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OMNITRON (se) - Masterpiece (1990)






Label : CBR Records
Sortie du Scud : 1990
Pays : Suède
Genre : Techno Metal
Type : Album
Playtime : 10 Titres - 47 Mins (Vinyle) / 11 Titres – 50 Mins (CD)





Le nom d’un groupe peut il être déterminant pour la suite de sa carrière ? Cette question posée à la volée peut sembler incongrue, mais elle reste néanmoins essentielle pour comprendre la tournure parfois absurde qu’à pris la destinée de certains musiciens. Il y en a qui dès le départ choisissent un nom à coucher dehors, tels FEARLESS IRANIANS FROM HELL, LUNATICS WITHOUT SKATEBOARDS ou encore THE TONY DANZA TAP DANCE EXTRAVAGANZA, j’en passe et des meilleurs. D’autres choisissent un nom de bataille plus discret, comme SLAYER, ASIA, JOURNEY, ou pour aller au plus simple, Z. Pour une certaine catégorie, le patronyme de départ n’est pas toujours celui qu’on retrouve à l’arrivée. Ainsi, nous pourrions citer comme exemple en France ATTENTAT ROCK, devenu PINK ROSE, VIXEN devenu JUMPER LACE, ou, à l’étranger, SATAN devenu BLIND FURY puis PARIAH, ou encore HELLHAMMER devenu CELTIC FROST. Pour les uns, ce changement signifia l’arrêt de mort, tel ATTENTAT ROCK. Pour d’autres, le moyen d’échapper à un funeste destin, comme HELLHAMMER. Pour les autres, on ne notera guère de changement notable.
Dans le cas de The KRIXHJALTERS, on ne saisit pas très bien les motivations qui ont poussé le groupe à changer d’identité. S’étant déjà forgé une bonne petite réputation à l’international, en proposant une sorte de crossover intelligent entre racines Hard-core et sous-couche purement thrash, l’évidence de la démarche ne ressort pas immédiatement. Peut être le fait que le nom initial était trop attaché à un style musical dont le groupe désirait s’éloigner une fois pour toutes. En tout cas, après ce second baptême et 9 ans d’existence, OMNITRON voit le jour, et balance à la face du monde incrédule un album OVNI, Masterpiece. Le vinyle d’origine, en sus d’un titre fort peu humble, se voyait flanqué d’un sticker annonçant une musique « plus heavy que PRONG, plus thrash que SLAYER, et plus originale que les RED HOT CHILI PEPPERS ». De quoi intriguer le chaland, en manque de sensations fortes en cette belle année 1990, la dernière d’une décennie ravagée par les synthé et autres permanentes de bon goût. Après une rapide écoute, il s’avère comme vous vous en doutez, que les comparaisons fièrement affichées n’étaient qu’un coup marketing destiné à attirer l’œil et les oreilles. C’est certes parfois heavy, parfois thrash, mais dans les deux domaines PRONG et SLAYER ne se seraient certainement pas levés la nuit pour constater les dégâts. Par contre, au niveau de l’originalité, il est clair qu’OMNITRON n’avait de leçon à recevoir de personne. Tant au niveau du style que des textes, les suédois n’avaient pas choisi la voie de la facilité, grand bien leur en fasse, mais c’est aussi ce choix délibéré qui allait les conduire sur le chemin de l’oubli. Encore une erreur de jugement qui laisse perplexe…
Ne tournons pas autour du pot, cet album est très difficile d’accès. Un peu comme les œuvres de MEKONG DELTA, dans un style tout à fait différent. La ou les allemands perdaient des auditeurs en mettant trop en avant la complexité de leurs compositions, les suédois se sont aliénés leur public en se noyant dans un maelström de styles qu’ils n’ont pas réussi à modeler en un seul et unique. Le style OMNITRON. Pourtant, gageons que si le temps leur avait été laissé, ils auraient gagné le pari. Détaillons :
Masterpiece commence comme une belle ballade champêtre, avec petits oiseaux, insectes et dame nature chapeautant le tout de son silence apaisant. « The Power Line » débarque et on nage en plein thrash des familles s’écrasant sur une multitude de breaks, ponts, et autres chœurs atypiques. Le chant de Pontus LINDQVIST est solide et ferme, sans tomber dans l’agression pure et dure, ses collègues tissent une toile de riffs affûtés, tandis que la rythmique élastique maintient le tout en équilibre. Le titre se clôt sur une mélodie sombre parsemée de chuchotements inquiétants. « I Am He » se déroule au son d’un jeu vidéo, intro hors contexte comme beaucoup de choses sur cet album. Le propos se fait plus léger et plus harmonieux, prélude d’un refrain classique, qui va s’écraser sur un nouveau break inopiné, marque de fabrique des suédois, avant de repartir sur le thème principal. Les bruitages en arrière plan soulignent le caractère décidément bien abstrait du groupe, tandis que le riff de clôture se voit accompagné d’une couche d’accordéon sous mixée. Une fioriture de plus. « Triumph Of What » étoffe le propos avec ses contretemps rapides, et son chorus qui touche la cible, où la voix de Pontus se fait plus douce, tandis que les 2 guitaristes occupent tout l’espace sonore. Une sorte de pop song passée à la moulinette Metal, avec, prenons le comme une trademark, un final qui n’a rien à voir avec le reste de la chanson. « Torque Limit » commence comme une thrash-song classique avec son riff étouffé, mais part vite dans une sorte de techno-rap-metal assez déconcertant. Avec toujours ces backing-vocals décalés, et une accumulation de changements de tempo à la limite de l’overdose. Rien que ce titre contient plus de lignes de guitares différentes qu’un album entier de KREATOR ! Dernier titre de la face A, « Eroticon » reste dans la lignée des morceaux précédents, avec en plus, une petite touche féminine dans les chœurs pour accentuer le coté érotique du morceau, qui est en fait le plus calme et linéaire du lot, tout en restant de très bonne qualité.
La face B s’enclenche avec le morceau le plus intéressant de l’album, « Lucifertility » et ses paroles plus absconses qu’un discours d’économiste sous acide. Le paroxysme du style OMNITRON est atteint avec ce titre, ou l’alignement de parties distinctes est quasiment indéfinissable. Le choix des arrangements confine à la folie, puisqu’on y trouve un pont rappé avec voix d’enfant, un compte à rebours en lieu de refrain, et un hallucinant solo de saxo en plein milieu que n’aurait pas renié John ZORN. Mais la force de « Lucifertility », réside dans son ossature avec une ligne mélodique impeccable sur laquelle se plaque le phrasé extraordinaire de Pontus. De plus le final se situant pour une fois dans la suite logique du tronc principal, on ne boudera pas son plaisir ! « How The Steel Was Tempered » revient à des tics de compositions plus symptomatiques de l’ère thrash de la fin des années 80, avec son rythme rapide, ses lignes syncopées, et son chant volontaires. Mais une fois de plus, le refrain prend tout le monde à contre-pied, avec un chant éthéré sur velouté d’arpèges (pas d’asperges !). OMNITRON est là pour irriter, pas pour caresser ! « Rock Drill-Iron Ration » est l’autre pièce maîtresse du LP, intro comme d’habitude à cents lieues du propos, complètement rap cette fois ci, couplets heavy, et refrain dignement sorti d’un office païen célébré au sommet d’une montagne. Tandis que la phrase musicale s’évapore dans le lointain, « Five In Four » s’insinue au détour de ses notes sournoises, avant de se transformer en accords menaçants, lourds comme le poids de la soif dans le désert. Un titre somme toute sans surprises selon les critères du groupe. La cérémonie se termine par « Tension Disease », à classer dans le milieu du panier, malgré le charme certain de la redondance du riff, un peu SACRED REICH dans l’esprit, l’innovation en plus.
Le CD propose en bonus une reprise relativement accélérée d’ « Ace Of Spades » de notre tête de moteur préférée, qui n’apporte rien de plus à l’édifice.
On attend toujours une réédition CD de la sortie d’origine de 1990, mais comme sœur Anne, on ne voit toujours rien venir.
Un album très difficile à ranger dans la discothèque parfaite du petit metalleux de base. Voyez le plutôt comme une tentative presque réussie de s’éloigner des sentiers battus. En tout cas, c’est une aventure à vivre, un peu comme les livres-disques de notre enfance, le carillon de fin de face en moins.
Allez, un peu d’inédit ne faisant pas de mal de temps en temps, laissez vous happer par le charme de Masterpiece, au risque de le rejeter violemment. Après tout, combien de fans purs et durs ont condamné avant l’heure des chefs-d’œuvre comme Dimension Hatröss de VOÏVOD, ou encore Into The Pandemonium du FROST ?
Et si vous avez une autre heure à perdre, jetez aussi une oreille sur Evilution, l’album de 1989, époque KRIXHJALTERS, ainsi que sur le premier album de COMECON, ou l’on retrouve deux anciens OMNITRON, Pelle STRÖM et Rasmus EKMAN, dont le death-metal basique (avec Martin Van DRUNNEN, ex PESTILENCE) vous expliquera mieux que moi pourquoi OMNITRON n’a pas survécu…
Efficacité ou recherche ? Vous seuls déciderez !



Ajouté :  Mardi 18 Septembre 2007
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Hits: 12063
  
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