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SABBAT (uk) - Dreamweaver, Reflections On Our Yesterdays (1989)






Label : Noise International
Sortie du Scud : 1989
Pays : Angleterre
Genre : Thrash Metal de Maître
Type : Album
Playtime : 9 Titres - 44 Mins





Encore une erreur de l’histoire que les manuels ne corrigeront pas. Metal-Impact si. Si à juste titre des albums de la trempe de Reign In Blood, Master Of Puppets, Bonded By Blood, ou encore Pleasure To Kill sauront occuper les mémoires des décennies durant, il en est d’autres, et des beaucoup plus exemplaires qui ne laisseront qu’une vague impression de déjà-vu, comme une vieille photo sur la commode de grand-mère, ou une anecdote racontée lors d’un repas dominical. La faute à pas de chance ? C’est une variable à ne pas négliger. Une parmi tant d’autres, et il serait vain de vouloir réécrire le passé, puisque aucune encre ne saurait sécher aussi vite que l’oubli. Ce putain d’oubli qui oblige les groupes à se reformer des années plus tard, pour le meilleur et surtout pour le pire la plupart du temps. Alors que la gloire aurait du les cueillir à point nommé, pas à posteriori à grand coup de reunion-tour ou de rééditions coûteuses agrémentés d’inédits dispensables.
En 1988, Noise International sort le premier LP d’un combo inconnu, sorti de nulle part, proposant à l’époque un Thrash de bonne facture, un poil décalé, qui ne manque pas d’interpeller la presse, en Angleterre surtout. On crie au génie (et non pas cryogénise…), on se pâme devant le look des messieurs, savant mélange de Tolkien et du styliste fauché du coin, on glose des heures sur le contenu atypique et romanesque des textes. Coup de poker d’une maison de disque à la réputation plutôt respectable (CORONER, MORDRED, WATCHTOWER, TANKARD, et le bilan est loin d’être global), qui pousse sur le devant de la scène un groupe qui au départ n’avait pas forcement les armes pour nous faire rendre les nôtres. Certes, l’objet en question, armé d’une pochette énigmatique avait de quoi séduire, surtout en 1988, époque fertile en sorties stériles, mais d’épiphanie musicale, point.
Avec le recul, même avec ce jugement sévère, je persiste à croire en le bien fondé de cette chronique, tant History Of A Time To Come parait avoir très mal vieilli, comme une version de Court In The Act de SATAN, réenregistrée avec des moyens plus conséquents. Mais inutile de verser d’inutiles jets de bile, puisque le propos aujourd’hui est de traiter de son successeur, Ô combien plus riche et propice à une digression constructive.
SABBAT, un patronyme trop commun pour un groupe hors norme. On pourrait presque leur en vouloir de n’avoir choisi plus excentrique, plus hermétique. Mais quand l’oreille se pose sur les premiers sillons de la légende qu’ils ont bien voulu nous conter, les hésitations crispantes disparaissent au profit d’un enthousiasme presque indécent.
Dreamweaver, Reflections On Our Yesterdays à le ronflant des titres à rallonge de la fin des sixties, lorsque TOLKIEN justement inondait le monde de ses Terres du Milieu, Frodo, et autres Trolls à sale trogne se débattant à coup de pognes. Le parallèle n’est pas si innocent d’ailleurs, puisque tout au long des nôtres égrenées sur ce CD, SABBAT donne l’impression de se battre contre la fatalité, ennemie pas si imaginaire que ça d’une groupe trop en avance sur son temps.
Adaptation libre du roman de Brian BATES, The Way Of The Wyrd, le parcours d’un jeune moine chrétien anglais parti à la recherche des racines païennes de son pays, qui rencontrera sur son chemin un sorcier-shaman nommé Brand qui lui fera découvrir l’origine de ce que l’on appelle communément le destin, dans une sorte d’ancienne religion, le Wyrd.
Sur ce thème, SABBAT brodera un concept album presque parfait, sorte de livre-disque qu’on suit avec appétit, pour peu que l’on soit un minimum anglophone.
Et après une intro rapidement troussée, nous plongeons en plein cœur des débats avec le monstrueux « The Clerical Conspiracy », attaque de la chrétienté qui piétine allègrement les anciennes doctrines, croyances, au profit d’un Dieu unique et indivisible. Le son est mat, épais, compact, le chant de Martin WALKYER possédé, râpeux, et la section rythmique prouve qu’elle n’est pas là pour rigoler. Les lignes vocales collent à l’unisson avec les riffs de guitare, syncopés, et les changements de tempo sont fréquents. La musique se fait humeur, et se fond dans l’histoire comme Thésée dans le labyrinthe. On ne peut rêver mieux comme entrée en matière. Depuis « Angel Of Death », on n’avait pas été mis au parfum dès le début avec autant d’entrain ! « Advent Of Insanity » calme les ardeurs, les cotes anglaises se font charmeuses sur fond de baladin intemporel venu nous narrer l’enjeu de la quête. Nostalgie, menace, sait on jamais… La guitare acoustique se mêle au violon, sur nappes de vagues inquiétantes, mais la trêve est de courte durée et « Do Dark Horses Dream Of Nightmares » (démarcation du « Do replicants dream of electric sheeps » ?) reprend les débats là où on les avait laissés. Epique, hargneux, les 6 minutes et 24 secondes vous prennent au tripes et la tension monte, devenant palpable. Tissant toujours une toile de riffs autour de votre cauchemar, SABBAT court contre le temps, et la puissance ne faiblit aucunement. Puis c’est parti pour les 8 minutes de « The Best Of Enemies », voyage au pays de l’illusoire concret, alternant vitesse et pesanteur, régularité et inconstance. Les breaks ne se comptent plus, inutile d’essayer de se raccrocher au rassurant et sacro-saint triptyque couplet-refrain-break, ici tout est fait pour perdre le voyageur en effaçant ses repères au fur et à mesure. Une immersion totale dans le fantasme. « How Have The Mighty Fallen » et son riff aigu comme une scie tranche dans le vif, et la vérité se montre sous un jour nouveau. Lorsqu’on abandonne les vestiges d’une structure musicale usée jusqu’à la corde, et ce peu de temps après sa création, on s’aperçoit que finalement, la créativité a toujours le dessus. Au risque de s’aliéner la plupart des aficionados du genre. Mais SABBAT n’en a cure, et doit finir son périple. Le feu nourri à des allures de bûcher moyenâgeux, et la vilaine sorcière, au travers des vocaux de Martin continue son opération de séduction. On s’enfonce, les marais sont assassins, mais les créatures qui vivent à ses abords le sont encore plus. Le rythme pilonné donne le tempo, et le temps risque de manquer. D’autant plus que les goules se décident à accélérer le mouvement, dans une avancée qui ressemble de plus en plus à une fuite désespérée en avant. « Wildfire » agite le chaudron, le magicien jette la poudre avec finesse, compacte le tout dans un sort meurtrier, et la boule de feu n’est évitée que par miracle. Sur fond de Thrash de haute volée, WALKYER et ses comparses augmentent la cadence, et les petits feux-folets virevoltent autour de nous dans une danse hystérique, tels des lutins démoniaques protégeant leur secret avec véhémence et ressentiment. Sur un final quasi incontrôlable, le pamphlet prend la forme d’ultime avertissement, et « Mythistory » se donne des airs d’incantation sauvage jetée à la face de l’intrus. Sept minutes de récriminations en tout genre, ou la voix se double, se triple, sans pour autant que le fond sonore ne s’adoucisse un tantinet. Jamais conteur n’aura été aussi investi de sa mission, et il faut maintenant le replacer au plus haut de la hiérarchie des meneurs de troupes. Schizophrénie vocale, lorsque le fameux « Come walk with me, through the veils of eternity, for you must know, ere you go, I go with thee!” est lancé, on y croit comme lorsque l’orage s’abat sur vous! Le final “Happy Ever After” mérite son nom à la lettre près, tant on est heureux d’avoir vécu cette épopée en temps et en heure.
La doucereuse guitare acoustique accompagnera vos rêves longtemps après s’être tue, pour vous ramener à la réalité, aussi dure soit elle.

Un conte pour adultes.
Une furie dévastatrice.
Un souvenir tenace.
L’inspiration d’un groupe unique.

Dreamweaver est tout ça. Et un chef d’œuvre pour l’éternité...



Ajouté :  Samedi 23 Février 2008
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
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Hits: 9295
  
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