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ROGUE MALE (ie) - Animal Man (1986)






Label : Music For Nations
Sortie du Scud : 1986
Pays : Irlande
Genre : Mad Max Metal
Type : Album
Playtime : 10 Titres - 46 Mins





En 1986, le Hard-Rock connaissait une période de renouveau grâce à l’émergence d’une nouvelle vague US datant de 2 ou 3 ans, et dont MÖTLEY CRÜE, RATT, DOKKEN étaient les meneurs. Venaient à la suite un raz de marée incontrôlable avec pour tête de file, CINDERELLA, DAVID LEE ROTH, POISON et autres poseurs permanentés (ce qui dans le cas de CINDERELLA est un peu exagéré je vous l’accorde). L’Europe subissait alors l’hégémonie des indétrônables IRON MAIDEN, JUDAS PRIEST, ACCEPT, DEF LEPPARD et d’un SAXON périclitant. Du Japon venaient les colorés LOUDNESS, alors que BLACK SABBATH et AC/DC expérimentaient une nouvelle jeunesse. Le turnover sur MTV était impressionnant, la planète agitait ses guiboles au son des guitares saturées et rien ne semblait pouvoir changer cela.
Mais du trou du cul du Royaume-Uni, d’Irlande plus précisément, déboula une horde de sauvages prêts à mettre la terre à feu et à sang. ROGUE MALE.
Avec pour bagage, un look improbable, à mi-chemin entre la Tina Turner de Mad Max 3 et les trublions de Class 1984, et un premier album, First Visit ayant laissé une forte impression, les irlandais allaient alors abattre la carte la plus impressionnante de leur jeu, leur second et très malheureusement dernier album, Animal Man.
Music For Nations, alors le plus gros label indépendant du vieux continent cru tellement en leur potentiel, qu’une gigantesque campagne de promo démarra alors, avec présence continue dans les canards, passages télé, et tournée de grande envergure.
En disséquant ce vinyle, on comprend rapidement le pourquoi du comment de l’enthousiasme des DA du label. Jamais auparavant on avait entendu telle sauvagerie, et après, le silence total revint. Attention, on ne parle pas ici de Thrash débridé à fond les gamelles, 160 BPM au compteur, non, la vraie sauvagerie, celle des barges marginaux, celle des IGGY, Darby CRASH, GG ALLIN et autres MOTÖRHEAD. Ceux qui foulent la pelouse du bon goût de leurs boots crasseuses et qui pissent sur les balcons des vieilles dames.
En lançant « Progress » sur la platine, les années lumières d’avance de la bande à Jim LYTTLE sur le reste des troupes saute aux yeux. Rythme tribal, guitares sans contrôle, chant rugueux et textes revendicateurs, bien loin de l’image trop policée que les ténors de l’époque renvoyaient, à base de sexe, drogue, parties, monstres de foire et horreur cheap. Non, les ROGUE, c’était le social, la rue, le pain dans la gueule pour un regard de travers. « L.U.S.T.» confirme le propos, et appuie lourdement là où ça fait mal. Hymne macho comme on n’en fera plus jamais (à ce titre, l’acronyme signifie Lesbians Use Sex Terribly…), la construction du morceau est primaire sans être simpliste.
Mais le gros choc, c’est « Take No Shit », pamphlet anti-came hurlé d’une voix de barbare. Ecoutez un peu le son de la rythmique, et dites vous que ça, en 1986, c’était impensable. On est bien loin du binaire si cher aux rockers peu inspirés, produit avec des gants pour ne pas heurter les oreilles des minettes affamées de riffs pas trop teigneux. « Take No Shit » c’est justement l’inverse, la torture par la réalité, une dynamique incroyable qui relègue 99% de la production à la décharge.
« You’re On Fire », c’est l’hymne que Lemmy n’écrira jamais, sorte d’ « Overkill » sur le périph la nuit, tous phares éteints, la canette à la main, et la mort dans le rétroviseur. C’est ce titre selon la légende qui aurait épuisé plus de 100 batteurs lors des auditions qui verront la titularisation de Danny FURY (Suisse, un comble !).
« The Real Me », boogie plein de puces que des ZZ TOP sous mescaline n’auraient pas renié finit la face A sur une fausse impression de calme relatif, avant qu’ «Animal Man » ne vienne ruiner toutes les velléités d’accalmie. C’est pesant, une profession de foi, lourd comme une colonne d’esclave portant des troncs de 500 kilos. Le mixage de l’album prend toute sa dimension à cette occasion, et la tension maladive qui anime les sillons met presque mal à l’aise. Comment personne n’a pu y penser avant ? Comment personne n’a pu oser s’éloigner des sacro-saints riffs en mi usés jusqu’à la corde pour explorer des terres encore vierges ?
« Belfast » calme le jeu un instant avec son ironie bien sentie (« Belfast is a wonderful city », sacré Jim !), mais la prod prend une fois de plus à la gorge et le son spatial envahit la pièce, tel un cheval de Troie maléfique. « The Job Center », sorte de pied de nez guilleret au système social local alors en pleine crise agite le bocal à poisson pour faire des bulles et nous emporte dans une farandole goguenarde avec mollards en pleine face des élus.
« Low Rider », le titre le plus évident du lot reste quand même un paquet de tifs au dessus de la mêlée, avec son refrain diablement bien troussé, avant que « The Passing » ne secoue les mouchoirs en guise d’adieu fuck-off à l’establishment.
S’il est un album culte en matière de Heavy-Metal, c’est bien celui-ci. Le genre que tout le monde croit connaître, mais que seuls quelques initiés ont vraiment écouté. Il est vrai qu’il n’est pas sorti à la bonne époque, puisque en 1986, le Hard-Rock connaissait déjà des chamboulements énormes (émergence du Glam, apogée du Thrash, apparition timide du Death, renouveau du Heavy classique avec des albums comme Somewhere In Time, Turbo, come-back confirmés de DEEP PURPLE et AEROSMITH, explosion du Hard-FM avec BON JOVI), et c’est à se demander si le public à fait les bons choix…
Comme d’habitude le plus grand dénominateur commun a fait sa loi, et le conformisme, pourtant ennemi farouche du style à remporté la mise. Les dinosaures et autres vendeurs de cotillons et ballons de baudruche ont continué leur chemin pavé de dollars, et les véritables créateurs se sont cassés les dents.
Pourtant, à l’écoute de Animal Man, je ne peux m’empêcher de penser qu’il aurait suffit de presque rien. Un public moins timoré. Une époque moins fertile.
Music For Nations à tout fait pour pousser son poulain au sommet des cimes, les magazines ont suivi, mais rien n’y a fait. Les ventes de l’album n’ont jamais décollé, et ROGUE MALE s’est envolé dans les limbes de l’oubli.
Une réédition CD s’imposait, c’est chose faite sur le décidemment excellent label polonais MetalMind.
Alors par pitié, ne ratez pas la loco une deuxième fois sous prétexte de manquer un des épisodes les plus palpitants de la saga du Heavy-Metal. Ecoutez ce son. Même aujourd’hui, il parait encore futuriste.
Putain, mais merde, entre ça et un House Of The Blue Light pathétique ou un Permanent Vacation qui sent déjà le renfermé, vous hésitez encore ?
Cassez vous. Où je vous crache à la gueule…



Ajouté :  Mercredi 16 Juillet 2008
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Hits: 11245
  
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