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UNIVERSUM (au) - Mortuus Machina (2010)








Label : Riot Entertainment
Sortie du Scud : 15 décembre 2010
Pays : Australie
Genre : Death Metal Mélodique
Type : Album
Playtime : 11 Titres - 48 Mins





Une interrogation qui revient souvent, et à raison, concerne l’intérêt de la présence de certains invités sur les albums, question que soulève indéniablement ce Mortuus Machina. Suite au précédent opus, en 2008, UNIVERSUM avaient réussi à convaincre par leur potentiel présenté puisqu’ils ont, alors, eu l’occasion de fréquenter des groupes mondialement reconnus, sur scène, tels que DRAGONFORCE, EDGUY et ENSIFERUM, pour ne citer que ceux-là. Pourtant, cela n’a pas permis d’accroître énormément leur popularité parmi les amateurs du genre qui étaient, pour la plupart, ignorants de l’existence du sextette. Il fallut juste l’annonce d’un frontman de qualité en invité sur la nouvelle galette de cette formation australienne pour rapidement inverser la tendance, et permettre au groupe de faire converger, autour de sa prochaine sortie, un intérêt accru par les révélations ultérieures d’autres participants réputés.
Qui plus est, en ce qui concerne la pochette, le combo d’Adélaïde s’offre les talents du Grec Seth Siro Anton, dont le style artistique si caractéristique et unique (mais de plus en plus répandu), laisse une aura froide, mécanique, et déshumanisée, se dégager de l’œuvre. Encore une fois, l’illustration s’accorde totalement avec ce nouveau disque, qui n’est plus teinté de mélodies riches en couleurs. Bien que la représentation classique de l’individu intérieurement dérangée revienne, les thèmes abordés ont été orientés vers de nouveaux horizons lyriques, condamnant, sur fond de société dystopique, les comportements de l’espèce humaine, au détour de paroles métaphysiques, naviguant entre fantastique et science-fiction. Cet ensemble littéraire, cumulé aux noms des pistes, n’est pas sans rappeler un groupe du même genre bien connu pour s’étendre sur ces sujets, soit SCAR SYMMETRY. Ce qui est d’autant plus étonnant que l’invité principal de cet album, Christian Älvestam, en est l’ex-frontman. C’est à se demander si les Australiens n’ont pas cherché à concorder davantage à l’univers du Suédois, peut-être pour faciliter la cohésion ?
D’ailleurs, venons-en à sa présence et son apport vocal sur trois des titres de Mortuus Machina. Christian est, sans conteste, un frontman hors pair et exploite, au mieux, son growl dément en communion avec celui plus léger d’Adam Soininen, permettant ainsi aux pistes de gagner en caractère. Toutefois, là où le bât blesse est que, malgré ses aptitudes indéniables, ses manifestations ne sont pas toujours un bienfait pour UNIVERSUM, puisqu’il s’emploie également à délivrer des lignes de chant clair en parallèle. Effectivement, tout comme avec son récent projet SOLUTION .45, l’assimilation inhérente de ses lignes avec sa précédente formation où il avait laissé son empreinte vocale, tend les groupes qui le sollicitent comme guest à sonner, indubitablement, comme celle-ci ; Christian ne prenant même pas la peine de varier son timbre de voix, et le soutien des claviers, sur ses passages, similaire à ce que l’on trouve chez les Suédois, n’aidant guère à se défaire de l’idée. En outre, un quatrième morceau, « Asymetric Dimensional State », accueille Tommy Tuovinen, meneur de MYGRAIN, lui posant, comme base, des riffs clairement inspirés de SCAR SYMMETRY. Et, alors qu’il fait un début efficace, proposant un chant grave davantage criard, l’arrivée, au refrain, de lignes claires similaires à celles de Christian, bien que légèrement plus mélodiques, entache l’intérêt qu’avait suscité le titre, appuyant plutôt le constat d’une utilisation stérile des invités, censés apporter une touche personnelle aux compositions, sans pour autant les dénaturer et annihiler l’identité musicale des Australiens. Du fait de la présence de ces personnes, Michael Soininen a décidé de se cantonner à son poste de guitariste, privant alors l’auditeur de ses élocutions accrocheuses qui, supportées par celles de son frère, sur Leto Destinatus, enrichissaient les refrains, n’étant ici laissés qu’aux prestations claires de Tommy et Christian, de quoi amoindrir leur charme. Adam développe tout de même une énergie dévastatrices sur ses lignes, alternant entre voix growlée et hurlée. A noter que l’Australien a affiné sa technique vocale et propose, désormais, un chant plus maitrisé et esthétique, renforçant l’intensité des titres. Cependant, il juge toujours inutilement nécessaire de garnir les intros d’hurlements superflus, et n’engendre, à lui seul, que très peu d’excellents refrains, ne jouissant, de plus, que rarement du soutien phare des guitares, hormis sur « Take Another », où le désespoir se laisse ressentir, et sur celui de « Blank Infinity », magnifié par de profonds vocaux et les claviers, et clôturant somptueusement l’album avec, également, une rythmique compacte et agitée, et un très bon solo.
Malgré la perte de leur tonalité chaleureuse qui permettait, paradoxalement, de complètement retranscrire les émotions mélancoliques, les guitaristes, proposant donc, maintenant, une mélodie plus brute, cisaillant les compositions, n’ont rien perdu de leur efficacité technique. Ainsi Stephen et Michael envoient des riffs agressifs qu’ils cumulent à quelques leads entraînants (« Morte Noir »), mais sans réussir à raviver la teinte harmonieuse colorée qui les distinguait. On pourrait également avancer qu’UNIVERSUM a voulu intégrer plus de virtuosité au sein de cet album, au vu des nombreux invités qui viennent poser leurs accords. Néanmoins, la dextérité dont ils font preuve ne s’avère pas indispensable à la structure des morceaux, puisqu’enchaînant des démonstrations, certes propres, mais nettement à la portée des membres australiens, comme sur « Sum Of The Universe », où Olof Mörck et Marios Iliopoulos, de NIGHTRAGE, se côtoient le temps d’un double solo, plutôt classique ; le titre brillant davantage par ses leads séduisants et l’échange guttural entre Älvestam et Adam. Tout au long de l’album, les deux Australiens proposent même des combinaisons plus intéressantes que celles de leurs guests (« Transcendance 0.0 ») ; le seul à vraiment exposer sa maestria étant Paul Wardingham, sur « Aeon Displacement », déroutant le titre vers une chevauchée mélodique parfaitement maîtrisée. Ola Frenning (ex-SOILWORK) est aussi de la partie, le temps d’un duo avec Michael, tout comme ce dernier l’avait fait avec son collègue, sur « Fractured Archetype », ce qui laisse entrevoir un manque d’originalité dans l’agencement de ces parties.
Pourtant, les compositions apparaissent plus matures, privilégiant celles réfléchies et évolutives aux pistes directes à courte durée. On note donc de nombreux breaks et ponts, laissant place aux cordes ou claviers, et des titres à l’impact, par conséquent réduit, qui jouent davantage sur la variation de sonorités créées. Autant, certains titres profitent pleinement d’un développement plus approfondi, tel que « Blank Infinity », autant d’autres finissent par perdre de leur essence à force d’être constamment détournés (« Aeon Displacement », et son effet tunnel déplaisant). Et puis, l’aptitude à réaliser des morceaux immédiats et accrocheurs faisait partie de l’identité musicale d’UNIVERSUM qui, maintenant, échoue même sur ce point, avec « 2.0 » où les lignes de Christian cassent le rythme.
Agréablement, la production déjà très bonne en 2008, et toujours réalisée par le groupe et Jens Bogren, a crû en qualité, octroyant aux instruments un rendu plus net et clair, d’où un aspect mécanique. La section rythmique qui était la principale lésée, se voit remaniée et plus efficace. Doug Clark, à la basse, tisse des accords musclés désormais audibles et, même s’il reste dans un jeu convenu, son apport solide aux guitares est prolifique, et permet d’éviter de retomber dans un sentiment de monotonie. Quant à la batterie, un effort notable a été réalisé pour rendre ses composants plus distincts, même si la grosse caisse manque toujours de vigueur. Par ailleurs, sans doute à cause de la dimension plus froide de la musique, les percussions ressortent moins explosives. Cela n’empêche pas Jaron de proposer des structures impétueuses et bien plus variées, plaisantes à l’écoute (« Genetic Sequence Distorsion » et son pont intense). Même si les tempos agressifs ne sont toujours pas de mise, le chant démesuré et la basse comblent amplement ce manque, résultant en des compositions puissantes et dynamiques.
Enfin, la belle Rachael, derrière ses claviers, n’est plus aussi sollicitée et se contente d’apparitions furtives, n’étant plus un rouage clé pour porter les mélodies des morceaux, les instruments rythmiques étant passés prioritaires dans le mix. Elle reste, bien sûr, toujours présente et à doses variables, lors de refrains, mais occupe, généralement, le fond sonore par de légères nappes atmosphériques, ou des boucles électroniques en intro et outro. On constate donc moins d’envolées de samples, mais les partitions prennent parfois des tournures plus symphoniques et mystiques, jusqu’à rappeler les Grecs de SEPTICFLESH, principalement au travers du titre « Slaves To The New Order », qui possède également des passages saturés de samples sans dynamismes, mais développe une atmosphère intéressante où basse et batterie sont mises à l’honneur dans des schémas chaotiques.
Malgré un fort potentiel et des invités de renom qui auraient pu aboutir en un excellent album aux influences variées, Mortuus Machina est l’exemple même d’un groupe qui a voulu trop en faire. Alors que le précédent opus respirait la spontanéité et l’énergie, ce disque propose des compositions de qualité, mais à la musique trop propre et se voulant intelligente. Malgré leur exécution infaillible, UNIVERSUM a, cette fois, bien du mal à faire passer fougue et émotions, s’écartant de son identité d’accroche sonore, pour un ensemble dénué de réelle personnalité. Par surcroît, l’aménagement des sections des invités est des plus arbitraires, et leur présence se montre alors anecdotique, voire inutile, puisque certains morceaux perdent en intérêt. Les Australiens font donc, ici, un écart de route qui ne leur est pas profitable, même s’il peut leur permettre d’être connus internationalement. Il reste juste à espérer que les membres se rendront compte qu’ils parviennent à de meilleurs résultats, plus convaincants, en restant eux-mêmes.



Ajouté :  Jeudi 31 Mars 2011
Chroniqueur :  CyberIF.
Score :
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