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T.A.N.K (FRA) - Clément Rouxel (Oct-2015)


T.A.N.K (THINK OF A NEW KIND) est de retour trois ans après leur deuxième album Spasms Of UpHeaval qui avait marqué tous les esprits et leur avait permis de se faire remarquer d'une manière significative sur la scène française. Le gang Seine et Marnais en a profité pour écumer toutes les scènes de l'hexagone et a réussi à sévir au Hellfest où les lascars ont marqué tous les esprits en donnant un show qui restera gravé à jamais dans la mémoire du public présent ce jour-là. La prestation du combo a d'ailleurs été relayée par W9 dans le cadre d'un reportage qui présentait un panel de différents festivals. Trois ans après, les bougres nous délivrent Symbiosis un méfait enfanté dans la douleur dû une fois de plus à de nombreux changements au sein de la formation puisque Symheris un des membres fondateur a quitté le navire peu après l'enregistrement de Symbiosis pour être remplacé très rapidement par Charly Jouglet. Un séisme qui aurait pu leur être fatal mais même s'il les a ralenti, cela ne les a pas empêchés de nous délivrer une galette à la hauteur de nos espérances et même bien au-delà ! Pour cela, ils ont fait une fois de plus appel aux frères Potvin (on ne change pas une équipe qui gagne) et se sont enfermés au dôme studio à Anger afin d'enfanter de leur nouvel opus. Fidèle à ce qui est devenu une tradition chez eux, le blindé a réussi l'exploit d'invité Björn "Speed" Strid le leader de SOILWORK sur le morceau Blood Relation un rêve de gosses pour nos amis fans inconditionnel des suédois. Au final Symbiosis s'avère être une réussite totale qui montre une équipe soudée et unie qui a su tirer parti des expériences passées ! Une chose est sûre : Symbiosis va permettre à nos franciliens de s'imposer comme un des fleurons de la scène française en attendant de conquérir l'Europe. Pour cela les bouges ont réussi l'exploit d'assurer la première partie de SOILWORK sur toute leur tournée européenne. Une tournée qui restera sans aucun doute à jamais gravé dans leur mémoire. Un must qui va leur permettre de s'exporter bien au-delà de nos frontières et prouver qu'il faut aussi compter sur le Metal français. Il n'en fallait pas plus pour que votre serviteur s'en aille soumettre à la question un des membres de l'équipage afin d'en connaitre un peu plus sur le chemin qui les mène à la maturité. Entretien avec le sympathique et volubile batteur Clément Rouxel qui a bien voulu nous éclairer sur les secrets de fabrication de leur dernière petite merveille Symbiosis. Une interview vérité avec l'un des prochains fleurons du Metal français à n'en pas douter. Magnéto Clément, c'est à toi !

Line-up
: Raf Pener (chant), Charlie Jouglet (guitare solo), Nils Courbaron (guitare), Olivier D'Aries (basse), Clément Rouxel (batterie)

Discographie : Tank (EP - 2007), The Burden Of Will (Album - 2010), Spasms Of UpHeaval (Album - 2012), Symbiosis (Album - 2015)

M-I Interviews du groupe : Tout le groupe (Juin-2010), Symheris (Oct-2012), Clément Rouxel (Oct-2015)



Metal-Impact. Bonjour, avec le recul comment juges-tu Spasms Of UpHeaval ?
Clément Rouxel. Nous sommes toujours très content de nos deux premiers albums. Cela nous a permis de faire le troisième et de passer des étapes petit à petit. On est ravi de pouvoir le jouer encore et de vivre avec car il fait désormais partie de notre vie.

MI. Tu as été satisfait de l'accueil qui lui a été réservé ?
Clément. Oui parce qu'en fait on a vraiment de la chance avec Spasms Of UpHeaval, on a jamais eu de mauvaises critiques, les retours ont toujours été très positifs. Tant que c'est constructif on prend. On fait de la musique avec et pour les gens. On écoute ce qui se passe. Cet opus fait partie de nous, on l'a fait avec notre coeur. C'est cela qui est le plus important. Il nous a permis d'évoluer pour faire ce troisième opus.

MI. Est-ce que pour vous ce troisième opus est un cap important ?
Clément. Je ne vais pas te sortir le refrain de l'album de la maturité. Oui, c'est super important je pense que lorsque les gens insistent la dessus... Le premier album c'est difficile, il y en a qui en font de très bons, d'autres moins mais c'est un premier jet. Tu te lance dans l'aventure. Avec le deuxième, tu essayes de concrétiser de trouver ta touche personnelle. Le troisième c'est pour cela que l'on l'a appelé Symbiosis, c'est la symbiose de cinq musiciens, des deux albums d'avant et tout se mélange. On a fait cet album une fois de plus sans concession et tous ensembles. On est un combo démocratique, on compose tous ensemble dans le groupe. C'est ce que l'on aime, personne n'a de contrôle dessus à part nous et on en est très fier.

MI. Quel souvenir gardes-tu de votre passage au Hellfest 2013 ?
Clément. Le Hellfest pour moi c'est l'un des meilleurs souvenirs de l'histoire de T.A.N.K. En fait le Hellfest en France c'est le plus grand festival et le meilleur. C'est mon plus beau souvenir, on a fait des grands festivals comme le Wacken en 2009. C'était notre premier gros truc, c'était en Allemagne en plus et on était tous très excités. Mais quatre ans plus tard après avoir fait des scènes vachement intéressante, le Hellfest c'est une espèce de consécration, c'est quelque chose que l'on voulait faire depuis le départ. Les gens ont été tellement cool avec nous. On a joué le matin et le public est arrivé en masse au fur et à mesure. A la fin, il y avait une réactivité du public qui nous a surpris. Le Hellfest c'est énorme, les gens ont de la musique dans la gueule toute la journée, le matin il y en a pas mal qui ont la gueule de bois. Là les mecs étaient motivés. Quand on critique la France... là c'était génial. Le public nous a soutenus. C'est mon meilleur souvenir, il y avait beaucoup de pression sur ce concert, beaucoup de choses étaient en jeu et on a fait de notre mieux, on en est vraiment content.

MI. Vous avez fait l'objet d'un reportage dans le cadre d'une émission consacrée aux Festivals et diffusé sur W9, quel bilan tirez-vous de cette expérience ?
Clément. Je t'avoue que cela a rajouté un peu de pression. On n'est pas hyper branché tv surtout W9 qui est connoté un peu émission à la con. On avait peur en fait que le reportage fasse une présentation du Metal dans le style Festival, Drogues, Alcool, métalleux bourrés ce qui nous aurait fait passé pour une bande de blaireaux. Notre but c'était de montrer que les métalleux ne sont pas des gros cons qui montrent leur cul. Le Hellfest c'est un succès énorme et intelligent. C'est un no man's land où tout le monde est solitaire, c'est fabuleux, c'est un truc à vivre. Il fallait que l'on gère le concert mais aussi l'image que l'on voulait véhiculer. On ne voulait pas être les mecs bourrés qui sont dans les clichés du Metal. Cela fait partie du truc mais c'est aussi important de ne pas donner de matière à W9 pour faire une espèce de reportage putassier pour se moquer et décrédibiliser le Metal.

MI. Avez-vous eu un droit de regard sur le reportage ?
Clément. Heureusement pour nous le mec qui nous a suivis était quelqu'un de super sympa qui ne voulait pas du tout faire un reportage de foutage de gueule. Ils nous ont filmés du départ de la salle de répétition jusqu'à Clisson au Hellfest. Ils nous ont filmés dans les backstage, sur scène. On ne voulait pas leur donner de matière à des trucs cons, c'est ce qui est important. On leur a pas donné et si je transpire dans le festival c'est juste qu'on est groupe qui a donné sur scène et c'était génial.

MI. Les commentaires du public étaient plutôt élogieux ?
Clément. C'était vachement positif, c'était dans le cadre d'une émission sur le festival, il y avait aussi la techno parade, ect. Ceux du coté Techno sont un peu plus passé pour des espèces de camés qui font n'importe quoi. On ne voulait pas de cette image, les technos c'est des gros junkies et les metalleux des mecs bourrés à la bière qui montrent leurs culs.

MI. Est-ce qu'il y a d'autres concerts qui t'ont marqué ?
Clément. Le Metaldays en Slovénie, on est arrivé et là-bas on était rien, personne ne nous connaissait. Le cadre est super beau, c'est en pleine montagne avec une rivière qui coule. On était dans de bonnes conditions sauf que lorsqu'on jouait il pleuvait, c'était l'horreur. On était dans un champ et tout le monde était habillé en sac poubelle. On a commencé à jouer le soir, il n'y avait pas grand monde et il s'est arrêté de pleuvoir, les gens sont arrivés au fur et à mesure. A la fin lorsqu'on a fini de jouer c'était blindé, le festival a été une super expérience. C'est pour cela que l'on va aussi à l'étranger. C'est pour sensibiliser des gens que l'on ne toucherait pas en France. C'est vraiment un super souvenir, cela a été formateur pour nous, cela nous a donné de l'expérience et ce n'était pas gagné du tout. La vue en plus était superbe, c'était parfait.

MI. Comment s'est déroulé le processus d'écriture de Symbiosis ?
Clément. Cela a été l'album le plus difficile à faire. Je pense que maintenant que l'on en a chié et qu'il est là, on est encore plus content. On essaye de tirer le positif du négatif. On a fait comme d'habitude, c'est-à-dire que l'on a travaillé démocratiquement. Tout le monde compose et en plus on a changé de musiciens à ce moment-là. Il y a Nils Courbaron qui est arrivé à la guitare, il est arrivé avec de plein de compos. Il a tout de suite saisi le style du groupe, il a composé énormément sur cet opus. A côté de cela on a eu des problèmes internes avec l'autre guitariste Symheris qui est parti à la fin du troisième opus. Cette douleur teinte un peu l'album. On a eu peur car lorsqu'on l'a fait, on flippait de ne pas pouvoir l'écouter à cause de tout ce que l'on a traversé et qui était traversé. Au final lorsque l'on a eu la galette entre les mains, on était d'autant plus fier parce que l'on a réussi à surmonter tous ces trucs-là. Maintenant dans la vie d'un musicien de Metal, la plupart du temps tu galères, tu t'en prends plein la gueule, ce n'est pas souvent facile. Depuis que l'on a sorti Symbiosis les retours sont super, on va partir en tournée avec un groupe dont on est fan depuis le début, c'est un aboutissement ce qui va se passer. C'est ce qui compte le plus, c'est pour cela que l'on fait de la musique et que l'on est encore plus fier de cet opus. Avec le temps on a aussi réussi à s'entourer des bonnes personnes. T.A.N.K ce n'est pas juste les membres du groupe. On a une équipe technique qui nous soutient, on à David avec qui on a fait l'album c'est plus qu'un ingénieur du son qui nous a aidé dans les arrangements et boosté quand c'était difficile. On a Ludovic Cordelière qui a fait la pochette du deuxième et troisième opus et qui est aussi un membre du groupe. Lui il contrôle plus le côté univers visuel du groupe car nous on ne saurait pas le faire. C'est pour cela que l'on a appelé cet album Symbiosis, c'est la symbiose de plus de cinq musiciens. C'est l'une des suites logiques de ce que l'on a fait sur les deux précédents et de ce que l'on a traversé ces derniers temps. On est très content.

MI. Symheris a composé beaucoup de morceaux ?
Clément. Il en a composé un peu.

MI. Pourquoi vous a-t-il quitté si soudainement ? Sur votre site vous avez très peu communiqué sur son départ !?
Clément. Oui pour la même raison qui fait que je ne vais pas m'étendre énormément dessus. C'était un moment difficile car on était dans le processus de création d'un album. T.A.N.K c'est un bébé que l'on fait grandir tous ensemble. Dans la vie d'une formation qu'elle soit grande ou petite tous on leur espoir et a un moment ou un autre. Quand tu travailles en collectif, il y a un but commun. Ensuite, il y a des choix personnels et professionnels qui font que parfois les chemins se séparent. Là, il se trouve que pendant cet album et c'est pour ça que Symheris est crédité dessus car il a enregistré les guitares et a été au bout de l'album. Il a composé un peu sur certains morceaux. Cela a été très difficile mais on a quand même réussi à faire tout ça. Ce qui est important c'est qu'on l'a fait et maintenant on a un nouveau guitariste qui nous amène un vent frais, il s'appelle Charlie Jouglet. Il a un bagage très intéressant car il est intermittent du spectacle, c'est un guitariste professionnel. Il est compositeur que ce soit sur des musiques de films, des jeux vidéo, c'est quelqu'un de très complet et qui humainement est très positif. Il nous ramène du bon. Lorsque tu es dans un combo à un moment ou à un autre il faut que tout le monde soit au même niveau et lorsque ce n'est plus le cas cela mène à des séparations, c'est la vie.

MI. Pour le deuxième opus, c'est Eddy Chaumulot qui vous a quitté. Tu me promets qu'il n'y aura pas de troisième fois ? [Rires]
Clément. Ecoute, j'aimerai bien que cela soit comme ça. Le problème c'est que lorsque tu es un jeune groupe, les enjeux ne sont pas les mêmes. Parfois la pression fait que cela créer des tensions, plus tu grossis plus c'est difficile. Mais en même temps, plus tu évolues et plus c'est intéressant. Là tu imagines que ceux qui ont participé à T.A.N.K et qui sont partis juste avant que l'on aboutisse à cette tournée avec SOILWORK qui est vraiment un rêve de gamin, c'est tant pis pour eux, ils loupent le plus beau. A l'heure actuelle tous les problèmes et les difficultés que l'on a rencontrées sur la conception de Symbiosis nous ont ressoudés tous les quatre. De ce fait là avec Charlie, qui vient d'arriver, on est chaud. On va préparer cette tournée, on va en résidence la semaine prochaine et on va montrer à tous ces pays beaucoup plus Metal que nous en France que l'on sait aussi faire du Metal. C'est un rêve qui devient réalité.

MI. Vous avez beaucoup travaillé sur la préparation du nouveau show ?
Clément. Bien sûr. Pour nous la scène cela a toujours été le point important. Le Metal c'est de la musique qui est vachement visuelle en live. Il y a des combos qui font de la musique et qui la joue comme sur album. Nous on veut vraiment faire un spectacle simplement parce que lorsque tu montes sur scène tu as la responsabilité de montrer aux gens qu'ils ne sont pas venus pour rien. On va aller dans des endroits où le public ne nous connaît absolument pas et on a tout à prouver. Dans ces pays-là, on repart à zéro et cela nous booste, c'est un challenge très excitant. En même temps, on est très tendu mais ça va le faire et c'est ce qui est intéressant dans la musique. Si tu joues pour être toujours en position de confort, tu n'avances pas. On travaille beaucoup, on va partir en résidence, on va préparer tout le côté scénique car la partie technique on la travaille en répétition pour que les morceaux soient mieux exécutés. Mais on essaye d'offrir un beau show ou l'on bouge bien notre cul, ou les lumières sont belles et le son bon. On veut donner un spectacle plutôt qu'être des mecs qui viennent exécuter des morceaux de répétitions sur scène. On a un décor et au fur et à mesure l'univers graphique se développe et merci encore à Ludovic. On essaye vraiment de faire un show.

MI. Sur Blood Relation vous avez comme invité Björn "Speed" Strid au chant, cela a dû être un grand moment ?
Clément. Effectivement, c'est difficile car dans T.A.N.K on a tous des influences différentes, c'est ce qui fait ce mélange et cette symbiose. On est rarement d'accord sur tous les styles de musiques. Il y en a qui sont plus old-school, d'autres plus new-school, d'autres plus scandinaves, d'autres encore fans de trucs américains. S'il y a un groupe qui nous met tous d'accord c'est SOILWORK, tourner avec eux c'est un honneur et même avant ça. Au départ il n'était pas question du tout que l'on ouvre pour eux. On a tout simplement pensé à Bjorn comme pour Jon Howard que l'on a eu sur le deuxième opus. Ils font partie de ces chanteurs où tu entends une note et tu sais que c'est eux. Et nous on adore parce que leur personnalité est tellement marquée que c'est un honneur de travailler avec eux. Il y a des outils que l'on ne connaissait pas lorsqu'on était gamin et que l'on adore maintenant comme internet. Cela fait que l'on est tous connecté dans le monde entier en deux secondes. Tout s'est fait par l'intermédiaire de David Potvin au Dôme studio qui connaissait un peu les SOILWORK. Et aussi grâce à Jon Howard qui est un pote de Björn "Speed" Strid. On lui a simplement envoyé un mail en lui expliquant que l'on avait vraiment envie de faire un featuring avec lui. On lui a expliqué que sa voix était tellement complémentaire de celle de Raf que ce serait un honneur qu'il le fasse. Il a accepté et il nous a fait du Björn "Speed" Strid et c'est ce que l'on voulait. Le résultat a été rapide. C'était tellement bon qu'on l'a pris de suite. C'est vraiment pas plus compliqué que cela. On ne se fixe pas de limite. Quand on a envie de faire quelque chose, on le fait. On se donne les moyens de le faire. Parfois on se prend un bide et là on a eu ce que l'on voulait. On est vraiment très fier. C'est pourquoi on a mis ce morceau en plein milieux de l'album parce qu'il casse un peu l'ambiance avec cette voix qui arrive et que nous on adore. C'est un honneur, c'est vraiment génial.

MI. Avez-vous déjà une idée pour le prochain invité ?
Clément. Ecoute, on ne sait pas encore parce qu'en ce moment on est à fond dans l'organisation de la tournée. On est déjà en train d'essayer de composer parce qu'on veut aller de l'avant. Et puis comme Charlie est arrivé, on veut le faire tant qu'il est chaud, on pense à tout cela. On a jamais commencé un album en se disant cette fois le but c'est d'avoir tel chanteur. Si on compose un morceau et que l'on a un chanteur en tête qui collerait alors on essayera de le joindre. Je ne sais pas du tout, je ne vais pas te dire de connerie mais peut-être qu'il y aura un featuring parce que c'est vrai que c'est quelque chose qu'on entretien à chaque album. C'est cool de bosser avec des gens différents et cela fait du bien cela aère un peu l'album. Pour l'instant je ne sais pas, on a jamais fixé à l'avance le choix d'un invité. On verra, peut-être ou peut-être pas.

MI. Es-tu un grand fan de SOILWORK ?
Clément. Oui bien sûr. Déjà à la batterie, tu as Dirk Verbeuren et je suis désolé mais de nos jours en toute objectivités, tu ne peux pas être batteur et ne pas être influencé par lui parce qu'en Metal il a joué avec je ne sais combien de groupes. Il a été le batteur de SCARVE, une formation qui a influencé énormément de monde et qui est un exemple pour les groupes français. Il a un son un groove qui fait que j'ai toujours admiré ce batteur depuis le début. SOILWORK a eu différente époque, les premiers albums n'ont pas forcément beaucoup de rapport avec les derniers mais c'est une formation qui évolue et c'est logique. Moi j'adore les débuts de SOILWORK, j'aime énormément le milieu de carrière aussi. Les derniers je les trouve aussi vraiment mortel, c'est un groupe qui se bonifie avec le temps. Ce n'est pas évident car avec les années il y a des formations qui se perdent et qui font autre chose comme METALLICA. Après cela se discute, c'est une question de subjectivité mais moi SOILWORK c'est une influence et c'est pareil pour tout le groupe. C'est un exemple pour nous car ils ont su avancer eux aussi étape par étape et faire de grand trucs. Ils en sont à leur dixième opus et ils savent se renouveler.

MI. As-tu écouté The Ride Majestic ?
Clément. Oui, je l'ai écouté mais je ne pourrais pas te faire un topo super précis. C'est un opus qui est vraiment mortel, je n'en attendais pas moins d'eux. Après malheureusement cela peu arrivé qu'une formation soit moins inspirée, qu'elle ait des problèmes qui font qu'au bout d'un moment... Mais je trouve qu'ils ont réussi, ils ont fait un opus mortel.

MI. Penses-tu que vous allez faire un duo sur scène avec Björn "Speed" Strid ?
Clément. Ecoute, je ne vais pas te dire de conneries, je ne prononcerai pas dessus. Déjà, cela fait une petite surprise et puis si cela tenait qu'à moi j'aimerai le faire. Nous on est en première partie donc du coup on n'a pas un set très long. Donc on verra mais effectivement ce serait quelque chose qui nous ferait énormément plaisir.

MI. Peut-être à Paris ?
Clément. A la fin de la tournée on joue en France et on a entre autre le Trabendo le 14 décembre. C'est sûr que l'on aura déjà fait pas mal de date avec eux et que revenir chez nous c'est important. On va faire en sorte que ce moment soit inoubliable.

MI. Vous avez participé à une campagne dans le cadre d'un Festival à Sucy En Brie : Ensemble contre la leucémie. C'est un sujet qui vous touche ?
Clément. En fait, on n'est pas militant, on n'est pas politisé et on ne défend pas de cause. Je t'avoue que pour moi les méga stars comme Jennifer Alliston ou Angelina Jolie qui défende les droits des enfants en Afrique alors qu'elles vivent dans un monde qui est l'opposé cela m'a toujours un peu fait chier. Nous on a fait cela parce que le projet de l'organisateur était bon, tout a été bien organisé. C'était au final un bon concert et on est vraiment content de l'avoir fait. Si jamais ce genre d'évènement se reproduit, on le refera. On est heureux de donner des concerts si en plus on peut défendre une cause, c'est du bonheur. Mais nous on ne s'investit pas dans les œuvres caritatives, ni dans la défense de quelque chose de précis, malheureusement. C'était effectivement une super expérience et on est vraiment content de l'avoir fait.

MI. Est-ce que vous allez sortir un single et un clip ?
Clément. Là, on a déjà sorti un lyrics vidéo pour le titre "From The Straight And Now". Bien sûr on va sortir un clip mais on garde encore un peu la surprise. De nos jours ce n'est plus possible de faire un cd sans clip parce que le support vidéo fait maintenant partie intégrante de la vie d'un groupe.

MI. Vous allez développer un scénario ?
Clément. On a choisi un morceau qui se prêtait bien à le faire. On va faire un clip qui sera scénarisé parce que tout simplement une vidéo où on fait que jouer c'est bien pour du live. Les clips à la IRON MAIDEN où ils font semblant de jouer sur une grosse scène devant plein de monde c'est un peu old-school. Cela dépend un peu du réalisateur avec qui on va tourner et des idées qu'il aura parce que nous elles sont inspirées par les paroles de la chanson. Après, on n'est pas non plus réalisateur. Là, on vient de le tourner et vous verrez ce que l'on a fait, il va être bien, il sera du style scénarisé.

MI. C'est intéressant de jouer l'acteur ?
Clément. Oui et non mais c'est intéressant. Cela dépend comment tu abordes la chose. Mais j'aime bien car jouer c'est quelque chose que j'apprécie et que j'aimai avant. C'est un exercice intéressant. Après, certains apprécient et sont doués pour tandis que d'autres non. Là, on a fait un clip où on est en train de jouer du Shakespeare [Rires] ... C'est juste jouer un rôle. Ce n'est pas un clip qui va mettre en avant nos talents d'acteurs. Pour moi, un musicien pour s'accomplir doit quand même expérimenter des choses et se renouveler. Il doit vivre de nouvelles expériences et ne pas toujours être dans sa zone de confort, c'est important. On le fait assez régulièrement. La remise en question et le renouvellement c'est vraiment quelque chose qui nous tient à coeur.

MI. Vous aimez prendre des risques ?
Clément. Bien sûr. Effectivement, la musique c'est aussi le plaisir de la créativité. C'est un truc collectif qui nous tient à coeur comme prendre des risques. C'est ça la musique, il faut oser des choses et repousser les limites encore un peu plus loin. C'est quelque chose que l'on aime bien faire.

MI. Vous avez choisi de retravailler avec David Potvin qu'a-t-il apporté de plus cette fois-ci ?
Clément. En fait, tout d'abord il a prouvé qu'il sait faire sonner le Metal. On était super content du deuxième album, c'était donc logique de retravailler avec lui pour le troisième. Pour Spasms Of UpHeaval, il nous a apporté des idées d'arrangements, c'est bien plus qu'un ingénieur son qui ouvre les micros. Il nous a proposé des trucs au chant et à la guitare. Pour cet opus, il a été encore plus loin dans son rôle de producteur, il nous a aidé là où on buttait, il nous a conseillé. Quand on hésitait, il nous bottait le cul. Sans lui l'album n'aurait pas du tout la même gueule, c'est évident que son rôle est très important.

MI. Il fait partie de la famille T.A.N.K !
Clément. Bien sûr. Après il a énormément de projets, on verra si le prochain album se fera de la même façon. Si il a envie de se réinvestir et si nous on a envie de changer de méthode de travail, on y est pas encore donc on ne sait pas. Mais pour les deux derniers c'est évident que c'est une équipe. Il est plus qu'un membre de T.A.N.K.

MI. La pochette est très sophistiquée, comment avez-vous travaillé cette fois-ci ?
Clément. Justement, c'est ce que je te disais. Ludo gère notre univers graphique, nous on ne sait pas le faire. Avant lui on galérait, on a essayé de travailler avec des gens mais on n'était pas d'accord entre nous. On n'arrivait pas à transmettre nos idées. Lui par son travail personnel était totalement dans ce que l'on aime, c'était facile. En plus, il a tout de suite compris ce que l'on voulait pour le deuxième opus. On lui a presque laissé carte blanche pour celui-là et au final cela a été très vite. Il nous a proposé quatre ou cinq trucs, on adore ce qu'il fait et c'est quelque chose que l'on ne sait pas faire. C'est lui qui tient vraiment notre visuel et c'est important pour un groupe d'avoir ça, sans lui on ne l'aurait pas. C'est génial et c'est pour ça que maintenant c'est comme un membre du groupe, c'est un ami. C'est bizarre parce que de nos jours les gens n'achètent plus les cd et nous venons d'une génération un peu plus vieille. On a connu les problèmes d'aller à la Fnac pour trouver un cd et de se plaindre. On aime aussi avoir l'objet cd et faire quelque chose de plus. Si de nos jours tu fais un cd dans un boitier en cristal avec une petite pochette ce n'est pas assez. Là on voulait un beau digipack avec une belle pochette pour proposer cela à ceux qui achètent encore des cd.

MI. Est-ce qu'il y a un thème dominant au niveau des textes ?
Clément. En fait, c'est simple en général notre technique de composition c'est la démocratie. Pour les paroles, c'est un peu pareil sauf que c'est Ralf qui écrit la majeure partie des textes parce que c'est le chanteur. Il est impératif qu'il pense ce qu'il chante. Il faut qu'il vive ce qu'il exprime. Les thèmes abordés sur les trois albums sont en rapport avec le nom THINK OF A NEW KIND c'est-à-dire proposer de voir les choses sous un autre angle. On aime offrir des sujets universels qui touchent tout le monde comme le bonheur, le désespoir, le sexe. Ensuite, il faut se poser des questions, on veut susciter une réflexion. Après chacun se l'approprie comme il le veut, on n'a pas de solution. On n'impose rien du tout. Si tu t'intéresses aux paroles tu auras quelque chose qui te proposera de réfléchir à des sujets qui nous touchent tous. Sinon tant pis, on n'est pas militant, on impose rien et on ne porte pas de jugement. C'est simplement penser les choses de façon objective ou subjective, se remettre en question. Ensuite, tu en tires la conclusion que tu veux et tu en retires ce que tu souhaites.

MI. Comment es-tu devenu batteur ?
Clément. En fait, c'était pour la survie de mon entourage ! [Rires] ... Lorsque j'étais petit je tapais un peu partout, j'étais intéressé par la musique. J'ai baigné dans un milieu artistique depuis mon enfance. C'était important pour moi. Malheureusement mes parents n'avaient pas beaucoup d'argent donc je n'ai pas pu commencer la batterie tôt car c'est un instrument qui coute cher. Le tarif des cours est lui aussi très élevé. Je me suis démerdé un peu tout seul. J'ai fait un peu de piano. Mon père voulait absolument que je joue de la guitare. Mais la batterie cela a été un coup de foudre. Elle m'attirait car il y a une implication physique dans cet instrument qui est différent, tout ton corps est dedans. Moi qui suis un peu hyper actif depuis mon enfance, mes parents ont trouvé que c'était cool de me canaliser un peu. Je suis tombé amoureux du Rock'n'roll, j'ai baigné dans le Rock Seventies, je suis un grand fan de cette période-là. Quand j'étais gosse, mon père me montrait des vidéos de Keith Moon le batteur des WHO. C'est pour moi une énorme influence parce que c'est un batteur qui a un jeu complètement malade scéniquement. C'est un des rares batteurs que tu voyais sur scène car il attirait l'attention. C'est un mec que j'admire énormément pour ça. Après, j'ai fait un parcours de musicien, j'ai fait mes armes sur des trucs au fur et à mesure. Mes grandes influences ont été SEPULTURA et SLIPKNOT. Je joue aussi beaucoup de style de musique car je pense que lorsque tu veux être un musicien accompli, il faut essayer de trouver du renouveau et chercher des influences ailleurs parce que sinon au bout d'un moment tu stagnes et tu fais un peu toujours la même chose. Je me suis cherché à droite et à gauche et je continue. Je crois qu'en général c'est un peu la vie d'un musicien. C'est passer d'une chose à l'autre pour essayer de trouver son propre truc.

MI. Fais-tu une préparation spécifique avant de partir en tournée ?
Clément. Oui tout simplement parce que j'ai passé le cap des trente ans. Je vieillis. Il y a eu toute une période où je picolais et je m'en foutais, je bouffais de la merde et cela allait quand même très bien. J'ai toujours bossé mon instrument parce que sinon tu n'avances pas. J'ai eu un déclic lorsque j'ai intégré ZUUL FX. Je suis arrivé dans un combo où ils étaient tous beaucoup plus vieux que moi. Pourtant, lorsqu'il donnait un concert alors que c'était très technique comme musique ils étaient très bien en sortant de scène. Moi j'étais mort et là je me suis dit qu'il fallait que je me reprenne. Depuis ce jour-là je fais attention à la nourriture et je fais du sport. Maintenant, j'ai de moins en moins de temps pour en faire et ça me fait un peu chier. A un certain âge tu ne peux pas juste faire le con et ne pas t'occuper de toi parce que sinon... Si tu commences à arrêter la double pédale parce que ce n'est plus des cuisses que tu as mais des jambons, que tu n'arrives plus à gérer alors tu es un blaireau ! Les gens ils viennent te voir pour que tu assures un spectacle, ils s'en foutent que dans la vie tu aimes manger de la choucroute ! Mais j'ai souvent fait du sport, j'ai toujours aimé me dépenser. Je pense que c'est important surtout pour les batteurs.

MI. Est-ce qu'il y a des concerts plus difficiles à gérer que d'autres ?
Clément. En fait de moins en moins. Plus tu en fait plus tu progresse et gère mieux ça. Après une période où tu ne joues pas, le retour est toujours un peu difficile. Mais je n'ai jamais été sujet au trac. Dans T.A.N.K ça va en général. Il y en a qui ont un tempérament plus stressé que d'autres. Mais quand on monte sur scène on est quand même serein parce que l'on se fait chier pour tout bien préparer. On part du principe que lorsque l'on commence un concert c'est parti et on doit tout faire péter. Je n'ai jamais eu trop le trac. Il y a des fois ou je l'ai eu et ce n'est pas évident parce qu'il faut arriver à le gérer sinon tu perds tes moyens et là tu passes un mauvais moment et tu ne fais pas passer un bon moment aux autres. Si tu fais de la musique, il faut que tu prennes du plaisir à en donner. C'est un truc très important, j'essaye de ne pas stresser mais ça m'arrive. En groupe, ce qui est pratique c'est qu'on fait les cons et on y va.

MI. Quelle est la plus belle récompense pour toi lors d'un concert ?
Clément. Moi, je vois les choses à long terme. Le plus fort pour moi c'est le développement du groupe, ça nous tient à coeur depuis huit ans. Ce qui compte ce ne sont pas les récompenses que l'on va avoir dans le moment présent. En général, lorsque tu es sur scène et que tu passes un bon moment c'est du plaisir et quand tu vois les gens qui s'éclatent c'est super. Mais parfois quand tu es tellement concentré et dans ton timing c'est différent. Par contre lorsque tu descends de scène et que tu apprends que ton tourneur est content que ça ait fonctionné et qu'il t'a booké de nouvelles dates, que tu vas faire une tournée avec SOILWORK, un HELLFEST, ce sont des moments où tu te dis que ça vaut vraiment le coup d'en chier un peu.

MI. Vous avez fait la fête lorsque vous avez su que vous alliez ouvrir sur la tournée européenne de SOILWORK ?
Clément. Etant donné que maintenant on est un peu plus âgé, on a surtout attendu la confirmation physique que l'on allait bien la faire. J'ai joué avec pas mal de groupes différents et je dois avouer que des tournées j'en aurai fait potentiellement a peu prêt une vingtaine dans le monde entier [Rires] ... J'ai appris à relativiser jusqu'au bout. Tant que la tournée n'est pas faite et signée devant moi je n'en parle pas et je ne veux pas en entendre parler. En fait cela s'est fait en plusieurs étapes, il n'y a pas eu un moment prédis ou tout c'est décidé. C'est une succession de plaisir, on nous a dit les gars vous tripotez pas trop quand même. Le jour où on nous a dit bon normalement c'est ok... Et puis cette fois-ci c'est fait. Cela a été une succession de différentes émotions et de bonheur.

MI. Quelle est votre philosophie en tant que musiciens ?
Clément. Ce qui nous unit et qui fait que l'on soit d'accord c'est que l'on arrive et c'est très difficile à lier un mélange de plaisirs, de conneries et de sérieux. Il faut savoir se détendre lorsqu'il le faut et savoir faire les choses biens et dans la bonne humeur. Il faut arriver à déconner quand il faut et être pro aussi. Ce qui nous tient vraiment à coeur c'est que si on avait écouté beaucoup de gens on ne ferait pas ce que l'on fait. On ne serait pas ou l'on en est parce que selon eux c'était trop risqué, trop dangereux. Le discours c'était : quand tu as un certain âge il faut savoir se ranger, la vie ce n'est pas ça, il faut avoir un travail, avoir bobonne à la maison, tu vois ce genre de choses... Le problème c'est que moi j'ai l'impression de voir ce pays que j'aime évoluer dans ce sens-là, dans ce paternalisme qui fait que l'on devient un pays dortoir alors que l'on représente la culture au niveau mondial. Les gens sont blasés et défaitistes, c'est fatiguant. Quand je voyage cela me ressource, de voir d'autres pays, de rencontrer des gens qui te disent qu'il y a tout à faire plutôt que d'entendre que tout a été fait. Ce que l'on veut c'est prouver que lorsqu'on en chie et que l'on se donne les moyens, que l'on a un projet que l'on tient, on peut y arriver. Après on y est pas, on n'est pas des musiciens professionnels, on n'en vit pas. On aimerait faire que du T.A.N.K sept jours sur sept mais ce n'est pas la réalité. On essaye de se donner la chance pour qu'un jour cela deviennent notre réalité. Mais pour l'instant ce que l'on veut c'est juste faire ce que l'on aime et prouver aux gens sans donner de leçon que tout est possible et que si on s'en donne les moyens on peut y arriver.

MI. Existe-t-il une cohésion entre les groupes français ?
Clément. Tu sais le monde du Metal est le reflet de notre société. Quand tu regardes une assemblée de personnes, il y a des gens qui sont solidaires et qui pensent aux autres, il y a des altruistes, il y a des égoïstes, ça dépend. Après, on n'est pas non plus hyper nombreux sur la scène française, on se connaît pour la plupart, il y en a avec qui ça passe et d'autres non. Il y a des gens avec qui on collabore et d'autres avec qui on ne collaborera jamais. Chacun fait son bonhomme de chemin mais cela ne veut pas dire que l'on a forcément besoin d'écraser les autres, on peut le faire ensemble et nous c'est notre but. On fait des featurings avec des musiciens parce que c'est intéressant. Nous on aimerait qu'il y ait de la solidarité après dans le milieu du Metal on dépend un peu d'une espèce de true underground. Il y a une solidarité parce qu'il y a une culture réel Metal maintenant. On se reconnait la dedans, on le vit. Mais on se prend des échecs dans la gueule, tu crois sympathiser avec des gens, tu crois pouvoir faire quelque chose pour quelqu'un et puis il ne te rend jamais la pareille. Tu donnes du temps et cela ne se concrétise jamais. Mais ça fait partie de la vie, ça arrive dans tous les domaines. On fait aussi le truc parce que l'on aime ça et on n'a pas envie de faire autre chose.

MI. Pour terminer, souhaites-tu rajouter quelque chose qui te semble important ?
Clément. Ce qui me tient à coeur c'est que l'on continue à voir le verre plein et pas à moitié vide dans notre pays qui est plein de ressource et qu'il faut exploiter. Il faut arrêter de dire que tout est fini, qu'il y a une conspiration chinoise ! [Rires] ... On a un potentiel après tu décides de l'exploiter ou pas. Cela me tient à coeur parce que j'aime ce pays et j'en ai marre d'entendre ce discours.


Ajouté :  Mercredi 18 Mai 2016
Intervieweur :  The Veteran Outlaw
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