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LINKIN PARK (usa) - A Thousand Suns (2010)








Label : Warner Bros. / Machine Shop Recordings
Sortie du Scud : 14 Septembre 2010
Pays : Etats-Unis
Genre : Rock / Hip Hop Alternatif Expérimental (et Electronique)
Type : Album
Playtime : 15 Titres - 48 Mins





"If the radiance of a thousand Suns were to burst at once into the sky…”
Si un millier de Soleils venaient à exploser simultanément dans le ciel, ce serait l’instant de la finitude, une lumière totale enveloppant tout un chacun, immobilisant le monde dans l’espace et le temps, jusqu’à se confondre intégralement avec lui, à l’image de l’oiseau présent sur la pochette. Pendant deux années, LINKIN PARK s’est attelé à recréer cette expérience saisissante et intemporelle, au travers de A Thousand Suns, leur album sûrement le moins commercial et accessible, mais sans conteste le plus atypique et recherché. Pour cela, ils se sont laissés aller à expérimenter vers d’autres rivages musicaux et sonores afin d’obtenir une œuvre novatrice et visionnaire, grandie de leurs précédents efforts dont elle se détache radicalement. Bien que les premières écoutes se révèlent déconcertantes (et non décevantes), cette réinvention de leur son, davantage orienté sur les atmosphères synthétisées et l’expérimentation, se révèle, au fur et à mesure des écoutes, d’une grande richesse.
Si A Thousand Suns était originellement pensé comme un album concept, la version définitive qui nous est présentée s’en éloigne pour ce qui est des textes, puisqu’ils sont axés autour d’un thème commun mais ne possèdent pas une trame narratrice qui se poursuit au long des morceaux, à l’instar de Cybion de KALISIA. La conceptualité apparaît, en revanche, dans la musique créée par les Californiens, conçue pour être écoutée dans sa totalité, en tant qu’expérience à part entière. En effet, contrairement à ses précédents efforts, le groupe a abandonné la composition d’un disque recelant de singles énergiques, immédiats et accrocheurs, préférant développer une atmosphère singulière subtilement connectée aux paroles et représentations visuelles découlant de l’écoute, au travers de multiples éléments sonores justement placés. C’est pourquoi LINKIN PARK a dû complètement revoir sa façon d’écrire, proposant ainsi des structures inédites et imprévisibles, n’étant plus focalisées sur l’impact des refrains ; certains titres n’en possèdent, d’ailleurs, pas de véritables étant donné qu’ils ont principalement été pensés en terme d’ambiance. Par conséquent, l’album parvient à rester cohérent du début à la fin, avec des enchaînements fluides et imperceptibles entre les pistes. En se penchant sur celles-ci, on pourrait presque reprocher au groupe de n’en proposer qu’une dizaine (avec l’intro), mais rares sont celles inférieures à quatre minutes, reflet d’un travail soigné et inspiré. Les cinq autres titres sont en fait des interludes faisant office de transitions, tout en étayant davantage la tridimensionnalité recherchée par le sextet. Certains sont de simples instrumentaux avec quelques vocaux repris des morceaux, appuyant le concept musical ubiquiste, tandis que d’autres renferment des prises de parole de personnalités historiques, servant les thèmes développés dans les textes, et choisies essentiellement pour la gravité et l’émotion qu’elles dégagent.
Les paroles, métaphorisées et toujours politiquement engagées depuis Minutes To Midnight, traitent ici de la guerre, plus précisément nucléaire, mais aussi des idées néfastes que l’homme peut avoir en utilisant la technologie, servant le cycle dévastateur de la fierté, de la destruction et du regret, parfois rompu par l’espoir d’un renouveau possible. Sans surprises, on retrouve donc comme interlocuteurs : J. Robert Oppenheimer (« The Radiance »), considéré comme le père de la bombe atomique, Martin Luther King, Jr. (« Wisdom, Justice, And Love »), partageant ses sentiments sur le Viêtnam, et Mario Savio (« Wrecthes And Kings »), leader du Free Speech Movement. Même si leurs discours sont anciens, les principes abordés continuent de s’appliquer au monde d’aujourd’hui et apportent, à l’œuvre des Californiens, un ton sombre, presque post-apocalyptique. C’est ainsi que l’on constate la liaison avec la musique : l’humanité est effrayée par son avenir et les sonorités se veulent intimidantes et agressives ; pourtant, les textes recèlent plus d’optimisme qu’il n’y en a jamais eu sur un de leurs albums, d’où les passages réellement beaux et envoûtants.
Toute cette palette d’émotions et d’images est due, en grande partie, à l’utilisation réformée des claviers, synthé et platines, de telle sorte à ce que « Cure For The Itch » et « Session », présentes sur les deux premiers opus, semblent finalement poser les prémices de l’orientation prise sur A Thousand Suns, en terme d’atmosphère électronique et surréelle. Effectivement, tous ces éléments synthétiques forment désormais la trame principale des compositions, les claviers engendrant, de par des notes graves et nappes aériennes, une architecture sibylline sur laquelle se greffent les multiples percussions et s’articulent les guitares, jusqu’à créer une texture sonore abondante, justement complétée par les chants harmonieux. Et, dans l’optique de s’accorder au concept instauré, outre l’orgue dantesque que vient poser Mike sur quelques titres, Joe Hanh met tout son talent de DJ dans la déstructuration et sublimation des compositions par des scratches violents, des méandres électroniques oppressants et de nombreux autres éléments et effets, plus ou moins complexes, qui servent parfaitement l’atmosphère dépeinte ; le breakdown schizophrénique de « Blackout », typé « New Divide », enchaînant sur un mixage chaotique du chant de Chester, se révèle redoutable, bien qu’il y ait également une mélodie un peu trop kitsch, au sein su morceau. On peut, de surcroît, relever ses interventions accrocheuses, dont son solo de platine, sur « The Catalyst » ou les nombreux effets virevoltants sur les titres plus Hip Hop. Le concept est aussi accentué par l’altération des lignes de chaque membre entre leur rendu naturel et un plus technologique, comme les vocaux évoluant entre digitalisation et humanisation (« Wisdom, Justice, And Love », « Fallout »), les percussions oscillant entre les électroniques et celles fournies par Rob, et les cordes issues ou créant des boucles numériques et psychédéliques.
Et pour obtenir cette adéquation et harmonie avec le synthé, la formation américaine a eu une approche totalement différente et innovante en ce qui concerne ses guitares, autrefois surpuissantes et grondantes. Les mélodies ne sortent plus directement par les amplis, mais s’ornent, au préalable, de divers effets, avant de réintégrer la structure musicale sous forme de samples, à la manière des compositions de Hip Hop. Même si cette nouvelle expérimentation se montre déroutante pour du LINKIN PARK, on ne peut nier que le résultat n’en est pas moins grandiose et finement travaillé, puisque ce retrait des cordes, passées au plan inférieur, permet d’enrichir et densifier pleinement la mélodie, sans jamais la masquer. En outre, cette utilisation est bénéficiaire du fait que les lignes apparaissent plus ingénieuses et variées, à l’exemple du très bon solo de « Burning In The Skies », des tremolos picking constituant des fils directeurs poignants (« Waiting For The End »), ou tout simplement des breaks prononcés, en compagnie de boucles électroniques, orientant les compositions dans d’autres directions. D’ailleurs, cette vision inattendue du rôle des guitares rappelle fortement la distillation de l’acoustique sur l’intro de leur tube « Breaking The Habit », qui ne possède pas non plus de riffs explosifs ; l’idée était, finalement, déjà inscrite dans leur identité sonore. De ce fait, tout ce qui constituait l’harmonie rythmique et mélodique par le passé s’est imposé comme élément principal dans les compositions, tandis que les instruments autrefois primordiaux contribuent à présent à embellir l’atmosphère.
Ce qui profite évidemment à la section rythmique, propulsée dans l’audition. La basse devient ainsi un élément clé du schéma musical de l’album. Indispensable, elle crée les ambiances en plombant les nappes de claviers et animant les passages mouvementés, comme sur « Waiting For The End » où elle se montre explosive, ou « The Catalyst », qu’elle façonne. Les accords pesants offerts par David Farrell se confondent avec le ton eschatologique de l’album. Les percussions, quant à elles, sont portées d’une véhémence rare et appréciable. Leur agencement au sein des compositions et leur rôle dans l’enfantement des émotions, entre la batterie martiale disposant d’un son cristallin, les beats massifs, les tambours annexes occupés par Brad, et la multitude de percussions électroniques, est simplement remarquable. Bien que les tempos soient peu élevés, elles apportent la consistance nécessaire aux pistes, sachant faire violence au bon moment, principalement sur les titres dans une veine totalement Hip Hop, plus bruts et organiques, comme « When They Come For Me », pourvu de percussions tribales magistrales suppléées de distorsions imposantes, dans un esprit très NINE INCH NAILS.
Malgré toute cette entropie musicalement confinée, le chant de Chester respire l’optimisme annoncé par les textes, puisqu’il est exclusivement clair et mélodique, à l’exception de « Blackout » où il contribue à un titre saturé d’un brouillard technologique en y apportant des vocaux criés agressifs, soutenus par une rythmique profonde. Sur le reste de l’album, il livre néanmoins une performance exceptionnelle, démontrant que les pistes se suffisent à elle-même avec la puissance mélodique et la sensibilité qu’il leur insuffle, sans avoir besoin de passer par les hurlements. Le frontman a fait de réels progrès et le démontre en jouant avec son timbre et son intensité, tout en restant pondéré, pour s’harmoniser également aux lignes instrumentales. Sur l’ultime piste, « The Messenger », il accomplit une prestation saisissante et à fleur de peau, posant une voix rocailleuse, semblant puiser dans ses dernières ressources, sur une superbe piste entièrement acoustique qui contraste nettement avec le reste de l’album, symbolisant l’évasion d’un méandre technologique omniprésent. Mike délivre aussi un chant mélodieux, en parallèle de Chester, pour sublimer les morceaux. Il n’est d’ailleurs pas rare que les deux voix se mêlent et s’intervertissent sans que l’on en ait réellement conscience, ou qu’elles soient samplées et plus ou moins prononcées dans l’ornement du chant principal. Ses meilleures performances sont réalisées, toutefois, avec son flow, parfois groovy, dénotant des autres lignes par son aspect brutal et sombre qui impose une scission dans la trame atmosphérique hallucinante des titres alentours, comme sur « Wrecthes And Kings », qui rend hommage au leader du groupe PUBLIC ENEMY, Chuck D, et son titre « Bring The Noise », en débutant sur la même rythmique agressive. Les lignes vocales reflètent un travail intense, toujours axées dans la recherche d’une émotion troublante, comme en témoignent les profondes explosions en voix claires, toujours maîtrisées, engendrées par des samples de plus en plus imposants, mais est parfois tellement poussée qu’elle semble surfaite, à l’instar de l’intro popisée et sirupeuse de « Robot Boy », où l’ensemble de chœurs et percussions se montre très niais, ou bien le pont de « The Catalyst », avec une répétition excessive des mêmes voix. Outre ces deux frontmen, un nombre important de chœurs apparaissent, soit éthérés et grandioses, allant de mise avec un synthé orchestral s’intensifiant, ou bien réalisés par les membres à l’unisson, dont la présence confère une force non négligeable aux morceaux, particulièrement sur « Iridescent », où ils sont introduits par un solo de guitare, puis ponctués d’une batterie surréelle, ou bien sur le somptueux refrain de « When They Come For Me » qui finit par se transformer en un vocalise féminin oriental s’intégrant sans mal au titre. D’ailleurs, sur celui-ci, un court passage en espagnol, sur un air révolté, se fait entendre, tout comme sur l’interlude « Empty Spaces », sur fond de nature recouverte par les bombardements de la guerre. On note également « Jornada Del Muerto » qui, bien qu’ayant un titre ibérique, est chanté en japonais. Ces petits détails, presqu’anodins, continuent néanmoins d’apporter de la substance à la tridimensionnalité de l’œuvre. Un aspect qui se veut renforcé par le caractère extrêmement visuel et cohésif des vocaux et paroles qui semblent vraiment naturels et spontanés sur la plupart des morceaux, et apportent une certaine âme au disque.
Il y a dix ans de cela, LINKIN PARK sortait Hybrid Theory, son premier album, orientant par la même occasion le Néo Metal dans une direction nouvelle et permettant au groupe de rencontrer un immense succès. C’est cette reconnaissance qui leur permet, une décennie plus tard, de concevoir A Thousand Suns, dans le même studio, en suivant leurs propres envies, leur créativité démesurée et, surtout, leur intégrité musicale, allant à l’encontre des volontés du label qui les avait signés à leurs débuts, mais aussi d’une majorité des fans souhaitant une revitalisation des titres énergiques et imparables qui ont mené à leur prospérité. Ainsi, ne se fiant qu’à son talent et son imagination, le sextet américain vient de réaliser un opus magistral et imprévisible, une œuvre artistique incomparable, déployée sur de multiples niveaux de lecture cohérents et ingénieusement connectés, et tout simplement honnête et belle. Ce nouvel album, aux allures de bande-son post-apocalyptique, propose une expérience immersive transcendante et hors du temps à laquelle on ne peut rester insensible. De nouveau, les Californiens sont parvenus à repousser leurs limites musicales en se réinventant, sans pour autant abandonner leur personnalité, afin d’accomplir leurs idéaux en tant que groupe. Et pour cela, ils méritent toute ma considération.
"…that would be like the splendor of the Mighty One.”



Ajouté :  Samedi 06 Novembre 2010
Chroniqueur :  CyberIF.
Score :
Lien en relation:  Linkin Park Website
Hits: 8771
  
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