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ABDUCTION (FRA) - Heights' Shivers (2010)






Label : Auto-Production
Sortie du Scud : 26 octobre 2010
Pays : France
Genre : Black Death Metal Mélodique
Type : Démo
Playtime : 4 Titres - 30 Mins





Cette chronique étant axée sur la première sortie de ce jeune groupe, un bref historique s’impose. Fondée en 2006, la formation francilienne s’articule désormais autour de quatre membres, dont deux issus de CRYSTAL WALL, et s’épanouit le long de compositions mélodiques et poétiques, mariant Black et Death, dans le genre d’un DISSECTION qui rencontre un OPETH, si l’on veut généraliser. Encore un énième groupe de Black français, en effet, mais pas n’importe lequel. Même si cela n’a jamais été révélateur de la qualité musicale, un rapide coup d’œil à l’imagerie globale représentée autour de cet EP démo suffit à affirmer qu’ABDUCTION possède une personnalité certaine, ne se contentant pas d’avancer sur un chemin déjà pavé et goudronné. Ainsi, la structure du logo se base sur l’aspect indéchiffrable inhérent au genre, mais en l’amenant au niveau supérieur, stylisant les courbes pour un rendu abstrait artistique et plaisant à décrypter. Pour ce qui est des illustrations, elles apparaissent froides, mélancoliques, et comme figées dans le temps. Toutefois, c’est la technique utilisée à leur réalisation qui surprend. Exit les logiciels de photomontages, ce sont clairement des œuvres peintes à la main qui sont présentées, et d’où se dégage, par conséquent, un lyrisme sensible et singulier. Et puis, quelle meilleure façon de réaliser ces planches, lorsque le thème principal du disque porte sur les débuts de l’industrialisation, que d’avoir recours à un art typique du passé ? Un sujet justement traité grâce à des paroles finement écrites et symboliquement fortes, dont le choix intelligent des métaphores et de la construction des textes leur permettent de correspondre parfaitement à l’atmosphère sibylline des compositions.
La première constatation qui s’établit, lorsque l’on découvre ce disque, a trait à la durée relativement abondante des morceaux, rare pour une démo, mais également pour ce genre qui privilégie les titres directs. En effet, seulement quatre pistes, atteignant les trente minutes, c’est autant que certains albums avec trois fois plus de pistes. Toutefois, peu de place à la simplicité, la répétition exagérée pour créer des pièces gargantuesques n’est pas le hobby des Français, eux préfèrent miser sur la variété. On évite également les compositions improvisées qui ne mènent souvent nulle part car, chez ABDUCTION, tout est réfléchi et agencé de façon à ce que rythme et mélodie évoluent de concert avec l’atmosphère. Ainsi chaque titre se développe astucieusement, détournant maintes fois l’auditeur grâce à une multitude de breaks adroits (acoustiques, rythmiques ou mélodiques) qui diffèrent aussi entre eux. Les morceaux se veulent captivant, parvenant à conserver une cohérence étonnante entre toutes les sections présentées et aiment à surprendre en s’éclaircissant pour revenir à la charge avec une instrumentation haineuse. Pour preuve, « Spacewalk », trônant sur près de dix minutes, est des plus alambiquées due à ses multiples variations de structures, entre intensité offensive et pondérée, et des breaks altérant sans cesse la rythmique, mais conserve un développement sensé, jamais maladroit, qui finit par faire écho aux premiers riffs et clôt, ainsi, un titre réellement ingénieux et envoûtant.
Le temps n’est donc pas à l’ennui, mais plutôt à la découverte et l’évasion, ce à quoi les guitares ne sont pas anodines puisqu’elles semblent prioritaires au niveau du mix, hormis sur « Spacewalk ». Les deux Guillaume délivrent des riffs diversifiés et originaux, qui se répètent rarement, juste pour maintenir l’harmonie, et se répondent de façon à construire les atmosphères. Brutes et extrêmement saturées sur les deux premières pistes, les guitares y amènent une texture opaque pesante, conduite par d’excellents leads mélancoliques transpirant au sein du titre et qui savent rester mélodiques (« Banquet For Another Dead World »). On ne peut, également, s’empêcher d’y ressentir quelques influences Death Mélodique oldschool, principalement lors des parties acoustiques, à l’instar de l’outro de « Heights’ Shivers » notamment. Par ailleurs, ces sections aérées ont aussi été soignées puisqu’elles se parent de différents airs et sonorités, certaines bénéficiant de quelques effets, et sont parfois soutenues par les éléments rythmiques.
Fort de son expérience avec son projet personnel (HILDE), Guillaume Roquette se révèle, de plus, être un vocaliste aguerri. Il délivre, majoritairement, un chant growlé, typé Death, réellement dense et puissant. Les compositions, ainsi parcourues de ses lignes vocales désincarnées n’en deviennent que plus profondes et habitées, entraînant l’auditeur dans une odyssée dantesque. Là encore, ABDUCTION suit ses idéaux et propose deux textes en français, ainsi qu’un troisième dans la langue de Shakespeare, sans toutefois les mélanger. A noter que, même si ce n’est pas volontaire, la voix de Guillaume R. apparaît différente en anglais. Alors qu’il libère, habituellement, des invectives profondes, et charismatiques, ses lignes se font plus déchirées lorsqu’il n’est pas dans sa langue natale, apportant un ton davantage Black au titre mais sûrement plus accrocheur dû à son dynamisme. « Spacewalk » voit également apparaître une autre variation de ses vocaux avec, lors d’un break final, le chant mis en retrait, comme chuchoté, et qui amène une atmosphère plus oppressante. Une alternance qui demande à être plus utilisée.
Mathieu Taverne, à la basse, collabore pleinement à renforcer l’agressivité des guitares. Cependant, il ne se contente pas de se calquer sur leur schéma et, s’il blinde les riffs des redoutables envolées de « Spacewalk », il parvient également à suivre une structure qui lui est propre, ressortant nettement lors des breaks acoustiques. Un cheminement intentionnel, en marge de la mélodie, qui apparaît plus prononcé sur « Banquet For Another Dead World », où l’air exécuté reste quelque peu similaire aux guitares, pour ne pas créer une disparité trop importante, mais s’en émancipe, ainsi que de la batterie. ABDUCTION a, de nouveau, pris le pari risqué de suivre son inspiration et le résultat est encourageant. Cette indépendance de la basse apporte une diversité rythmique intéressante qui créé, par la même occasion, davantage de sonorités au sein de compositions déjà riches musicalement.
Quant à la production, même si son imperfection s’ajoute au charme transmis par les morceaux, il est juste de préciser qu’elle étouffe trop les sonorités des instruments, bien que cela se ressente moins lors des sections légères d’acoustique. En outre, le mixage n’est pas toujours pertinent avec la batterie qui semble alors, par moment, manquer de puissance. En effet, Morgan Velly assure pourtant un jeu dynamique et varié, profitant des breaks pour accomplir des structures décalées par rapport aux cordes, ou gérant décemment les variations de tempo. Mais l’aspect sonore précédemment abordé lui apporte un manque de relief, avec des cymbales souvent amorties et une grosse caisse aux heurts mous, ou manquant de netteté, créant alors un bourdonnement uniforme, durant les moments plus véhéments (« Heights’ Shivers »). Bien que, sur « Spacewalk », elle se montre tout à fait correcte, écrasante en sortie de break acoustique, et avec quelques blast beats prononcés, et que l’intro de « Banquet For Another Dead World » renvoie un bon rendu de ses composants, la batterie est généralement éclipsée par les guitares et seuls ses toms ressortent convenablement. Néanmoins, il est également intéressant de souligner que l’ensemble de la production n’est pas le travail d’un professionnel, ni d’un enregistrement studio, mais a été entièrement réalisé artisanalement, grâce à divers logiciels informatiques. Sachant ces conditions, le résultat paraît donc plutôt honorable et correct.
Enfin, l’ultime piste, « Modern Times », surprend par sa dissonance avec les autres morceaux, chargés en lignes instrumentales, puisqu’elle se veut simple et légère, exclusivement réalisée au piano, par Guillaume F. Ce dernier conçoit une mélodie vivante, où l’on remarque parfois quelques hésitations, qui évolue tout au long du titre et finit par happer l’auditeur, de par la sincérité qui s’en dégage, au sein d’un voyage fragile, presque hors du temps. Une excellente façon de terminer cet EP, par une balade douce, nous laissant seuls avec nos pensées.
Si ses textes se trouvent à mille lieues des expérimentations ésotériques pratiquées par les Gris sur de pauvres individus incompris, l’abduction réalisée par le groupe, au travers d’Heights’ Shivers, est clairement réussie en ce qui concerne l’âme fragile de l’auditeur, rapidement emportée par cette musique surnaturelle. Les Franciliens construisent des compositions intelligentes, recherchées, mais également originales et qui n’omettent jamais de distiller différentes humeurs et ambiances au sein d’un univers qui leur est déjà propre. Bien évidemment, le fait que cet EP soit une démo laisse ressortir quelques maladresses, que l’on considère tout de même avec relativité, telles que la qualité générale de la production, ou encore les irrégularités qui subsistent dans le mix. Toutefois, le statut de cette sortie est également un point positif puisqu’annonciateur d’un album placé sous les meilleures hospices, aux défauts rectifiés, et que l’on attend avec impatience !



Ajouté :  Mercredi 23 Mars 2011
Chroniqueur :  CyberIF.
Score :
Lien en relation:  Abduction Website
Hits: 8715
  
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