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BARONESS (usa) - La Maroquinerie (24/01/10)


Groupes Présents au concert : NEBRA / BARONESS
Date du Concert : dimanche 24 janvier 2010
Lieu du Concert : La Maroquinerie (Paris, France)

Deux cas de figure : Le premier, vous n’étiez pas au concert de BARONESS et vous voulez vous faire une idée de l’ambiance de la soirée. Le second, vous étiez présents et, déjà nostalgique de ce moment d’exception malheureusement trop fugace et appartenant désormais au passé, vous voulez vous replonger dans le bain. Dans l’un comme dans l’autre, je vous prie de m’en excuser, mais ce papier est vain. Si vous n’y étiez pas, je ne peux rien pour vous, si ce n’est vous plaindre, vous venez de passer à coté d’un des grands concerts Rock’n’Roll de ces derniers temps. Si vous y étiez, alors vous savez, je ne pourrais que trahir ce moment magique par des expressions plates et des descriptions fastidieuses. Restez sur votre ressenti, quelques soient mes efforts, ma prose n’arrivera pas à la cheville de la verve musicale qui nous a transporté.
Pour qui écrire alors ? Je ne sais… les sourds peut être ?
J’ai découvert BARONESS il y a un peu plus de deux ans. Le label Relapse avait consacré sa page d’accueil à la promotion de leur premier album éponyme, également surnommé « Red Album ». La musique étant un art temporel, un coup de foudre musical prend nécessairement quelques secondes pour éclore, se charger, nous frapper et nous consumer. C’est le temps d’un regard, celui que met un signal lumineux perçu par la rétine pour atteindre le cerveau, qu’ont pris les BARONNES pour me toucher au cœur. La seule vision de la pochette de l’album m’a convaincu de la richesse, de l’originalité, de l’élégance, de l’exigence et de la sensibilité de celui-ci et des quatre musiciens qui nous ont offert ce joyau.
Un graphisme d’inspiration Art Nouveau, un style fulgurant qui éclot vers 1890 pour s’épanouir dans tout l’occident élargi, des Etats Unis à la Russie, et s’éteindre 15 ans plus tard après avoir touché toutes les disciplines des arts et des arts appliqués, de la peinture à l’architecture en passant par le mobilier et la bijouterie, irradie l’album de la beauté de ses courbes. On y découvre la douceur d’un végétal aux excroissances étrangement animales, embrassant deux belles femmes alanguies au regard mystérieux. Tout BARONESS est résumé dans cette image. L’écoute des morceaux n’était finalement qu’une délicieuse formalité pourtant pleine de découvertes et de frissons.
Une musique fondamentalement incarnée, humaine, aux sonorités riches d’évocations. On entend vibrer un Blues lointain, un Rock sudiste. Une tradition musicale rurale où la corde pincée où grattée, celle du bandjo ou de la guitare est à l’honneur. Humaine mais parcourue d’élégantes volutes végétales, de mélodies grimpantes et d’une énergie animale parfois sombre. Sur la pochette, abstraction faite de l’humain, deux représentants du règne animal : oiseaux et coléoptères. Crânes de poules, petits volatiles aux pattes entravées. Peut être un relent de vaudou, religion importée dans le sud des Etats-Unis avec l’esclavage et qui hante encore les bayous ? Scarabées, insectes robustes et primitifs, imprégnés d’une symbolique imprécise, qui grimpent sur le corps de la femme et s’accordent en parure.
C’est l’image d’un sud autrefois majestueux, déchu, colonisé par la nature et figé dans une noblesse désuète. Les vestiges d’une civilisation éteinte qui se révèle plus belle dans ses ruines que dans son heure de gloire, alors qu’elle reposait sur l’exploitation et l’esclavage.
Un charme en cela similaire à celui de l’Art nouveau dont l’élégance est davantage appréciable aujourd’hui qu’il n’est plus la norme mais l’exception.
Mais chez BARONESS les sonorités traditionnelles sont enrichies d’une pointe énergique de Hardcore, qu’on retrouve essentiellement dans le chant hurlé, et de Heavy Metal, ingrédient relevant les accents épiques. Ces deux adjuvants essentiels donnent à la fois une solide charpente et une fougue sans équivalent.
Sur album, BARONESS offre donc un Sludge énergique et raffiné, extrêmement mélodique et riche, aux riffs catchy et enivrants et aux multiples breaks. Flirtant avec le Stoner par certains riffs envoûtants et le rock psychédélique pour la richesse des textures de guitare. Sur scène, tous ces éléments sont parfaitement traduits. L’émotion de l’écoute domestique est respectée et même amplifiée par une excellente présence physique. Les origines Punk des musiciens resurgissent avec une énergie brute, un batteur très gestuel au jeu puissant et bondissant à la fois, des bouches tordues de cris mi-gutturaux mi-hurlés aux mélodies simples et accrocheuses. John Baizley, guitariste, chanteur et graphiste du groupe, se contorsionne, se plie en deux, joue à genoux, fait résonner sa guitare à coup de crâne, agrémente ses parties de chant de grimaces équivoques… La parfaite maîtrise instrumentale est mise en valeur par un son gras mais clair qui bénéficie du caractère aéré des compositions. Et surtout, caractéristique essentielle, on sent un immense plaisir à jouer et à partager ce pur moment de Rock’N’Roll. La salle de la Maroquinerie, bien pleine, est particulièrement réceptive et apprécie la prestation à sa juste valeur. Une quinzaine de personnes s’agitent joyeusement dans le pit, les autres bouffent la scène des yeux et des oreilles et ne perdent pas une miette de cette heure et quart de bonheur. Les morceaux du Red Album et du Blue Record se suivent, se fondent dans un délicieux Purple, où les transitions sont parfaitement assurées sans aucun temps mort et on est toujours étonné après déjà plusieurs monuments, d’être embarqué à nouveau dans un morceau au mélodies grisantes et aux refrains sauvages.
Après une touchante intervention de Baizley qui semblait sincère et ému quand il nous disait avoir joué là son meilleur concert de la tournée, le rappel laisse la place à deux morceaux issus des premiers EP, dont le tout premier jamais écrit par le groupe. Plus bruts, plus punks, on y sent tout de même poindre et s’affirmer les fondements des deux albums qui vont suivre.
Une soirée parfaite donc par la qualité de la prestation et la configuration de la salle, petite, presque intime, au son très correct. Excellente idée également de la part de l’ingénieur du son que de balancer un petit morceau du WU TANG en conclusion alors que nous quittions la salle, plutôt que de nous replonger dans un METAL bruyant comme le font la plupart de ses confrères.
Que NEBRA, le groupe de première partie, m’excuse de mon silence à son propos. La prestation était correcte, pas prétentieuse, mais loin d’être révolutionnaire. Leur gros Metal instrumental a correctement chauffé la salle mais fait malheureusement pâle figure à la comparaison.


Ajouté :  Dimanche 31 Janvier 2010
Live Reporteur :  Moloch
Score :
Lien en relation:  Baroness websit
Hits: 16512
  
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