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LIVING DEATH (de) - Protected From Reality (1987)








Label : Aaarrg Records
Sortie du Scud : 1987
Pays : Allemagne
Genre : Thrash Metal
Type : Album
Playtime : 10 Titres - 38 Mins





Caliméro gueulait tout le temps : « C’est vraiment trop injuste ! ». Comme il avait raison. Mais c’était une vulgaire tête d’œuf. Comment pouvait il prétendre connaître quoi que ce soit à la situation du Thrash allemand ? Et pourtant il savait, mais personne ne l’a écouté.
C’est dommage, peut être que si on avait donné à sa parole l’importance qu’elle méritait, LIVING DEATH n’aurait pas connu ce sort funeste. Oui, LIVING DEATH. Ce groupe qui a commencé sa carrière en pratiquant le Speed Metal le plus banal qui puisse exister à l’époque, au travers d’albums hautement dispensables comme Vengeance Of Hell, ou Metal Revolution (rien que les titres me font rire, ça doit être l’équivalent de Surrender To Love ou Miss You In A Heartbeat pour le Hard-FM…), et qui un jour a compris que rien ne servait d’imiter son voisin, et qu’il valait mieux posséder sa propre identité. Le problème, c’est que le jour ou ils l’ont trouvée, ils ont tout perdu.
Resituons les faits. Nous sommes en 1987, un an après Reign In Blood. L’année de Appetite For Destruction, Among The Living, Keeper Of The Seven Keys Part I, Into The Pandemonium et Scream Bloody Gore. Le Metal est en plein boom depuis 2 ans aux Etats-Unis, et la suprématie Thrash se partage entre les U.S.A. et l’Allemagne. Soit EXODUS, SLAYER, METALLICA et MEGADETH d’un côté et KREATOR, DESTRUCTION, SODOM et LIVING DEATH de l’autre. Le clash des titans, chaque pays revendiquant l’accès au trône. Le Thrash allemand n’a jamais été réputé pour ses prouesses techniques ou sa délicatesse de composition, des albums comme Sentence Of Death, Obsessed By Cruelty ou Pleasure To Kill sont là pour le prouver. Et c’est bien ça le problème. Alors quand LIVING DEATH se pointe à un moment aussi crucial que la sortie de leur troisième album, autant dire qu’ils sont attendus au tournant. Et ils vont se prendre le virage dans la gueule. Tout ça parce qu’ils vont sortir le meilleur album de Thrash allemand jamais réalisé. Tout est relatif disait EINSTEIN…
D’abord, la pochette. Pas de sang, pas de cartouchières, pas de monstre, pas de poses débiles avec bracelets cloutés. Une maison, juste une maison, mais un dessin. Le genre de dessin qui fout les foies. La vraie maison est sur la pochette arrière, aussi glauque que sa représentation picturale. Avec le groupe en avant-plan, genre on est pas contents, mais on sait ce qu’on fait la. Et le titre. Pas de death, ni de blood, ni de satan encore moins de Metal. Protected From Reality. Et la musique à l’intérieur est aussi hermétique. Alors on écoute. Et ça démarre fort. Apres un court riff d’intro, « Horrible Infanticide (Part One) » part sur les chapeaux de roues. La voix de Torsten est mixée en background, lointaine, écorchée et menaçante. Les contretemps s’accumulent comme les accords de guitare, cœurs martiaux. Le climat est lourd, presque palpable. On croit rêver, on croise les doigts en priant pour que tout ça ne soit pas juste une coïncidence. Et on a raison. « Manila Terror » déboule et là, on est en plein dans le salon. De vieux tableaux défraîchis ornent les murs couverts de pourriture, les photos jaunies représentent des visages sortis d’une autre époque, et les craquements du plancher vous glacent les sangs, on sait que quelque chose va se passer. On monte doucement les escaliers, les marchent plient sous le poids, « Natures Death ». C’est lent, c’est lourd, c’est long, comme l’ascension vers le premier étage de la maison. La, l’aspect change. Les étoffes sont soignées, le tapis presque fraîchement brossé, « Wood Of Necrophiliac (instrumental) » résonne à travers les murs, et on se prend même à croire qu’une vie paisible a existé entre ces cloisons. Pourtant un détail choque, le sang séché sur la vieille table. Et puis «Vengeance (Horrible Infanticide Part Two) ». Et là, on comprend toute l’horreur de l’histoire, la violence étouffée, le sadisme latent qui à fini par exploser un jour. La voix se fait toujours plus lointaine, comme pour signaler qu’on s’écarte du bon chemin. La maison nous rejette, on devient un « Intruder », et comme pour mieux nous le faire réaliser, le tempo ralentit, pour qu’on assimile bien le message. Partez avant qu’il ne soit trop tard. Et le dernier avertissement, c’est « The Galley ». Torsten, notre guide, se scie les cordes vocales dans un dernier râle de prévention déchirant. Mais on avance vers la chambre et on regarde sur la table de nuit. Un cadre splendide entoure le portrait de famille. On observe attentivement les yeux du père, qui semble déjà appartenir à une autre dimension, et on dirait presque qu’il veut nous parler. Et il le fait. Alors on court, parce que son discours, « War Of Independance » est dissuasif. On court, on court à travers la maison, et on franchit pour la dernière fois le seuil, sain et sauf. « Eisbein (Mit Sauerkraut) » résonne, la maison a encore gagné. Elle ricane nerveusement, en soubresauts très rapides, presque épileptique. Mais cette visite laissera des traces. Jamais plus une autre maison ne nous fera peur de cette façon, pas en Allemagne en tout cas. Et même pas aux Etats-Unis. Parce que LIVING DEATH a gardé la clé. Et personne n’arrivera à forcer la serrure de la maison qui était Protected From Reality. Et c’est peut être la crainte qui à empêché les autres groupes d’essayer. Celle de ne pas être à la hauteur…



Ajouté :  Jeudi 26 Octobre 2006
Chroniqueur :  Mortne2001
Score :
Hits: 12669
  
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