album aux maladresses apparentes, malgré un maniement des guitares tout à fait correct et une utilisation intelligente des claviers aux effets variés. En fait, on en viendrait même à espérer que cette direction musicale ait été grandement influencée par l’idée derrière les textes ; mais cette évolution semble, pourtant, être belle et bien une volonté du groupe pour tenter de nouveaux arrangements sonores. Le produit final se révèle alors décevant, mais s’inscrit dans la continuité de la transformation musicale du combo allemand, et titille tout de même notre curiosité, pour peu que l’on apprécie les apports électroniques, quant à la finalité de cette métamorphose que l’on espère être mieux aboutie.



Ajouté :  Vendredi 01 Avril 2011
Chroniqueur :  CyberIF.
Score :
Lien en relation:  Deadlock Website
Hits: 6230
  
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