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RAMMSTEIN (de) - Liebe Ist Fur Alle Da (2009)






Label : Universal Music Group
Sortie du Scud : 16 octobre 2009
Pays : Allemagne
Genre : Rammstein Metal
Type : Album
Playtime : 16 Titres - 68 Mins





C’était en automne 2004. Je ne me souviens plus précisément de la date exacte, ni même du mois. Je me contenterais humblement d’appeler ce jour : « celui où ma vie a basculé ». J’étais encore un jeune con à l’époque. Je suis maintenant un con un peu moins jeune. Il n’empêche qu’en cette période de la vie qu’est l’adolescence, toutes les expériences ne sont pas bonnes à prendre ou à voir. La vision de cet ange qui fellationne ce bûcheron au rictus pervers avant de se faire dépecer est un flashback qui fait partie intègre de mon quotidien. Le clip était « Mein Teil », il fut mon dépucelage. Ma première expérience. Ma première exposition à une musique si dense et puissante que votre sang ne fait qu’un tour. L’intérêt fut immédiat. Herzeleid, Sehnsucht, Mutter, Reise Reise, Rosenrot. Jackpot ! Je ne saurais vous dire combien de fois ces disques ont tourné dans ma platine, combien de secondes il m’aura fallu pour mémoriser chaque riff, chaque mot, combien d’amour et d’argent sont passés dans l’entreprise RAMMSTEIN. Ces deux syllabes qui ont donné un sens à ma vie. Neuf lettres sans lesquelles vous ne seriez probablement jamais en train de lire ces quelques lignes. Mémorisables aussi facilement que « papa » ou « maman », elles sont la preuve vivante et ineffaçable que la musique peut sauver une existence. Elles ont forgé un homme épanoui, prêt à vous faire partager toute sa dévotion pour un des plus grand groupes Metal de tous les temps : RAMMSTEIN. Une biographie serait pure folie. L’évolution des teutons, soudés depuis 1993, ne se retranscrit pas ! Elle se vit ! Des débuts rugueux et foudroyants d’Herzeleid à la richesse mélodique de Mutter en passant par le contresens artistique Rosenrot, nos amis sont passés par tous les états, provoquant joies et colères des fans. La sortie mondiale de Liebe Ist Fur Alle Da était donc attendue par tous. Avec leur dernier opus paru en 2005 qui présentait un RAMMSTEIN en bout de course, fin de cycle, davantage inspiré par la Pop/Rock miséreuse qui cartonne aux charts, ils avaient tant à se faire pardonner.

Visuellement, l’album aborde des tons dignes d’un tableau néoromantique. Le thème du CD (« l’amour est là pour tous ») est largement repris dans l’artwork, présentant les membres du combo en train de se partager (au sens propre) une Vénus dénudée. Dans une atmosphère étouffante et feutrée, les allemands nous représentent leur propre Cène, volant la vedette à De Vinci. Un travail de longue haleine à ici été effectué, chaque détail étant peaufiné à l’extrême. Mais c’est bien musicalement que l’effort doit être considéré. Liebe Ist Fur Alle Da s’initie dans la quiétude avec « Rammlied ». Quelques chœurs résonnent pendant que Till de sa voix inimitable ouvre le bal. Sa prose est intacte. Avant qu’à gorges déployées, les membres nous scandent des « Ramm – Stein ! » martiaux qui semblent conçus pour capter l’auditeur. Et ça marche ! Les guitares renaissent de leurs cendres. Les riffs conservent une certaine propreté tout en retrouvant leur dureté industrielle. Till Lindemann ne pourra que confirmer lui-même l’impression générale : « Nous sommes de retour ! ». Il est vrai. « Ich Tuh Dir Weh » enchaîne avec des sonorités électroniques dansantes et un refrain sadomasochiste (« Je te fais mal ») du plus bel effet. Les cordes sont déchirées entre la période Sehnsucht et Reise Reise. Ce n’est pas le cas de « Waidmanns Heil » qui reprend la structure d’« Adios », présent sur Mutter. C’est donc un mélange complexe de tout ce qu’a fait RAMMSTEIN depuis sa création qui nous est proposé. Les défauts de Rosenrot ont tous été corrigés. Le résultat est majestueux, divin. Le culot va à l’extrême quand sur « Hailfisch », les germaniques nous proposent leur propre version de DEPECHE MODE combiné à KRAFTWERK façon vaudeville avec une proposition saccadée et entraînante. Arrive ensuite l’énigme de la rondelle, le fameux « B******** ». Ce titre fait référence à un mot, impossible à orthographier créé par Lindemann en personne. En tendant l’oreille, on pourrait se risquer à le traduire par « Bückstabu » ce qui serait l’hypothèse la plus juste pour le moment. Et en dépit des nombreux cours de symbologie pris avec le professeur Langdon, héros des romans de Dan Brown, pas moyen d’en sortir une anagramme censée. Ce mot restera un mystère et c’est mieux ainsi. Ce titre est, au passage, le plus imposant en terme de lourdeur jusqu'à présent avec des parties de guitares qui rivalisent avec « Sonne » ou « Mein Teil ». « Frühling In Paris » est la ballade de l’album, comme l’ont été « Stirbt Nicht Vor Mir », « Seemann » ou « Ohne Dich » par le passé. Un démarrage acoustique auquel succèdent des petits martèlements de batterie et un riff épuré, voilà qui ferait refleurir les vallées de Verdun. Et Till ? Qu’en dire ? L’utilisation d’un texte de Michel Vaucaire pour un des plus grands succès d’Edith Piaf (« Oh non, rien de rien. Oh non, je ne regrette rien ») vaut son pesant d’or. Une pépite qui figure incontestablement parmi l’une des plus belles compositions du groupe. Après cet écart de conduite, RAMMSTEIN revient à un sujet plus sombre sur « Wiener Blut » : l’affaire Fritzl. Ce fait divers qui bouleversa l’Autriche en avril 2008, quand Elisabeth Fritzl fut libérée de sa prison pour dénoncer son père qui l’aura séquestré pendant 24 ans dans les sous-bassements de sa propre maison, lui infligeant sévices et viols et lui ayant fait pas moins de 7 enfants. L’ambiance sordide de cette histoire s’en ressent sur une plage à l’atmosphère oppressante. Dans les couplets, Lindemann adopte une voix rassurante et protectrice en harmonie avec le texte et sa voix se fait violente et agressive dans les refrains. Le squelette évoque fortement « Stein Um Stein » avec cette nuance entre climat de confiance / climat de violence. A noter que CALIBAN avait déjà écrit deux chansons sur cette affaire, (« 24 Years » et « The Denegation Of Humanity ») présentes sur Say Hello To Tragedy. Puis on bascule de nouveau dans le RAMMSTEIN provocateur et insouciant avec la chanson « Pussy ». Les rythmiques Pop/Electro, le texte osé (« J’ai une bite, tu as une chatte, quel est le problème, faisons le vite ») et le clip purement pornographique font étalage de leur grand sens de l’humour, à l’instar d’« Amerika » ou de « Te Quiero Puta ». « Liebe Ist Fur Alle Da », même si chanson éponyme, sera pour moi la moins inspiré. Seule la batterie de Schneider qui sonne tout du long comme très humaine fera le spectacle. Il manque un petit quelque chose sur le cœur même si l’esprit reste présent et que Till offre de belles vocalises. « Mehr » sera dans la même veine. C’est d’ailleurs elle qui représente vraiment la période Rosenrot ici. Et elle serait probablement passée plus inaperçue sans une formidable montée en puissance sur la fin. Le sextet clôture son œuvre avec « Roter Sand ». Là aussi, comme de coutume depuis Mutter, nous avons droit à une composition extrêmement calme et posée, qui tutoie les cimes avec un sifflement de rossignol signé Jenny Rosemeyer, des cordes acoustiques et un final épique. Fidèle à son leitmotiv, RAMMSTEIN nous livre une fois de plus, 11 pures tueries. Mais vous pensiez que l’orgie s’arrêterait là ? Que non ! Ainsi, si vous avez été un généreux donateur pour acquérir la version limitée de Liebe Ist Fur Alle Da, vous aurez droit à un bonus de cinq titres supplémentaires. Autant dire qu’ils ne seront en rien la pommade qui apaisera vos maux, bien au contraire. « Führe Mich » aurait largement eu sa place sur le CD 1 ! Les guitares, bien qu’en mode « down-tempo » (quelque chose qu’on n’aime pas trop chez eux) conservent une note Indus idéale avec un jeu d’écho dans le refrain et des violons inspirés. Le tout combiné pour obtenir une dernière minute en apothéose. « Donaukinder » est également une très belle surprise avec les chœurs d’enfants du Kinderchor Canzonetta pour une ballade fraîcheur dans les contrées verdoyantes du Donau. « Halt » est beaucoup plus rugueuse et malicieuse. Lindemann adopte les vocaux d’un déséquilibré avant de revenir à la raison sur les points culminants du morceau, toujours accompagné par de très beaux chœurs et des guitares puissantes et granuleuses. « Roter Sand (Orchester Version) », comme son nom l’indique, est une adaptation du « Roter Sand » avec une intensité décuplée par violons et violoncelles ainsi que le Jodel (chant typique du Tyrol) de Ernst Pfändler et Joseph Rempfler. Agréable. Dommage simplement que « Liese », la « Der des der » reprenne note pour note « Roter Sand » mais avec des mots différents. De plus, le texte est loin d’avoir un intérêt fort. Ceux qui ne comprennent rien à l’allemand ne verront aucune différence entre les deux et pourront s’en retrouver frustrés. Les autres aussi d’ailleurs. Mais cet ultime couac ne gâche pas le moins du monde le plaisir éprouvé.

Alors pour tenter de réconcilier les éternels insatisfaits, ceux qui ne jurent que par le RAMMSTEIN martial et barbare, porter un vrai amour pour ce groupe serait d’admirer sa démarche, éblouissante de justesse et de professionnalisme, quinze années après. Evidement, que ce RAMMSTEIN ne sonne en rien comme celui de 1995. Et heureusement, puisqu’on est en 2009 ! Ceux qui regrettent les allemands du siècle dernier n’ont qu’à s’enfiler Herzeleid à grosses pelletées. Ils ne feront que passer à côté d’une des œuvres majeures du nouveau millénaire. Car n’en déplaise, leur retour est triomphal. Ils ont eu l’élégance de jouer franc-jeu au travers d’un disque rayonnant de puissance, de mélodies, de sincérité. Je finirais en citant mon ex-collègue estimé Alexis de Fireball : « Blasphy De Blasphèmar a eu une phrase très juste : RAMMSTEIN a désormais son Load et son Reload ». Je me permettrais de rajouter qu’aujourd’hui, ils ont signé leur Death Magnetic.

RAMMSTEIN, neuf lettres à jamais écrites dans la cendre, le ciel et l’Histoire.

Discographie Complète de RAMMSTEIN : Herzeleid (Album - 1995), Sehnsucht (Album - 1997), Live Aus Berlin (Album - 1999), Live Aus Berlin (DVD - 1999), Mutter (Album - 2001), Lichtspielhaus (DVD - 2001), Reise, Reise (Album - 2004), Rosenrot (Album - 2005), Völkerball (DVD - 2006), Liebe Ist Fur Alle Da (Album - 2009), Made In Germany (Best-Of - 2011)

Metal Impact Bonus :
RAMMSTEIN : Les Crasheurs De Feu (Book - 2006)
RAMMSTEIN (de) - Paul Landers (Interview - Dec-2009)



Ajouté :  Mercredi 16 Décembre 2009
Chroniqueur :  Stef.
Score :
Lien en relation:  Rammstein Website
Hits: 18701
  
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